Eric Ciotti : « Nous sommes clairement dans l’opposition et nous le restons »

Eric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de l’émission Télématin sur France 2.

Il est revenu sur les propositions qu’il a porté lors de l’initiative politique d’ampleur, la nécessité d’une réforme constitutionnelle du référendum pour pouvoir légiférer sur l’immigration, le positionnement de notre mouvement sur l’échiquier politique et la proposition d’un contre-budget permettant d’améliorer le pouvoir d’achat des Français.

J’ai porté devant le Président de la République des propositions fortes et en particulier de faire appel à un référendum en matière d’immigration.

J’ai une forme d’interrogation sur l’issue de ces échanges.

J’ose espérer qu’ils n’aboutissent à une énième opération de… pic.twitter.com/BJWIzru73B

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 31, 2023

Avec @lesRepublicains , nous proposons d’élargir le champ du référendum, on ne peut pour l’instant consulter les Français sur les questions migratoires.

Notre texte est déposé dans les deux chambres légiférantes, il porte des propositions fortes pour reprendre le cours de notre… pic.twitter.com/FrU4QbYrTH

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 31, 2023

Nous sommes clairement dans l’opposition et nous le restons.

A contrario d’une opposition stérile qui veut détruire notre Nation comme la Nupes, nous voulons être utiles à notre pays et faire avancer nos propositions.

Je veux amener ma famille politique à la victoire en 2027 !… pic.twitter.com/yUxbXbaFNG

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 31, 2023

Nous demandons une baisse significative des dépenses publiques qui nourrissent les prélèvements obligatoires.

Nous déposerons un contre-budget avec la volonté de faire baisser les impôts et les cotisations pour aboutir à la hausse des salaires.

Le pouvoir d’achat des Français a… pic.twitter.com/YYQFIV3kmC

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 31, 2023

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Eric Ciotti : « La France doit être en capacité d’accueillir qui elle souhaite sur son territoire ! »

Eric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de BFMTV.

Il est revenu sur nos propositions sur l’immigration, la mise en place de quota migratoire, le déclin démographique et le retour de l’autorité.

Avec les Républicains, nous voulons faire voter par référendum une loi constitutionnelle pour permettre à la France d’agir de nouveau.

Nous mettrons en place des quotas migratoires votés chaque année par le Parlement.

Ce sont actuellement 500 000 entrées légales par an, le… pic.twitter.com/pQbIFeq1gv

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 29, 2023

La France doit être en capacité d’accueillir qui elle souhaite sur son territoire !

De nombreuses normes, traités et carcans la bloquent ainsi que l’absence de volonté de ses gouvernants.

Cet immobilisme encourage les filières de passeurs qui profitent de nos faiblesses… pic.twitter.com/fk5edfgT3t

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 29, 2023

Non ! L’immigration n’est pas la solution au déclin démographique !

On doit y répondre comme l’a fait en son temps le général de Gaulle, par une politique de relance de la natalité et de valorisation de la parentalité.

On était à 2 enfants par femme avant l’élection de François… pic.twitter.com/nZg3RpbABs

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 29, 2023

La volonté d’un homme politique c’est de ne pas tomber dans le fatalisme mais de relever les défis de demain.

Je refuse que la France sombre et que nos modes de vies disparaissent au profit de cultures étrangères issues de l’immigration massive.

Rompons avec le regroupement… pic.twitter.com/tE6xqzT2bM

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 29, 2023

Les Français veulent plus d’autorité pour ne plus voir un garçon de 10 ans tué par les trafiquants de drogue.

Ils veulent moins d’impôts et de charges qui accablent ceux qui font avancer le pays.

Ils veulent moins d’immigration qui nourrit le communautarisme. #FaceAFace pic.twitter.com/OqTTfVDpkN

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 29, 2023

Nous demandons au Président de la République de soumettre notre texte de loi constitutionnelle par référendum.

C’est aux Français de choisir leur destin !

Nous devons être capable d’expulser les délinquants étrangers et permettre que les demandes d’asile se fassent en dehors du… pic.twitter.com/g7quRGPl7b

— Eric Ciotti (@ECiotti) August 29, 2023

 

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François-Xavier Bellamy : « Il était temps que le ministre de l’Éducation nationale se saisisse de ce sujet »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de CNews.

Il est revenu sur l’interdiction des abayas à l’école, les atteintes à la laïcité et la transmission du savoir.

François-Xavier Bellamy, sur l’interdiction des abayas à l’école : «Il était temps que le ministre de l’Éducation nationale se saisisse de ce sujet, pour venir en aide aux chefs d’établissement», dans #LaMatinale pic.twitter.com/ZzcacZyNCI

— CNEWS (@CNEWS) August 28, 2023

François-Xavier Bellamy, sur l’extrême gauche qui dénonce une police du vêtement : «L’extrême gauche, la gauche, une partie de la gauche, est en train malheureusement de pactiser avec l’islamisme, par pur clientélisme électoral», dans #LaMatinale pic.twitter.com/2OY01TiBr8

— CNEWS (@CNEWS) August 28, 2023

François-Xavier Bellamy, sur la transmission à l’école : «On a construit une école dont le maître mot est de ne pas transmettre», dans #LaMatinale pic.twitter.com/r98dSNLUC9

— CNEWS (@CNEWS) August 28, 2023

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Vincent Jeanbrun : « La démocratie modérée donne l’impression d’être faible et impuissante »

Vincent Jeanbrun, porte-parole de notre mouvement, maire de L’Haÿ-les-Roses, conseiller régional d’Île-de-France et président du groupe Île-de France Rassemblée, était l’invité de RTL.

Il est revenu sur les émeutes de fin juin, les suites de l’attaque de son domicile et la restauration de l’autorité.

“Rien ne vaut de mettre en péril la vie de sa famille mais hors de question d’arrêter, pas envie de laisser gagner les ennemis de la République”@VincentJeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses, 2 mois après les émeutes, invité de @amandine_begot dans #RTLMatin pic.twitter.com/GINCFSD2wh

— RTL France (@RTLFrance) August 28, 2023

“Face à la peur, il y a un basculement de nos citoyens vers des solutions radicales et extrémistes car la démocratie modérée donne l’impression d’être faible et impuissante”@VincentJeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses, invité de @amandine_begot dans #RTLMatin pic.twitter.com/XFrETLrz8W

— RTL France (@RTLFrance) August 28, 2023

“Le calme de l’été a permis de se reconstruire et de se retrouver mais le traumatisme est fort”

Deux mois après les émeutes, @VincentJeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses, donne des nouvelles de sa famille #RTLMatin avec @amandine_begot pic.twitter.com/HYtaPq0vQ9

— RTL France (@RTLFrance) August 28, 2023

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Elections sénatoriales et élections internes 2023

Sénatoriales

Les élections sénatoriales se sont déroulées le dimanche 24 septembre 2023, et notre sénatrice Muriel JOURDA a été brillamment réélue.

Elections internes – Novembre 2023

En Morbihan : Bureau de vote
Permanence départementale Les Républicains, au 13 rue Hoche (coté Parking des Trente)

Principales dates des élections internes :

  • Du lundi 13 novembre au vendredi 24 novembre 2023 : campagne électorale officielle ;
  • Du dimanche 26 novembre à 8 h au lundi 27 novembre 2023 à 18 h : premier tour des élections.
  • Horaires d’Ouverture : Le dimanche 26 novembre, de 14:00 H à 18:00 H.
  • Sous réserve le dimanche matin de 11:30 H à 12:30 H Merci de téléphoner avant si vous préférez venir le matin :
  • JFS Référent élections : +33 6 0903 8846 ou +33 7 8921 4026
  • Du mercredi 29 novembre à 8 h au jeudi 30 novembre 2023 à 18 h : second tour des élections, le cas échéant.
Mise à jour Fédération du Morbihan le 22 novembre 2023

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Véronique Louwagie : « Avec les projets fiscaux du gouvernement, ce sont les Français qui vont trinquer »

Véronique Louwagie, secrétaire nationale aux comptes publics du Shadow cabinet, députée de l’Orne, chef de file des Républicains dans la commission des Finances de l’Assemblée nationale, estime que la loi de programmation des finances publiques de l’exécutif « n’est pas acceptable pour nous ». Elle s’inquiète des premières pistes de Bercy pour le budget 2024.

Les Républicains sont-ils prêts à voter la loi de programmation des finances publiques (LPFP) du gouvernement ?

Nous attendrons de voir le texte définitif. Mais la trajectoire financière déjà dévoilée au printemps par le gouvernement n’est pas assez ambitieuse, ce n’est pas acceptable pour nous. Il faut bien avoir en tête qu’avec ce scénario, la France serait le dernier pays de la zone euro à faire revenir son déficit sous la barre des 3 % du PIB. C’est une orientation qui ne nous convient pas du tout. J’ajoute que la méthode choisie par le gouvernement montre qu’il a quasiment fait le choix de ne pas écouter ou prendre en compte les oppositions. Le recours à une session extraordinaire lui permettra d’utiliser l’article 49.3 sans user de son droit de tirage pour la session ordinaire, on voit donc très bien le scénario qui s’annonce.

Pourriez-vous aller jusqu’à proposer une motion de censure contre le gouvernement sur cette LPFP en cas de 49.3 ?

La France doit nécessairement se doter de textes budgétaires. Je considère que le recours à l’article 49.3 pour un texte budgétaire est un élément qui permet aux oppositions de ne pas renoncer à leurs convictions, tout en assurant cette continuité financière.
L’esprit sur un texte financier n’est donc pas de déposer une motion de censure nécessairement en cas de 49.3, sauf si ce texte mettait le pays en difficulté grave. En l’espèce, ça ne semble pas le cas et le dépôt d’une motion ne correspond pas à notre position.

Comment appréhendez-vous le prochain projet de loi de finances pour 2024 encore en préparation ?

Les messages qui nous parviennent pour le moment nous inquiètent. Quand j’entends monter la petite musique d’une hausse des taxes à venir dans les projets fiscaux du gouvernement, je m’inquiète pour les Français qui vont au final trinquer d’une manière ou d’une autre. Par ailleurs le gouvernement avait annoncé une baisse de la dépense publique mais on ne voit toujours rien venir. Une revue des dépenses avait été promise, mais elle n’a pas été menée sérieusement.

LR tempête sur la question du déficit public, mais fait très peu de propositions concrètes…

Notre fil conducteur reste la baisse des dépenses publiques sans hausses d’impôts. Mais il est faux de dire que nous ne faisons pas de propositions : un rapport que j’ai publié en juin avec Robin Reda (Renaissance) donne déjà des pistes concrètes pour s’attaquer aux problèmes de la bureaucratie. Rien que les opérateurs de l’Etat, cela représente 70 milliards d’euros ! A l’horizon 2030, les mesures que nous préconisons peuvent rapporter 15 milliards d’euros d’économies, et 700 millions dès 2024.
Au-delà, nous travaillons avec Eric Ciotti et le groupe LR à un projet de contre-budget. Les arbitrages sont encore en cours, il sera dévoilé à l’automne mais il suivra résolument ce fil conducteur de baisse de la dépense publique.

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Enfant de 10 ans tué dans une fusillade à Nîmes: réaction du Président des Républicains

La nuit dernière, un enfant de 10 ans a été tué dans une fusillade survenue à Nîmes.

Face à cette horreur absolue, mes pensées accompagnent la famille et les proches du petit garçon tragiquement décédé.

Je veux faire part de mon immense colère. Depuis des années, le trafic de drogues gangrène nos villes.

Depuis des années, les trafiquants de drogues tiennent des territoires entiers de la République.

Face à cette situation, le Gouvernement n’a de cesse d’appliquer des solutions de très court terme.

La décision du ministre de l’Intérieur de déployer la CRS8 à Nîmes est impuissante.

Prioritaire la semaine dernière à Marseille après le 36ème assassinat depuis le début de l’année, cette unité ne l’est plus aujourd’hui.

La CRS 8 passe son temps sur les routes de France à suivre le Monopoly des tragédies pour satisfaire la communication politique gouvernementale.

Quelque soit les discours d’autosatisfaction, la violence sur fond de trafic de drogues ne cesse de croître et de contaminer des villes et des quartiers entiers.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une réponse judiciaire pour endiguer le trafic de stupéfiants.

Nous devons sanctionner plus durement et plus souvent les consommateurs tout en traquant les narcotrafiquants.

Dès la rentrée, Les Républicains dévoileront un grand plan de lutte national contre le trafic de drogues

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Rassemblement 2023 de la jeunesse

Le plus grand rassemblement de la jeunesse de droite est de retour !

Rendez-vous à Valence les 30 septembre et 1er octobre pour le campus des Jeunes Républicains

Inscrivez-vous dès maintenant (places limitées !) : https://my.weezevent.com/rentree-des-jeunes-lr-2023…#CampusJLR

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Les Républicains appellent le gouvernement à plus de rigueur dans la conduite de l’action publique

Les partenaires sociaux ont reçu le ler août 2023 la lettre de cadrage sur l’évolution des règles de l’assurance-chômage au cours des trois prochaines années. Ils ont jusqu’au 15 novembre pour faire des propositions pour la période 2024-2026. En cas d’échec, le gouvernement fixera ces règles comme il l’a fait pour la période 2019-2023.

Or ces négociations vont être impactées par les conséquences du « quoi qu’il en coûte »d’Emmanuel Macron dont il a perdu le contrôle. Alors que l’Unedic devrait connaître des excédents de 4,4 milliards d’euros en 2023, 5,4 milliards en 2024 et 8,7 milliards d’euros en 2025 qui devraient être affectés principalement au remboursement de la dette considérable de cet organisme – 61 milliards d’euros à fin 2022 -, le gouvernement prévoit de ponctionner de l1 à 11,9 milliards d’euros sur ces excédents pour la période 2023-2026.

Le « quoi qu’il en coûte » a durablement déstabilisé les finances publiques et les tentatives du gouvernement pour réduire les déficits publics, alors qu’il ne parvient pas à reprendre le contrôle de la dépense publique, conduisent à la captation des excédents des organismes sociaux gérés avec prudence par les partenaires sociaux.

Il ne s’agit pas d’un écart de conduite. Le gouvernement réédite la politique de prédation des réserves des régimes complémentaires de retraite, qu’il voulait mettre en œuvre lors de la réforme des retraites, et à laquelle le parti des Républicains a fait obstacle.

Les Républicains appellent le gouvernement à plus de rigueur dans la conduite de l’action publique et à plus de respect des partenaires sociaux lorsqu’ils conduisent une gestion prudente des régimes de protection sociale dont ils ont la responsabilité.

Christian SAINT-ETIENNE
Secrétaire national à l’Economie et à la réindustrialisation du Shadow cabinet

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Nicolas Forissier : « Je ne supporte plus que l’on puisse dire que la France est un pays ultralibéral »

Dans ce grand entretien accordé à Contrepoints, Nicolas Forissier, secrétaire national au commerce et à l’artisanat du shadow cabinet et député de l’Indre, défend la nécessité de ressusciter la jambe libérale de la droite française. Dépenses publiques, retraites, éducation, institutions… les chantiers ne manquent pas.

Bonjour Nicolas Forissier. Vous êtes un représentant de l’aile libérale de la droite française. Mais la droite est-elle encore libérale ?

Je ne sais pas si elle l’est encore, mais je dirais qu’elle l’a été et qu’elle devra l’être dans le futur. Il ne faut pas oublier que la droite gaulliste et libérale a gouverné, à la louche, 65 % du temps de la Cinquième République. Et que, même si cela peut apparaître pour certains comme éminemment paradoxal, le plus grand libéral était peut-être de Gaulle ! On a tendance à oublier à quel point il a participé à libéraliser le pays et l’économie.

En tout cas, ce dont je suis sûr, c’est que la jambe libérale de la droite française a toujours été là, au côté d’une jambe régalienne. La droite française doit absolument marcher sur ses deux jambes pour être cohérente et efficace. Giscard, qui était un grand libéral, était très sourcilleux sur la question régalienne. Chirac également

Pourtant, on a le sentiment que depuis quelques années, Les Républicains ont été amputé de leur jambe libérale…

C’est une vraie question. Je me suis engagé, avec d’autres comme Jean-Louis Thiériot, à faire restaurer cette jambe libérale, par exemple à travers le think-tank des Hussards, que l’on essaye actuellement de relancer.

Éric Ciotti, avec qui je m’entretiens régulièrement, dit la même chose et est convaincu de la nécessité de marcher sur ses deux jambes.

Je ne supporte plus que l’on puisse dire, sans rougir, que la France est un pays ultralibéral. Vous en connaissez beaucoup des pays ultralibéraux qui sont à 58 % de dépenses publiques de leur PIB ? Vous en connaissez beaucoup qui sont à 45 % de prélèvements obligatoires ?

Comme disait l’autre, on est médaille d’or de la dépense publique, et médaille d’argent des prélèvements. Il faut sortir de cette addiction aux dépenses publiques, de ces milliards qui s’envolent.

Une fois ce diagnostic posé, que faudrait-il faire ?

Je pense que la mère des batailles est la réduction des dépenses publiques.

Quand on était à 1000 milliards d’euros en capital de dette, on pouvait avoir une certaine paresse intellectuelle et se dire « ça va passer ». Mais là, il y a urgence, on est à 3 200 milliards ! On ne peut pas aller au-delà.

La France est un pays qui est en train de s’étouffer, à cause de sa technocratie et de sa bureaucratie, qui accumule de la dette, de la dépense publique, du contrôle, de la norme… Donc il faut dire stop.

La maîtrise de la dépense publique et la réduction de la dette : voici ce qui devrait être notre priorité.

Pour ce faire, il faut d’abord réduire le poids de l’État. Il est évident que l’on a beaucoup trop de fonctionnaires. Quand on compare la France à l’Allemagne, on voit qu’il y a un million de fonctionnaires de plus en France à population identique ! Alors certes, la démographie est un peu différente car il y a plus de jeunes en France, donc nécessairement, on a besoin de plus de profs. Mais même si on fait cette correction à la marge, on se retrouve avec 800 000 fonctionnaires de plus !

La crise du covid a été révélatrice, mais personne n’en a tiré de conséquences. À nouveau, si l’on compare la France et l’Allemagne : à l’hôpital outre-Rhin, ils ont un administratif quand nous en avons deux, et ils ont deux soignants quand on en a un.

Ce n’est plus possible. Il y a ici un vrai besoin de pédagogie.

Comment peut-on efficacement véhiculer et promouvoir des valeurs libérales, alors que le mot « libéral » porte en lui-même une connotation si négative ? Et comment faire avancer ces idées dans un contexte culturel intrinsèquement peu réceptif au libéralisme ?

À titre personnel, je me reconnais dans un libéralisme humaniste, capable de concilier l’ordre et la liberté, la liberté d’entreprise et le fait de ne laisser personne sur le bord de la route.

On en revient aux deux jambes : il faut un État très fort dans ses missions régaliennes, et le désengager des autres aspects de l’existence afin de laisser toutes les libertés aux individus. Pour faire cela, il faut transférer et récupérer les moyens vers les missions régaliennes. C’est une condition essentielle si nous voulons nous libérer de notre dépendance aux dépenses publiques, et ainsi briser le cycle pernicieux où une augmentation des dépenses engendre toujours une nécessité de dépenses supplémentaires.

On a également besoin en France d’un grand moment de décentralisation, de déconcentration du pouvoir. Il faut faire confiance aux élus et leur redonner les moyens de leur autonomie. On a besoin, si l’on veut réformer l’éducation, de donner une vraie autonomie aux chefs d’établissements.

On imagine l’ampleur du mouvement social si une telle réforme de l’éducation était engagée…

Évidemment ! On courbe l’échine à chaque fois car nous avons un État hyper corporatiste, donc dès qu’on essaye de changer quelque chose ça hurle directement.

On vient de le voir avec la réforme des retraites, la difficulté avec laquelle elle est passée.

Vous avez, avec certains de vos collègues députés, déposé une proposition de loi « pour assurer la pérennité de notre système de retraites grâce à l’introduction d’une dose de capitalisation ». Vous assumez donc le terme de capitalisation !

Vous vous rendez compte ? Dans la retraite par capitalisation il y a le mot « capital » ! Quelle horreur !

Je pense qu’il y en a marre de se cacher et de ne pas dire les choses. C’est extraordinaire, dans ce pays qui est socialiste, les seuls qui ont le droit à la capitalisation ce sont 4,5 millions d’agents publics. Et il n’y a qu’eux, et ensuite on les retrouve dans les manifestations pour sauver la répartition, c’est quand même hallucinant de contradictions et d’hypocrisie !

La réalité, c’est qu’il est nécessaire d’adopter une part de capitalisation. De toute façon, que ça plaise ou non, on va y être contraint. D’abord, car on ne va pas pouvoir continuer à augmenter la durée de l’âge de départ à la retraite éternellement.

Cela montre d’ailleurs que le problème est bien plus large. Le véritable sujet, ce n’est pas l’âge de départ à la retraite, mais celui de l’organisation de la vie professionnelle.

En réalité, c’est ce que Emmanuel Macron aurait dû faire : une grande réforme de réorganisation de la vie professionnelle, des carrières, de la valeur du travail, afin de sortir les gens qui, volontairement ou involontairement sont coincés dans une forme d’assistanat…

On a le sentiment, avec cet épisode des retraites, d’un immense rendez-vous manqué, d’un grand gâchis. On se dit, tout ça pour ça ?

Oui, mais la réforme actuelle était de toute manière nécessaire, car les marchés financiers, la Commission européenne et nos partenaires européens nous le demandent, et que la France est la seule à ne pas avoir fait le ménage sur ce sujet.

Il aurait mieux fallu d’ailleurs le dire clairement comme ça.

Mais la technocratie qui gouverne ce pays a peur du peuple. Les technocrates ont pris le pouvoir, ce ne sont plus les politiques qui gouvernent, et ça ne date pas de Macron malheureusement.

Pour observer cela, il suffit de constater qu’il existe 350 agences démembrées de l’État, qui échappent au contrôle parlementaire. C’est bien la preuve que nous sommes dans un système qui n’est plus contrôlé…

Dans la moindre collectivité locale, si le maire ou le président de la collectivité ne font pas autorité, ce sont les hauts fonctionnaires qui gouvernent.

Je ne critique pas la nature même de la fonction publique, je dis simplement qu’il faut que l’équilibre soit rétabli entre le rôle et les structures de l’État d’un côté, et le rôle du politique qui est le seul à avoir la légitimité. Je le dis souvent, c’est nous qui avons été élus, pas les fonctionnaires, c’est nous qui avons l’examen de passage tous les cinq ans !

Je crois que l’on touche là le cœur du problème de fonctionnement de notre pays. Nous sommes progressivement entrés dans une forme d’oligarchie technocratique, avec ses relais dans les médias, dans le monde de la culture, du sport…

Cette petite élite vit très confortablement, à Paris, dans des conditions qui n’ont rien à voir avec celles de la vie de 90 % des Français. Au-delà des revenus, certains vivent dans une bulle !

La déconnexion de ces deux mondes est un vrai sujet, et Emmanuel Macron, à son cœur et à son corps défendant, en est l’aboutissement.

N’y a-t-il pas également un problème institutionnel ? Je pense notamment à l’hyperprésidentialisme qui se caractérise par un dysfonctionnement de la diarchie censée caractériser le pouvoir exécutif, ou encore la faiblesse du pouvoir parlementaire ?

Je pense que la Cinquième République avait plutôt un bon équilibre au départ. Mais cet équilibre s’est rompu peu à peu au profit du pouvoir exécutif. Était-ce le dessein secret de Debré, de De Gaulle etc ? Je n’en sais rien.

Sans doute voulaient-ils un pouvoir exécutif fort pour sortir des crises de la Quatrième République, même si je rappelle au passage qu’elle a été aussi une formidable période de croissance, avec de grandes réformes et de grandes avancées à ce moment-là. On a été très injuste avec la Quatrième République. Mais je ferme la parenthèse.

Après, ce qui est clair, c’est que le Parlement a très rapidement perdu du pouvoir face à l’exécutif. Sous Giscard déjà, c’était le cas.

Mais on respectait encore les codes, les règles de l’institution. Être élu député, c’était être élu du peuple, il y avait un respect de l’écharpe et de l’institution.

À cet égard, la fin du cumul des mandats décidée par monsieur Hollande est une erreur majeure car on crée des députés qui sont hors-sol. Ils ne sont plus vraiment représentatifs, et la population ne les considère plus comme tels. Dans ma circonscription, les gens me connaissaient comme maire, tandis que les nouveaux élus n’ont plus ce lien, ils ne sont plus ancrés.

Prenons également la suppression de la réserve parlementaire qui a largement participé à accentuer la déconnexion entre le député et les territoires et ses habitants.

L’empilement de ces petites choses aboutit, in fine, à ce que les politiques, et en particulier les parlementaires, soient bridés. Le gouvernement et l’administration font tout pour refuser la création d’une agence indépendante de l’État qui permettrait au Parlement d’avoir les moyens d’analyse, de recherche, d’audit… ils le refusent ! Donc on a un vrai problème de gouvernance dans notre pays.

Ce vaste programme libéral que vous esquissez a-t-il seulement une chance de remporter une élection en France ? Y a-t-il un plafond de verre ?

Quand vous parlez cash, vous gagnez. Regardez Sarkozy, il a toujours parlé cash et il a toujours assumé avoir une part de libéralisme en lui, et il a gagné ! Il faut assumer ce qu’on est, je suis très fier d’être libéral ! Dans le mot libéral, il y a liberté. Ça me suffit.

Alors, puisque la représentation commune du libéralisme aujourd’hui est très souvent faussée, perçue comme une doctrine essentiellement et d’abord économique, il peut être utile d’ajouter un adjectif. En ce sens, je me définirais comme un libéral-humaniste.

Donc il ne faut pas avoir honte de son libéralisme.

Mais il y a effectivement un travail d’explication, de pédagogie pour contrer les discours caricaturaux du libéralisme.

Il ne faut pas non plus que les libéraux rechignent à faire leur autocritique. Peut-être qu’à l’époque de Madelin, nous avons nous-mêmes participé, par une approche trop idéologue, à la construction de cette caricature qui a donc nui au message que nous portions. Peut-être qu’à cette époque-là, nous avons un peu simplifié le message libéral.

Aujourd’hui, je prône une approche pragmatique, et je refuse de m’enfermer dans une approche trop idéologique qui, à mon sens, nous a nui dans le passé. C’est toujours intéressant, entre nous, de discuter de l’idéologie libérale, mais sa présentation doit être pragmatique et pédagogique si l’on souhaite convaincre, et ainsi avoir une chance d’appliquer nos solutions.

>> Lire l’interview sur Contrepoints.org

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