SÉNATORIALES : La sénatrice Muriel JOURDA réélue haut la main !

Dans le Morbihan, 3 mandats en jeu, 

Muriel Jourda, Yves Bleunven et Simon Uzenat sont élus sénateurs.

Les grands électeurs appelés aux urnes, ce dimanche 24 septembre 2023, pour les élections sénatoriales dans le Morbihan, ont porté à l’issue du scrutin, Muriel Jourda très nettement en tête de liste (5 bureau sur 6), qui conserve ainsi son mandat de sénateur.

Ensuite, Yves Bleunven et Simon Uzenat deviennent sénateurs.

Muriel JOURDA, sénatrice Les Républicains (LR), élue en 2017, était la seule à se représenter, et c’est sans grande surprise, qu’elle excera un second mandat. En tête du scrutin, avec 589 voix (31,23 %).

Le maire de Grand-Champ, Yves Bleunven, élu sénateur du Morbihan, loin derrière, avec 485 voix (25,72 %). Président des maires du Morbihan, il devient le premier parlementaire de Grand-Champ.

Simon Uzenat décroche, son siège au Sénat, avec 360 voix (19,09 %).

Thérèse Thiery, 15,69 % des voix, Florent de Kersauson 5,20 %

Marie-Madeleine Doré-Lucas 2,44 %

Valère Charlery, 0,64 %.

Photo CLS Le Télégramme

 

 

 

 

 

 

 

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Les Républicains dénoncent la dérive du Syndicat de la Magistrature

Après le « mur des cons » pour lequel il a été condamné, après la contre-circulaire lors des émeutes au printemps dernier, après son communiqué de presse sur les « violences policières », après les évènements survenus à Mayotte, le Syndicat de la Magistrature se fourvoie dans une énième provocation trahissant son activisme politique : sa participation à la fête de l’Humanité du parti communiste français.

Bien que cela ne soit une surprise pour personne, cette annonce démontre une nouvelle fois l’engagement partisan de ce syndicat, au mépris de l’ordonnance statutaire du 22 décembre 1958 organisant la liberté syndicale au sein de la magistrature, qui rappelle dans son article 10 l’interdiction de toutes délibérations politiques.

Les représentants du Syndicat de la Magistrature ne sauraient confondre action syndicale et engagement politique, au risque d’aggraver la perte de confiance des Français dans la justice de notre pays.

Il est en outre insupportable que des représentants de la République s’affichent avec fierté aux côtés de ceux qui veulent abattre nos institutions et prennent constamment à partie nos forces de l’ordre.

Ainsi, nous appelons les magistrats de ce syndicat à respecter le strict devoir d’impartialité qui incombe à leur profession.

Les responsables du Syndicat de la Magistrature doivent se ressaisir. L’impartialité est la clé de voûte de notre système judiciaire.

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Elections sénatoriales dans le département des Hauts-de-Seine

Dans la perspective des élections sénatoriales qui auront lieu le 24 septembre prochain, la Commission Nationale d’Investiture de notre mouvement a investi dans le département des Hauts-de-Seine, une liste conduite par Roger KAROUTCHI, à laquelle nous renouvelons tout notre soutien.

Étant par ailleurs candidate sur une liste n’ayant pas reçu l’investiture de notre mouvement, Marie-Do AESCHLIMANN, a signifié sa mise en retrait de ses fonctions de Secrétaire départementale de la Fédération des Hauts-de-Seine.

En conséquence, il a été décidé, en accord avec le président de la Fédération des Hauts-de-Seine, Philippe JUVIN, que les missions exercées jusqu’alors par Marie-Do AESCHLIMANN dans le cadre de ses fonctions de Secrétaire départementale seront assurées par Agnès POTTIER-DUMAS, Maire de Levallois, en tant que chargée de mission.

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Olivier Marleix : « La motion de censure n’est ni un totem ni un tabou »

À l’ouverture des journées parlementaires qui débutent mardi à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, expose au Figaro les ambitions de la droite.

Quel message voulez-vous adresser aux députés LR en cette rentrée ?

Les Français regardent ce qui se passe à l’Assemblée nationale. À travers nos propositions, nos votes, nous avons l’occasion de leur redire ce que nous sommes. Mais pour être audibles, nous devons jouer collectifs. Nous serons au grand complet à Saint-Malo, c’est un vrai signal.

Sous quel thème placez-vous ces journées ?

Le thème central, c’est l’unité nationale. Jamais notre pays n’a été aussi fracturé : Emmanuel Macron a joué de ces fractures pour pousser les Français dans les bras de Mélenchon ou de Le Pen et se poser en garant de l’ordre. Nous n’avons jamais connu de crises aussi profondes que celles des « gilets jaunes », des retraites et des violences urbaines. Pour tous ceux qui sont attachés à l’unité du pays, c’est insupportable. Je suis persuadé que les Français, au fond, souffrent de ce climat. L’unité nationale, elle se reconstruit en réglant la question de l’immigration, en affirmant, quelles que soient nos origines, notre volonté « de faire de grandes choses ensemble », comme disait Renan, mais aussi en portant une autre vision de l’économie, au service de tous. Ce n’est pas un hasard si j’ai invité Henri Guaino, l’homme de la fracture sociale en 1995,comme grand témoin.

Votre groupe sera-t-il plus soudé sur les textes budgétaires et le projet de loi sur l’immigration qu’il ne le fut sur les retraites ?

Les retraites ont été un cas à part. Nos divisions ont masqué nos victoires. Mais sur les vingt textes de loi adoptés depuis un an, il n’y a jamais eu plus de quatre ou cinq votes divergents au sein du groupe ! Je comprends que le président de la République et sa majorité se plaisent à diffuser une petite musique pour laisser à penser que nos divisions seraient la source de tous les maux. C’est juste faux.

Ne craignez-vous pas de nouvelles divergences chez vous, notamment sur l’immigration ?

Nous sommes unis et déterminés. Sur l’immigration, les Français ne supporteraient pas qu’on fasse semblant. Ce serait ouvrir un boulevard à Mme Le Pen. C’est la raison pour laquelle j’ai très clairement dit et répété depuis un an à Mme Borne que nous déposerions une motion de censure sur un texte laxiste en la matière. J’ai visiblement été entendu sinon ils n’auraient pas reculé huit fois. Aujourd’hui, je le redis.

Êtes-vous prêt à déclencher une motion de censure sur le budget ?

La motion de censure ce n’est ni un totem de virilité, ni un tabou. Il y a une grande hypocrisie chez Mme Le Pen quand elle assure ne pas vouloir bloquer les institutions tout en votant de façon pavlovienne dix motions de censure en un an, bras dessus, bras dessous avec LFI. Chez LR, nous sommes cohérents et responsables. Mais sur le budget, nous aurons des combats. Je pense au prix des énergies : l’essence à 2 euros, c’est insupportable pour les Français déjà lourdement impactés par l’inflation, de même que la suppression du tarif réglementé du gaz qui va exposer des millions de Français à la spéculation, et la réforme du marché européen de l’électricité. Nos PME ne peuvent pas revivre le cauchemar de l’année dernière.

Que répondez-vous à Bruno Le Maire qui vous appelle à être responsables sur la loi de programmation des finances publiques ?

En dix ans de pilotage des finances publiques par M. Macron, la France a pris 1000 milliards de dettes. Tous les pays de l’UE ont profité des taux négatifs pour se désendetter, sauf nous. Tous les pays de l’UE auront un déficit public sous les 3% de PIB d’ici à 2025, sauf nous ! Fin 2011, la dette par habitant représentait 26000 euros, nous sommes à 43000 euros aujourd’hui. En France, un couple avec deux enfants a sur sa tête 173000 euros de dette publique à rembourser ! C’est cela, le bilan de M. Macron. Il est hors de question de lui donner quelque quitus que ce soit.

La présence des députés LR Vincendet et Duby-Muller à côté de Darmanin le jour de la rentrée des LR a suscité des critiques. Qu’en pensez-vous ?

On pourrait parler de faute de goût, mais je crois surtout que cela n’intéresse personne !

Le ministre de l’Intérieur n’a-t-il pas été soutenu par Nicolas Sarkozy ?

Je crois qu’en ouvrant la succession de M. Macron quatre ans avant la fin de son mandat, Nicolas Sarkozy a surtout fait preuve de malice envers le président de la République. Peut-être qu’il commence à comprendre qu’Emmanuel Macron l’écoute mais ne l’entend jamais.

La droite s’inquiète d’une situation parlementaire qui, si rien ne change, rendrait le pays ingouvernable. Quelle est la solution ?

Le plus simple est de légiférer moins et d’agir mieux. Les Français attendent des résultats sur le pouvoir d’achat, le logement, la sécurité, l’environnement, des actes, pas de grands-messes. Prenez l’immigration : en 2012, la droite exécutait 22% des OQTF, on est tombé à 7% en 2022. La loi est pourtant la même, elle est juste appliquée plus mollement. Et quand le besoin de légiférer s’impose vraiment, il faut d’abord savoir écouter. J’observe que, depuis un an, l’Assemblée nationale a adopté cinq lois avec des majorités de plus de 400 députés ! Si Emmanuel Macron soumet une révision de la Constitution au référendum, comme nous le lui demandons, pour proposer que la France retrouve sa souveraineté en matière de politique migratoire, je pense qu’il obtiendra un « oui » à 80%. Je l’invite à ne pas s’en priver !

Quel scénario de la recomposition de la droite vous semble-t-il le plus prévisible, en vue de la présidentielle ?

Dans un an, après les JO, nous serons à mi-mandat et les Français auront deux ans pour réfléchir au destin de notre pays. Ce ne sera pas du luxe après les campagnes escamotées de 2017 et 2022. Ce qui comptera, ce sera le projet, pas les petites personnes. Les sujets que nous mettons sur la table à Saint-Malo sont fondamentaux : la question existentielle de l’immigration, notre vision d’une économie plus juste et le redressement financier du pays pour redonner de la liberté et du pouvoir d’achat aux Français. Bardella cite de Gaulle mais il oublie que le Général, c’est aussi le redressement financier d’une France au bord de la faillite. Ce n’est pas Mme Le Pen proposant de nous vautrer encore plus dans les dépenses sans travailler qui nous permettra de redresser le pays.

Et les candidats issus de l’actuelle majorité ?

Je crois qu’après quinze ans de Macron, les Français auront envie de changer de film. Ils auront le choix entre Mme Le Pen et un candidat venu de la droite capable de réconcilier les Français et de redresser le pays en prenant des mesures exigeantes et courageuses. Comme en 1958.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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Ma réponse au Président de la République

Chers compagnons, chers amis,

Le 30 août dernier, avec le Président du Sénat, Gérard Larcher, nous avons répondu à l’invitation du Président de la République à nous réunir avec tous les chefs de parti et lui-même lors des « Rencontres de Saint-Denis ».

Nous avons répondu à cet appel au nom de la responsabilité qui incombe à un grand parti de gouvernement tel que le nôtre mais nous y sommes allés pour dire que le temps des palabres n’a que trop duré et qu’il est urgent de passer à l’action.

Dans cette perspective, quatre sujets nous paraissent incontournables : la crise du pouvoir d’achat qui n’épargne aucun Français, l’insécurité qui gangrène tous nos territoires, l’immigration de masse qui menace notre civilisation et la libération de la presse et des médias de l’emprise de certains idéologues. C’est tout le sens de ma lettre au président de la République que je vous invite à découvrir ci-dessous.

Lire la réponse d’Éric Ciotti au Président de la République

Les Républicains continueront d’être un parti de propositions, inlassablement dévoué au seul intérêt des Français : il est temps d’agir et nous en montrons le chemin.

Avec l’assurance de mon dévouement,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Éric Ciotti obtient l’envoi d’équipes cynophiles spécialisées dans la recherche de victimes au Maroc

J’ai appris avec une profonde tristesse la nouvelle du puissant séisme qui a frappé le Maroc cette nuit. Mes premières pensées vont aux victimes, à leurs familles, et à tout un peuple touché par cette tragédie.

Le Maroc, nation amie et proche, a toujours su faire preuve de résilience et de solidarité dans les épreuves. Aujourd’hui, c’est au tour de la France et de toute la communauté internationale de se tenir aux côtés des Marocains.

L’ensemble des Français partagent aujourd’hui le deuil de nos alliés de l’Atlas. Dans ces moments de grande détresse, je tiens à exprimer toute notre solidarité et notre soutien. Nous devons être prêts à apporter toute l’aide nécessaire pour aider le Maroc à surmonter cette terrible épreuve.

Je me suis d’ailleurs entretenu ce matin avec le ministre de l’Eau et de l’Équipement marocain ainsi qu’avec le ministère de l’Intérieur afin de pouvoir envoyer dans les plus brefs délais des équipes cynophiles spécialisées dans la recherche de victimes.

En outre, le Département des Alpes-Maritimes vient de débloquer une enveloppe de 50 000 € en soutien au peuple marocain.

Face à ces événements tragiques, la solidarité doit primer. Tous les moyens humanitaires et techniques disponibles en soutien aux efforts de secours sur place doivent être déployés.

Le Maroc a toujours été un partenaire précieux pour la France. Les Français représentent la communauté étrangère la plus importante au Maroc. Notre histoire, nos valeurs et nos liens nous unissent. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes aux côtés du peuple marocain, prêts à soutenir et à aider.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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Deuxième session de l’académie Georges Mandel : discours d’Eric Ciotti

L’académie Georges Mandel, c’est reparti !

Le coup d’envoi de la seconde session de l’académie Georges Mandel, l’école de formation de notre famille politique, est donné par notre Président, @ECiotti, qui ouvre une séquence de deux jours destinée à la formation des futures… pic.twitter.com/k9DOBd8NWM

— les Républicains (@lesRepublicains) September 8, 2023

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Gérard Larcher : « Nous ouvrons la porte à l’extrême droite si on trompe encore les Français sur l’immigration »

Gérard Larcher, président du Sénat, était présent aux « rencontres de Saint-Denis » avec le président de la République. Il l’appelle à saisir les mains tendues de la droite et le met en garde contre les risques de « l’impuissance politique ».

On ne badine pas avec la politique. Le président du Sénat, Gérard Larcher, se refuse à juger par avance l’initiative politique prise par Emmanuel Macron, qui a réuni mercredi tous les partis, afin de trouver des solutions pour le pays. Mais il le met solennellement en garde contre les risques de l’inaction et pose sur la table les propositions et des exigences de la droite sur la démocratie, l’immigration ou encore les finances publiques.

Vous étiez mercredi aux Rencontres de Saint-Denis avec Emmanuel Macron. Vous aussi, comme certains participants, vous dites, « tout ça pour ça » ?

Je trouve que cette démarche avec les partis politiques n’est pas inintéressante. Le problème est ce qu’il va en sortir. J ’espère qu’elle n’aura pas les mêmes résultats que le grand débat, la Convention citoyenne pour le climat ou le Conseil national de la refondation. Attention à ce qu’une nouvelle fois cela ne débouche sur rien. Ce sera l’épreuve de
vérité entre un exercice utile pour le pays et un exercice de communication du président de la République.

Mais vous pensez avoir des réponses concrètes de la part du chef de l’État ?

Je ne lui fais nul procès d’intention ! Maintenant, il y a une exigence de résultats. Le président veut-il faire la grande loi de décentralisation promise aux élus il y a un an ? Il a en sa possession le rapport fait par notre groupe de travail transpartisan au Sénat depuis le 7 juillet. Monsieur le président, sur ce sujet on vous tend la main loyalement. Allez-vous la saisir ? Le Sénat a mis en place un autre groupe de travail sur les institutions. Il rendra ses conclusions sur le fonctionnement de la démocratie, l’élection présidentielle ou le cumul des mandats avant Noël. Encore une main loyalement tendue, saisissez-la !

Il a été décidé d’organiser une conférence sociale sur les bas salaires. Est-ce que ça ne manque pas d’ambition ?

Est-ce un nouveau faux-semblant ou l’amorce d’un nouveau dialogue social ? Si ce n’est que de la gesticulation, on le paiera tous cher collectivement. Parce que les Français n’ont plus confiance en nous. Nous leur devons du sérieux.

À Saint-Denis, il a été question de politique migratoire. Êtes-vous favorable à l’élargissement de l’article 11 de la Constitution, qui permettrait d’en faire un sujet de référendum ?

Oui. Mais il faudra que cet élargissement soit bien cadré. Il fait partie des réflexions du groupe de travail sénatorial. Nous avons vu l’échec de la loi Collomb de 2018 et des vingt textes précédents. Nous avons impérativement besoin d’une politique migratoire efficace.

Une réforme constitutionnelle est-elle une condition sine qua non pour réussir en la matière ?

Oui. Sans réforme constitutionnelle, nous ne pourrons avancer, mais il est impossible que les demandes d’asile soient faites en dehors du territoire français, d’instaurer des quotas ou de modifier la gestion du regroupement familial.

Emmanuel Macron n’a-t-il pas définitivement enterré l’option du référendum en matière migratoire ?

Je ne crois pas, mais s’il l’enterre, il en assumera les conséquences. Sans réforme constitutionnelle, il n’y aura pas de politique migratoire réelle et donc aucune politique d’intégration réussie. On ouvre la porte à l’extrême droite si on trompe encore les Français sur ce sujet.

La France a connu des émeutes cet été. Le pays connaît aussi une rentrée difficile, avec une très forte inflation. Redoutez-vous une explosion sociale ?

Tout est possible. Il reste des facteurs d’explosion, notre devoir est de mieux les prévenir, de retrouver les fondamentaux en matière d’autorité…

Le budget va être examiné au Parlement cet automne. Avant l’été, vous aviez mis en garde l’exécutif sur un risque d’« accidentologie », laissant entendre que le gouvernement s’exposait à la censure. La droite pourrait-elle en déposer une ?

Le premier rendez-vous sera la loi de programmation des finances publiques. Le gouvernement doit proposer une trajectoire progressive de retour à l’équilibre. Faire des économies demande un peu de courage politique. En ce qui concerne la censure, les collègues députés décideront, mais continuer dans le déséquilibre financier serait désastreux. Il ne faut pas qu’Emmanuel Macron soit à nouveau le président de l’impuissance politique.

Vous vous représentez pour rester président du Sénat. Avec quelle ambition ?

Je crois profondément au rôle du bicamérisme. Le Sénat est la seule institution stable dans un contexte d’absence de majorité. Que deviendrait notre démocratie sans le verrou constitutionnel du Sénat et la représentation des territoires ?

Nicolas Sarkozy estime qu’il faut un seul candidat à droite pour rassembler, des « amis » de Macron jusqu’à ceux de Zemmour. Est-ce réalisable ?

Chacun devra, le moment venu, faire preuve de responsabilité. Le « en même temps » est un échec, la vie politique a besoin de clarté, il y a des grands écarts impossibles.

Est-ce que, pour vous, Laurent Wauquiez est toujours le candidat naturel de la droite de 2027 ?

Il a les qualités pour être notre candidat, d’autres le sont aussi. D’abord, rebâtissons un projet pour retrouver notre espace politique et la confiance des Français.

Dans notre sondage OpinionWay, il est loin derrière Édouard Philippe et devancé par Bruno Le Maire et Gérald Darmanin… Faudra-t-il s’entendre avec la droite macroniste ?

La droite macroniste n’existera plus lors de la présidentielle puisque Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter. Il se passera autre chose après.

Vous pourriez soutenir un candidat qui n’est pas issu des rangs de LR ?

On verra le moment venu selon l’intérêt du pays, le contexte politique et le projet présenté aux Français.

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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Eric Ciotti : « L’école doit être un sanctuaire qui protège nos enfants »

À la veille de la rentrée, Eric Ciotti, président de notre mouvement, a évoqué, dans une interview donnée au JDD, les coups de boutoir du communautarisme religieux auquel doit faire face l’école de la République.

Gabriel Attal a tranché : le port de l’abaya, considéré comme un signe religieux ostentatoire, ne sera pas autorisé à l’école. Vous approuvez ?

C’est une très bonne chose. Enfin ! Je regrette que sur un sujet aussi grave nous ayons pris tant de retard, à cause d’un ministre [Pap Ndiaye] wokiste, d’extrême gauche, complaisant avec le communautarisme, qui n’a rien fait contre les atteintes à la laïcité. Sous son exercice, elles ont bondi de 150 % ! Mais j’estime qu’il faut aller plus loin en protégeant l’école hors les murs : il faut interdire le port de signes religieux pour les parents d’élèves accompagnants lors des sorties scolaires. J’ai proposé plusieurs amendements en ce sens dans différents projets de loi. Emmanuel Macron les a systématiquement récusés, sous la pression de son aile gauche.

« Je propose qu’on généralise le retour de l’uniforme.
Ce sera la meilleure réponse contre ceux qui cherchent à contourner la loi, j’ajoute que c’est aussi une façon d’atténuer les différences sociales. »

Retrouvez l’intégralité de l’entretien accordé par notre… pic.twitter.com/UeeHk2Q1pN

— les Républicains (@lesRepublicains) September 3, 2023

L’une des pistes évoquées pour fermer la polémique sur le sujet, qu’est-ce qu’un « signe ostentatoire religieux », serait de revenir à l’uniforme ou à la blouse à l’école et au collège. Bonne idée ?

J’y suis très favorable. Je propose qu’on avance vite et qu’on généralise le retour de l’uniforme. Nous souhaitons lancer une expérimentation dans ce sens, dans les collèges des Alpes-Maritimes, en accord avec le président du conseil départemental. J’ai évoqué cette candidature avec Gabriel Attal. Ce sera la meilleure réponse contre ceux qui cherchent à contourner la loi, j’ajoute que c’est aussi une façon d’atténuer les différences sociales.

Au-delà de la question religieuse, la question du rétablissement de l’autorité à l’école n’est pas résolue, que proposez-vous ?

Je refuse de considérer que la restauration de l’autorité comme pilier de notre éducation soit exclusivement du ressort des maîtres. Il faut rétablir la loi de 2009 que j’avais initiée permettant de supprimer les allocations familiales aux parents démissionnaires et mieux soutenir les parents en difficulté par le biais de « contrat de responsabilité parentale ». L’école doit être un sanctuaire qui protège nos enfants de la violence, de la drogue et du communautarisme islamiste. Notre responsabilité est immense et chacun doit prendre sa part dans la refondation.

Sur le fond, Gabriel Attal a souhaité revenir aux épreuves du bac en juin pour éviter que les lycéens ne se démobilisent dès le mois de mars. Cela vous paraît cohérent ?

Oui, c’est très bien. Mais là encore, avec Les Républicains, nous proposons d’aller plus loin. L’objectif de parvenir à 100 % de bacheliers par classe d’âge est d’une stupidité absolue ! Cela contribue à abaisser le niveau des futurs étudiants au lieu de pousser vers l’excellence. Une façon de relever le niveau consisterait à rétablir le statut du brevet des collèges en fin de 3e, en faisant de cet examen un passage obligatoire pour passer en seconde. De même, on ne peut tolérer que certains enfants arrivent au collège en sachant à peine lire. Rétablissons un examen de fin des études primaires comme porte d’entrée en 6e. Plus globalement, nous devons réhabiliter les diplômes et les notes dans toutes les écoles de la République. Le travail est une promesse d’avenir.

>> Lire l’interview sur LeJDD.fr

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Pour passer des intentions aux actes : la marche à suivre des Républicains

Les intentions affichées depuis quelques semaines par le président de la République et le nouveau ministre de l’Éducation nationale donnent raison aux propositions que les Républicains défendent depuis longtemps. Mais nous ne confondons pas l’intention et l’action.

Le niveau médiocre des élèves en Français et en mathématiques est attesté par les évaluations internationale (PISA, TIMMS), et ce, malgré l’importance des moyens utilisés, comme le soulignait la Cour des Comptes en décembre 2021.

En Français, le nombre moyen d’erreurs sur une même dictée a doublé depuis 1987.

Dans le même temps, les atteintes à la laïcité explosent. L’année scolaire 2022-2023 a été marquée par une forte hausse du nombre d’atteintes à la laïcité par le port de signes religieux passant de 2167 à 4710 signalements.

Le redressement de cette situation exige une réorientation profonde, résolue et concrète de la politique éducative sur laquelle travaille le shadow cabinet des Républicains.

Dans l’immédiat, nous préconisons quatre grands axes d’actions prioritaires et indispensables afin de sortir des déclarations d’intention et passer aux actes.

I/ Réaffirmer la mission première de l’éducation nationale : l’enseignement des savoirs fondamentaux à l’école élémentaire et l’enseignement de connaissances disciplinaires solides au collège et au lycée.

Actes indispensables dès maintenant :

– Mettre en place la certification de l’acquisition des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) avant l’entrée en sixième. Selon ses résultats, l’élève sera affecté soit en 6ème, soit en 6ème puis Sème de consolidation, ou bien il sera maintenu pour une année supplémentaire en CM afin de le protéger du décrochage scolaire au collège. Cette disposition acte la fin d’un collège unique devenu un collège uniforme car ne répondant plus aux besoins propres à chaque élève.
Revaloriser les épreuves écrites du Brevet des collèges dont l’obtention sera obligatoire pour le passage en seconde.
– Réinstaurer la notation en élémentaire.
– Lancer un grand plan d’achat de manuels scolaires, renouvelés régulièrement, conformes aux méthodes pédagogiques reconnues les plus efficaces, en lien avec les éditeurs scolaires, l’Association des Maires de France et l’Etat.

II/ Restaurer l’autorité et la place des professeurs dans le système éducatif.

Actes indispensables dès maintenant :

Retrait de la classe, voire de l’établissement, de l’élève perturbateur en le réorientant vers des établissements de réinsertion scolaire.
Restauration du contrat de responsabilité parentale. Son non-respect par les parents doit entraîner la suspension des allocations familiales.
– Poser la règle de la décision finale et souveraine des professeurs en Conseil de classe, après concertation avec les autres personnels et les parents.
– Mise en place de la protection fonctionnelle automatique de tous les agents de l’Education nationale.
Respect de la laïcité à l’école y compris pour la classe hors les murs. Les accompagnants doivent appliquer ce principe lors de sorties scolaires. Les équipes enseignantes doivent disposer d’outils solides et clairs sur lesquels appuyer le respect de nos principes.

III/ Garantir l’égalité des chances à tous les élèves.

Actes indispensables dès maintenant :

– Mise en œuvre de mesures spécifiques pour les zones rurales au même titre que les zones urbaines.
– Création d’un véritable service public de soutien scolaire pour apporter aux élèves qui en ont besoin le soutien nécessaire aux apprentissages des savoirs fondamentaux dès que les premières lacunes sont détectées. Ce service doit pouvoir faire appel à toutes les forces mobilisables, aux professeurs volontaires, aux retraités comme aux étudiants.

IV/ Valoriser la gestion des ressources humaines par le ministère.

Actes indispensables dès maintenant :

Déconcentration du recrutement par académie.
– Pour les professeurs qui ont choisi de s’engager dans les zones les plus difficiles, création d’un choc d’attractivité par une rémunération très substantiellement augmentée et pour une durée contractualisée.
– Instaurer une carte scolaire pluriannuelle.

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