Éric Ciotti : « La France et l’Europe ont besoin de la droite »

La liste de François-Xavier Bellamy est la seule qui porte une droite de convictions, capable de replacer notre pays et nos valeurs au cœur de l’Union européenne.

Depuis sept ans, Emmanuel Macron conduit notre pays sur la pente continue du déclin et de la désespérance. Désordre dans nos rues, désordre dans nos comptes, désordre dans nos institutions, désordre dans notre diplomatie : avec le macronisme, la France ne cesse de s’abîmer et sa voix ne cesse de s’éteindre. Après tant d’années d’impuissance et de mépris, les Français ressentent une légitime colère face à ce spectacle désolant et une majorité toujours plus importante d’entre eux a désormais conscience que l’espérance est à droite.

Car la France a besoin d’ordre et de sécurité, la France a besoin de la droite. Car la France a besoin de sérieux budgétaire, la France a besoin de la droite. Car la France a besoin de liberté et de prospérité, la France a besoin de la droite. Là où les idéologies délirantes de la gauche mélenchonisée viendraient planter le dernier clou dans le cercueil de notre pays, la droite — libérée de l’hégémonie culturelle de la bien-pensance — peut seule redresser notre nation. Les devoirs des élus et des électeurs de droite sont donc immenses.

Le 9 juin au soir, ce sont les premières lignes de l’après-Macron qui s’écriront et nous devons nous assurer de tenir la plume afin de remettre la France à l’endroit et de lui redonner la maîtrise de son destin.

Les Français ne doivent pas de nouveau se laisser enfermer dans un récit écrit par d’autres qu’eux. Pour Emmanuel Macron, le Rassemblement national est une assurance vie qu’il n’hésitera pas à user jusqu’à la corde, comme nous l’ont démontré les récentes propositions de débat entre le président de la République et Marine Le Pen.

Le 9juin prochain, nous avons l’opportunité de faire voler en éclats ce récit en portant nos voix sur une droite de convictions, incarnée par François-Xavier Bellamy et la liste des Républicains, riche de visages nouveaux pour représenter la France en Europe, avec Céline Imart, Christophe Gomart, Isabelle Le Callennec ou encore Laurent Castillo.

Seule liste de droite, car ni la majorité présidentielle ni le Rassemblement national ne sont de droite. Quand l’un cède aux syndicats, tant dans le transport ferroviaire que dans le transport aérien, l’autre approuve la capitulation de l’État sur la question des retraites anticipées de la SNCF. Quand l’un démantèle cyniquement notre capacité de défense face à l’immigration de masse, l’autre démantèle sciemment notre solvabilité financière en soutenant la retraite à 60 ans, démagogie sociale et suicide budgétaire. L’un comme l’autre préféreront toujours l’acrobatie des incohérences électoralistes à la cohérence des principes et la communication incantatoire aux réflexions de long cours.

François-Xavier Bellamy incarne quant à lui une persévérance dans les convictions et dans les combats qui fait honneur à la politique. Fort de cinq années de travail acharné au Parlement européen, il n’est pas un député européen à principes variables ou à temps partiel, mais un parlementaire passionnément attaché à la défense des intérêts de la France en Europe. La droite qu’il incarne n’est pas une droite d’imposture ou d’intermittence mais une droite solide, sérieuse et résolue. Déterminée à combattre tout ce qui dénature
le rêve européen : la dérive bureaucratique, l’excès réglementaire, le mépris des souverainetés, la collusion avec les idéologies d’extrême gauche.

L’Europe que nous voulons n’est ni celle des technocrates ni celle des décroissants, mais une Europe de peuples libres, fiers de bâtir ensemble un destin commun et de pouvoir le transmettre aux prochaines générations.

Nous voulons remettre au centre du projet européen la notion de transmission : pouvoir de transmettre notre identité collective héritée de siècles d’histoire, pouvoir de transmettre aussi nos patrimoines individuels construits au prix d’une vie de travail. Nous ne voulons ni d’une Europe de plus de normes ni d’une Europe de plus d’impôts.

Pour y parvenir, la France doit être forte en Europe, sa voix entendue et respectée. Le 9 juin, les Français peuvent replacer la France au cœur de l’Europe en lui donnant les moyens de peser dans la future majorité européenne. Ce ne sont ni le macronisme, comptable des collusions d’hier et demain inéluctablement affaibli, ni le Rassemblement national, isolé au sein du Parlement européen, qui peuvent redonner du poids à notre voix en Europe, mais les députés qui, comme François-Xavier Bellamy et la délégation française, ont toujours combattu les fautes et les erreurs de la Commission de Mme von der Leyen. Avec la liste des Républicains, nous avons une opportunité exceptionnelle de replacer et la France et la droite au centre de l’Europe.

La situation de notre pays et de notre continent est grave : ne nous trompons pas de solution, au risque de la rendre irrémédiable. Le 9 juin, ne perdez pas vos voix auprès de ceux qui n’ont d’autre expérience que l’impuissance permanente ni auprès de ceux dont les convictions varient au gré des vents électoraux. La France et l’Europe ont besoin d’un cap clair : à droite, fermement à droite, solidement à droite.

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François-Xavier Bellamy : « La véritable opposition au macronisme en Europe, c’est nous qui la menons »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur les élections européennes, le nucléaire, l’interdiction des véhicules thermiques dès 2035 et le futur de notre mouvement.

Le RN a déjà gagné l’élection européenne, et ça n’a jamais rien changé.

Si Emmanuel Macron veut faire croire que ce parti est la seule alternative, c’est parce qu’il sait que le RN ne mènera aucun combat. La véritable opposition au macronisme en Europe, c’est nous qui la menons. pic.twitter.com/rYQq2LS7V2

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 29, 2024

Emmanuel Macron a fragilisé le nucléaire comme jamais. Quand je menais la bataille pour inclure cette énergie dans les politiques européennes, ses députés s’y opposaient. Leur politique n’a fait qu’aggraver nos dépendances. L’Europe a besoin d’une vision claire sur ces sujets. pic.twitter.com/Aa3tPYgkFV

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 29, 2024

En votant pour l’interdiction des véhicules thermiques dès 2035, les macronistes et toute la gauche nous ont livrés aux mains de la Chine. Décarboner, c’est d’abord protéger notre industrie de la concurrence mondiale et des plus gros pollueurs qui menacent notre souveraineté. pic.twitter.com/nRX0OMNS87

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 29, 2024

Tant d’élus à droite auraient pu abandonner, choisir la facilité ; ils ne l’ont pas fait, parce qu’ils savent que c’est là que se mène la bataille aujourd’hui. Et c’est là, dans la première force politique en Europe demain, que nous pourrons faire entendre la voix des Français. pic.twitter.com/BTfLfEtgwD

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 29, 2024

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Christophe Gomart : « La dissuasion nucléaire française doit le rester »

Christophe Gomart, 3ème sur notre liste aux élections européennes, était l’invité de CNews.

Il est revenu sur le conflit en Israël, la guerre en Ukraine, la dissuasion nucléaire française et l’aide juridictionnelle.

Christophe Gomart estime que la paix n’est pas possible «tant que le Hamas ne libère pas les otages», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/Ddw1XuWfgz

— CNEWS (@CNEWS) May 29, 2024

Christophe Gomart, sur l’aide militaire en Ukraine : «Aujourd’hui, la France n’a plus de capacité de production», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/HGTBHp0LcD

— CNEWS (@CNEWS) May 29, 2024

Pour Christophe Gomart, «la dissuasion nucléaire est française, elle doit rester française», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/x7GtqPB7wD

— CNEWS (@CNEWS) May 29, 2024

Christophe Gomart, sur l’aide juridictionnelle : «Les policiers passent plus de temps à remplir des dossiers administratifs qu’à faire leur métier», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/s1WIb9KYja

— CNEWS (@CNEWS) May 29, 2024

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Bruno Retailleau : « LFI est la honte de la République »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de RMC/BFMTV.

Il est revenu sur la proposition de loi sur la transition de genre des mineurs, la reconnaissance de l’Etat palestinien et la guerre en Ukraine.

Transition de genre. Loin des caricatures et des postures idéologiques, voilà pourquoi le Sénat, en conscience, a voulu protéger les mineurs d’actes irréversibles : pic.twitter.com/v6CGh2exWX

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) May 29, 2024

Reconnaître maintenant un État palestinien reviendrait à reconnaître la paternité islamiste de cet Etat. pic.twitter.com/6Fy1YJHe00

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) May 29, 2024

Bruno Retailleau estime qu’il y a une façon massive d’aider l’Ukraine, “en leur livrant le matériel dont ils ont besoin” pic.twitter.com/4J1eurQwks

— BFMTV (@BFMTV) May 29, 2024

 

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, cinq sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Olivier Paccaud, sénateur de l’Oise, a interpellé la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargée du numérique sur les dépenses des collectivités locales.

“Dois-je vous rappeler la dette de l’Etat ?” interroge @olivierpaccaud après les propos du président de la république mettant en cause une “dérive” des dépenses des collectivités locales pour justifier le déficit public. pic.twitter.com/yBeTcLAU56

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 29, 2024

Laurent Burgoa, sénateur du Gard, a questionné le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur la désindexation des retraites.

Désindexer les retraites de l’inflation :
“Quand arrêterez-vous cette politique des boucs-émissaires ?” interpelle @BurgoaLaurent. pic.twitter.com/2QLSLoFIiY

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 29, 2024

Marie-Claire Carrère-Gée, sénatrice de Paris, a interrogé le ministre de la Justice sur la situation dans les prisons.

“Quand les rondes de police seront-elles remises en place autour de la prison de la Santé ?” interroge @MCCG à propos de la situation préoccupante autour de cette prison où téléphones, drogues, cash entrent trop facilement. pic.twitter.com/mWVdLAQ7Cz

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 29, 2024

Christine Lavarde, sénatrice des Hauts-de-Seine, a interpellé la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques sur le changement climatique.

Transition environnementale :
“Comment peut-on imposer aux collectivités locales de maintenir en glace des patinoires jusqu’au mois de mai ou de devoir arroser des terrains en herbe pour répondre aux exigences de championnat ou fédération sportive ?” dénonce @LavardeC. pic.twitter.com/NJLWs5fXvR

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 29, 2024

Pour finir, Marie-Jeanne Bellamy, sénatrice de la Vienne, a questionné la ministre déléguée auprès de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, de la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et du garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles sur les fonds de soutien scolaire.

Fonds de soutien scolaire : la sénatrice @MARIEBELLAMY demande au gouvernement le maintien des financements. “La suppression de ce fonds marquera un coup d’arrêt pour le milieu associatif et la culture en milieu rural”. #QAG pic.twitter.com/3lmL88Bze6

— Public Sénat (@publicsenat) May 29, 2024

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Nos députés interrogent le Premier ministre

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au Premier ministre à l’Assemblée nationale, un député du groupe les Républicains a interpellé le Premier ministre.

Yannick Neuder, député de l’Isère, a interrogé le Premier ministre sur les déserts médicaux.

“La sélection impitoyable des études en santé fait fuir les étudiants en médecine hors de France.”@yannickneuder (LR) demande au PM : “Où en est la PPL votée ici pour rapatrier les talents ? Où en est la suppression de toute forme de numerus clausus ?”#DirectAN #QAPM pic.twitter.com/Y5rrCFd9SL

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) May 29, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, deux députés du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pierre Cordier, député des Ardennes, a interpellé la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargée du numérique sur la fin des moteurs thermiques en 2035.

Fin des moteurs thermiques en 2035

@CORDIERPierre08 interpelle le Premier ministre « Parce que votre Gouvernement veut toujours donner des leçons au monde entier, il laisse notre industrie traditionnelle mourir. @fxbellamy est le seul à avoir vu juste sur votre politique… pic.twitter.com/IOSgBOAb9f

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) May 28, 2024

Sylvie Bonnet, députée de la Loire, a questionné le ministre délégué auprès de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, chargé de la Santé et de la Prévention sur la grève des pharmaciens.

Les #pharmaciens en colère manifesteront ce jeudi partout en France

Notre députée @SylvieBonnet_42 interroge le Premier ministre : allez-vous libéraliser la vente des médicaments en supermarché ou sur internet ? #QAG #DirectAN pic.twitter.com/VwgPCG6vaY

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) May 28, 2024

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François-Xavier Bellamy : « Les eurodéputés RN n’ont ni gagné ni mené une seule bataille »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur les enjeux des élections européennes et la désignation du futur président de la Commission européenne.

La vraie question de la campagne actuelle n’est pas « plus ou moins d’Europe » mais : dans quelle direction allons-nous l’engager ? pic.twitter.com/GlBx3RDNdN

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 27, 2024

De nombreux parlementaires au sein de la droite européenne disent comme nous la nécessité d’un changement à la tête de la Commission. C’est au lendemain de l’élection que tout se jouera, au sein de notre groupe politique. #le710inter pic.twitter.com/xM5u58wG09

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 27, 2024

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François-Xavier Bellamy : « En dix ans, le RN n’a pas déplacé une virgule dans un seul texte »

François-Xavier Bellamy, le chef de file des Républicains, veut s’intercaler entre les « ambiguïtés » du RN et le macronisme « qui ne veut plus rien dire ».

Jeudi soir, vous avez dénoncé l’organisation du débat Attal-Bardella sur France 2. Pourtant, vous avez accepté l’invitation de la chaîne pour le commenter juste après. Pourquoi ?

J’ai hésité à m’y rendre car la mise en scène de ce débat est une supercherie. Les élections européennes ne sont pas la répétition du deuxième tour de la présidentielle. Au Parlement européen, les deux grandes forces politiques sont la droite européenne, le PPE, et la gauche socialiste. L’enjeu de cette élection est de savoir qui aura la majorité. Je suis venu porter la voix des Français qui veulent autre chose que cette fausse alternative qui n’arrange que le gouvernement.

Si la droite est à la peine dans cette campagne, c’est peut-être aussi de sa faute. Sur la réforme des retraites, qui était dans votre programme présidentiel, les LR ont réussi à se fracturer…

La droite a sa responsabilité dans la crise qu’elle traverse. Mais nous avons voté cette réforme pour protéger le pouvoir d’achat des retraités. Sur ce sujet, le RN a montré qu’il n’était pas responsable. Et aujourd’hui, ce gouvernement tente de se défausser sur nos aînés en expliquant que c’est en désindexant les retraites qu’il trouvera les économies pour réparer les dégâts de son dérapage budgétaire.

Que dites-vous à ces électeurs, y compris de droite, qui se disent prêts à voter pour le RN parce qu’ils ont « tout essayé » ?

Mais aux élections européennes, on a déjà essayé le RN. Il a gagné en 2019 et en 2014. Ça fait dix ans que les Français lui confient le plus grand nombre d’eurodéputés. Et pour quel résultat ? En dix ans, le RN n’a pas déplacé une virgule dans un seul texte. Les Français qui travaillent dur ne doivent pas confier leur colère légitime à des élus qui ne travaillent pas.

Jordan Bardella assure désormais que la Russie est une « menace multidimensionnelle ». Que lui répondez-vous : prise de conscience ou imposture ?

Le RN change d’avis sur tous les sujets. Il y a cinq ans, il était pour la sortie de l’Europe, de l’euro et de l’Otan. Aujourd’hui, il dit le contraire. Ce qu’il pense est un grand mystère. Dans cette campagne, nous incarnons la clarté face à ces ambiguïtés et au « en même temps » macroniste, qui ne veut plus rien dire.

>> Lire l’interview sur SudOuest.fr

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François-Xavier Bellamy : « Le RN est une fausse alternative »

En quatrième position dans les sondages, où il plafonne autour de 8 %, François-Xavier Bellamy peine à relancer Les Républicains après la déroute de la présidentielle et les 4,78 % de Valérie Pécresse. Le député européen sortant tire à boulets rouges sur le RN et son « inconstance absolue » pour tenter d’élargir son espace politique à droite comme a su le faire à gauche Raphaël Glucksmann.

François-Xavier Bellamy n’a pas choisi la facilité. Après les 8,48 % glanés en 2019, score historiquement bas pour sa famille politique, les derniers sondages le créditent du même score. Face au danger de marginalisation, voire d’absorption par le RN, la tête de liste LR tente de creuser le sillon d’une droite française responsable et pro-européenne capable de peser demain au sein du PPE, la première force politique du Parlement européen.

On a l’impression dans cette campagne que les enjeux nationaux priment.

Tout est lié. Les enjeux les plus importants pour la France sont aussi européens. C’est la question du décrochage économique et de l’appauvrissement de nos pays. C’est la crise migratoire, un sujet que l’on doit traiter à l’échelle européenne. C’est aussi le défi environnemental. Tous ces sujets sont centraux pour notre pays et pour l’Europe. C’est aussi l’avenir de la France qui se joue dans cette élection.

Quelle est justement votre vision de l’UE ? Est-elle seulement réformable avec le principe de l’unanimité sur des sujets comme la fiscalité où l’Irlande pratique une forme de dumping ?

Si on se bat, on peut faire bouger les lignes. Nous l’avons prouvé en réussissant à faire adopter la première mesure de protection du marché européen face aux importations polluantes. Cela redonne de l’oxygène à ceux qui produisent chez nous et pousse les producteurs mondiaux vers la décarbonation. Sur le dumping fiscal, il y a eu une première étape avec le taux d’imposition minimal sur les sociétés qui va s’appliquer en Europe. Mais le vrai sujet est surtout de faire baisser la pression fiscale en France, où elle est la plus élevée de l’OCDE, et la faire converger vers la moyenne européenne.

Vous êtes favorable au soutien à l’Ukraine mais opposé à son entrée dans l’UE. Pourquoi ?

Aujourd’hui, l’UE doit être au côté des Ukrainiens qui se défendent face à l’agression russe. Le plus urgent est de lui apporter l’aide militaire dont elle a besoin, pas de lui faire de fausses promesses. Le projet d’élargissement dont nous parlons, pas seulement pour l’Ukraine mais pour d’autres pays, organiserait un déséquilibre très profond dans les politiques structurelles de l’UE. Notre responsabilité est d’être imaginatifs et de trouver les moyens d’arrimer l’Ukraine à l’Europe puisqu’elle le veut. Nous proposons de revitaliser le statut d’État associé.

Les Européens ont-ils pris selon vous la mesure de ce qui se joue en Ukraine ?

Ce qui est immensément dangereux, c’est le précédent que cela pourrait créer. Vladimir Poutine veut montrer que la violence peut l’emporter sur le droit international. Si on le laisse gagner ce pari, c’est notre sécurité qui, demain, sera menacée. Au-delà de la Russie, il y a toute la menace que représente la montée des puissances hostiles : la Chine, l’Iran et la Turquie, dont la trajectoire est réellement inquiétante.

Contrairement à la liste PS-Place public qui a su retrouver un espace politique à gauche, votre liste plafonne dans les sondages autour de 8 %. Comment l’expliquez-vous ?

Ce ne sont pas les sondages qui font l’élection. Ma conviction profonde est que la France est en train de sortir du en même temps. Vous le dites, il y a des électeurs qui ont manifestement décidé de reconstruire la gauche. Mon travail, c’est justement de reconstruire la droite française pour peser dans la droite européenne, qui sera demain la première force politique en Europe.

Après les 4,78 % de Valérie Pécresse à la présidentielle, LR n’est-il pas en danger de marginalisation face au RN et aux macronistes ?

Je ne vais pas faire semblant et dire que la situation est simple. Nous pouvons reconstruire aujourd’hui, non pas pour le parti, mais pour la France. Le RN est une fausse alternative. Il suffit pour s’en convaincre d’observer qu’il a déjà gagné deux fois les européennes. Qu’est-ce que cela a changé pour la France ? Absolument rien. Notre ambition est que les Français soient réellement défendus au Parlement européen ; et pour cela, ils ne doivent pas confier leur colère à des élus qui ne travaillent pas.

Qu’est-ce qui vous différencie du RN au niveau européen ?

Il est difficile de connaître la ligne du RN. Il y a cinq ans, ils étaient pour la sortie de l’Europe, de l’euro. Aujourd’hui, ils restent d’une inconstance absolue, sur tous les sujets. Sur la Nouvelle-Calédonie par exemple, ils sont capables de changer totalement de position en trois jours. La vérité, c’est que ce parti ne croit pas en l’UE et continue de prendre des positions au Parlement européen qui sont contraires à ce qu’attendent la France et les Français. Le RN a voté par exemple contre la protection de nos marchés, pendant que les macronistes soutiennent les traités de libre-échange. Nous sommes les seuls à défendre le changement de cap dont notre pays et l’Europe ont besoin.

>> Lire l’interview sur LeBerry.fr

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