Laurent Wauquiez : « La loi zéro artificialisation nette est une folie »

Pour le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la loi sur l’objectif zéro artificialisation nette des sols est un « contresens écologique » qui aggravera la crise du logement.

En septembre 2023, votre réaction contre le dispositif zéro artificialisation nette (ZAN) lors du congrès de l’Association des maires ruraux avait fait beaucoup de bruit. Ce qui motivait votre position est-il toujours d’actualité ?

Cette loi est l’archétype de la folie administrative qui s’est emparée de notre pays et dont chacun peut constater les dégâts. Elle aboutit à ce que des entrepreneurs ne pourront plus avancer, à ce que les Français vont subir encore plus de normes folles et à ce que des fonctionnaires vont décider à la place des élus où l’on a encore le droit de construire ou non. Elle met sur le même plan une maison insérée dans le paysage et une zone commerciale enlaidissant la périphérie de nos villages. Elle mène à des absurdités dont témoigne le décret d’application de fin 2023 : si vous possédez un jardin de plus de 2500 m², il sera considéré ou non comme artificialisé selon que sa « surface arborée » est inférieure ou supérieure à 25%… Il va donc falloir mesurer le pourcentage d’arbres des jardins ! À l’heure où de nombreux Français peinent à se loger, ce dispositif empêchera la création de nouveaux logements. Ce qui m’a frappé, c’est qu’au fond tout le monde restait silencieux car c’était une loi présentée sous couvert de bonnes intentions environnementales. Mais aucun pays au monde ne s’est imposé un tel sommet de bureaucratie kafkaïenne ! J’ai donc décidé de jeter un pavé dans la mare car le ZAN relève autant de la folie administrative que du contresens écologique.

Après des semaines de négociations entre l’État et les régions, quoi de nouveau sur ce dossier ?

On commence à mesurer les dégâts potentiels de cette loi. Des acteurs économiques alertent sur le danger que représentent ces normes pour leur activité, comme à Toulouse où le ZAN risque de bloquer les projets aéronautiques que l’Allemagne sera, elle, ravie d’accueillir. Des milliers d’élus de terrain ont relayé nos alertes. Et même au plus haut niveau de l’État, certains membres du gouvernement expliquent maintenant, plus ou moins à mots couverts, que cette loi est contraire à l’objectif de renaissance industrielle. Ce bras de fer a été payant pour Auvergne-Rhône-Alpes. Nous avons réussi à inscrire sur la liste des projets d’envergure nationale et européenne des projets aussi essentiels que celui d’Imerys dans l’Allier pour parvenir à fabriquer des batteries électriques sur notre sol, ou celui de Carbogen Amcis dans le Puy-de-Dôme pour assurer la production de médicaments en France. Je tiens à remercier le ministre Christophe Béchu qui fait ce qu’il peut avec une loi mauvaise. Mais au gouvernement, personne n’a le courage de faire machine arrière à ce stade et de revenir au bon sens.

Ne percevez-vous aucune avancée ?

Ma conviction est que cette loi est aussi néfaste pour les intérêts de la France que pour l’environnement, car elle repose sur une approche fondamentalement idéologique de l’écologie qui est en réalité celle de l’extrême gauche. Une écologie de l’interdiction plutôt que de l’incitation. Une écologie par les décrets plutôt que par les projets. Une écologie de la décroissance plutôt que de l’innovation. Je refuse cette approche et demande toujours une remise à plat totale de ce dispositif.

Quand le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires réclame de la souplesse du côté des services de l’État, considérez-vous cette intention comme une sécurité pour les collectivités ?

C’est surtout révélateur du terrain qu’abandonne la politique à l’administration. Nous avons une loi dont tout le monde s’aperçoit qu’elle est mauvaise mais que personne n’ose changer. Les ministres en sont réduits à demander à leur administration de ne pas appliquer une loi pour en limiter les effets. Et si la solution était plus simple ? Changeons la loi.

Vous continuez de croire aux conséquences « catastrophiques » d’un dispositif censé protéger la biodiversité en limitant et en compensant l’artificialisation des sols. Quelles conséquences anticipez-vous ?

En matière d’écologie, quelle est notre spécialité nationale ? Nous imposer des contraintes et des normes que nous n’appliquons pas à nos concurrents étrangers et pas aux produits importés. Quelles en sont les conséquences ? Nous détruisons nos emplois et notre industrie et nous importons des produits fabriqués dans des conditions environnementales catastrophiques. Bilan pour l’emploi : négatif. Bilan pour l’environnement : négatif. C’est en cela que cette loi est un contresens écologique. Notre industrie comme notre agriculture sont parmi les plus vertueuses au monde. Ma région en est un exemple puisque nous sommes tout à la fois le moteur industriel de la France et la région numéro un pour la production d’énergies décarbonées. Alors que nous devrions innover et relocaliser, on nous impose toujours des contraintes supplémentaires. Un autre chemin est possible : celui du patriotisme environnemental.

Que proposez-vous comme solutions alternatives pour faire face aux échéances fixées par les plans climat à l’échelle mondiale ?

Dans notre pays, pour préserver l’environnement, il faut avant tout produire en France. C’est pour moi un formidable message d’espoir pour notre jeunesse. Il n’y a pas à choisir entre soutenir nos emplois, nos entreprises, nos agriculteurs et protéger l’environnement. Rappelons quelques vérités : l’Allemagne émet deux fois plus de CO2 que la France et la Chine trois fois plus que l’Europe. Nous avons une des économies développées les plus décarbonées au monde et n’avons aucune raison de nous autoflageller. Sortons de cette idéologie imposée par l’extrême gauche. La réalité est que la majorité de notre empreinte carbone provient de nos importations.

La question environnementale semble absente des débats dans cette campagne des européennes. Qu’en pensez-vous ?

Sur ce sujet comme sur les autres, la seule liste de droite crédible est celle menée par François-Xavier Bellamy. Il a défendu avec constance le nucléaire quand les députés Renaissance joignaient leurs voix à la gauche pour s’y opposer. Il n’a jamais dévié contrairement au RN qui, sur des sujets aussi essentiels que notre monnaie, la PAC ou le nucléaire, change d’avis au gré du vent. Il est le seul qui propose à l’échelle européenne une vision de l’écologie positive, enracinée dans nos terroirs, favorable à notre industrie et notre agriculture pour ne pas dépendre des importations polluantes. C’est donc une raison de plus de mon soutien à la liste de François-Xavier Bellamy.

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Rendez-vous mercredi 5 juin au grand meeting du Cannet

Chers compagnons, chers amis,

Le mercredi 5 juin prochain, je vous donne rendez-vous au Cannet, chez mon amie Michèle Tabarot, pour le dernier grand rassemblement des élections européennes !

Derrière notre tête-de-liste, François-Xavier Bellamy, nous menons cette campagne avec la passion de ceux qui n’ont jamais dévié de leurs convictions et qui ne les marchanderont jamais.

Nous menons une campagne de cohérence et de combat au service de la France en Europe.

Nous refusons de l’abandonner aussi bien aux vociférations de l’extrême-gauche qu’à l’impuissance ou à l’irresponsabilité.

Et nous porterons ce message jusqu’aux dernières secondes de cette campagne !

Je compte sur votre mobilisation pour porter ce message avec nous, afin qu’il parvienne au plus grand nombre de nos compatriotes.

Et je compte tout particulièrement sur vous pour être nombreux, autour de François-Xavier Bellamy et de nos candidats, le 5 juin prochain, au Cannet, pour notre dernier meeting.

Ensemble, jusqu’au dernier instant de campagne, menons le combat pour la France !

Avec l’expression de mes meilleurs sentiments,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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François-Xavier Bellamy : « La droite européenne n’est pas en déclin »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité des 4 vérités sur France 2.

Il est revenu sur les élections européennes, le manque de travail du RN au Parlement européen et la dette publique.

Duel #Attal/#Bardella : “Le perdant, c’est la démocratie. La vérité des #européennes n’est pas ce débat. Le groupe politique que tous les sondages disent arriver en tête, c’est le PPE ! La droite européenne n’est pas en déclin”

François-Xavier Bellamy. #Les4V @fxbellamy pic.twitter.com/XkP61yzOlr

— Telematin (@telematin) May 24, 2024

François-Xavier Bellamy : “Il y a 5 ans, vous avez fait confiance au RN et à la fin, ils n’ont pas bougé une virgule dans un seul texte européen. Il ne faut pas que les Français confient leur révolte à des gens qui ne travaillent pas”. #Les4V @fxbellamy pic.twitter.com/2uMOZ1oZ5u

— Telematin (@telematin) May 24, 2024

“Vous voulez donner un blanc-seing à la dérive budgétaire d’Emmanuel Macron ? Votez Valérie Hayer !”

Désindexation des retraites : pour François-Xavier Bellamy, le gouvernement veut se “défausser sur les Français”. #Les4V @fxbellamy pic.twitter.com/7PSzJPjmJT

— Telematin (@telematin) May 24, 2024

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François-Xavier Bellamy : « Je voudrais commencer par vous dire que j’ai hésité à venir »

François-Xavier Bellamy était l’invité de « L’Événement » sur France 2.

Je voudrais commencer par vous dire que j’ai hésité à venir ce soir.#LEvenement #France2 #Européennes2024 pic.twitter.com/oh4IXo6UHK

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 23, 2024

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Éric Ciotti et François-Xavier Bellamy : « Nous voulons la mort de l’impôt sur la mort »

La démocratie parlementaire est née d’un impératif : le consentement du peuple à l’impôt et la gestion collective des recettes fiscales par ses représentants. Aujourd’hui, la gestion irresponsable des deniers publics est condamnée par un peuple qui n’oublie pas que l’argent de l’État n’est jamais que le sien. Dans ce contexte, le consentement à l’impôt ne cesse de se fissurer et exige une réponse forte.

Parmi la vaste gamme des impôts auxquels le génie fiscal français a pu donner naissance, nos concitoyens font la différence entre ceux qui leur semblent justifiés et ceux qui leur apparaissent confiscatoires dans leur principe même.

Un très récent sondage Odoxa nous apprend ainsi que l’impôt le plus impopulaire est celui qui frappe les successions et les donations : 77% des Français le considèrent comme injustifié et 84% sont favorables à sa diminution, y compris ceux qui en sont exonérés.

Au terme d’une vie d’imposition, un patrimoine – imposé et taxé à chaque étape de sa constitution – se retrouve de nouveau frappé par la fiscalité du simple fait de sa transmission : ne pouvant se contenter de faire les poches des vivants, l’État s’autorise à faire les poches des morts !

L’impôt sur la mort est un impôt philosophiquement inacceptable, et nous l’assumons : nous voulons la mort de l’impôt sur la mort.

En France, cet impôt se distingue par sa lourdeur, avec – en ligne directe – un taux maximal de 45% et un abattement fixé à seulement 100.000€, quand il est de 325.000£ outre-Manche ou de 400.000€ outre-Rhin. En Italie, l’abattement est fixé à 1.000.000€ et le taux d’imposition n’est que de 4%, tandis que de nombreux pays européens ont tout simplement supprimé cet impôt, comme le Portugal, la Suède, l’Autriche ou la Norvège.

La France doit cesser d’être la championne des impôts impopulaires.

Avec la fixité des différents seuils, nos compatriotes sont de surcroît victimes d’une hausse masquée de leurs impôts, puisque l’inflation et l’augmentation de valeur de certains biens mènent nombre d’entre eux à devenir imposables sans s’être enrichis.

Nous proposons donc d’aligner le régime fiscal des successions sur l’abattement le mieux disant en Europe, soit 1.000.000€. Mais nous proposons également de supprimer les droits de donation en ligne directe, au bénéfice des enfants et des petits-enfants, car les Français ont le droit de transmettre librement à leurs descendants le fruit d’une vie de travail.

La réforme des droits de succession et de donation est aussi l’occasion de provoquer un mouvement favorable à l’investissement, en faisant circuler entre les générations l’épargne accumulée par la prévoyance de nos concitoyens (près de 6.000 milliards hors immobilier), et nous proposons de libérer totalement les donations destinées à soutenir les nouvelles générations dans la création d’une entreprise ou sa reprise, ou dans la construction ou l’achat d’une résidence principale pour les primo-accédants. Il ne s’agirait pas d’une disposition sans précédent puisque, durant les Trente Glorieuses, les biens immobiliers neufs furent exemptés de droits de succession afin d’encourager la construction.

Nous proposons enfin que la transmission des entreprises soit totalement défiscalisée, sur le modèle allemand, tant que les moyens de production restent au sein d’une même famille. Nous défendrons ainsi l’esprit d’entreprise en assurant sa viabilité sur plusieurs générations.

L’État devrait certes renoncer à une importante source de recettes, mais encouragerait la création de nouvelles richesses, source de nouveaux revenus fiscaux, qui équilibreraient le coût de cette mesure. In fine, l’État serait riche d’avoir rendu la France plus riche, plutôt que d’être riche au prix de l’appauvrissement continu de contribuables pressurés.

Cette réforme est également une réforme d’avenir car elle l’anticipe, en prenant en compte la nouvelle donne démographique, marquée par l’allongement de l’espérance de vie, et qui repousse les héritages à des âges souvent avancés. Sans réforme, nous nous condamnons à une société immobile, percluse de conflits générationnels. Nous la refusons.

Nous voulons, au contraire, la construction d’une société de solidarité intergénérationnelle, où le patrimoine circule de manière fluide, dans l’intérêt non seulement de l’autonomie accrue des individus mais également dans l’intérêt de la richesse collective, et dans le respect des patrimoines librement bâtis au cours de toute une vie.

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Gérard Larcher : « Je voterai François-Xavier Bellamy ! »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de RTL.

Il est revenu sur les violences en Nouvelle-Calédonie et les élections européennes.

La priorité :le retour à l’ordre.Attention à la valse des porteurs de dossier! Il faut retrouver le dialogue en vue d’un accord global sans revenir en arrière sur le dégel du corps électoral,c’est le respect de la démocratie mais on ne peut convoquer un Congrès dans l’embrasement https://t.co/LnEa5j7xzs

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) May 23, 2024

“Je voterai François-Xavier Bellamy. Je ne suis pas certain que la majorité relative présidentielle avec Valérie Hayer présente un vrai projet européen qui soit autre chose que le fédéralisme”@gerard_larcher, le Président du @Senat, est au micro d’@amandine_begot dans #RTLMatin pic.twitter.com/IOX0JK18uA

— RTL France (@RTLFrance) May 23, 2024

Bien sûr qu’il fraudra tirer les leçons des résultats du 9 juin ! On ne peut pas en même temps dire que les élections européennes n’auront aucune conséquence nationale et s’impliquer autant dans la campagne, en témoigne le débat de ce soir ! https://t.co/vMp9dJWpCS

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) May 23, 2024

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, a interpellé le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe sur les errements diplomatiques du gouvernement.

“A force d’en même temps plus personne ne vous entend” souligne @RKaroutchi à propos des errements diplomatiques du gouvernement. pic.twitter.com/ZJIUjrnvFX

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 22, 2024

Philippe Tabarot, sénateur des Alpes-Maritimes, a questionné le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports sur les grèves pendant les Jeux Olympiques.

Grève dans les transports :
“Cette nouvelle grève arrive après un accord soit-disant historique sur les retraites, cela à tenu moins de 15 jours (…) cette machine infernale ne s’arrêtera plus” dénonce @PhilippeTabarot et appelle le ministre à reprendre les choses en main. pic.twitter.com/Cm6uaVL82m

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 22, 2024

François Bonhomme, sénateur de Tarn-et-Garonne, a interrogé le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur la situation de Stellantis.

Voiture électrique :
“En l’absence de stratégie industrielle claire et protectrice nous risquons de payer cher l’interdiction de la voiture thermique à l’horizon 2035 face au dumping social chinois” avertit @F_Bonhomme. pic.twitter.com/5u5SSSmwBm

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 22, 2024

Jean-Gérard Paumier, sénateur d’Indre-et-Loire, a interpellé le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques sur la réforme de la fonction publique.

“Envisagez-vous d’infléchir le calendrier, la méthode et le contenu de votre réforme de la fonction publique ?” interroge Jean-Gérard Paumier. pic.twitter.com/DMqFE1AN6V

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 22, 2024

Khalifé Khalifé, sénateur de la Moselle, a questionné le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur la situation de la centrale de Saint-Avold.

Centrale de Saint-Avold :
“Aucune perspective gouvernementale ne semble à ce jour en vue, les salariés attendent du gouvernement une feuille de route claire sur la conversion du charbon à la biomasse” alerte le sénateur mosellan Khalifé Khalifé. pic.twitter.com/5FvrxTcdWq

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 22, 2024

Pour finir, Clément Pernot, sénateur du Jura, a interrogé la ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur le gel des viticultures.

Après le gel ayant touché gravement le vignoble jurassien, énième difficulté rencontré par notre agriculture, le sénateur Clément Pernot appelle la ministre à mettre en place un plan Marshall agricole au niveau national. pic.twitter.com/94TuI7Zzgo

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 22, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, une députée du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Emilie Bonnivard, députée de la Savoie, a interpellé le ministre de la Justice sur la situation des agents pénitentiaires.

“Nous devons opérer un virage à 180° en matière de fermeté pénale et pénitentiaire.”@BonnivardE (LR) alerte le Gvt sur “des trafics qui plombent l’efficacité de la réponse pénitentiaire et mettent en danger les personnels” et appelle à réduire les extractions.#DirectAN #QAG pic.twitter.com/H6ndJHA8Bi

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) May 22, 2024

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Éric Ciotti : « La République a de trop nombreuses fois cédé face à la violence »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de RMC/BFM TV.

Il est revenu sur l’augmentation des impôts, les grèves à la SNCF, la décision de la Cour pénale internationale et déliquescence de l’autorité de l’Etat.

Je dénonce un plan caché d’augmentation des impôts du gouvernement ! pic.twitter.com/lVN46KHnhe

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 22, 2024

Il faut privatiser la SNCF, je dépose aujourd’hui un texte de loi en ce sens !

Depuis 1947, pas une année sans que la SNCF ne soit en grève et ne bloque les Français au moment des départs en vacances.

Quelques syndicats prennent en otage l’ensemble des Français ! pic.twitter.com/k7ByvoQlGS

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 22, 2024

La CPI s’est définitivement décrédibilisée.

L’attaque du 7 octobre a fait 1200 morts, des femmes ont été violées, des personnes âgées assassinées et des otages torturés.

On ne peut mettre sur le même plan ces terroristes islamistes et le Premier ministre d’une démocratie ! pic.twitter.com/Z2G3pj4YnK

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 22, 2024

La République a de trop nombreuses fois cédé face à la violence.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont reculé à Notre-Dame-des-Landes, c’était le début de la déliquescence de l’autorité de l’Etat ! pic.twitter.com/7WZrH5vr8t

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 22, 2024

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François-Xavier Bellamy : « éviter la naïveté sur le libre-échange »

Face au décrochage économique de l’Europe vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis, le candidat Les Républicains aux européennes plaide pour davantage de liberté. Il veut éviter les « sables mouvants administratifs, sociaux et fiscaux qui découragent tous les jours le travail et la production ».

L’Europe ne peut et ne doit pas se couper du commerce mondial. Mais il a connu un tournant critique, et nous paierons cher le fait d’être le dernier continent à l’avoir compris… Avec les Etats-Unis, l’Europe a longtemps été à l’avant-garde du libre-échange, dans un contexte de supériorité économique, industrielle et technologique indiscutable. La chute du mur de Berlin a marqué le début d’une grande phase de mondialisation, perçue comme le triomphe de l’Occident, de ses valeurs et de son modèle économique. La montée en puissance des pays émergents, mais aussi le décrochage depuis une quinzaine d’années de l’Europe par rapport aux Etats-Unis, ont changé la donne. Dans le contexte du retour de rivalités géopolitiques affirmées, le commerce international est redevenu un outil stratégique.

En accueillant la Chine, l’OMC n’a pas vécu son triomphe, mais sa fin : ses membres les plus importants ont fait voler en éclat ses principes. Subventions publiques massives à la production, barrières tarifaires et réglementaires de pure opportunité, exclusivité nationale sur les marchés publics, les Etats-Unis comme la Chine se sont affranchis sans complexe des règles du jeu, tout en neutralisant l’arbitre. Dans ce contexte, l’Europe doit éviter deux impasses. Le premier danger serait de se replier dans un protectionnisme frileux, sans vision et sans ambition. C’est un risque majeur pour la France en particulier.

Dans une zone euro excédentaire commercialement, notre pays paie cher son retard de compétitivité :100 milliards d’euros de déficit commercial l’an dernier, record atteint par l’Etat champion du monde des impôts, des charges et de la complexité. Si nous voulons retrouver notre prospérité, la pire erreur serait de tenter de s’enfermer dans quatre murs pour se protéger de la compétition mondiale ; ce serait le plus sûr moyen de mourir à petit feu. Il n’y a pas d’autre option que la liberté : libérer nos entrepreneurs, nos industriels, nos agriculteurs, des sables mouvants administratifs, sociaux et fiscaux qui découragent tous les jours le travail et la production en France.

En allégeant drastiquement les codes et les charges, en sortant de la prime à l’inactivité, en recréant un principe de confiance envers le risque et l’investissement, en interdisant les surtranspositions – avec un objectif : remettre le pays à niveau au moins des concurrents européens. Deuxième impasse tout aussi dangereuse : la naïveté. Cet indispensable travail ne suffira pas en effet à nous rendre compétitifs face à n’importe quels modèles, sauf à entrer dans une course délétère aux subventions publiques ou au moins-disant systématique. C’est l’une des raisons pour laquelle nous n’avons pas soutenu le Ceta : ce serait condamner politiquement le libre-échange que d’organiser en son nom une concurrence déloyale contre nos propres producteurs. La trajectoire de cet accord est d’ailleurs, à moyen terme, irrémédiablement déficitaire pour la France. Le débat qu’il a suscité est légitime ; mais il ne doit pas faire oublier que l’essentiel est de toute façon ailleurs.

Face à la stratégie agressive de surproduction chinoise, l’Europe ne doit pas laisser les Etats-Unis réagir seuls, sauf à se condamner à devenir l’unique marché de débouché pour le projet de Pékin. L’urgence est de compléter le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) pour y inclure les produits manufacturés, en rétablissant les quotas gratuits pour nos industriels jusqu’à sa pleine effectivité. L’Union devra également apprendre à appliquer des quotas, et mener plus rapidement ses enquêtes anti-dumping, en mobilisant tous les outils juridiques que nous avons créés au cours du dernier mandat. L’été dernier, le chef économiste de la Commission déclarait encore qu’il faudrait remercier la Chine de subventionner les voitures qu’elle nous vendra : c’est à cette naïveté dangereuse qu’il est urgent de mettre fin. Sinon, les prochaines crises nous réveilleront trop tard à une vulnérabilité devenue irréversible.

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