Bruno Retailleau : « Nos sociétés cultivent la haine de soi »

En déplacement à Lille ce jeudi dans le cadre de son « tour de France » des militants, le président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur tente de reprendre la main, après des semaines brouillonnes à droite. Entre lutte contre l’islamisme, réforme du travail et bataille culturelle, Bruno Retailleau trace sa ligne.

Nous commémorons ce jeudi les dix ans des attentats du 13 novembre 2015. Comment l’ancien ministre de l’Intérieur évalue aujourd’hui la menace terroriste en France ?

La France est toujours menacée. Depuis Toulouse (Mohammed Merah en 2012), 80 attentats ont été déjoués et une cinquantaine perpétrée. Hier, la menace venait principalement de l’extérieur, de l’État islamique. Aujourd’hui, elle est endogène, portée par des individus de plus en plus jeunes. Depuis 2023, 70 % des auteurs d’attentats déjoués ont moins de 21 ans. Leur radicalisation via les réseaux sociaux rend le travail de nos services beaucoup plus compliqué.

Vous faites un lien avec l’« ensauvagement » de la société, et de la jeunesse en particulier, que vous dénoncez ?

Cette hyperviolence du terrorisme islamiste se nourrit d’un ensauvagement. Nos sociétés de consommation ont créé un grand vide dans les esprits et les cœurs où le totalitarisme islamique prospère. Hannah Arendt disait : « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal ». Nos sociétés occidentales cultivent la haine de soi. Mais en doutant d’elles-mêmes, elles encouragent la haine des autres.

Quelles réponses face à cette menace ?

Les réponses ne peuvent pas être seulement judiciaires et sécuritaires. Elles concernent nos défenses immunitaires. Les terroristes visent la France pour ses valeurs : notre art de vivre au Bataclan, la fête nationale à Nice, nos racines judéo-chrétiennes. La résistance passe par l’école et par la lutte contre l’entrisme des frères musulmans.

Vous vous êtes engagé depuis la semaine dernière dans un « tour de France » pour « reconnecter la politique au terrain ». Vous serez à Lille ce jeudi. Que proposez-vous concrètement ?

Je veux répondre à une double angoisse : l’appauvrissement économique et la dépossession culturelle. Je réfléchis à un « seuil zéro cotisation » pour rapprocher le brut du net. Au-delà de 1 623 heures travaillées, il n’y aurait plus de cotisations ni pour l’entreprise ni pour le salarié. C’est une reformulation du « travailler plus pour gagner plus » qui réconcilie pouvoir d’achat et compétitivité. Je propose aussi un compte social regroupant toutes les allocations, plafonnées à 70 % du SMIC, pour décourager l’assistanat.

Et sur la « dépossession culturelle » ?

Quand le Conseil supérieur de l’éducation propose la suppression des vacances de Noël au profit de « vacances d’hiver » (une proposition rejetée par le ministère de l’Éducation), c’est un déni flagrant de ce que nous sommes. Les Français sont attachés à leur calendrier, à leurs grandes fêtes. Il y a là une dimension culturelle, pas cultuelle.

Depuis votre sortie du gouvernement , il est difficile de saisir quel chemin souhaite emprunter la droite républicaine. D’autant plus à l’observation de la « guéguerre » entre députés et sénateurs.

Aujourd’hui, il faut avoir le cœur bien accroché pour croire en la vie politique. Tout est confus, c’est vrai. On le voit avec un Premier ministre se réclamant plutôt de droite qui mène un hold-up fiscal décidé par le PS. La politique décourage parce qu’elle s’écarte des convictions. Le grand moment d’explication, ce sera 2027. Je veux que LR ait une ligne claire, cohérente. Notre projet, c’est que le travail paie, une école méritocratique, le retour de l’autorité dans la rue et à nos frontières. J’assume de dire que l’immigration n’est pas une chance aujourd’hui. Sur le budget, notre groupe à l’Assemblée s’oppose méthodiquement aux augmentations d’impôts, alors que le Rassemblement national a voté 34 milliards d’euros d’impôts en 24 heures ! Et de ce point de vue là, le Sénat confortera le travail des députés. Certes, il y a pu y avoir des analyses divergentes sur la dissolution ou la censure, mais vous verrez que sur les discussions budgétaires, les positions sont beaucoup plus convergentes qu’on ne le pense.

Xavier Bertrand vous a demandé d’éclaircir la ligne LR : « Peut-il dire comme moi ni La France insoumise ni RN ? »

Ce choix a été fait lorsqu’Éric Ciotti a rallié Marine Le Pen et que l’immense majorité des cadres et adhérents sont restés chez LR. Je ne crois pas à l’union des droites par les appareils, mais je veux parler à tous les électeurs, y compris ceux du RN. Depuis quarante ans, la gauche a diabolisé la droite dès qu’elle parlait d’immigration ou de sécurité. Résultat : elle a offert ces thèmes à l’extrême droite. Je veux les reprendre, sereinement, sans outrance.

Les sondages pour 2027 vous relèguent loin du RN…

Dix-huit mois avant 2012, François Hollande était à 3 %. La France ne penche pas à gauche, elle penche à droite. Nous avons les bonnes réponses. On arrive au bout du cycle macronien. La période ouvre tous les possibles.

Votre « tour de France » ouvre-t-elle la voie à une candidature à la présidentielle ?

Ce n’est pas la question du moment. D’abord écouter, comprendre, bâtir un projet. Puis il y aura un processus de désignation. Un comité des sages déterminera une méthode et ce sera aux adhérents de trancher. Primaire ouverte, fermée ou champion des sondages… Ils décideront en début d’année pour avoir un candidat avant l’été.

Vers quelle formule va votre préférence ?

Il est possible d’imaginer une primaire fermée suivie d’une primaire ouverte, pour sortir de la première étape avec une personnalité forte et éviter que plusieurs candidats LR ne se neutralisent lors de la seconde étape.

Laurent Wauquiez plaide pour une primaire ouverte « de Sarah Knafo (Reconquête) à Gérald Darmanin ».

On le voit, le périmètre d’une primaire ouverte peut poser problème. Le grand principe d’une primaire, c’est que les perdants acceptent de soutenir le gagnant. Vous imaginez Darmanin soutenant Knafo ?

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Nos députés et sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, un député du groupe Droite Républicaine a interpellé le gouvernement.

Michel Barnier, député de Paris, a tout d’abord rendu hommage à la libération de Boualem Sansal et a ensuite interrogé le Premier ministre sur les attentats du 13 novembre 2015 et la lutte contre l’islamisme.

Attentats du 13 novembre 2015 | “Dix ans après, nous n’avons pas peur, nous gagnons la bataille de la vie mais avons-nous réellement gagné la bataille contre l’islamisme ?” demande @MichelBarnier (DR).
“Que fait le Gvt pour protéger la France contre l’islamisme ?”#DirectAN #QAG pic.twitter.com/l8DLeIMB39

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) November 12, 2025

Lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, a interpellé le ministre de l’Intérieur sur la politique de maintien de l’ordre public.

Politique de maintien de l’ordre public@RKaroutchi (@lesRep_Senat) s’adresse à @NunezLaurent : “Quelle est votre conception de l’ordre public républicain ?”#QAG #DirectSénat pic.twitter.com/WQGMyDZXx3

— Sénat (@Senat) November 12, 2025

Kristina Pluchet, sénatrice de l’Eure, a questionné le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe sur le Mercosur.

Accords de libre-échange et sacrifice de l’agriculture française et européenne

Kristina Pluchet (@lesRep_Senat) interpelle @benjaminhaddad : “Peut-on laisser mourir l’agriculture française sans rien faire ? Comment garantirez-vous à notre agriculture et à nos filières… pic.twitter.com/EPAQL4WB8n

— Sénat (@Senat) November 12, 2025

Marie-Carole Ciuntu, sénatrice du Val-de-Marne, a interrogé le ministre de l’Intérieur sur le rapport de l’association France Terre d’Asile.

Plan d’action de @Franceterdasile sur la politique migratoire@mcciuntu (@lesRep_Senat) s’adresse à @NunezLaurent : “Prendrez-vous à bras le corps le problème impliquant ces associations militantes, qui scandalise une grande majorité de nos concitoyens et nuit à l’autorité de… pic.twitter.com/3G82sn8qyo

— Sénat (@Senat) November 12, 2025

David Margueritte, sénateur de la Manche, a interpellé le ministre délégué auprès de la ministre de l’Action et des Comptes publics, chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État sur la réindustrialisation de nos territoires.

Compensation pour les collectivités locales des pertes de recettes liées à l’accueil d’établissements industriels@DMARGUERITTE (@LesRep_Senat) s’adresse à @Amiel_David_ : “Le Gouvernement entend-il revenir, pendant la discussion budgétaire, sur cette mesure et faire en sorte… pic.twitter.com/dYZyhDkftH

— Sénat (@Senat) November 12, 2025

Marie-Claire Carrère-Gée, sénatrice de Paris, a questionné le garde des Sceaux, ministre de la Justice sur le rapport de la mission d’information sur le meurtre d’Elias.

Rapport de l’inspection générale de la justice sur le meurtre d’Élias, le 24 janvier 2025@MCCG (@LesRep_Senat) interpelle @GDarmanin : “Ferez-vous de la justice des mineurs et des droits des victimes deux piliers de votre grande réforme de la justice ?”#QAG #DirectSénat pic.twitter.com/1nzOhNxLQU

— Sénat (@Senat) November 12, 2025

Pour finir, Guillaume Chevrollier, sénateur de la Mayenne, a interrogé la ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique sur la souveraineté industrielle.

Renforcement de la souveraineté industrielle de la France@gchevrollier (@LesRep_Senat) interpelle @ALehenanff : “La France et l’Europe sortiront-elles enfin de leur torpeur pour durcir leurs droits de douane et accélérer les procédures anti-dumping ? Quelles mesures… pic.twitter.com/wqY9bi6pfs

— Sénat (@Senat) November 12, 2025

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Agnès Evren : « Ce qui se passe actuellement à l’Assemblée est une forme de surenchère populiste »

Agnès Evren, porte-parole de notre mouvement et sénatrice de Paris, était l’invitée de Radio J.

Elle est revenue sur les incidents à la Philharmonie de Paris, le budget 2026 et les élections municipales à Paris.

Sur les incidents à la Philharmonie de Paris :
“C’est un acte antisémite intolérable et indigne de la France en 2025. La liberté de création, de programmation et de diffusion est une liberté fondamentale dans notre République. Et par ailleurs, ce qui s’est passé est gravissime:… pic.twitter.com/SvVkPdkzGx

— RADIO J (@RadioJFrance) November 10, 2025

“C’est de l’antisémitisme à visage découvert. Il y a un avant et un après 7 octobre. La parole antisémite a été désinhibée et la France insoumise jette de l’huile sur le feu, constamment. J’ai été très étonnée de voir une forme de silence du côté de la gauche, même si… pic.twitter.com/AXNvCDtbfe

— RADIO J (@RadioJFrance) November 10, 2025

“Ce qui se passe actuellement à l’Assemblée est une forme de surenchère populiste, avec des alliances irréalistes et baroques entre le Parti socialiste et le Rassemblement national, et l’aboutissement d’un budget avec 40 milliards d’augmentations d’impôts.”@AgnesEvren ,… pic.twitter.com/1xQgUOzANL

— RADIO J (@RadioJFrance) November 10, 2025

“A droite, malheureusement, à cause de nos divisions stériles, nous perdons depuis 25 ans. Je regrette cette candidature concurrente de @pybournazel parce que nous nous apprêtons à faire exactement la même erreur qu’en 2020. J’en appelle à l’unité derrière @datirachida .”… pic.twitter.com/Ka3jlhetZc

— RADIO J (@RadioJFrance) November 10, 2025

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Budget de la Sécurité sociale : le diagnostic du docteur Neuder

L’ancien ministre de la Santé, redevenu député, critique un budget de la Sécurité sociale « sans cap ni cohérence ». Pour Yannick Neuder, la santé publique ne peut plus être gérée « à la petite semaine » : il appelle à une vraie stratégie d’investissement et à un sursaut de vision.

Le gouvernement veut ramener le déficit de la Sécu à 17,5 milliards d’euros. Le plan vous paraît-il crédible ?

Ça me paraît difficile. On examine chaque mesure isolément – franchises médicales, affections de longue durée, fiscalité – sans jamais poser la question essentielle : quelle santé voulons-nous pour les Français ? Ce budget est devenu un simple exercice comptable, pas une politique. Or les dépenses de santé augmenteront inévitablement avec le vieillissement et la progression des maladies chroniques. Prétendre le contraire, c’est mentir. Je ne renierai pas mes convictions : ce texte ne peut pas rester en l’état, sans cap ni cohérence. On ne peut pas faire peser le coût de la suspension de la réforme des retraites sur le dos de la santé des Français.

Le gouvernement assume des « efforts nécessaires ». Vous les jugez excessifs ?

Ce que je trouve dangereux, c’est la contorsion politique permanente : on veut afficher de la rigueur sans repenser le modèle. On fait croire qu’en travaillant moins et en taxant plus, on va sauver la Sécu. Or, sans compétitivité ni croissance, il n’y aura pas de recettes nouvelles pour financer la santé. Moi, je plaide pour une trajectoire pluriannuelle. L’Allemagne investit environ 450 euros par habitant dans la prévention ; nous sommes à 187 euros. Il faut mettre de l’argent sur la vaccination, le dépistage des cancers, la santé cardiovasculaire. Ces dépenses-là sont des investissements. A force de gérer la santé sur une année N, on s’interdit toute stratégie durable.

Faut-il remettre en cause la gratuité du système ?

La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Le tout-gratuit a fini par déresponsabiliser les Français : on ne sait plus ce que vaut une consultation, un médicament ou une hospitalisation. Je ne suis pas opposé à une participation, mais attention : remettre en cause l’universalité du système, c’est s’attaquer à l’ADN même de la Sécurité sociale. D’autant que ce budget prévoit déjà de taxer davantage les salariés modestes, d’alourdir le coût des mutuelles et de restreindre les marges de manœuvre des hôpitaux. Résultat moins d’investissement, moins d’innovation et, inévitablement, un accès aux soins qui se dégrade.

Craignez-vous une médecine à deux vitesses ?

On voudrait le faire qu’on ne s’y prendrait pas mieux. Certains actes médicaux n’ont pas été revalorisés depuis vingt ans. Des libéraux envisagent de se déconventionner. Si on continue, on aura une médecine privée pour ceux qui peuvent payer et une médecine low cost pour les autres. C’est exactement ce que je veux éviter. C’est pour cela que j’ai décidé de quitter le gouvernement. Parce qu’il n’y avait pas de vision. Je suis médecin depuis vingt-cinq ans : je ne pouvais pas cautionner une politique de rabotage budgétaire. J’aurais voulu une vraie trajectoire pluriannuelle d’investissement sur la prévention, les déserts médicaux, la formation. Rien de tout cela n’était possible dans le cadre imposé.

Qu’avez-vous malgré tout réussi à faire au ministère ?

Nous avons lancé un pacte contre les déserts médicaux : mobilisation des « médecins solidaires », retour des docteurs juniors dans les territoires, suppression du numerus apertus pour former davantage d’étudiants français. J’ai voulu que la France reprenne le contrôle de sa formation médicale : il n’est pas normal que des milliers d’étudiants partent se former en Roumanie ou en Espagne pendant qu’on manque de médecins ici.

Certains de vos collègues LR sont restés au gouvernement malgré la ligne du parti. Quelle est votre position ?

Je ne juge personne. Si mes collègues pensent pouvoir agir utilement, tant mieux. Mais chacun doit assumer ses choix : il y a la ligne du parti, et il y a la responsabilité individuelle. Moi, je n’avais plus les leviers pour mener la politique de santé que je voulais.

Concernant Les Républicains, comment le parti peut-il se reconstruire après cette séquence aussi confuse que douloureuse ?

Le vrai danger pour 2027, c’est une confrontation au deuxième tour entre les extrêmes. Je ne crois pas que la France puisse se confier à ceux qui l’amèneraient à sa perte. Notre responsabilité est donc d’offrir une alternative crédible, pas trois candidatures à 5%.

Faut-il une primaire à droite ?

Il est encore trop tôt, mais pourquoi pas si elle est bien préparée. Mais il faut du temps, un projet, des compromis programmatiques. Une coalition, ça se construit, ça ne s’improvise pas. Commençons par les municipales : nous devons montrer que la droite a encore un ancrage local solide, c’est la première pierre pour 2027.

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François-Xavier Bellamy et Céline Imart : « Erasmus, nouveau laboratoire de la naïveté européenne »

En étendant le dispositif Erasmus+ à l’Algérie, pays qui retient pourtant arbitrairement les deux Français Boualem Sansal et Christophe Gleizes, l’Union européenne révèle son arrogance technocratique et s’efface en croyant se renforcer, analysent les deux eurodéputés LR.

Je signe la pétition !

L’Europe est faite de décisions qui, en apparence, n’ont l’air de rien. Elles s’annoncent dans un communiqué, se glissent dans une note diplomatique et, pourtant, elles disent davantage que les discours qui prétendent les expliquer. L’annonce faite par la vice-présidente de la Commission, Kaja Kallas (Renew), le 16 octobre dernier, d’étendre Erasmus+ à l’Algérie, à la Syrie, à la Libye, aux territoires palestiniens, dans le cadre d’un « pacte pour la Méditerranée », en est l’illustration la plus aboutie. Erasmus+ est l’un des rares succès incontestés de l’Union, une promesse tenue, un symbole de confiance.

Que pourrait-on bien faire pour en saper les fondements? Sans débat public, sans mandat politique clair, sans la moindre préoccupation pour les réalités politiques et institutionnelles des pays concernés, au nom d’un idéal abstrait, la vice-présidente a une idée lumineuse diluer Erasmus+ dans un projet bien plus vaste de pacte, qui entend notamment donner vie à un « espace méditerranéen commun », avec la création d’une Université méditerranéenne dotée de campus partagés, une intensification de la mobilité académique et une délivrance facilitée de visas. Il ne s’agit plus de simples échanges ponctuels, mais d’une véritable intégration de régimes dont les seules garanties de stabilité concernent la censure et la répression, bien suffisantes pour se voir récompensées d’un statut de partenaire académique protégé de l’Europe.

Erasmus+ reposant sur la liberté d’apprendre, l’échange et le débat démocratique, qui seraient les heureux élus de cette main tendue dans la logique de la cohérence bruxelloise ? L’Algérie, bien sûr ! qui emprisonne arbitrairement deux Français, l’écrivain Boualem Sansal et le journaliste Christophe Gleizes, pour avoir osé exercer ce droit fondamental. Ce mélange de naïveté et d’arrogance technocratique révèle une fascination absolue de l’UE pour le « soft power inversé », l’idée que l’Europe se renforce en s’effaçant et qu’elle convainc en se rendant vulnérable. La Commission préfère construire un partenariat éducatif avec la Syrie, devenue un État failli aux mains d’un ancien combattant djihadiste, mais annule son partenariat avec les universités hongroises, au nom de l’État de droit ! Puisque la Commission assure systématiquement qu’il y aura des garanties suffisantes pour mener à bien ce projet et diffuser les valeurs de l’UE, nous pouvons dormir sur nos deux oreilles.

Rappelez-vous du cas de l’université de Gaziantep, en Turquie, pays déjà associé à Erasmus+, dont le recteur a rendu hommage au Hamas, organisation que l’UE classe pourtant comme terroriste. Les financements ont été suspendus grâce à notre vigilance. La mise en œuvre du programme repose dans chaque pays associé à Erasmus+ sur une agence nationale, sans supervision directe de la Commission. Que présager d’une extension à des régimes non associés et instables ? Doutant du niveau optimal de sécurité que les geôliers de nos deux concitoyens français réserveraient à nos étudiants et universitaires et de la volonté de nos jeunes d’assurer un semestre à Gaza ou Damas, il faut en réalité croire qu’Erasmus ne sera plus un échange, mais une « ouverture académique » réservée aux mobilités entrantes. La Commission a en effet assumé que l’un des objectifs du pacte est de faciliter la délivrance des visas et d’ouvrir des voies légales pour répondre aux besoins de main-d’œuvre.

Forte du constat du chaos diplomatique qui existe entre Paris et Alger en matière de coopération migratoire, Alger n’acceptant de récupérer ses ressortissants en situation irrégulière en France depuis plusieurs mois, la Commission instaure donc un mécanisme de contournement migratoire, pensé pour être indiscutable et indolore, car enveloppé dans le papier cadeau Erasmus. Mais l’aveuglement idéologique ne s’arrête jamais à la frontière du principe, il exige toujours un budget ! Et, là encore, il est implacable, avec un rehaussement de 21 milliards d’euros du budget de la Commission destiné à la coopération avec les pays du sud de la Méditerranée, tandis qu’elle propose dans le même temps une diminution drastique de la PAC pour la France à hauteur de 25%.

Une Europe qui traque au centime près les aides agricoles et exige de nos agriculteurs qu’ils justifient jusqu’à la moindre goutte d’eau utilisée, tout en coopérant sans garanties avec des régimes hostiles à la France, c’est une Europe qui se trompe de loyauté. La morale budgétaire a son propre sens de la géographie… Nous avons déposé une question écrite à la Commission pour nous opposer à cette extension d’Erasmus+, car l’ouverture ne peut jamais signifier l’abandon du discernement. Nous lançons une pétition européenne, car la Commission ne changera pas de cap d’elle-même : elle ne reculera que lorsqu’une pression claire s’exercera, celle des Français et de tous les citoyens européens. Nous comptons sur vous pour nous rejoindre dans ce combat.

Je signe la pétition !

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Bruno Retailleau : « Je ne pouvais pas rester dans un gouvernement contraire à mes convictions »

Bruno Retailleau, président de notre mouvement, était l’invité de BFMTV.

Il est revenu sur la sécurité, sa démission du gouvernement, les relations franco-algérienne, le combat contre l’islamisme et l’instrumentalisation de la violence par La France Insoumise.

Le plus grand défi en France est le défi sécuritaire.

Nous sommes une société qui a dévalorisé la notion de respect, d’autorité et de hiérarchie.@BrunoRetailleau pic.twitter.com/UwZC7QCOhW

— les Républicains (@lesRepublicains) November 6, 2025

Olivier Faure décide et le Premier ministre s’exécute.

Je ne pouvais pas rester dans un gouvernement contraire à mes convictions.@BrunoRetailleau pic.twitter.com/QavAqIoXDV

— les Républicains (@lesRepublicains) November 6, 2025

La France sert de bouc émissaire à tous les échecs du régime algérien comme s’il avait un droit de tirage mémoriel infini.@BrunoRetailleau pic.twitter.com/aMhzCsFK20

— les Républicains (@lesRepublicains) November 6, 2025

Arnaud Beltrame c’est la radicalité du bien face à la radicalité du mal, incarnée par la barbarie islamiste. pic.twitter.com/aO3b55lbj9

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) November 6, 2025

Ceux qui pensent que le voile est un simple morceau de tissu se trompent. C’est l’emblème d’une idéologie politique : l’islamisme. pic.twitter.com/5FDXEjauAB

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) November 6, 2025

La France insoumise instrumentalise la violence dans le débat public. pic.twitter.com/TT83PJTVFb

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) November 6, 2025

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Céline Imart : « Bruxelles contre les nations et la raison »

Au lieu de choisir la transparence et la protection des peuples, l’Europe prône le relativisme et arrose ses ennemis qui rêvent de la faire disparaître.

Il est des votes qui valent diagnostic. L’amendement au budget 2026 de l’Union européenne que j’ai déposé au Parlement européen – interdisant tout financement européen à des organisations promouvant le terrorisme, l’islamisme ou l’antisémitisme – aurait dû relever de l’évidence. Il n’en a rien été : adopté à seulement 11 voix près, pour un Parlement comptant 720 députés, il a révélé l’ampleur du malaise moral qui ronge nos institutions. Comme si condamner la haine devenait, à Bruxelles, un sujet sensible. Comme si l’Europe ne savait plus distinguer ses adversaires de ses défenseurs.

​Ce débat, à lui seul, dit tout du mal européen. Quand il faut négocier pour déposer des amendements pour affirmer qu’aucun euro ne doit financer l’antisémitisme ou l’islamisme, c’est qu’une maladie morale s’est installée, le relativisme : cette pathologie qui pousse à tout excuser, jusqu’à l’intolérable.

Ménager les susceptibilités avant de protéger les citoyens

​Pendant que la Commission disserte sur l’inclusion et la diversité, l’argent des contribuables alimente ce contre quoi l’Union européenne prétend lutter. Et quand on n’ose plus choisir, on laisse décider les idéologues et les puissances étrangères. Le bon sens est désormais suspect. Refuser que les impôts des Européens servent à des associations liées aux Frères musulmans ? Trop clivant. Contrôler les ONG subventionnées ? Trop “politique”.

​À Bruxelles, il faut ménager les susceptibilités avant de protéger les citoyens. L’Europe hors-sol et culpabilisatrice impose aux agriculteurs de devenir des gestionnaires d’écosystèmes, tout en oubliant que ses racines sont dans les champs, les vignes et les étables, qui façonnent notre paysage, nos traditions et notre civilisation. Elle se montre impitoyable avec ceux qui produisent, chaque euro agricole est traqué, disséqué au centime près, chaque hectare justifié. La Commission prévoit une baisse de près de 25 % du budget 2028-2034 de la Pac pour la France, pendant qu’aucun audit sérieux n’est réalisé sur les circuits opaques des réseaux islamistes et écologistes radicaux financés par l’Union. Ces entités n’ont en réalité à justifier que leurs slogans.

15 millions d’euros de subventions pour les ONG vertes

​Une civilisation qui persécute ceux qui la nourrissent tout en finançant ceux qui la minent n’est plus une civilisation sûre d’elle-même. À force de craindre d’être jugée discriminante, la Commission se montre indifférente. Alors, face à ces dérives, j’agis.

​Nous avons obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner en détail les subventions accordées aux ONG. La Cour des comptes européenne admet ignorer le montant total versé par la Commission, mais l’estime à plusieurs milliards d’euros. Les seules ONG vertes recevraient près de 15 millions d’euros par an pour leurs activités de lobbying à Bruxelles.

​Nous avons interpellé la vice-présidente de la Commission après sa proposition d’ouvrir Erasmus et l’accès à ses fonds à plusieurs pays, dont l’Algérie, la Syrie et les Territoires palestiniens, à rebours du respect des droits fondamentaux : la Commission confond ouverture et abdication. Pas moi. Je multiplie les questions écrites pour obtenir la transparence réelle, celle des comptes, et pas des communiqués.

​L’Europe ne manque pas de moyens mais de repères. Et c’est sans doute la plus dangereuse des pauvretés. Mon amendement adopté trace une ligne de partage nette : soit l’Europe choisit la clarté et la protection de ce qui fait sa force, soit elle continue d’arroser ceux qui rêvent de sa disparition et de bureaucratiser nos campagnes. Je ne les lâcherai pas.

>> Lire l’édito sur ValeursActuelles.com

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François-Xavier Bellamy : « Non à l’Algérie, la Palestine et la Syrie dans Erasmus ! »

Le député européen explique au « Point » les raisons de son opposition à l’extension du programme européen à certains pays du sud de la Méditerranée.

Si la polémique n’a pas encore totalement pris, elle ne devrait pas tarder à enfler. La Commission européenne, par la voix de sa vice-présidente Kaja Kallas voudrait étendre Erasmus + aux pays du pacte pour la Méditerranée. Ce programme, qui facilite les échanges universitaires au sein de l’Europe, ainsi que le séjour de stagiaires, d’apprentis ou d’enseignant, serait ainsi ouvert à dix nouveaux pays, dont l’Algérie, les territoires palestiniens ou encore la Syrie.

François-Xavier Bellamy, chef de file des députés Les Républicains (LR) au Parlement européen, s’y oppose et lance avec Céline Imart, elle aussi députée européenne LR, une pétition. Le Point a recueilli ses arguments.

Je signe la pétition !

Le choix de la pétition est assez surprenant de la part de deux élus. Pourquoi ce format ?

Ce n’est pas notre manière habituelle de procéder, en effet. Nous avons déjà tenté de secouer la Commission en mobilisant tous les moyens parlementaires. Hélas, la prise de conscience n’est ni assez forte ni assez large. Indépendamment de toute dimension partisane ou électorale, notre objectif avec Céline Imart est d’offrir une plateforme permettant au plus grand nombre de Français d’exprimer leur opposition, afin d’imposer à la Commission de renoncer à ce projet. Lancée le 3 novembre, la pétition a déjà recueilli plus de 18 000 signatures.

Pourquoi vous opposez-vous à l’extension d’Erasmus + aux pays du pacte pour la Méditerranée ?

Conçu pour permettre aux étudiants européens de séjourner dans un autre pays de l’Union au cours de leur formation, ce programme verrait ici sa nature profondément altérée, d’une façon qui me semble à la fois contraire à nos principes universitaires et dangereuse pour nos pays. Contraire à nos principes universitaires, parce qu’Erasmus est fondé sur une convergence des modèles académiques. Et dangereuse, car son extension inclurait des régimes autoritaires, parfois instables, comme la Libye ; gangrenés par l’islam politique, comme la Syrie et la Palestine ; ou explicitement hostiles aux intérêts de nos pays, comme l’Algérie.

La Commission européenne a récemment suspendu sa coopération avec plusieurs établissements hongrois alors qu’elle souhaite s’ouvrir à la Palestine. Récemment, les universitaires Xavier-Laurent Salvador et Leonardo Orlando ont écrit qu’« aux yeux de la Commission européenne, la fréquentation d’Orban est pire que celle du Hamas ». On a compris l’idée, mais n’est-ce pas un peu caricatural ?

Aujourd’hui, factuellement, la Commission semble considérer que les valeurs européennes sont mieux respectées à Gaza qu’à Budapest. Quant au Hamas, il est déjà lié à certaines universités dont l’Union européenne est partenaire. C’est le cas à Gaziantep, en Turquie, dont la Commission européenne a confirmé la subvention, alors qu’elle est intégralement pilotée par le régime d’Erdogan, que son président s’est félicité des attaques terroristes du 7 Octobre et qu’elle prend officiellement parti sur son site Internet en faveur du Hamas.

Il y a, dans l’extension d’Erasmus aux pays méditerranéens, une dimension migratoire parfaitement évidente.

Quand nous avons déposé un amendement au Parlement européen pour arrêter ce financement, la gauche s’y est massivement opposée… La réalité est là, sous nos yeux. Et l’actualité récente dans nos universités prouve que le monde étudiant est déjà une cible prioritaire pour l’islam politique y compris en France, avec l’appui de l’extrême gauche.

Dans l’énoncé de votre pétition, vous craignez qu’Erasmus devienne un nouveau vecteur d’immigration en Europe. Pourquoi ?

Il y a, dans l’extension d’Erasmus aux pays méditerranéens, une dimension migratoire parfaitement évidente. Prenons le cas de la France. L’immigration étudiante est déjà l’un des premiers motifs de délivrance de titres de séjour. Or cela touche directement à la question de l’immigration illégale. Une personne peut être en situation irrégulière de deux façons : en entrant illégalement sur le territoire européen, ou en entrant légalement puis en restant au-delà de la durée de son visa. C’est précisément le risque lié à la multiplication des visas étudiants. Beaucoup d’étrangers en situation irrégulière en France sont entrés avec un visa étudiant, censés rester quelques mois, et ne sont jamais repartis.

Vu de France, cette extension d’Erasmus incluant l’Algérie paraît pour le moins baroque…

Bien sûr : pour la raison que nous venons de donner, il devrait être inenvisageable d’accorder des visas étudiants à des pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants. Et c’est le cas de l’Algérie aujourd’hui. Dans l’état actuel du droit et de nos relations diplomatiques, une personne qui viendrait au titre d’un visa étudiant en provenance d’Algérie, et qui déciderait de ne pas rentrer, n’aurait aucune chance d’être reconduite dans son pays. Tout partenariat, en particulier dans ce domaine, devrait reposer sur une coopération absolument irréprochable en matière de lutte contre l’immigration irrégulière.

La Commission européenne a-t-elle oublié Boualem Sansal en imaginant ce projet ?

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal comme le journaliste Christophe Gleizes sont toujours détenus pour le seul fait d’avoir exercé leur liberté de penser, leur liberté d’expression, leur liberté d’écriture et d’enquête… Ouvrir – en échange – à un régime qui se rend si manifestement coupable d’atteintes aux libertés fondamentales la porte de notre modèle universitaire me semble, évidemment, totalement contradictoire avec le principe même d’Erasmus.

Ce projet donne l’impression d’une Commission européenne hors sol. Comment analysez-vous la situation ?

Deux aspects se conjuguent dans ce projet porté par Kaja Kallas, vice-présidente (Renew) de la Commission européenne. D’abord, l’éternelle naïveté européenne, partagée par de nombreux décideurs, y compris dans nos pays. Souvenez-vous de la communication de l’ambassade de France en Algérie se félicitant de l’augmentation des visas étudiants, alors même que le régime algérien affiche en permanence ses marques d’hostilité. Ou encore de cette étudiante venue de Gaza, proche du Hamas, qui relayait sur Twitter/X les vidéos des discours de Hitler appelant à tuer des juifs, et qui était accueillie par Sciences Po Lille et même hébergée chez son directeur…

La seconde raison de ce projet européen, c’est le mauvais calcul qui consiste toujours à croire qu’on résorbera notre déficit démographique en important une population venue d’ailleurs. Derrière cette approche de la Commission – explicitement assumée – se trouve l’idée de résoudre les tensions du marché du travail. Des dirigeants européens continuent d’espérer que des personnes venues du Moyen-Orient viendront travailler en Europe et compenseront le déficit de naissances qui pèse déjà sur l’emploi : c’est une erreur historique, que nous n’avons cessé de combattre.

>> Lire l’interview sur LePoint.fr

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Gérard Larcher : « Nous sommes sur une trajectoire qui nous conduit à la catastrophe financière »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de CNews et d’Europe 1.

Il est revenu sur les personnes fauchées à l’île d’Oléron, la polémique liée aux fillettes qui se sont présentées avec un voile à l’Assemblée nationale, le budget 2026 et le refus d’une union des droites.

Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, sur les personnes fauchées à l’île d’Oléron : «La radicalisation peut conduire à des actions de loup solitaire», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/7sdU7keo2C

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Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, sur la polémique liée aux fillettes qui se sont présentées avec un voile au sein de l’Hémicycle : «C’est une question de mœurs, mais aussi du respect de la laïcité dans un lieu qui incarne la République», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/XeKok8eytV

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Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, sur les discussions autour du budget 2026 à l’Assemblée nationale : «Nous sommes sur une trajectoire qui nous conduit vers la catastrophe financière», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/Je4QRApLGd

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Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, sur le vote du budget 2026 par Les Républicains : «Un tel budget en l’état est strictement invotable», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/RdGvxyYPwN

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Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, sur l’union des droites : «Le Rassemblement National n’est pas à droite», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/EpCIIWJTB8

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