Une belle élection de notre président Bruno RETAILLEAU.
C’est un vote sans contestation que nos adhérents ont voulu faire pour le désignation de notre candidat pour les présidentielles de 2027.

C’est un vote sans contestation que nos adhérents ont voulu faire pour le désignation de notre candidat pour les présidentielles de 2027.

A chaque élection, depuis des dizaines d’années, Les Républicains et leurs prédécesseurs sont sommés par la gauche et singulièrement par le Parti socialiste d’éclaircir leur position par rapport à l’extrême-droite.
Le moment est venu pour le PS, après ces alliances NUPES et NFP de faire preuve de cohérence en évitant les accords de circonstance que la morale socialiste devrait réprouver.
Au niveau national, le premier secrétaire du PS se drape dans une dignité républicaine destinée à cacher les 112 accords électoraux déjà passés par son parti avec LFI tout en envisageant de possibles accords de second tour.
Au niveau départemental la question se pose à Lorient où la candidate du PS devra se positionner avec cohérence.
Certes, elle rejette aujourd’hui tout alliance avec LFI mais suivra t-elle les consignes de vote de son premier secrétaire qui au second tour veut faire la distinction entre “les insoumis à visage humain” et les autres
Surtout la candidate du PS ne ferme pas la porte au candidat EELV. Quelle est sa réelle différence avec le candidat LFI ?
Le candidat EELV lorientais est soutenu par le NPA. Si LFI multiplie les allusions antisémites, niant le caractère terroriste du Hamas, le NPA a appelé à l’intifada.
Si LFI nie l’état de droit en refusant à l’État l’usage légitime de la force, le candidat EELV a de longue date montré son hostilité à la police en manifestant contre les violences policières à Lorient.
Ce candidat qui se revendique toujours du nouveau front populaire n’hésiterait d’ailleurs pas à soutenir LFI au second tour des élections.
Si la candidate PS lorientaise veut rester cohérente, elle devrait rejeter une alliance avec le candidat EELV comme avec celui de LFI car la différence de sigle ne saurait masquer leur convergence idéologique
Muriel JOURDA
Sénateur du Morbihan
Président de la Fédération « Les Républicains du Morbihan »
Alain-Michel RICHER
Secrétaire Départemental
Délégué 1ère circonscription
Fédération des Républicains du Morbihan
Chers amis,
Avec la présence de notre présidente, Muriel JOURDA, sénatrice du Morbihan, présidente de la commission des lois,
la fédération des Les Républicains du Morbihan vous invite à sa réunion départementale de début mars.
Dans un contexte politique décisif, marqué par la déclaration de candidature de Bruno Retailleau à l’élection présidentielle, cette rencontre sera un moment important de clarification et de mobilisation.
Au programme :
• Analyse de la situation politique nationale
• Enjeux de la présidentielle 2027
• Positionnement de notre fédération
• Organisation interne et calendrier militant
• Temps d’échanges et de questions-réponses
Notre responsabilité est grande :
La droite doit redevenir une force d’autorité, de cohérence et de gouvernement.
Votre présence est essentielle pour préparer ensemble les prochaines échéances.
📍 Lieu : Palais des Art et des Congrès
📅 Date : Vendredi 6 Mars 2026
🕒 Horaire : 18:00 H
Merci de vous inscrire : republicains.morbihan@gmail.com
Comptant sur votre engagement,
Alain-Michel Richer
Secrétaire départemental
Les Républicains du Morbihan
Port. 02 7120 7528
Une conférence exceptionnelle dont on vous fera le compte-rendu.
Objet : Invitation – Conférence-Dédicace de KARKLINS-MARCHAY» – Le Jeudi 12 Février à Vannes.
Chers amis,
Chers adhérents,
Nous avons le plaisir de vous convier à une conférence de Monsieur KARKLINS-MARCHAY sur le thème :
« L’ordolibéralisme est-il une réponse raisonnable aux critiques contemporaines du capitalisme ? »
Avec la présence de :
Madame Muriel JOURDA,
Présidente de la Commission des Lois
Sénateur du Morbihan, Conseillère départementale,
📅 17 Jeudi 12 Février 2025 à 18h30
📍 9 Palais des Arts et de la Culture de Bretagne
56000 Vannes
Une dédicace de l’ouvrage de l’auteur “Pour une libéralisme humaniste” suivra la conférence.
👉 Inscription obligatoire (réponse souhaitée en raison des places limitées) :
republicains.morbihan@gmail.com
Nous ne pouvons que vous inciter à assister à cette conférence, car « Le temps de redécouvrir l’ordolibéralisme est venu », comme l’écrit Karklins-Marchay
En effet, l’ordolibéralisme est une réponse raisonnable aux critiques contemporaines du capitalisme.
C’est une alternative aux tentations d’un modèle excessivement interventionniste, voire collectiviste, nationaliste ou décroissant.
L’auteur a voulu expliquer qu’un autre libéralisme est possible, plus tempéré, qui s’intéresse à l’économie mais pas que.
Ce libéralisme particulier né dans la crise des années 1930 est une vraie source d’inspiration pour répondre aux problèmes que nous rencontrons aujourd’hui.
Nous espérons vivement votre présence à cette conférence aux cœur des enjeux du moment.
Bien fidèlement,
Alain-Michel RICHER
Secrétaire Départemental
Délégué de la lère circonscription
Fédération des Républicains du Morbihan
“Confirmez votre présence”
LA GALETTE DES ROIS s’est déroulée cette année en circonscriptions.Cela a facilité la venue de certains de nos militants éloignés de nos villes-préfecture.
20/25 militants étaient présents dans chacune des circonscriptions de du morbihan pour ce moment très convivial.
LUNDI 12 Janvier à Questembert, “Centre Alan Meur“, Place du Général de Gaulle, à 18:00
MARDI 13 Janvier à Lorient, Maison des Associations “Jean Le Coutaller“, 5, Place Louis Bonneaud, à 18:00 H
MERCREDI 14 Janvier à La Trinité, au “ZINC“ à 100 m du pont de Kerisper en allant vers le centre de la Trinité, à 18:00 H.
JEUDI 15 Janvier à Pontivy, au “RIVOLI“, 13, rue Nationale, à 18:00 H.
VENDREDI 16 Janvier à Vannes, Permanence LR, 13 rue Hoche, entrée Parking des Trente, à 18:00 H.
Merci à tous pour cette participation à ce moment convivial.
Compte rendu off. RD 251219
— Réunion départementale LR Morbihan
Date : 19 décembre 2025
Organisateur : Fédération Les Républicains du Morbihan
Présidence de séance : Muriel JOURDA
Intervention / animation : Alain-Michel RICHER, secrétaire départemental (délégué 1ʳᵉ circonscription)
Objet : Point politique national, clarification stratégique (positionnement LR), échanges avec les adhérents
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1) Points d’ouverture et cadre de discussion
La réunion a porté sur la situation politique nationale (instabilité gouvernementale, débat budgétaire), la ligne des Républicains, la question de l’« union des droites » et les conditions de reconstruction d’une offre politique LR crédible et majoritaire.
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2) Positionnement sur l’« union des droites »
Muriel Jourda a rappelé que l’union organique avec le Rassemblement national constituerait, selon elle, une impasse stratégique et programmatique :
• risque de dilution de LR dans une ligne économique jugée incompatible ;
• objectif politique indissociable de la capacité à gouverner efficacement, au-delà de la seule conquête du pouvoir ;
• absence de volonté claire d’union du côté du RN et relations de concurrence/conflictualité avec d’autres formations (notamment Reconquête) ;
• nécessité de préserver l’identité et les principes de LR, tout en reconquérant des électeurs partis ailleurs par un projet solide.
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3) Perspective électorale et crédibilisation d’une candidature LR
Alain-Michel Richer a présenté un raisonnement de prospective :
• possibilité qu’un candidat LR dispose d’un accès au second tour avec un seuil inférieur aux scrutins précédents, compte tenu de la fragmentation attendue ;
• hypothèse d’un affaiblissement relatif des candidatures issues du bloc macroniste au moment où les contraintes (bilan, gouvernance, échéances locales) pèseront davantage ;
• hypothèse (présentée comme prospective) d’un possible réajustement du vote RN selon le contexte et les scénarios (notamment en cas de modification de l’offre de candidature).
Il a également rappelé la nécessité d’une direction politique claire : « trop tôt pour un programme exhaustif, mais pas trop tôt pour une boussole », articulée autour d’un projet assumé de droite, un projet de rupture, conservateur et libéral, capable de s’élargir (sécurité, mérite, souveraineté économique, services publics, écologie responsable, justice sociale fondée sur le travail).
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4) Analyse nationale : budget, ligne du parti, lisibilité publique
Muriel Jourda a fait un point sur :
• la séquence gouvernementale et budgétaire (PLF/PLFSS, commission mixte paritaire, loi spéciale) ;
• les difficultés de lisibilité créées par des divergences de vote au sein des parlementaires LR, rappelant la liberté constitutionnelle du vote tout en soulignant l’impact sur l’image et la cohérence de la ligne ;
• le rôle spécifique du Sénat (positions et arbitrages), et la critique d’une stratégie gouvernementale jugée prioritairement tournée vers le maintien plutôt que l’action ;
• le diagnostic d’une lassitude civique et d’un risque de rejet global de la politique, dans un contexte de déséquilibres budgétaires.
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5) Orientation : « programme puissant » et réformes structurelles
La présidente de séance a insisté sur la nécessité d’un projet clair, « radicalité raisonnable », assumant des réformes structurelles :
• recentrage de l’État sur ses missions régaliennes (sécurité/justice, continuité de l’État) ;
• rationalisation de l’action publique (agences, politiques publiques, dépenses) ;
• effort sur le travail et la production de richesse (travail/innovation) ;
• exigence de cohérence et de clarté dans les positions politiques, condition de crédibilité.
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6) Échanges avec la salle
Plusieurs interventions ont porté sur :
• le risque de divisions internes et la question de la cohésion autour du président du parti ;
• la capacité de LR à « renverser la table » et à tenir une ligne de réforme de l’État, sans caricature, par un discours rationnel et concret (recentrage, réallocations, simplification, efficacité).
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7) Informations et suites
• Rappel : appel au don avant le 31 décembre (réduction fiscale).
• Annonces d’événements :
• Lundi 2 février : conférence de Pierre-Henri Tavoillot (« Voulons-nous encore vivre ensemble ? »).
• Jeudi 12 février : conférence-dédicace d’Alexis Karklins-Marchay.
• Une réunion conviviale « galette » est envisagée (date à préciser).
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Fin de séance : clôture par remerciements et invitation à poursuivre les échanges de manière informelle autour du pot de l’amitié.
Modification d’Horaire :
Retrouvons-nous le vendredi 19 décembre au PAC à 19:00 H à Vannes pour la dernière réunion des républicains de l’année , en présence de notre présidente Muriel JOURDA.
Cette réunion sera précédée à 18:00 H par celle des Groupes de Réflexion à 18:00 H.

Retrouvons-nous en présence de :
Madame Muriel JOURDA, sénatrice du morbihan
présidente de la fédération des républicains du morbihan,
Monsieur Christian LE DÛ, Maire-Adjoint à Lorient, Délégué de la 5ème et Chargé de Mission de la 6ème circonscrition,
Et
Monsieur Daniel BARACH, ancien candidat aux législatives,
pour discuter de notre actualité républicaine :
• les actualités nationales des républicains
• les élections municipales, sur la 5ème et 6ème circonscriptions
• les probables élections législatives anticipées,
à la Maison des Associations Jean Le Coutaller, 5 Place Bonnaud à LORIENT
• à 18:00 H, le Vendredi 28 Novembre 2025
Réponse souhaitée par retour au :
republicains.morbihan@gmail.com
Pour vous y rendre, voici le lien Googlemaps ⤵️
https://maps.app.goo.gl/6JHx2bVV8EtvMZ9P9?g_st=ipc
Merci de confirmer votre présence avec le nombre de personnes vous accompagnant, en répondant à ce mail à l’adresse suivante :
republicains.morbihan@gmail.com
Amitiés militantes,
Alain-Michel RICHER
Secrétaire départemental
Fédération des Républicains du Morbihan
Mob. 06 7120 7528
POUR VOUS DÉFENDRE
LES RÉPUBLICAINS DU MORBIHAN

L’ancien ministre LR de la Santé Yannick Neuder accuse le gouvernement Lecornu de tout brader à vil prix pour « quelques mois de sursis ».
« Irresponsable ! » Ancien ministre de la Santé du gouvernement Bayrou, Yannick Neuder (LR) ne décolère pas après le vote de l’Assemblée suspendant la réforme des retraites qui avait porté l’âge légal de départ à 64 ans. Oui à la stabilité politique qui suppose de faire des compromis pour éviter un crash sur le budget de l’État, concède-t-il, mais « pas à n’importe quel prix ». « Il y aura des sacrifiés », prévient-il, en citant les patients les plus vulnérables, les retraités et épargnants, premiers pénalisés à ses yeux par cette reculade sans précédent. Proche de Laurent Wauquiez, le député de l’Isère ne ferme pas formellement la porte à une motion de censure déposée par Les Républicains si Sébastien Lecornu ne reprenait pas à son compte le travail que la droite sénatoriale entend désormais mener pour corriger la copie de l’Assemblée.
En suspendant la réforme Borne, l’Assemblée vient-elle de commettre la bêtise du siècle, une « hérésie », comme dit le patron du Medef, Patrick Martin ?
On vend aux Français une illusion dangereuse ! On alourdit la dette sociale en faisant des promesses qui seront payées, non plus par nos enfants, mais par nos petits-enfants. On laisse croire que la solution pour sortir le pays de l’impasse, c’est de travailler moins et moins longtemps. D’accord, il fallait s’occuper de la situation des femmes, des carrières longues et de la pénibilité. Mais, avec ce vote, on envoie le signal que toute réforme peut être potentiellement suspendue dans notre pays. C’est contre-productif et c’est à rebours de ce que font nos voisins européens. Le Danemark, par exemple, envisage à nouveau de repousser l’âge de départ à la retraite ! La Droite républicaine a une ligne constante : baisser le coût du travail, réduire les dépenses, empêcher l’augmentation des taxes et impôts. C’est la seule voie crédible. Là, on fait l’inverse pour avoir un accord avec le PS afin d’éviter la censure. Oui à la stabilité, mais pas à n’importe quel prix ! Voilà tant de raisons qui font que j’ai quitté le gouvernement et la première d’entre elles : j’ai des convictions et je ne vais pas les brader pour un poste.
Précisément, n’est-on pas entré dans une logique du « n’importe quel prix » pour sauver le mandat du président, le budget de l’État et le soldat Lecornu ?
Le prix est lourd à payer pour quelques mois de sursis. C’est le retour du rêve socialiste des années Mitterrand de la retraite à 60 ans… On entretient la culture de l’assistanat, au lieu de responsabiliser les Français en expliquant que c’est par le travail qu’on va créer de la valeur et faire face aux dépenses sociales et de santé. On assiste à un concours, non pas Lépine, mais du populisme, où tout le monde veut gagner sans travailler. Qui paiera la facture ? Car il y aura des sacrifiés : les Français malades, d’abord, et qui n’ont pas choisi de l’être. Alors que les besoins de santé augmentent, on diminue les recettes et on fait des économies sur le dos des plus vulnérables, avec l’augmentation des franchises médicales et le coup de rabot pour les patients en ALD (affection de longue durée). Les retraités, eux, vont voir leur pension diminuer. La médecine libérale et l’hôpital, ensuite, subissent une attaque sans précédent. Enfin, on punit les épargnants et classes moyennes avec la proposition du RN et de LFI de relever la CSG sur l’épargne. Avec ce budget, on va payer très cher cette année 2026 et les années à venir. En 2027, ce sera la foire d’empoigne du populisme ! Il faudra des candidats qui remettent de l’ordre, de la stabilité et de la raison.
La droite sénatoriale affiche déjà son intention de revoir de fond en comble la copie de l’Assemblée. Si le Premier ministre n’en tenait pas compte, votre parti pourrait-il déposer une motion de censure ?
C’est prématuré, mais cela fait partie des questions qui devront être posées. Le devoir de la Droite républicaine est de dire la vérité, pas de promettre des miracles. Or, quand on fait des cadeaux électoraux, il y a toujours quelqu’un qui paie. Le Sénat va heureusement revenir sur un certain nombre de dispositions, et je veux saluer le travail accompli par Laurent Wauquiez et les députés DR qui ont obtenu de nombreuses victoires, dont la défiscalisation des heures supplémentaires. Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut un budget et de la stabilité, mais nous devrions nous fixer collectivement une ligne de conduite pour les mois qui nous séparent de la présidentielle : surtout ne pas nuire, comme dit le serment d’Hippocrate. Or, en votant de telles mesures sans les compenser, on va nuire aux retraités, aux malades et à l’hôpital.
Après les clins d’œil adressés au patronat par Jordan Bardella, le RN vient-il de montrer son vrai visage en soutenant cette suspension de la réforme Borne ?
Le RN a un programme économique très proche de celui de La France insoumise, en vérité. Ils ont voté ensemble plus de 34 milliards de taxes et impôts ! Les réflexes poujadistes reprennent le dessus. C’est le musée des horreurs de la taxation fiscale. Les Républicains, comme Horizons, sont apparus dans ce débat comme les partis de la responsabilité. Il est facile de détruire pour durer quelques mois de plus, mais il sera très difficile demain de reconstruire.
>> Lire l’interview sur LePoint.fr
L’article Retraites : « C’est le retour du rêve socialiste des années Mitterrand » est apparu en premier sur les Républicains.
Pour l’ex-ministre de l’Intérieur, « les gratteurs de plaies sont des semeurs de haine » et le « en même temps » d’Emmanuel Macron « un double jeu ».
Boualem Sansal a finalement été libéré, un an après son arrestation par le régime algérien. Comment avez-vous réagi à l’annonce de sa libération ?
Avec beaucoup de soulagement et de joie. Je pense à sa famille, si digne. À tous les courageux, aussi, qui se sont mobilisés au sein du comité de soutien pour sa libération, quelles que soient leurs sensibilités, alors que trop de bonnes consciences se sont tues… Boualem va enfin retrouver le pays qu’il aime, et qu’il incarne : dans ce mélange d’intelligence et d’impertinence, dans son attachement charnel à notre langue. Il est si Français, et il a tant manqué à la France !
Boualem Sansal est resté près d’un an dans les geôles algériennes. À qui la faute ?
Il y a eu deux lignes politiques au gouvernement. Celle du « pas de vague » diplomatique, qui est un renoncement. Mais la diplomatie des bons sentiments a échoué. Et il y avait ensuite ma ligne : celle de la fermeté, de la défense des intérêts français comme de l’honneur de la France. Car j’ai toujours dénoncé le chantage mémoriel que pratique le régime algérien. Aucune douleur de l’histoire ne donne au pouvoir algérien le droit d’offenser la France et d’envoyer au cachot un écrivain franco-algérien. Malheureusement, au plus haut sommet de l’État, cette ligne ferme n’a pas été suivie.
Laurent Nuñez, votre successeur Place Beauvau, a déclaré dans un entretien au « Parisien » que le bras de fer n’a pas produit de résultats.
Mais le bras de fer n’a pas eu lieu ! J’ai pourtant tout essayé, tout tenté, pour que la France assume vraiment un rapport de force, en activant les quelques leviers dont je disposais à Beauvau. J’ai décidé de la suspension de l’accord de 2013 sur l’exemption des visas pour les officiels. J’ai aussi prononcé des interdictions d’accès au territoire français pour un certain nombre d’individus appartenant à la nomenklatura, mais j’ai également suspendu la validité des titres délivrés à des irréguliers par des consulats algériens en France. Le consulat de Toulouse avait en effet délivré des titres à des Algériens sans papiers : dès que nous nous en sommes aperçus, j’ai demandé aux autorités préfectorales de ne pas en tenir compte.
Vous avez évoqué le « plus haut sommet de l’État ». Où le situez-vous ?
Le Quai d’Orsay et bien sûr l’Élysée. Emmanuel Macron était pourtant bien placé pour savoir que les mains tendues à l’Algérie ont toutes été repoussées : en 2022, les deux chefs d’État algérien et français avaient signé une feuille de route bilatérale que le Quai d’Orsay avait qualifiée de partenariat d’exception. Or, depuis, les entreprises françaises ne cessent de perdre des parts de marché, le français a été éradiqué des programmes scolaires, et l’Algérie avait même interdit à nos avions de survoler son espace aérien pour aller appuyer nos forces qui combattaient les djihadistes au Sahel. Enfin, les contacts sécuritaires ont été stoppés net avant les Jeux olympiques, alors que, même avec la Russie, ces contacts s’étaient poursuivis.
Quand j’entends que c’est mon action au ministère de l’Intérieur qui a conduit à l’interruption des relations sécuritaires avec l’Algérie, ce n’est pas exact : avant même mon arrivée à Beauvau, la coopération entre nos services n’existait plus. Pire : les services algériens considéraient la France comme leur terrain de jeu. Je rappelle qu’ils ont tenté d’enlever un opposant sur notre sol : une opération de pieds nickelés qui, après avoir échoué, s’est transformée en projet d’assassinat. Je me suis opposé à ces actes inacceptables sur notre territoire, j’ai aussi combattu les appels à la haine lancés par les influenceurs algériens, comme j’ai dénoncé la mauvaise foi du régime algérien dans l’application des accords, notamment ceux de 1994 sur les OQTF. Ces accords obligent les deux États, la France ou l’Algérie, à reprendre leurs ressortissants. Or, je vous rappelle que l’individu qui a perpétré l’attentat de Mulhouse avait été présenté aux autorités algériennes à 14 reprises : jamais elles ne l’ont repris, et un homme est mort.
Pourtant, le 6 août, Emmanuel Macron envoie une lettre au premier ministre François Bayrou lui demandant « d’adopter une approche de plus grande fermeté ».
Le président de la République a, une fois de plus, fait du « en même temps » : hausser un peu le ton tout en baissant pavillon, c’est illisible et donc inefficace.
Vous voulez dire que cette lettre n’a été suivie d’aucun effet à l’Élysée ?
Aucun. Encore une fois : la ligne de fermeté n’a jamais été suivie. Regardez ce qui s’est passé cet été quand l’ambassade de France en Algérie s’est vantée d’avoir distribué 8300 visas étudiants, soit 1000 de plus que l’année précédente, alors même que l’Algérie ne reprend pas ses ressortissants dangereux.
Une des critiques de Laurent Nuñez est aussi de dire que le bilan en matière d’exécution des OQTF justifie le changement de ton. Cinq cents éloignements en octobre contre 1400 l’an dernier sur la même période.
Que ce soit 1400 ou 500, c’est beaucoup trop peu. Par ailleurs, au moment de la constitution du gouvernement, un des points sur lesquels je me suis heurté dans les négociations avec Sébastien Lecornu et avec le président de la République a été la politique des visas. J’estime qu’on ne peut pas demander au ministre de l’Intérieur de réguler les flux migratoires en lui donnant seulement la responsabilité des sorties. D’ailleurs, j’observe que pour ce qui concerne les sorties, nous sommes désormais numéro un des 27 pays européens. Preuve que nous avons obtenu des résultats en un an. En revanche, si on veut gérer les flux, on doit aussi gérer les entrées. Or, la France distribue à peu près 26 % de la totalité des visas des 27 pays de l’Union, soit 900 000 de plus que l’Allemagne. C’est incompréhensible. J’ai donc souhaité que le ministre de l’Intérieur, moi ou un autre, ait la compétence exclusive sur les visas, et non plus partagée avec le Quai d’Orsay. Concrètement, cela aurait permis de dire à l’Algérie : puisque vous ne délivrez qu’au compte-gouttes les laissez-passer consulaires pour vos ressortissants qui n’ont plus rien à faire en France, alors nous diminuons les visas que la France accorde aux Algériens. Voilà ce qu’aurait été une politique de fermeté assumée.
Mais à votre nomination Place Beauvau, vous vous étiez félicité d’avoir récupéré les visas ?
Ce n’était que la partie des visas de long séjour. Celle de court séjour est malheureusement restée au Quai d’Orsay. En outre, le ministère n’avait pas la compétence exclusive, il devait la partager avec le Quai d’Orsay. On ne peut pas combattre les désordres migratoires en ordre dispersé. En outre, cette mesure ne nécessite pas de modifier la Constitution ni même de voter une loi : elle est d’ordre réglementaire.
Dans la négociation avec Sébastien Lecornu, aviez-vous obtenu gain de cause ?
Non ! Et cela a été un des points qui m’ont convaincu que la rupture promise par Sébastien Lecornu n’était en définitive qu’une posture.
Comment expliquez ce « en même temps » d’Emmanuel Macron ?
Il y a d’abord la mauvaise conscience, celle de l’ancien pays colonisateur qui se reconnaît coupable pour l’éternité. Et puis, il y a cette crainte d’éventuelles réactions chez les Franco-Algériens. Je note que lors de la dernière élection présidentielle algérienne, la participation de la diaspora en France a été très faible. Un peu plus de 5 %. On voit bien que le pouvoir algérien mobilise peu en France. Cette crainte ne me semble donc pas fondée ; mais quand bien même elle le serait, quel aveu de faiblesse !
Quel rôle a joué Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères ?
Le Quai est un instrument au service de l’Élysée, car la politique étrangère est dans le domaine réservé du président de la République. Jean-Noël Barrot, avec lequel j’ai eu de bonnes relations, exécutait les décisions qu’Emmanuel Macron prenait.
Y compris quand il critiquait publiquement votre ligne de fermeté ?
Il relayait la ligne de l’Élysée. La politique étrangère de la France devrait se recentrer sur la défense de nos intérêts nationaux. Il se peut que certains l’aient oublié. Le Quai d’Orsay, pour moi, ne doit pas être une ONG.
Ce « en même temps » ne s’est-il pas transformé en double jeu ?
Mais le « en même temps » est toujours un double jeu ! Emmanuel Macron me laissait faire et envoyait Jean-Noël Barrot critiquer ma ligne et ouvrir les vannes des visas. Où est la cohérence ? Et où est la confiance ? Pour ma part, je n’ai jamais rusé, j’ai toujours joué franc jeu. En février dernier, j’avais demandé au premier ministre de réunir le comité interministériel de contrôle de l’immigration, et c’est à ce moment-là qu’a été annoncée l’adoption d’une riposte graduée. Lors de la conférence de presse, François Bayrou avait même évoqué la possibilité de remettre en cause les accords de 1968.
Que se passe-t-il ensuite ?
Rien, sauf au ministère de l’Intérieur avec les mesures que je pouvais prendre, contre les caciques du régime algérien notamment. Car, pendant qu’ils se moquent de notre pays, ils viennent s’y faire soigner, y envoient leurs enfants pour y faire de bonnes études, y achètent des appartements.
Malgré ce double discours, vous n’avez pas songé à démissionner ?
Je me suis posé la question de savoir si la fameuse lettre du président de la République, qui semblait me donner raison, n’avait pas aussi pour objectif de m’en dissuader…
Avec le recul, avez-vous des regrets de ne pas être parti sur ce sujet ?
Je ne regrette pas d’avoir tenté, jusqu’au bout, d’actionner jusqu’à leur maximum tous les leviers dont je disposais, et pas seulement sur l’Algérie.
L’Assemblée nationale a voté la dénonciation des accords de 1968. Que doit faire le gouvernement ?
C’est au chef de l’État qu’il appartient de dénoncer ces accords qui n’ont plus lieu d’être. Pour trois raisons. D’abord, ils sont totalement anachroniques puisqu’ils ont été conçus dans la foulée de l’indépendance : la situation migratoire n’a plus rien à voir avec celle des années 1960. Ensuite, ces accords donnent des privilèges totalement exorbitants aux Algériens, par rapport aux autres immigrés. Ils peuvent ainsi entrer sur le territoire français grâce à un seul visa de court séjour, au lieu d’un visa long séjour. Ils ont un accès facilité au regroupement familial. Pareil pour les conjoints de Français.
Ils bénéficient aussi d’un accès facilité aux prestations sociales, sans condition de durée de résidence pour le RSA ou le minimum vieillesse. Les étudiants peuvent facilement avoir un titre de séjour comme entrepreneur.
De même, on ne peut pas dégrader les certificats de résidence des Algériens s’ils commettent une infraction ou un délit. Si un Marocain ou un Tunisien en commet un, la France peut réduire la durée de son visa, voire lui retirer. C’est impossible pour un Algérien. Enfin, ces accords ne coûtent pas moins de 2 milliards d’euros à la France chaque année : le contribuable français paie ainsi de sa poche des avantages infondés accordés aux Algériens, alors même que l’Algérie ne respecte pas ses obligations minimales, quand il s’agit de reprendre ses ressortissants.
Avez-vous le moindre espoir qu’Emmanuel Macron se résolve à dénoncer cet accord ?
Non, il ne le dénoncera pas.
Pourquoi ?
Parce que ce n’est pas son logiciel. Il a fondamentalement intégré ce sentiment de pénitence, de culpabilisation. Et ce serait reconnaître, en réalité, que la politique de la main tendue est un échec.
En cas de dénonciation, faudra-t-il signer un nouvel accord ?
Non, il faudra en revenir au droit commun. Il faut parvenir à construire avec l’Algérie une relation normale, adulte, qui s’émancipe du passé. Le régime algérien n’a pas le monopole de la douleur : la relation entre la France et l’Algérie a incontestablement été douloureuse, mais elle l’a été pour nos deux pays. Assez de repentance. Car les gratteurs de plaies sont des semeurs de haine.
Il y en a en France aussi ?
Bien sûr. Au Parlement français, comme au Parlement européen. À gauche et notamment à La France insoumise. Je vous rappelle que LFI a refusé de voter les résolutions en faveur de Boualem Sansal.
>> Lire l’interview sur Lefigaro.fr
L’article Bruno Retailleau : « Boualem Sansal est si Français, et il a tant manqué à la France ! » est apparu en premier sur les Républicains.