Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Philippe Tabarot, sénateur des Alpes-Maritimes, a interpellé le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sur l’enseignement des langues complémentaires.

“Prend-on véritablement le bon chemin de l’intégration en dispensant aux élèves de primaire l’arabe ou encore le Turc, langue d’un pays avec lequel nous ne partageons pas les frontière ni les valeurs ?” @PhilippeTabarot interroge le gvt. #QAG https://t.co/OtpxeDmeET

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 10, 2023

Marta de Cidrac, sénatrice des Yvelines, a interrogé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur l’application de la loi AGEC.

“Vous enjambez sans égards les engagements pris et fixés dans la loi !” @MartadeCidrac interpelle le gvt sur l’application de la loi AGEC promulguée en 2020. #QAG https://t.co/BVZcej6meX

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 10, 2023

Cédric Vial, sénateur de Savoie, a questionné le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

10 jours après la tenue de la CNH, @cedricvial interroge le gouvernement sur les suites qu’il entend donner aux 20 propositions qu’il a formulées pour mieux accompagner les élèves en situation de handicap. #QAG https://t.co/Pc2iATnuJS

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Vincent Segouin, sénateur de l’Orne, a interpellé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur l’interdiction de l’exploitation forestière par l’Office français de la biodiversité.

“Que comptez-vous faire dans un futur immédiat pour les entreprises du bois qui ne peuvent vivre sans travailler ?” @SegouinV interroge le gvt sur l’interprétation du Code de l’environnement par l’OFB. #QAG https://t.co/UIl4jqP7Et

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Jean-Christophe Frassa, sénateur des Français établis hors de France, a interrogé le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger sur la détention de Juan-Rémy Quignolot en Centrafrique.

“La France doit tout mettre en œuvre pour que Juan-Rémy Quignolot retrouve sa liberté et son pays.” @C_Frassa interpelle le gvt sur la détention de Juan-Rémy Quignolot. #QAG https://t.co/0FdI6hNHY3

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Pour finir, Hugues Saury, sénateur du Loiret, a questionné la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales sur le rassemblement évangélique de Nevoy.

“De fortes tensions sont en train d’éclater entre les habitants excédés et les gens du voyage.” @HSaury appelle le gvt à reprendre le contrôle à Nevoy où 40000 voyageurs se réunissent dans une commune de 1200 habitants. #QAG https://t.co/BVrizLB4oX

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) May 10, 2023

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Éric Ciotti : « Savoir qui on veut accueillir et qui on ne veut pas, c’est aux Français de le décider »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur le projet de loi sur l’immigration et les déclarations du ministre de l’Intérieur contre la Première ministre italienne.

Avec Les Républicains, nous déposerons très vite un texte puissant sur l’immigration visant à réformer notre Constitution.

Jamais nous n’avons accueilli autant d’immigrés sur le territoire français.

Le droit national en matière migratoire doit primer en toute circonstance ! pic.twitter.com/n6jhvpWpit

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 9, 2023

Les déclarations de Gérald Darmanin sur la politique migratoire de Giorgia Meloni sont des faux-semblants.

Jamais les chiffres de l’immigration n’ont été aussi mauvais dans notre pays !

Il faut agir et ne pas attaquer nos partenaires européens qui assurent le rôle de… pic.twitter.com/suVSgCy4sv

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 9, 2023

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Philippe Gosselin, député de la Manche, a interpellé la Première ministre sur la crise du logement.

La crise du logement touche tous les territoires et tous les types de logements

@phgosselin « Le Président de la République, au début de son premier mandat, avait annoncé un choc sur l’offre de logements. Il est là le choc, mais pas dans le sens qui était souhaité ! » pic.twitter.com/qfbYegwfkJ

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) May 9, 2023

Virginie Duby-Muller, députée de Haute-Savoie, a questionné le ministre des Armées sur le projet de loi de programmation militaire pour les années 2024 à 2030.

Loi de programmation militaire 2024-2030.

Dans ce monde chaque jour plus dangereux, la guerre en Ukraine a montré qu’à l’instabilité géopolitique, s’ajoutent des sauts technologiques continus. @DubyMuller interroge le Gouvernement sur les moyens budgétaires investis dans la… pic.twitter.com/owWIBjafnU

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) May 9, 2023

Pour finir, Valérie Bazin-Malgras, députée de l’Aube, a interrogé le ministre de la Justice sur l’engorgement des tribunaux.

.@VBazinMalgras (LR) demande au Gvt de “prendre un décret pour autoriser la signature électronique aux civils comme il existe au pénal” afin de “permettre à nos magistrats du siège de gagner du temps et de l’efficacité.” pic.twitter.com/vKb03zJ1VQ

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) May 9, 2023

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Bernard Carayon : « Parler d’espérance aux Français »

Bernard Carayon, conseiller politique de notre mouvement et maire de Lavaur (Tarn), fait un constat lucide et sans concession de l’état de la France, déplorant notamment que nous détenions les records de déficits, de prélèvements, de désindustrialisation, d’insécurité ou encore d’immigration. Et appelle les dirigeants à dire la vérité, sans fard, tout en tentant de dessiner un horizon d’avenir et de redressement.

La France est une énigme. Elle a porté l’idéal de liberté de tous les peuples, construit le modèle de l’État moderne et la notion de souveraineté, adapté aux temps modernes l’antique citoyenneté, conçu des objets industriels d’exception, partagé la découverte de la vaccination, inauguré, avec la Sorbonne, ces lieux de transmission du savoir, ouverts aux sans-fortune. Ses monuments, ses jardins, sa littérature, certaines de ses figures politiques et religieuses ont donné à tous les hommes de goût une seconde patrie.

Mais la France s’est laissée envahir par les formes les plus hideuses, stupides et intolérantes de déconstruction affectant son passé, sa langue, sa culture, ses structures sociales.

Elle s’est ouverte aux prédateurs financiers du monde entier et à une immigration aux antipodes de son creuset civilisationnel, fermé les yeux sur ses dépendances stratégiques, universalisé ses droits sociaux au préjudice de ses citoyens.

Il n’y a pas d’exemple comparable d’un tel masochisme. L’idéologie de la gauche qui a perdu sa vitalité républicaine, les lâchetés de la droite reniant la nation se paient aujourd’hui cash, d’autant que l’État s’effondre dans tous ses anciens compartiments d’excellence. Le déni des réalités est la trame des quarante dernières années de notre vie politique. Nous détenons tous les records de déficits, de dette, de prélèvements, de désindustrialisation, d’insécurité, de consommation de drogues légales et illégales, d’immigration. Nos positions diplomatiques reculent partout. Notre armée est jugée incapable de tenir un conflit de grande intensité de plus de quelques jours ; nos référents économiques, politiques et stratégiques ont trente ans de retard. Les États-Unis comme la Chine pillent nos technologies et nous espionnent, l’Allemagne nous trahit chaque fois qu’elle le peut, la Commission nous impose des règles dont elle soustrait de l’application nos concurrents extra-européens.

Il n’est pas éloigné le moment où le président de la République offrira à l’Europe – de fait, aux Allemands, qui la pilotent – notre siège au Conseil de sécurité de l’ONU, en échange d’un peu de compassion sur l’état désastreux de nos finances publiques et de notre capacité à réformer le pays.

Notre situation est d’autant plus grave que s’est engagé depuis une quinzaine d’années un basculement du monde vers l’Asie et que le système financier est à bout de souffle. Alors que s’imposent des efforts inédits dans l’histoire pour financer la transition énergétique, la dette publique et privée du monde est déjà supérieure à celle de l’après-guerre…

« Espérer contre toute espérance » : c’était le thème d’une conférence de carême du père Carré, à Notre-Dame, il y a cinquante ans. L’espérance est la mère des activités humaines : celle du bâtisseur de cathédrales, de Livingstone perdu le long des rives de la Lualaba, du déporté guettant la lumière du jour de sa libération.

Mais elle a disparu des discours politiques français. C’est le corollaire d’un affaissement intellectuel et moral ; car l’espérance se nourrit des leçons de l’histoire et d’une conceptualisation de l’avenir : le dessin du destin. L’ignorant ne peut ni se souvenir ni anticiper, a fortiori mobiliser. Il se réfère plutôt aux « valeurs de la République » comme d’un viatique, pour se vêtir de respectabilité ou ostraciser l’adversaire. Or la République n’a pas de « valeurs » : seulement des principes.

La France n’a pas seulement le privilège de l’antériorité sur la République : elle a une « odeur », comme l’écrivait si joliment Jean-Paul Dollé, l’ancien maoïste, qui sut aimer Charlotte Corday et Saint-Just. Il y a plus de trente ans déjà, il sentait que « la France n’existe plus. Monte une horrible odeur de cadavre. Elle revivra peut-être quand refleurira une parole ».

L’histoire nous enseigne que la patrie est plus souvent sauvée par les gueux que par ses élites. Mais c’est au peuple entier que la parole politique doit s’adresser. C’est la vocation de la droite. Elle se corrigera de ses lâchetés mais la gauche plus difficilement de ses erreurs fondamentales : le travail comme condamnation, la préférence étrangère en substitut du patriotisme, le mensonge en règle de réécriture de l’histoire, la culture prométhéenne de la table rase en lieu et place de ce qui est naturel.

Le monde occidental redécouvre les mérites des nations et de leurs frontières, des « rappels à l’ordre » politiques du marché, de la souveraineté : le gaullisme ne pouvait naître à gauche, parce qu’il est issu du respect de la terre et des morts, nourri de la vertu de la transmission. Mais il a pu rassembler dans les temps de troubles, parce qu’il parlait à l’âme des Français.

C’est parce qu’on ne sait plus parler à celle-ci qu’ils ne croient plus en leurs représentants, préférant le cri de la rue au respect des institutions.

Dire la vérité, sans fard ni arrogance. Cultiver le sentiment d’appartenance à la communauté nationale que décrivait Renan dans son discours à la Sorbonne. Si le gaullisme est apparu comme une résurrection de l’esprit français, c’est qu’il existait avant de Gaulle. L’histoire n’est écrite que pour les religions fatalistes : ce n’est pas le sens de notre civilisation européenne, qui repose sur la liberté et la responsabilité de chacun comme sur la conscience du tragique, que l’on ne surmonte que par l’espérance.

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Eric Ciotti : « M. le Président, où sont vos promesses fiscales ? »

Eric Ciotti : « M. le Président, où sont vos promesses fiscales ? »

Le président des Républicains et député des Alpes-Maritimes appelle Emmanuel Macron à respecter ses promesses fiscales et de les remettre à l’ordre du jour de sa politique.

M. le président de la République, vous aviez promis à nos compatriotes de diminuer les impôts sur les successions et les donations. Nous apprenons aujourd’hui que vous avez choisi de reporter cet engagement : une temporisation que nous craignons de voir devenir un nouveau report sine die d’une promesse brisée.

Cette décision est une grave erreur que je regrette comme nos compatriotes la regretteront. De récentes études l’indiquent : 75 % d’entre eux considèrent qu’il y a trop d’impôts en France et 81 % appellent de leurs vœux une diminution des droits de succession. Il est urgent de répondre à ce ras-le-bol fiscal.

Au rang des impôts qu’il nous faut réformer, la taxation de l’héritage m’est toujours apparue comme un chantier primordial : après une vie de taxes et d’impôts, la France réussit encore à taxer la mort, avec de nouveau des records mondiaux de prélèvement. Cette exception doit cesser.

Vous aviez proposé de relever les abattements applicables lors des successions, notamment en portant de 100 000 euros à 150 000 euros l’abattement dont bénéficient les enfants. Une promesse insuffisante mais que vous ne tiendrez même pas, ce qui laisse notre pays de nouveau en marge des autres nations européennes. En Allemagne, cet abattement est fixé à 400 000 euros quand il atteint, en Italie, 1 million d’euros. En Suède, les héritages ne sont plus taxés depuis 2019.

Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, nous devons faire preuve d’ambition.

Je propose la suppression, en ligne directe, de l’impôt sur les successions comme sur les donations à l’exception des très gros patrimoines, ainsi qu’une diminution des droits de succession ou de donation sur la transmission d’entreprises, à la condition d’une poursuite de l’activité de celles-ci.

Pour relever le défi d’une population vieillissante, où les héritiers sont davantage de jeunes retraités que de jeunes actifs, je propose également une baisse des impôts sur les donations entre grands-parents et petits-enfants, et que le délai de renouvellement de celles-ci soit abaissé à cinq ans.

Plutôt que de saisir dans la mort l’opportunité d’une nouvelle prédation fiscale, nous devons libérer la circulation du patrimoine entre les générations, et notamment du vivant des donateurs.

La France est un pays attaché au droit de propriété et nous ne devons pas laisser un impôt injuste, contraire à nos traditions, attenter à la libre transmission patrimoniale, entravant notamment le maintien du patrimoine immobilier dans les familles issues des classes moyennes et populaires.

Je ne veux plus que des familles françaises soient amenées, en raison de taxes confiscatoires, à devoir vendre la maison que leurs parents, ou leurs grands-parents avant eux, ont construite de leurs mains et meublée de leurs souvenirs. Nous devons garantir à nos compatriotes que le fruit d’une vie de travail bénéficie à leurs enfants et petits-enfants plutôt qu’au financement du déclin continu de notre État et de notre pays.

Dans l’intérêt de toutes les familles françaises, je vous demande de respecter votre engagement et de remettre cette promesse à l’ordre du jour de votre politique fiscale.

>> Lire La Tribune sur LeJDD.fr

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L’Italie est un partenaire stratégique, n’en faisons pas un ennemi !

L’Italie est un partenaire stratégique, n’en faisons pas un ennemi !

Depuis le Maroc où je me trouve avec une délégation des Républicains, je découvre avec stupeur la nouvelle crise diplomatique qui s’ouvre pour la France.

Cette crise est le résultat de propos inopportuns du ministre de l’Intérieur à l’égard de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.

Conséquence directe, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, annulant dans la foulée sa visite prévue en France.

L’attaque de ceux qui peuvent protéger la France d’un afflux encore plus massif de migrants est inutile et contre-productive.

Si l’Italie décide de ne plus gérer les flux migratoires aux portes de l’Europe, la France vivra une véritable submersion migratoire.

Je regrette que la France reproduise la faute diplomatique commise avec le Maroc.

L’Italie est un partenaire stratégique, n’en faisons pas un ennemi !

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Reconquérir le sacré – Sonia Mabrouk

Introduction au sacré

Avant de détailler l’impérieuse nécessité d’un retour au sacré, il me semble logique et honnête de vous conter tout d’abord mon expérience personnelle de la sacralité, ou comment le sacré est devenu un sujet essentiel dans ma vie.

Ma conversion au sacré s’est faite en plusieurs étapes. Ce ne fut pas une révélation brutale et soudaine ; plutôt une succession de moments à la fois intimes et universels, un cheminement dans le temps vers des fragments de sacré, une compréhension de quelque chose qui nous précède et qui nous suit, qui en tout cas nous dépasse. Je dirais aussi que, dans mon cas, j’ai reçu le sacré comme on reçoit la foi. À un moment précis, le sacré a fini par s’imposer.

Était-ce le fruit du hasard ou était-ce un événement déjà inscrit en moi ? Impossible à dire. Une chose est sûre, la vie s’en est mêlée, et depuis, tout a changé. Cette métamorphose, je l’ai acceptée comme on accepte ce qui advient. C’est ce que Sylvain Tesson appelle le pofigisme, cette attitude mêlant résignation et joie. Lors de cette lente conversion, j’étais précisément dans un état singulier de résignation, à la fois joyeuse et combative. Je n’avais ni doutes ni tiraillements, comme si, sans le savoir, j’étais depuis longtemps à l’affût de ce changement. Comme si j’avais attendu sans vraiment le savoir ce moment d’éveil. Sans trop me poser de questions, j’ai alors fait allégeance au mystère et au réel, car tout cela ne relève pas d’un songe. Il est important de souligner à ce stade que je n’étais pas dans un rêve éveillé. Tout était au contraire bien réel, mais tout relevait aussi d’une autre réalité qui me convenait davantage et qui est aujourd’hui totalement mienne.

Je me suis en quelque sorte confrontée à l’usage du monde, selon la formule et le titre du célèbre ouvrage de l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier’. À une différence près : cette confrontation fut interne et immobile dans mon cas. Je n’ai pas eu à voyager, à me déplacer, à me désédentariser pour en découvrir les effets et la réalité. Dès lors, ce voyage intérieur que je vais vous conter m’a tout de suite rendue plus vulnérable et tout à la fois plus affûtée et réceptive à l’observation du monde et de sa beauté.

Le cheminement vers le sacré a en effet conditionné ma façon de voir le monde. L’immobilisme qui accompagnait ma conversion au sacré a débouché tout à la fois sur une plongée introspective et sur une ouverture à ce qui nous entoure. Ce statisme m’a permis d’avancer sur ce que Frédéric Lenoir nomme les chemins du sacré.

Tout cela peut sembler paradoxal. Comment un immobilisme, qui par définition vous fige, peut-il vous permettre de voir un tel défilement des choses et un si grand jaillissement d’imprévus ?

C’est pourtant ce qui est arrivé lorsque le sacré m’est apparu. Ce que certains appellent un voyage intérieur. L’expression est devenue si triviale et courante que vous l’avez sans doute déjà entendue au détour d’une conversation, dans un dîner, comme s’il était évident de pouvoir voyager en soi, et plus précisément, en dedans de soi. Pour ma part, je continue de m’interroger. Comment peut-on devenir un voyageur immobile ? Comment parcourir des kilomètres en ayant le corps figé telle une masse aimantée au sol ? Comment accueillir la nouveauté sans changer de décor ? Comment vivre en ermite en soi ? Comment ressentir le goût de l’aventure sans

robinsonnade ?

Certains éléments de réponse sont contenus dans l’aventure du sacré.

Une aventure au cours de laquelle votre esprit est en permanence sollicité sans risque de vous abîmer le corps. Il n’y a en effet rien de physique ni de débridé à voyager en soi. Nulle montagne à escalader, aucun cours d’eau à traverser, pas d’animaux à éviter, si ce n’est soi-même et ce que nous allons découvrir en nous. Il n’y a pas non plus de chemin dessiné à l’avance, pas de carte à déplier, de trajet à choisir entre des voies rurales, des autoroutes balisées, des sentiers pleins de ronces, des champs rocailleux ou des coulées forestières peu explorées.

Non, il n’y a rien de tout cela….

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Pierre de Villiers – Paroles d’honneur – Lettres à la jeunesse

Il y a deux façons de voir la situation actuelle : soit se complaire dans le constat, il est vrai cruel et inquiétant ; soit surmonter ce dernier et chercher des solutions, faire confiance aux trésors de notre génie français. Vous, les jeunes, êtes l’avenir de la France. Vous êtes aujourd’hui en demande d’humanité et de fermeté, d’autorité et d’amour, d’exigence et de bienveillance. Vous cherchez votre équilibre, dans une société où les facteurs de déséquilibre se multiplient. Il reste à canaliser vers de justes causes cette attente et cette soif d’idéal. Les plaintes soulagent, mais ne construisent rien de durable.
Tout au long de son parcours militaire, le général Pierre de Villiers a eu à cœur de transmettre ; cinq années dans la vie civile n’ont fait qu’affermir son engagement pour la jeunesse, à laquelle il dédie ces lettres. Elles constituent une véritable profession de foi intellectuelle et morale. Une leçon qui résonne profondément en nous.
Ces Paroles d’honneur ouvrent un chemin pour réapprendre à aimer la France et retrouver l’espérance.

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Etats généraux de la Droite au cirque d’Hiver de Paris – 17 Juin 2023

Chers compagnons,

Comme je vous l’avais promis, notre ambition de refondation s’incarnera prochainement dans de grands États généraux de la Droite pour la France. Un rendez-vous majeur pour nous tous.

Je suis particulièrement heureux de pouvoir vous convier à l’ouverture des États généraux de la Droite pour la France, qui se tiendra le samedi 17 juin au cirque d’Hiver de Paris.

La France a – plus que jamais – besoin de la droite, car elle a besoin de convictions et de courage, de responsabilité et de vision. Nous avons le devoir d’être à la hauteur des attentes de la Nation : en nous rénovant, nous voulons continuer à être utile à notre pays.

Notre famille politique est riche de se son histoire, de ses valeurs, de ses élus et de ses militants. J’ai une entière confiance dans notre capacité de redressement et nous en ferons la démonstration lors de ces États généraux de la Droite pour la France.

Ils doivent être l’occasion de nous retrouver autour de notre identité et de nos valeurs et de rappeler, à ceux qui ne cessent de prophétiser notre disparition, que nous sommes bien vivants.

Soyons donc nombreux, et de toute la France, à nous retrouver le samedi 17 juin prochain au cirque d’Hiver de Paris pour écrire ensemble cette nouvelle page de notre histoire.

Avec l’assurance de mon fidèle dévouement,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Lettre aux adhérents suite à la réforme des retraites

Muriel JOURDA, sénatrice, présidente des Républicains de Morbihan

Chers adhérents, chers amis,

Les soubresauts sociaux que nous vivons depuis plusieurs semaines en France sont étroitement liés aux décisions politiques nationales et Les Républicains n’en sont pas épargnés.

La réforme des retraites a créé des dissensions.

La réforme des retraites a créé des dissensions au sein des groupes parlementaires et également au sein des militants. Dans le Morbihan, quelques adhérents ont fait part de leur mécontentement – pour des raisons opposées d’ailleurs – et les jeunes LR ont annoncé la « dissolution » du mouvement, ce qui correspond en réalité à leur démission puisque le départ d’un parti politique n’entraîne pas sa dissolution.

Alors ? Fallait-il voter la réforme des retraites ?

Alors ? Fallait-il voter la réforme des retraites, comme certains nous le reprochent ou les députés LR devaient-ils voter la motion de censure, comme certains le reprochent également à ceux qui l’ont soutenue ?

La réponse nécessite d’analyser rapidement la réforme qui crée tant de polémiques, la réforme des retraites.

Notre système de retraite est un système dit par répartition.

Notre système de retraite est un système dit par répartition : les actifs payent des cotisations qui ouvrent leurs propres droits à la retraite et qui servent à payer celle de leurs contemporains retraités.

Ce système est efficace tant qu’il y a beaucoup d’actifs et peu de retraités.

Or, depuis les années 1950, nous sommes passés progressivement de 6 actifs à 1,7 actif pour un retraité et de 5 ans à 25 ans en retraite. En résumé, de moins en moins de gens « payent » et de plus en plus de gens  « touchent ».

Ce système nécessite donc des ajustements dits « paramétriques » (sauf à renoncer à la répartition par une réforme « systémique »).

La réforme proposée, repousser le départ en retraite à l’âge de 64 ans influe donc sur un des paramètres.

Depuis de nombreuses années, les gouvernements de droite comme de gauche prennent ce type de dispositions. Les paramètres en question sont principalement le montant des cotisations, le montant des pensions de retraite et la durée du travail (durée de cotisation et âge de départ).

La réforme proposée, repousser le départ en retraite à l’âge de 64 ans influe donc sur un des paramètres.

Même si les projections et les chiffres avancés sont divers, la démographie est implacableet ne rien faire fragilise notre système de retraite. Depuis 4 ans, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), la majorité sénatoriale de la droite et du centre vote le départ en retraite à l’âge de 64 ans.

Cette réforme est imparfaite pour de nombreuses raisons.

Bien sûr, cette réforme est imparfaite pour de nombreuses raisons : 

  • Elle omet la nécessité d’une politique familiale pour un système fondé sur la démographie ;
  • Elle aurait dû être précédée par une réflexion d’ensemble sur le travail, notoirement insuffisant en France ; elle oublie la question du travail des seniors ; 
  • Elle feint d’ignorer que les régimes spéciaux déficitaires sont la principale cause du déséquilibre financier ; 
  • Elle ne préserve le système que pour quelques années,

et,

  • Elle ignore la possibilité d’une vraie réforme systémique en introduisant une part de capitalisation collective qui permettrait un placement d’une partie des cotisations avec un bon rendement.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais je veux préciser que l’ensemble de ces points a été abordé par les sénateurs LR, autant que les règles relatives au PLFSS le permettaient.

Fallait-il prendre ce risque ou s’opposer pour éviter d’être absorbés par la majorité relative présidentielle ?

Malgré ces imperfections, il me semble néanmoins que nous devions voter ce texte sur l’équilibre des retraites, dans la droite ligne de ceux que nous avons nous-mêmes fait voter.

Je n’ignore pas le risque que cela nous fait courir d’être assimilés à Emmanuel MACRON dont il faut dire qu’il est sans doute la principale cause d’impopularité de cette réforme, rendue de surcroît inaudible après l’épisode ruineux du « quoi qu’il en coûte ».

Fallait-il prendre ce risque ou s’opposer pour éviter d’être absorbés par la majorité relative présidentielle ?

Pour ma part, je crois encore que la politique consiste à prendre les décisions que nous pensons judicieuses même si nous n’en sommes pas à l’origine.

Nous ne sommes pas un simple parti d’opposition mais un parti de gouvernement actuellement dans l’opposition.

Les Républicains n’ont aucune ligne visible dans l’opinion.

Cependant, si certains ont pu penser que voter un texte proposé par le Président de la République nous plaçait dans sa majorité, c’est parce que Les Républicains n’ont aucune ligne visible dans l’opinion. Notre véritable défi est sans doute celui-là : nous démarquer d’Emmanuel MACRON, pas en s’opposant systématiquement à ses propositions mais en affirmant qui nous sommes et pourquoi sa vision politique n’est en aucun cas la nôtre.

Voilà le point, chers adhérents, chers amis, qu’il me semblait nécessaire de faire,

Avec toute mon amitié, et toute ma fidélité,

Muriel JOURDA

Sénatrice du Morbihan

Présidente de la Fédération des Républicains du Morbihan

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