Les Républicains demandent au Président de la République de renoncer à nommer M. Pap Ndiaye ambassadeur de France au Conseil de l’Europe

La nomination de M. Pap NDIAYE comme ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, à compter du 1er août, vient d’être annoncée.

Nous appelons le Président de la République à renoncer à cette décision qui abime une nouvelle fois la diplomatie française.

M. NDIAYE a été démis de ses fonctions ministérielles la semaine dernière pour incompétence. Est-ce l’intérêt de l’Etat de le nommer ambassadeur de France ? Est-il capable de défendre la France et d’accroître son influence au Conseil de l’Europe ? À l’évidence, non !

Le Président de la République a considérablement fragilisé la diplomatie française en supprimant le corps diplomatique. Il manifesterait aujourd’hui une forme de mépris à l’endroit des diplomates en confirmant une telle nomination.

L’influence de la France en Europe mérite mieux !

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Rachida Dati : « La première machine inégalitaire, c’est l’école »

La maire LR du VIIe arrondissement de Paris revient sur les émeutes urbaines qui ont violemment secoué la France.

La tension n’est pas retombée après les émeutes. Rien n’a été réglé ?

La tension est retombée mais les problèmes de fond restent entiers. On a remis, par le biais des forces de sécurité qui ont été fortement mobilisées, un couvercle sur la Cocotte-Minute. Parmi les priorités il y a le rôle de l’école. Trop de jeunes sont en décrochage scolaire et laissés à l’abandon. Sans formation, ils n’accèdent pas à l’emploi et sont pris en charge par des réseaux de trafiquants. Personne ne s’est interrogé sur le parcours de Nahel, âgé de 17 ans, au volant d’une grosse cylindrée de location et sans permis. Dans son cas, il est clair que ni l’école ni la justice des mineurs n’ont été efficaces puisque ni la garde à vue, qu’il a connue quelques jours avant, ni la convocation devant le juge des enfants en septembre prochain n’ont été dissuasives. Pour être efficace, la justice des mineurs doit être beaucoup plus rapide. Lorsqu’une mesure éducative est prononcée, il est anormal d’obtenir l’intervention d’un éducateur des mois plus tard. J’aurais aimé que l’on poursuive la réforme de la justice civile des mineurs que j’avais entamée. On ne peut pas se résoudre à voir un pan entier de notre jeunes se faire sécession.

Pour vous, la question c’est donc l’intégration ?

Évidemment qu’il y a un problème d’intégration dans notre pays. Mais réduire les causes des émeutes à ce seul problème signifierait qu’il suffirait de régler la question de l’immigration pour que cela ne recommence pas. C’est une vision trop simpliste. Il n’y a pas de racisme systémique ou de racisme d’État en France, mais il y a un phénomène de relégation qui crée des inégalités et des discriminations. La première machine inégalitaire, c’est l’école. Quand vous avez dans un même établissement une concentration d’enfants qui ont de vraies difficultés d’apprentissage, cela interroge sur leur avenir et leur intégration au sein de la société. Le dédoublement des classes est sans effet sur ce sujet. On a détourné le regard avec un certain cynisme, car on est passé dans ces quartiers d’une délinquance très bruyante à une délinquance très silencieuse qui assure un calme apparent : celui du trafic de drogue. Notre responsabilité est collective.

Y a-t-il une ou des solutions ?

Il faudrait casser les ghettos et avoir une autre politique de peuplement des logements sociaux. Je remarque que beaucoup de maires qui ont été victimes des émeutes s’interrogent sur les effets du droit au logement opposable (Dalo) qui amplifie la concentration des difficultés au même endroit. Je constate que l’absence de politique pénale, que je dénonce depuis des années, fait que la justice n’est plus dissuasive, en particulier chez les mineurs et les jeunes majeurs. Il faut renforcer la lutte contre les trafics qui gangrènent les quartiers et revoir les priorités des forces de sécurité en coordination avec les procureurs de la République. Enfin, l’école doit jouer véritablement son rôle de formation et d’exemplarité. C’est pour cela qu’il faut rétablir les internats d’excellence que la gauche a supprimés.

N’y a-t-il pas aussi un problème d’autorité parentale ?

Ce qui mine l’autorité des parents, c’est le rapport à l’argent et les fréquentations de leurs enfants. Il est clair que, quand un jeune ramène plus d’argent au domicile que sa mère qui l’élève toute seule, oui, il y a un problème d’autorité. Beaucoup de ces jeunes n’ont plus de repères au regard d’une autorité des parents affaiblie et contestée par les chefs de bande.

La réponse pénale est-elle à la hauteur aujourd’hui ?

La réponse est dans votre question. Il est vrai que la délinquance des mineurs a fortement augmenté, mais la maltraitance des mineurs a aussi augmenté. Quand on s’intéresse à la justice des mineurs, il faut également s’intéresser à leur protection, qui est la grande oubliée de nos politiques publiques. J’avais créé des centres éducatifs fermés dans lesquels j’avais renforcé la formation, l’éducation, en y ajoutant une prise en charge pédopsychiatrique. Ces centres-là n’ont jamais été développés. Par ailleurs, la protection de l’enfance souffre de la décentralisation. Elle mériterait une politique nationale et régalienne. Les structures d’accueil des mineurs placés sont très hétérogènes et ne correspondent pas à leur développement personnel, ce qui conduit à les déstructurer plutôt qu’à les construire.

Faut-il baisser l’âge de la majorité pénale ?

Les mêmes qui la réclament aujourd’hui l’ont contestée quand j’étais garde des Sceaux ! L’âge moyen de la responsabilité pénale en Europe varie de 13 à 14 ans. J’avais souhaité qu’elle soit fixée à 13 ans en France. Certains ont polémiqué en estimant que les mineurs délinquants seraient systématiquement incarcérés. C’est faux car, avec ou sans responsabilité pénale, on peut déjà aller en prison lorsque l’on commet un crime à 13 ans. Fixer un âge de responsabilité pénale permet d’avoir une politique pénale cohérente, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et permet qu’un même délit commis par un mineur soit sanctionné de la même manière, partout en France. Certains réclament la baisse de la majorité pénale de 18 ans à 16 ans ce qui impliquerait d’être jugé comme un majeur dès lors. Je n’y suis pas favorable dans la mesure où la majorité civile est à 18 ans. Je suis plutôt favorable au rétablissement des peines planchers que j’avais instaurées pour les majeurs et les mineurs. Dans les juridictions où elles étaient systématiquement appliquées aux récidivistes, c’était efficace !

Éric Zemmour estime que l’on a forgé depuis quarante ans un peuple français qui déteste la France. Vous êtes d’accord avec cela ?

Je n’ai pas à commenter ses outrances.

Une partie des jeunes n’aime pas la France ?

Ils ne s’aiment pas eux-même déjà ! Oui, certains disent « je n’aime pas la France », mais je n’en ferais pas une généralité. Ce serait faire injure à cette France qui se lève tôt et qui se couche tard pour les autres. Je pense à tous ceux qui accompagnent leurs enfants aux compétitions sportives, qui font de l’aide aux devoirs, à ceux qui aident leurs parents dans leurs démarches administratives, à ceux qui résistent et essaient de s’en sortir. On ne peut pas piétiner tous ces gens-là.

Vous n’êtes pas favorable à la suppression des allocations familiales pour les parents d’enfants délinquants ?

Il serait injuste de pénaliser une famille dans laquelle il y a un délinquant et un autre qui s’en sort. Les maires peuvent déjà supprimer des aides sociales à des familles volontairement démissionnaires ou qui ne se comportent pas bien. Il existe aussi des dispositifs de droit commun permettant aux bailleurs sociaux d’expulser des familles pour trouble de jouissance ou trouble à l’ordre public. Je rappelle quand même que le logement social était un outil de promotion sociale pour des gens qui travaillaient, notamment les ouvriers. Peu à peu, c’est devenu un outil de relégation et de concentration des problèmes. Les élus sont les premiers responsables de cette situation, et la gauche, par clientélisme et opportunisme électoral, a laissé prospérer ces phénomènes. Pire, elle les a entretenus. Le résultat, c’est une quasi-sécession de certains quartiers.

La réponse de la droite et des LR est uniquement sécuritaire. Est-ce suffisant ?

Face à l’augmentation de la délinquance, il faut mettre fin à l’impunité. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut rétablir l’autorité et l’ordre avec une politique pénale claire et ferme. Rétablir la sécurité c’est bien, mais il faut la rétablir durablement. Cela doit s’accompagner d’autres mesures. Je le répète, le problème doit être traité dès l’école par le biais de la réduction des inégalités et le retour à l’excellence pour tous. C’est un travail au long cours. Il faut aussi revoir la politique d’attribution des logements sociaux pour empêcher l’accumulation des difficultés au même endroit. Enfin, il est absolument indispensable de maîtriser les flux migratoires et de revoir notre politique d’accueil.

La gauche a-t-elle cultivé la culture de l’excuse à outrance ?

Oui, je me suis étonnée du silence de la gauche du « droit à la différence », de 1’« excuse sociale », la gauche du « ce n’est jamais de votre faute », la gauche de la victimisation. Où est-elle aujourd’hui ? Elle a des comptes à rendre.

Quand vous voyez des députés LFI qui manifestent avec le comité Traoré au slogan de « Tout le monde déteste la police », cela vous choque ?

Au moins il n’y a pas de tromperie sur la marchandise. Ils sont dans leur radicalité. Nous savons ce qu’ils veulent, il suffit devoir avec qui ils s’affichent.

À Paris, en perspective des élections municipales de 2026, les sondages vous mettent en position de favorite.

Mon combat, c’est Paris. Je suis claire sur mes intentions. La ville est en état de faillite à tous les niveaux. L’élection de 2026 sera un choix de société. Paris doit redevenir la ville de tous les espoirs, une capitale qui fait rêver, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Vous ne visez rien d’autre au niveau national ?

Paris est un enjeu national.

Faut-il un gouvernement d’union nationale pour permettre au pays d’avancer ?

L’état du pays et l’absence de majorité au Parlement nous imposent de prendre nos responsabilités. Cela ne pourra pas se faire à coups de débauchage. Il faut pour l’avenir de la France des accords politiques sur des réformes majeures et structurantes. Je remarque que la loi de programmation militaire qui vient d’être adoptée reprend les propositions des Républicains. C’est donc possible.

Cela ne passe pas forcément par un accord de gouvernement ?

La France mérite un programme de redressement, pas des ralliements avec une absence de vision. Il faut cesser de détruire la politique aux yeux de nos concitoyens.

Paris est prêt-il pour les JO 2024 ?

La chambre régionale de la Cour des comptes alerte régulièrement sur l’état de Paris et sa gestion. En juin, elle a souligné ce que je dénonce depuis des mois : l’absence d’un budget total parisien pour les Jeux, et de graves incertitudes quant à la sécurité, au point que le préfet de police et le président de la République ont dû reprendre la main. Les Parisiens ont de la chance d’avoir à leurs côtés Laurent Nunez, qui est un excellent préfet de police, avec lequel je travaille en toute confiance. Ses qualités vont bien au-delà de ses fonctions.

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Les Français n’attendent pas des ajustements : ils veulent des actes !

Le gouvernement d’Elisabeth Borne – selon les propres mots du président de la République – a été ajusté.

Un énième remaniement ne saurait constituer une réponse sérieuse à la crise que nous traversons.

Les Français n’attendent pas des ajustements : ils veulent des actes !

Emmanuel Macron avait promis cent jours d’apaisement et d’action : nous n’avons eu ni action ni apaisement.

Et pourtant, malgré une semaine de guérilla urbaine, le gouvernement affiche de nouveau un satisfecit sidérant : si ces cent jours ont été un succès, pourquoi changer de ministres ?

Que de temps perdu à poursuivre le mirage du en-même-temps.

La France a besoin d’un cap clair et d’une volonté ferme.

Nous devons rétablir l’ordre dans nos rues comme dans nos finances.

Seule une politique ambitieuse et courageuse peut garantir la sécurité et la liberté de tous en portant des mesures efficaces sur les grands défis de l’insécurité, de l’immigration et de la fiscalité.

Droite d’opposition mais droite de responsabilité, déterminée à demeurer utile à la France et aux Français, Les Républicains continueront, par leurs propositions, à promouvoir cette politique, loin de ces incessants réajustements, témoignages accablants d’une constante impuissance.

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Bruno Retailleau : « Le budget 2024 n’est qu’un budget de facilité ! »

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, accuse Emmanuel Macron d’avoir entériné 100 milliards de nouvelles dépenses en 100 jours.

Selon vous, Emmanuel Macron n’a toujours pas débranché le « quoi qu’il en coûte »…

Les dépenses nouvelles ou augmentations de dépenses anciennes ont atteint 100 milliards d’euros cumulés en cent jours. Du 17 avril au 14 juillet, il y a eu 41 annonces ! Le budget 2024, qu’on nous présente comme historiquement exigeant, n’est qu’un budget de facilité. On nous vend 4,2 ou 4,8 milliards d’euros de baisses des dépenses de l’Etat. C’est du pipeau, car ces économies annoncées reposent quasi exclusivement sur l’arrêt de programmes exceptionnels. La fin du bouclier énergétique et des chèques carburants représente 14milliards. L’extinction de la relance post-Covid, 3 milliards. En ajoutant un milliard sur les dépenses exceptionnelles de santé et 1,5 milliard pour la fin du filet de sécurité pour les collectivités locales face à la hausse des prix de l’énergie, on atteint 20 milliards de dépenses en moins. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est un effort budgétaire ! Le document révélé par le gouvernement montre que les deux tiers des missions budgétaires de l’Etat voient leurs crédits augmenter ou rester stables ! De 2022 à 2023, le déficit va augmenter de 4,7 % à 4,9 %. Et la trajectoire du programme de stabilité ne sera sans doute pas respectée tant ses prévisions de croissance sont surestimées en 2023 ou 2024.

Vous additionnez des dépenses sur plusieurs années, d’ici 2027. Ne craignez-vous pas de forcer le trait ?

Ce sont bien des engagements de dépenses que les Français devront payer jusqu’en 2027 ! Ils s’ajoutent à toutes les lois de programmation, militaire, intérieure, recherche, justice. Autant de dépenses contraintes qui représentent désormais près de 20 % du budget ! La France est championne du monde des dépenses publiques. Avec 58 % du PIB, nous sommes un pays collectiviste de ce point de vue. On dérive même par rapport aux pays européens les plus fragiles, ceux que Bruxelles avait pour mauvaise habitude d’appeler les « pays du Club Med ». L’Espagne a prévu de revenir sous 3 %de déficit dès l’année prochaine, l’Italie, dès 2025. D’ores et déjà, 16 Etats de l’Union européenne sont sous ce niveau, dont six en excédent. La France sera le dernier pays européen à revenir sous 3 %, en 2027. Au rythme où nous allons, cet objectif risque de ne même pas être atteint…

Les Républicains sont-ils prêts à voter une motion de censure ?

Ce n’est pas au Sénat qu’elle se vote. Mais si le budget 2024 reste à l’image de son esquisse, il est impossible que nous le votions. Désormais, la dépense publique en France n’est plus la solution, c’est le problème. Elle n’achète même plus la paix sociale : on a déversé des dizaines de milliards sur les quartiers difficiles. Elle ne crée pas non plus de richesses. Le multiplicateur budgétaire est devenu un diviseur. Depuis 2020, on a ajouté plus de 600 milliards d’euros de dette publique et le PIB n’a augmenté que de238 milliards…

Faut-il en tirer les conclusions politiques et voter la censure ?

Je ne peux pas vous répondre ! La dizaine de 49.3 que la Première ministre devra déposer pour faire adopter la loi de finances sera autant de risques d’accidents. Personne ne peut parier qu’une motion de censure ne passe pas. Ce que je sais, c’est que, grâce à la réforme des retraites, que j’ai soutenue, le gouvernement a échappé de peu à l’abaissement de la note de la France par Standard and Poor’s. Ce qu’il faut craindre, ce n’est pas la motion de censure, mais un scenario à la grecque, comme l’avait dit elle-même la Première ministre il y a quelques mois.

N’y a-t-il pas un peu d’hypocrisie dans votre camp, alors que certains députés n’ont pas voté la réforme des retraites poussée par leurs camarades du Sénat depuis des années ?

La réforme des retraites nous a beaucoup abîmés. Certains ont trahi ce qui était notre ADN : l’idée qu’avant de redistribuer la richesse, il faut la produire. Il y a un peu plus de vingt ans, nous avions le même niveau de vie par habitant qu’un Allemand, la différence est aujourd’hui de 5 000 euros. Cet appauvrissement est dû au déficit de travail, notamment à cause de notre faible taux d’emploi.

Où les Républicains proposent-ils de faire des économies ?

Il faut sortir de l’idée que la dépense publique est l’indicateur de la qualité des services publics. Sitel était le cas, nous serions à l’avant-garde du bonheur universel. Au Sénat, nous serons responsables et nous proposerons au gouvernement un certain nombre de pistes d’économies que nous dévoilerons à la rentrée. Je croyais vraiment que le gouvernement allait faire des économies cette année. Je faisais confiance à Bruno Le Maire que je pense sincère. J’ai été stupéfait. Le président de la République a-t-il pris conscience de la vulnérabilité française ? Le « en même temps » ne peut pas être une boussole en matière de sérieux budgétaire.

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Olivier Marleix : « L’ambition du gouvernement est plus « verte » qu’industrielle »

Dans une interview aux « Echos », le chef de file des députés LR refuse de dire s’il votera le texte relatif à l’industrie verte après un vote favorable au Sénat. Il dénonce un projet de loi superficiel qui ne s’attaque pas aux délocalisations et propose la mise en place de certificats d’économies d’énergie pour les entreprises. L’exécutif est appelé à « plus de respect et d’écoute ».

Le texte relatif à l’industrie verte vise à redresser la part de l’industrie dans le PIB en respectant les objectifs de transition écologique. Pourriez-vous le voter ?

C’est un texte sans vision. D’abord, l’exécutif devrait considérer comme « industries vertes » toutes celles qui produisent en France. Notre principale source d’émission de CO2 provient de nos importations qui représentent environ 51 % de nos émissions. Notre premier objectif doit donc être de relocaliser pour mieux décarboner.

Il y a ensuite un problème de moyens. Les Etats-Unis grâce à leur Inflation Reduction Act ont décidé de produire chez eux et promettent 400 milliards de dollars d’investissements massifs et ciblés. En France, le gouvernement propose de vagues mesures d’urbanisme. Encore un texte de communication bien pensé, mais qui ne nous incite pas à le voter. Au fond, l’ambition du gouvernement est plus « verte » qu’industrielle.

Votre principal reproche, à droite, porte sur le périmètre des industries concernées comme l’éolien ou l’hydrogène. Ce sont pourtant des secteurs d’avenir…

L’industrie verte en France sera nucléaire ou ne sera pas. J’attends toujours une loi de programmation pluriannuelle de l’énergie. Les secteurs que vous évoquez – éolien, hydrogène, pompe à chaleur ou encore batterie – ne suffiront pas à justifier l’immense effort que suppose la décarbonation de l’industrie, presque absente de ce projet de loi.

Nous, Les Républicains, proposons une mesure forte : attribuer des certificats d’économies d’énergie aux entreprises qui relocalisent sur notre territoire, parce que relocaliser, c’est produire plus propre. Une entreprise avec un site émetteur de CO2 en Chine qui déciderait de relocaliser sa production se verrait alors attribuer des certificats pour la récompenser de la réduction de CO2. C’est une mesure simple, accessible sans être une réponse budgétaire. Nous la défendrons dans l’hémicycle.

La majorité LR et centriste au Sénat a largement adopté ce texte en première lecture…

Le Sénat a fait le même constat que nous. C’est une vision à courte vue de l’industrie qui n’aborde pas le sujet crucial des relocalisations. Je le répète : une industrie verte de droite, c’est celle qui produit en France.

Pourriez-vous soutenir le gouvernement dans son ambition de mobiliser l’épargne des Français au service de l’industrie verte plutôt que l’argent public ?

L’exécutif a montré qu’il n’était pas prêt à aller au fond des choses sur cette question. Un livret bio pour enfant, un LDD rebaptisé « livret vert » ? C’est du pur affichage. Si je voulais être désagréable, je dirais que cela relève du « greenwashing ».

La réalité est qu’il y a beaucoup d’épargne disponible aujourd’hui en France. Le vrai sujet est de savoir où va l’argent public investi dans cette transition ? Sur 1,2 milliard d’euros d’aides à la voiture électrique, 500 millions d’euros partent en Chine. Je combats cette naïveté, évitons de financer l’industrie chinoise.

Elisabeth Borne a été reconduite à Matignon. Qu’attendez-vous de la Première ministre ?

Si le président n’a pas de majorité, ce n’est pas une erreur des Français, mais une injonction à gouverner autrement, avec plus de respect et d’écoute.

L’examen du texte sur l’immigration a été renvoyé à l’automne prochain. Conditionnez-vous un vote favorable de LR à une reprise de vos propositions ?

Il y a un texte de fermeté que nous avons déposé au Sénat et dont nous sommes prêts à débattre à la rentrée parlementaire. Le gouvernement doit s’en tenir à cette solution.

>> Lire l’interview sur LesEchos.fr

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Meyer Habib, député des Français établis hors de France, a interpellé la ministre de la Culture sur les propos antisémites de journalistes de la chaîne arabophone de France 24.

Des journalistes de France 24 publient des tweets antisémites. @Meyer_Habib interpelle la ministre de la Culture “Vous qui êtes si prompt à qualifier Bolloré, Europe 1, CNews d’ennemis de notre démocratie. Pour vous, tout ce qui est de droite, patriote ou intransigeant avec… pic.twitter.com/AiyExYO7Nh

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) July 18, 2023

Isabelle Valentin, députée de Haute-Loire, a questionné le ministre de la Santé et de la Prévention sur la crise des établissements de santé.

Report de l’examen de la PPL #Bienvieillir.

@isavalentin43 interpelle le ministre de la Santé « Renoncer à une véritable loi sur le grand âge et l’autonomie, qui est attendue depuis 6 ans, reste un choix politique purement financier, qui vous incombe ! » #QAG #DirectAN pic.twitter.com/F2K4PmWkDO

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) July 18, 2023

Pour finir, Francis Dubois, député de la Corrèze, a interrogé le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur la production de pommes en France.

« Mangez des pommes » aimait répéter Jacques Chirac @DuboisFrancis19 interpelle le ministre de l’Agriculture : la pomme française est en dangerLa filière est menacée de toutes parts. Des normes françaises trop contraignantes empêchent de lutter contre les invasions… pic.twitter.com/LRzjjSINOL

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) July 18, 2023

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Forte augmentation des prix de la SNCF : seule une refonte du modèle économique est la clé de l’attractivité du modèle ferroviaire

L’annonce soudaine de petits prix par la SNCF est en réalité un coup de communication qui cherche à détourner le regard sur le vrai problème à venir de l’opérateur national, à savoir une augmentation des prix. La SNCF est en réalité prisonnière de son modèle économique et du poison des péages ferroviaires, en constante augmentation, qui inéluctablement, vont peser à moyen terme sur le prix des billets de la SNCF.

On doit revoir le modèle économique de la SNCF, pris sous le poids de charges trop lourdes pour une qualité de service qui n’est pas au rendez-vous.

D’ailleurs, le premier épisode de cette longue série vient de faire jour. La SNCF a annoncé, dimanche 16 juillet, que sa carte «Avantage» allait devenir «moins généreuse» à partir du 29 août prochain pour 4,5 millions de personnes qui bénéficient de ce dispositif.

Philippe TABAROT
Secrétaire national aux transports du Shadow cabinet
Sénateur des Alpes-Maritimes

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Où sont les 10 ou 15 milliards d’euros d’économies promis ? Disparus, volatilisés.

Alors que le gouvernement a publié dimanche 16 juillet, son « tiré à part », dans le cadre du rapport prévu par la loi organique, les prémices du budget 2024 révèlent que les « efforts substantiels » réclamés par la Cour des comptes sont repoussés, une fois encore, aux calendes grecques, et ce, malgré les belles intentions affichées il y a encore quelques semaines.

Suite aux dernières annonces de Bruno Le Maire, nous nous attendions à des économies conséquentes. Il n’en est rien. La baisse des crédits budgétaires de 4,2 Mds d’euros résulte des dépenses de relance et de crise. Une fois retraitée la diminution des dépenses de bouclier énergétique pour 14 milliards d’euros et du plan de relance pour 3 milliards d’euros, tous les crédits budgétaires, en dehors de la mission économie sont en hausse. Et, les autres dépenses hors charge de la dette, s’envolent de 12,8 milliards d’euros. Alors, oui le gouvernement sort de la période des dépenses exceptionnelles de crise, mais il n’y a aucune économie par ailleurs. Si comme tout l’indique, la charge de la dette augmente de 41 à 49 milliards d’euros, alors les dépenses publiques augmenteront au moins de 20 milliards d’euros.

Ce que la situation actuelle révèle, c’est que tous les indicateurs sont au rouge :

– En matière de Prélèvements Obligatoires, nous atteignons un niveau historiquement élevé, à 45,4 % du PIB en 2022, qui fait de la France le plus mauvais élève d’Europe derrière le Danemark.
– Les dépenses publiques, qui atteignent 58,1% du PIB, nous placent au plus haut niveau de tous les pays de l’OCDE, avec un montant qui dépasse pour la première fois, en 2022, 1 500 Milliards d’euros.
– Le déficit qui en résulte nous entraine dans une spirale d’endettement, ayant atteint il y a quelques jours le seuil de 3 000 milliards d’euros.

Mais ce qui est dramatique, dans le cadre de ce PLF 2024, c’est la confirmation de la trajectoire dans laquelle veut nous emmener le gouvernement, où effectivement la France serait le dernier pays à s’approcher d’un déficit de moins 3% en 2027, quand d’autres pays, comme le Portugal ont un objectif de déficit nul en 2026… Nous serons ainsi, le pays qui fait le moins d’efforts en matière de diminution de la dette à échéance 2026.

Nous sommes loin des économies dont le gouvernement s’est prévalu.

Où sont les 10 ou 15 milliards d’euros d’économies promis ? Disparus, volatilisés.

Aucun changement de cap. La France joue sa souveraineté budgétaire. L’instant est grave.

Véronique LOUWAGIE
Secrétaire national aux comptes publics du shadow cabinet
Députée de l’Orne

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Othman Nasrou et Pierre Danon : « Donnons nous les moyens de notre prospérité ! »

Le premier secrétaire général délégué des Républicains et l’entrepreneur développent leurs solutions pour que la France sorte de la « paupérisation ».

Alors que la question du pouvoir d’achat reste centrale — à juste titre — dans le débat public, il ne faut pas se tromper de diagnostic si on veut y répondre sans démagogie. Comment expliquer que même des travailleurs qualifiés, employés à temps plein, n’arrivent pas à boucler leur fin de mois ? Ayons le courage de le dire : si les salaires sont trop faibles dans notre pays, c’est d’abord dû à la faiblesse de notre production.

Nous avons laissé notre pays se désindustrialiser et notre modèle social dériver. Depuis plus de quarante ans, nous tentons de redistribuer une richesse que nous ne créons plus suffisamment. Nous avons tiré jusqu’au bout la corde de l’endettement et des prélèvements obligatoires — les plus lourds du monde — pour maintenir cette redistribution factice, et avons fermé les yeux sur les dérapages inefficaces de notre dépense publique. Le mur de la dette et des déficits abyssaux nous met aujourd’hui à la croisée des chemins.

Nous avons choisi un modèle économique basé sur les services, avec une forte proportion d’emplois peu qualifiés, et une politique de bas salaires grâce à des allègements de charges : la question du pouvoir d’achat découle aussi tout simplement des choix que nous avons collectivement faits. Il existe pourtant un autre chemin pour que nous retrouvions une prospérité collective, mais il suppose un changement de cap radical et des décisions courageuses et cohérentes qui visent à régler les causes de cette paupérisation, et pas simplement à en gérer les conséquences. Aujourd’hui, le « en même temps » ne le permet pas.

Rien ne nous empêche, en effet, de faire le choix radicalement différent d’une réindustrialisation ambitieuse. Même si le président de la République en parle beaucoup et a engagé quelques chantiers qui vont dans le bon sens, avec notamment la baisse des impôts de production, nous sommes encore très loin du compte.

Energie. Si on veut y parvenir, cette réindustrialisation doit être une priorité qui prime sur le reste. Oui, il y a trop de normes dans notre pays, et un certain nombre d’entre elles viennent freiner, voire bloquer cette réindustrialisation. Le président de la République avait parlé d’une « pause » dans les normes environnementales : où en est-elle ? Quelle forme prendra-t-elle ? La réalité est qu’une pause ne suffira pas : il va nécessairement falloir supprimer beaucoup de normes parmi les 400 000 en vigueur aujourd’hui. Il en va de même pour les procédures d’autorisation administrative s’agissant d’installations industrielles : tant que les délais seront sensiblement plus longs dans notre pays que dans d’autres, nous n’avons aucun espoir de tirer notre épingle du jeu.

Il y a une autre condition nécessaire : c’est la question de l’énergie, et en particulier de l’électricité, pour laquelle nous payons malheureusement le prix fort des erreurs de nos gouvernants. Il n’y aura aucune réindustrialisation possible sans une électricité abondante et bon marché. Aujourd’hui, une PME industrielle française doit payer son électricité 260€/MWh, alors que le nucléaire nous permet d’en produire à seulement 55€/MWh. Ce n’est pas acceptable. D’autres pays du bassin méditerranéen essaient d’attirer des activités industrielles en affichant un prix de l’électricité à 40€/MWh. Au-delà de la loi de relance du nucléaire qui a été votée, il faut que nous soyons d’une très grande clarté et cohérence sur ce sujet, dans la durée. Les énergies renouvelables ne sont pas des alliés objectifs d’une véritable politique industrielle. Abondance et bon marché : sans une électricité qui remplit ces deux critères, il n’y a aucune réindustrialisation sérieuse possible.

Cela suppose aussi un véritable choix en matière de finances publiques. Notre record mondial de dépense publique n’est malheureusement pas synonyme d’efficacité de nos services publics. La baisse de la dépense publique et des prélèvements obligatoires n’est pas optionnelle si on veut produire davantage, et, dans bien des domaines, elle peut être l’occasion d’une remise à plat du fonctionnement de nos services publics, et de leur amélioration. Par ailleurs, la dépense sociale représente aujourd’hui les deux tiers de la dépense publique totale. Cette dépense sociale est devenue inefficace : elle se contente aujourd’hui de maintenir beaucoup de Français dans la précarité et l’assistanat, et se caractérise par un large dévoiement de ses objectifs.

Tabous. D’autres pays ont fait le choix inverse d’une montée en compétence de leur marché du travail. Il faudra désormais pour cela des baisses de charges sociales sur des emplois qualifiés, par exemple des emplois de techniciens. Seule la baisse de la dépense publique permettra de financer ces baisses de charge qui viendront renforcer notre compétitivité et notre production. Nous aurons alors davantage à redistribuer : si nous sommes réellement attachés à notre modèle social français, il faut assumer cette politique-là, qui est la seule qui garantisse son principe et son efficacité.

Assumons également de faire rentrer l’entreprise davantage dans le monde scolaire et académique ! Renforçons l’apprentissage des mathématiques — avec cette erreur funeste qui a été faite de sacrifier les mathématiques aux lycées — et privilégions les filières universitaires avec des débouchés cohérents et réalistes. Si nous ne faisons pas sauter tous ces tabous, comme d’autres pays l’ont fait, nous continuerons à nous paupériser. Après le débat sur la réforme des retraites, il faut aussi assumer une dose de capitalisation dans notre régime pour avoir des financements massifs dans notre économie et singulièrement dans notre industrie, via un fonds souverain. C’est évidemment un outil puissant pour collecter et orienter l’épargne des Français : nous n’avons plus les moyens de nous en passer.

La question qui nous est posée est la suivante : sommes-nous prêts à prendre ce chemin, qui est le seul qui puisse nous mener à une véritable forme de prospérité ? Ou va-t-on continuer à faire semblant et à détourner le regard sur notre paupérisation collective ? Nous sommes désormais le 27e pays au monde en termes de PIB par habitant. Veut-on continuer sur la pente de ce déclassement ou sommes-nous enfin prêts à prendre, loin de toute démagogie, l’ensemble des décisions courageuses qui s’imposent pour retrouver une véritable prospérité collective ?

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Écologie : pour un contre-discours ambitieux de la droite

Le président des Jeunes Républicains Guilhem Carayon alerte sur la mainmise de la gauche sur l’écologie politique, et rappelle que la droite se doit d’apporter des réponses concrètes et ambitieuses, sous peine de voir le sujet définitivement confisqué par le camp adverse.

Monopolisée depuis une quarantaine d’années par un compartiment de la gauche radicale, l’écologie a subi un racket aussi réussi que dangereux. Or, par nature, l’écologie est conservatrice.

A la droite, on rattache habituellement la priorité à la transmission naturelle du vivant.

A gauche, la priorité est à la transformation culturelle des individus et de la société, afin de lutter contre les déterminismes naturels, notamment de sexe et de race.

Tout le paradoxe des écologistes réside dans leur vision passéiste de la nature qu’ils idéalisent comme un paradis perdu. Un rousseauisme qui leur fait occulter que la nature, par ses catastrophes propres comme par sa faune, peuvent être cruels. Certains idéologues en viennent même à contester l’anthropocentrisme, idée occidentale par excellence selon laquelle l’homme est destiné à dominer la nature. Idéalistes ou révolutionnaires, tous se rejoignent dans un anticapitalisme de bazar, oubliant que la Chine communiste est capitaliste, et que ne font exception à ce mode de production que les Etats corrompus ou en faillite.

Il est vrai que la société industrielle a détruit une part de nos milieux et de nos ressources naturels, par la pollution de l’air et des océans, la déforestation, l’implantation des mines, l’urbanisation à outrance.

Des catastrophes entretiennent la peur et des comportements irrationnels : accueillir Greta Thunberg en pythie, comme l’a fait le Parlement européen, était grotesque.

Mais l’industrie, ce sont aussi des objets dont nul ne peut se passer : médicaments, moyens de transport, réseaux d’assainissement, téléphones. Notre vie dépend d’eux.

L’enjeu climatique a bien été résumé par Jacques Chirac au sommet de Johannesburg, en 2002 : « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs. »

Sur ce sujet, la droite française a été pionnière : création d’une filière nucléaire et d’un ministère dédié sous Georges Pompidou, Grenelle de l’Environnement.

Elle a été pragmatique, elle doit désormais être ambitieuse.

Il s’agit là d’un combat pour la beauté, pour le progrès, pour la liberté.

Un combat pour la beauté car la laideur a tout envahi : des zones commerciales aux éoliennes et aux constructions sur le littoral, la priorité a été donnée au profit de court terme dans le saccage des espaces naturels. On n’effacera pas ces cicatrices, mais on peut les enrayer par des plantations massives, adaptées au réchauffement. L’arbre, il n’y a pas moins cher pour créer de la beauté. Plantons, dans chaque commune autant d’arbres qu’il y a de naissances locales. Et c’est un minimum.

Un combat pour le progrès. La recherche, l’industrie, la finance sont des alliés naturels dans la décarbonation de l’économie. Car l’écologie n’est ni un culte, ni une église, mais une politique publique associant entreprises et citoyens. Elle signe le retour du Politique avec les Accords de Paris, la régulation du marché dans la recherche du bien commun. Dans la croissance. Sans celle-ci, les pays pauvres s’effondreront et les pauvres des pays riches se multiplieront.

L’idéologie décroissante s’adosse aujourd’hui à de véritables bureaucraties, privées (les ONG le plus souvent dominées par des intérêts industriels anglo-saxons) et politiques (des écologistes se sont infiltrés partout dans l’Etat). C’est l’URSS, sans le gaz ni l’électricité.

On ne compte plus les aberrations – voire les trahisons de l’intérêt national – au nom de cette idéologie : sabotage de la filière nucléaire, promotion des éoliennes aux pales non recyclables, création artificielle en Europe de fournisseurs alternatifs à EDF – en fait de vrais spéculateurs- au nom de la concurrence, artificialisation des sols pour le développement des pistes cyclables, entraves aux centrales hydroélectriques… Et l’Est français subit les particules produites par les centrales à charbon allemandes, dopées depuis la fin du nucléaire Outre-Rhin. Nos dirigeants ont même été contraints d’importer de l’électricité allemande produite dans ces conditions invraisemblables. Greta et nos écologistes se sont alors réfugié dans le silence.

Un combat pour la liberté, enfin. L’idéologie écologiste en est l’ennemie, cédant à ses racines révolutionnaires. Elle ne pense qu’en termes de contraintes, de punition, d’exclusion et de répression moralisatrice à l’égard de Français traités en « beaufs ».

L’écologie de droite, elle, est optimiste : elle ne se bâtit pas sur la crainte de la fin du monde mais dans l’exigence de solutions rapides, puissantes et concrètes. Elle associe chacun à la stratégie commune. Elle fait respecter nos frontières et nos droits par l’application aux Etats pollueurs du principe de réciprocité. Elle fait de l’Europe un levier de défense de ses intérêts et non le champ des obsessions de Bruxelles : Madame Von der Leyen n’est pas notre gouvernante, et comme son titre l’indique, elle doit redevenir le commis des nations.

La liberté, c’est l’imagination au Pouvoir : recycler les eaux usées traitées, inciter les élus locaux à multiplier les réserves d’eau – notamment pour les constructions neuves –, lancer un emprunt national pour financer le doublement de nos capacités nucléaires, interdire l’accès à nos marchés publics des entreprises de pays ne respectant pas nos normes environnementales et éthiques, et pourquoi pas, punir l’Allemagne de ses choix énergétiques qui ont ruiné notre continent : il suffirait de doubler la TVA sur les grosses berlines.

Au fond, l’écologie vue de droite, c’est le bon sens dans la défense de l’intérêt des Français.

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