Vincent Jeanbrun : « Nul besoin d’aller jusqu’en Italie pour constater l’impuissance de l’extrême droite »

Selon Vincent Jeanbrun, maire de L’Hay-les-Roses, président du groupe Île-de-France Rassemblée à la région Île-de-France et porte-parole des Républicains, la crise migratoire à Lampedusa montre l’incapacité de l’extrême droite à tenir ses promesses. Nul doute, ajoute-t-il, que Jordan Bardella ou Marion Maréchal feraient preuve de la même impuissance que Giorgia Meloni.

Six mille vies échouées sur le sable d’une petite île au sud de l’Italie. En quelques jours, Lampedusa est (re)devenue le cœur symbolique d’une Europe divisée, cristallisant les tensions mais aussi et surtout les postures, des effets de manches autoritaires aux proclamations des éternels tartufes transies d’humanité, pour peu que la cause soit loin de chez eux. Car, après l’afflux de migrants, s’est bousculé derrière eux le traditionnel cortège de journalistes en quête de l’image choc, de politiques aux formules qui claquent et de leurs traditionnels commentateurs relayant abondamment les informations, vraies ou pas (pour peu qu’elles soient marquantes…) Le tout devant les yeux résignés des 6000 habitants de cette île jadis calme et dont le nom résonne désormais comme le symbole de l’immigration incontrôlée, des vies dévastées et d’une Europe à la dérive, plus divisée que jamais.

Dans mon village familial, perché dans les montagnes du Frioul, les discussions vont bon train. On y craint la « submersion », on y prononce désormais l’expression de « grande sostituzione », directement importée des vocables de l’extrême droite française ; preuve malheureuse que notre influence culturelle n’a pas tout à fait disparu, même en matière de théories déclinistes. Au téléphone, mon cousin me raconte que ce midi, un voisin attablé au café du village s’exclamait : « Si même Meloni n’arrive pas à les repousser, qui va le faire ? » Et, au fond, ils sont nombreux à penser comme lui, en Italie comme en France.

Car plus que la compassion, l’inquiétude, la peur de disparaître ou de se compromettre, le sentiment qui domine, c’est l’impuissance. L’impuissance d’une politique : celle de Giorgia Meloni, élue présidente du Conseil italien il y a un an, instantanément devenue l’égérie de l’extrême droite européenne, prônant une fermeté sans faille sur l’immigration et qui apparaît aujourd’hui dépassée, prise au piège de sa propre rhétorique incendiaire.

Comme tous les candidats d’extrême droite, elle s’appuyait sur des diagnostics lucides, proposait des solutions simples et désignait un ennemi consensuel : l’Europe. Celle qui déclarait il y a quelques mois encore avec une éclatante confiance « si je gagne, pour l’Europe, la belle vie, c’est terminé » se voit aujourd’hui contrainte d’appeler au secours l’Union européenne, affirmant être soumise à une pression migratoire « insoutenable », et appelant à « affronter le problème de manière pragmatique ». Pire, la voilà qui accueille sur place la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, scellant ainsi la « normalisation » de ses relations avec les institutions européennes.

La promesse, pourtant projet phare de sa campagne, d’instaurer un « blocus maritime » contre les migrants et de « briser le trafic d’êtres humains en Méditerranée » semble bien lointaine. Pas plus que Donald Trump n’aura construit son « mur » à la frontière mexicaine, pas plus que Viktor Orban n’aura fait adopter son « référendum anti-immigration » en Hongrie, les déclarations martiales de la candidate Meloni n’auront pas suffi à protéger les Italiens d’une immigration devenue incontrôlable. Pire, si les Italiens ont appris à ne pas croire aux promesses trop « belles » pour être vraies, l’extrême droite comptait au moins sur l’effet symbolique de l’élection d’une candidate si radicalement hostile aux migrants pour créer un effet dissuasif.

Résultat : depuis le 1er janvier 2023, plus de 100.000 migrants ont franchi illégalement les frontières italiennes. C’est deux fois plus que sur la même période en 2022. En débarquant par le premier avion sur l’île de Lampedusa, Marion Maréchal – qui est à un bateau de migrants ce qu’un papillon de nuit est à une lanterne un soir d’été – avait sans doute à cœur de fanfaronner devant une si belle occasion de démontrer combien l’immigration illégale qu’elle dénonce – à raison – était le péril de notre civilisation. Elle en aurait presque oublié ses propres déclarations, jugeant que « la victoire de Meloni protéger(ait) les Français de l’immigration ». Clairvoyant. Accordons-lui de ne pas avoir été seule au club des admirateurs de Giorgia Meloni. Jordan Bardella, des étoiles dans les yeux, déclarait après son élection : « Les peuples d’Europe relèvent la tête et reprennent leur destin en main. »

Bardella, Zemmour, Le Pen, Maréchal : les « Dalton » de la droite dure voyaient en elle l’espoir de prouver au monde et surtout aux Français qu’au-delà des discours, l’extrême droite était une solution fiable pour les protéger face aux crises migratoires. Pourtant, il n’est point besoin d’aller jusqu’en Italie pour constater quotidiennement l’impuissance de l’extrême droite au pouvoir. Pour ne prendre qu’un exemple, dans la commune du Luc, dans le Var, le maire RN a fait voter une charte par son conseil municipal en octobre 2017 : « Ma commune sans migrant. » À l’élégance s’est ajoutée l’impuissance lorsque, quelques moins plus tard, il accueillit une trentaine de migrants, dans un centre pour réfugiés. Nous sommes donc prévenus. Monsieur Bardella et Madame Maréchal, c’est Madame Meloni en pire. Jordan Bardella, c’est un colosse aux pieds d’argile. Marion Maréchal, c’est un tigre de papier. Ils ont un point commun : la parole sans les actes. Car comme souvent, l’extrême droite se nourrit des problèmes, pourvu qu’elle n’ait pas à les résoudre.

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Vincent Descoeur, député du Cantal, a interpellé la Première ministre sur la hausse des prix des carburants.

2 euros de le litre de carburant et face à cette crise, la cacophonie au sommet de l’État : fiasco de la vente à perte…

Notre député @VincentDescoeur interroge le Gouvernement : comptez-vous accéder à la demande de notre président de groupe @oliviermarleix d’organiser une… pic.twitter.com/nH4ndcKDTM

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) September 26, 2023

Olivier Marleix, président du groupe Les Républicains à l’Assemblé nationale et député d’Eure-et-Loir, a questionné la Première ministre sur la vente d’Atos.

Démembrement d’#Atos : les liquidateurs de l’industrie française sont encore à la manœuvre.

Notre président @oliviermarleix interroge la Première ministre : est-il possible de ne jamais apprendre de ses erreurs? Atos est l’héritière de la volonté politique du Général de… pic.twitter.com/nRmK7uRcYg

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) September 26, 2023

Pour finir, Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme, a interrogé la Première ministre sur la guerre au Haut-Karabakh.

Agression du Haut-Karabakh par l’Azerbaïdjan : la crainte d’un nettoyage ethnique et culturel est plus forte que jamais.

Notre députée @eanthoine26 interroge la ministre des Affaires étrangères : la France va-t-elle organiser l’envoi d’une mission internationale #QAGpic.twitter.com/QdLAv9njqN

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) September 26, 2023

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L’écologie à la française ne repose donc sur aucun financement et aucun véhicule législatif

À la suite de l‘intervention du Président de la République, Antoine Vermorel-Marques, député LR et référent « écologie » pour LR se dit « terriblement déçu ». « On nous avait vendu une stratégie d’ensemble, avec des actions concrètes et surtout un plan de financement. Nous nous retrouvons dans un inventaire à la Prévert, sans aucun financement et sans aucune loi annoncée. » dénonce le député de la Loire.

« Dans le rapport parlementaire que j’ai remis en mars, je soulignais l’importance d’une loi de programmation pour donner de la visibilité aux acteurs privés comme publics. On ne peut pas décarboner sans plan et surtout sans financement. » affirme Antoine Vermorel-Marques

« Plus que jamais, nous devons passer de la parole aux actes. L’intervention du Président de la République laisse craindre des actions au coup par coup, sans jamais en envisager le coût. » conclut le Député LR.

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Ces élections sénatoriales apportent une belle victoire pour les Républicains

Je me réjouis de la grande victoire de la droite dans ces élections sénatoriales. Les territoires ont une nouvelle fois choisi notre famille politique comme force d’alternance.

Le groupe LR, présidé par Bruno Retailleau, reste le ler groupe politique du Sénat et conforte, avec nos alliés centristes, la majorité du président Gérard Larcher.

Les élus locaux de notre pays adressent ce soir un message fort : la droite porte toujours un message d’espoir.

Dès demain, nous nous remettrons au travail à l’Assemblée nationale et au Sénat pour défendre plusieurs textes de loi et stopper l’immigration de masse, mettre un coup d’arrêt au trafic de drogues et baisser les impôts et les charges qui asphyxient nos concitoyens.

Les Républicains demeureront une opposition solide et porteront un projet pour la France et les Français.

J’adresse mes félicitations à Gérard Larcher et Bruno Retailleau ainsi qu’à Hervé Marseille président de l’Union centriste.

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Éric Ciotti : « Face à la submersion qui frappe Lampedusa, assumons le refus absolu de toute répartition »

L’afflux massif de migrants vers l’île de Lampedusa rappelle la nécessité d’une action politique forte, estime le président des Républicains, qui appelle à refonder l’Union pour la Méditerranée afin de reprendre le contrôle de la politique migratoire à l’échelle européenne.

Du 11 au 13 septembre, près de 9 000 clandestins ont débarqué sur l’île de Lampedusa, transportés par une armada de plus de 200 embarcations. Ceux qui refusent de voir la submersion qui menace l’Europe en sont pour leurs frais tant les images sont saisissantes. Au total, ce sont 130.000 migrants qui ont débarqué en Italie en 2023, soit déjà le double du nombre constaté à la même période en 2022. Depuis près d’une décennie, la Méditerranée est le théâtre d’une crise migratoire sans précédent qui a transformé notre mer commune en un vaste cimetière où 28 000 infortunés ont perdu la vie.

Nous ne sommes pas indifférents devant ce drame : comment pourrions-nous l’être ? L’immigration de masse est toujours une tragédie. Tragédie de vies humaines déracinées et abandonnées à l’avidité des passeurs, tragédie de ceux qui fantasment un avenir que l’Europe ne peut pas leur fournir, tragédie de sociétés européennes profondément bouleversées par cet afflux ininterrompu. Toutes ces tragédies doivent cesser. Face à la crise que nous traversons, notre responsabilité n’est pas dans l’angélisme de promesses que nous ne pouvons pas tenir : elle est dans la fermeté. Les routes de la Méditerranée doivent être fermées car elles ne mènent nulle part ceux qui les empruntent.

L’Europe n’est pas en mesure d’absorber les flux massifs qui se présentent dès aujourd’hui à ses portes, ni ceux – plus massifs encore – qui se présenteront demain. Nous devons être lucides sur nos capacités d’accueil et forger notre politique migratoire en conséquence. Face à la submersion qui frappe Lampedusa, assumons le refus absolu de toute répartition qui légitimerait cette entrée illégale massive. Avec Les Républicains, nous portons – avec notre projet de loi constitutionnel – des propositions fortes capables de répondre à l’urgence de la situation et nous souhaitons y associer le peuple français par référendum.

Parmi ces mesures, Lampedusa nous rappelle combien il est urgent d’implémenter l’asile à la frontière. Personne ne doit entrer en Europe sans en avoir l’autorisation, et quiconque viole ce principe doit être renvoyé dans son pays d’origine, ne disposant d’aucun droit là où il est entré par effraction. Mais, au-delà des réponses immédiates, nous devons porter notre regard sur le temps long.

Notre politique migratoire ne saurait être sérieuse sans politique africaine déterminée. Entrée dans le siècle avec 800 millions d’habitants, l’Afrique en comptera 2,7 milliards en 2050 et 4,5 milliards en 2100. Ces réalités démographiques ne peuvent pas être méconnues et nous devons retisser des liens profonds de confiance et de coopération, pour permettre un développement stable de l’Afrique qui puisse participer à freiner l’émigration.

Notre politique migratoire ne saurait pas non plus être sérieuse sans politique méditerranéenne forte. Par son histoire et sa position, la France a un rôle primordial à jouer dans la reconstruction d’un espace franco-ottomane de 1536 aux politiques arabes de Jacques Chirac, la France a toujours été une puissance méditerranéenne majeure. En 2008, dans la continuité de cet héritage, Nicolas Sarkozy avait porté un vaste et courageux projet d’union méditerranéenne. Cette organisation n’a pas rempli les grandes espérances que sa naissance pouvait inspirer.

J’appelle à une refondation de l’Union pour la Méditerranée dans la fidélité à ses ambitions initiales. Si l’Union européenne – au même titre que la Ligue arabe ou l’Union africaine – peut légitimement y être représentée, il faut reconnaître que l’inclusion de toute la communauté européenne, jusqu’aux contrées les plus éloignées de la Méditerranée, a été un lourd handicap : nous devons nous recentrer sur les pays côtiers et construire une véritable Union de la Méditerranée. Cette union refondée pourra s’attaquer aux questions majeures qui préoccupent l’espace méditerranéen – agriculture, alimentation, énergie, écologie, immigration, sécurité – et bâtir des politiques d’équilibre respectueuses de la souveraineté de chacun et garantes de la stabilité de tous.

Sur le plan migratoire, l’Union de la Méditerranée doit être le principal forum de discussions et de décisions, afin de remplacer l’immigration subie par une immigration choisie. Elle doit porter et soutenir les mesures de fermeté qui mettront fin à l’immigration de masse.

Nous ne méconnaissons pas les tensions géopolitiques qui existent et encerclent le bassin méditerranéen mais nous ne souscrivons pas au fatalisme des dialogues impossibles. Dans cet esprit, retissons les liens qui unissent les deux rives pour reconstruire une identité méditerranéenne partagée. Si la Méditerranée apparaît aujourd’hui comme le réceptacle tragique de toutes les crises, elle peut être demain le creuset de toutes les solutions.

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Jean Leonetti : « Emmanuel Macron ne devrait pas prendre le risque d’abandonner la France à un piège sociétal »

L’ancien député à l’origine des lois de 2005 et de 2016 met en garde contre le risque d’utiliser les lois sociétales « comme marqueur politique ou pour aller dans le sens de l’opinion de l’instant ».

Un modèle français de la fin de vie peut-il émerger du projet de loi voulu par Emmanuel Macron ?

Le projet du gouvernement est connu depuis longtemps. Il s’agit de légaliser le droit au suicide assisté tel qu’il est autorisé dans l’État de l’Oregon aux États-Unis. Ce n’est donc pas un modèle français, même assorti d’un changement de dénomination et quelques aménagements. Les jeux sont-ils faits pour autant? C’est au Parlement d’en décider et à chaque citoyen de s’interroger et de s’exprimer.

Après vos interventions au Parlement, comme celle de mercredi devant le groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée, comment anticipez-vous le débat parlementaire à venir ?

J’ai répondu à toutes les sollicitations des instances et groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat. Après mon échange du jour avec Olivier Falorni et Jean-Louis Touraine, j’ai acquis la conviction que le débat reste ouvert et que, comme c’est heureusement le cas dans ce domaine, chacun se déterminera en fonction de ses convictions personnelles.

Pourquoi estimez-vous que le président de la République tomberait dans un « piège sociétal » s’il devait défendre une loi inspirée américain, adopté pour la première fois en 1997 par l’État de l’Oregon ?

Le piège des lois sociétales, c’est de les banaliser alors qu’elles sont le reflet des choix culturels et même civilisationnels d’une société. Il est aussi dangereux de les utiliser comme marqueur politique ou pour aller dans le sens de l’opinion de l’instant au nom d’une modernité. Enfin, il ne faut pas, sur ces sujets sensibles et complexes, diviser les Français. Emmanuel Macron ne devrait pas prendre le risque d’abandonner la France à un tel piège.

Trois conditions sont avancées dans ce projet d’aide active à mourir porté par la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Firmin Le Bodo : les patients doivent être majeurs, leur maladie incurable et leur pronostic vital engagé. Pourquoi jugez-vous ce cadre insuffisant ?

Il s’agit de donner la mort et au lieu de se poser la question du « pourquoi », on veut se rassurer avec les « comment » grâce à des mesures limitatives destinées à atténuer la violence de cette transgression majeure. De plus, on sait que, souvent, les cadres réglementaires ont vocation à s’élargir sous l’effet de nouvelles revendications. En politique, les portes entrouvertes finissent toujours par être grandes ouvertes.

Pour humaniser la fin de vie, certains, comme le professeur Mattéi, défendent le principe d’une concertation pluridisciplinaire entre les médecins et un juge de protection des personnes. Soutenez-vous cette idée ?

Il n’est pas illogique de penser qu’une telle décision soit prise par un juge au nom du peuple français plutôt que par un médecin car la main qui soigne ne peut pas être la main qui tue. Mais l’idée d’exclure les soignants de cette responsabilité est faussement rassurante, ils seront inévitablement impliqués directement ou indirectement dans ces décisions. Sinon pourquoi envisagerait-on dans le texte une « clause de conscience » ?

Que répondez-vous aux partisans de l’aide active à mourir quand ils dénoncent l’hypocrisie du cadre juridique français contourné par ceux qui choisissent d’aller mourir dans certains pays voisins ?

Je me permets de répondre par une question préliminaire : faut-il aligner la position française sur le « moins-disant éthique » et le considérer comme un progrès ? Le choix de faire appel à des « mères porteuses » est autorisé dans certains pays européens et des Français y ont recours. Va-t-on pour autant légaliser cette pratique ? J’ai signé, au nom de la France en 2011, la convention internationale d’Oviedo qui fixe les grandes règles éthiques. Elle laisse cependant une large marge d’appréciation aux 35 nations cosignataires. Les positions de la France dans le domaine éthique sont observées, respectées et quelquefois inspirantes pour d’autres pays. Il faut avoir conscience decette responsabilité.

Pourquoi la France envisage-t-elle de légiférer aujourd’hui sur une telle question éthique avant même d’avoir pu développer un réseau solide d’unités de soins palliatifs sur l’ensemble du territoire ?

La nécessité de développer les soins palliatifs est le seul élément consensuel de ce débat. Il est évidemment le préalable à toute loi sur le sujet. Plus de 20 départements français sont dépourvus d’unité de soins palliatifs. Or, personne ne conteste que dans ces structures, la prise en charge médicale et humaine diminue très significativement les demandes de mort, preuve que le modèle français fonctionne quand on lui en donne les moyens. Compte tenu de la situation de nos hôpitaux et des difficultés de recrutement et de financement, le gouvernement pourrait s’emparer du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour faire bouger les choses. Mais une loi immédiate d’aide active à mourir créerait une inégalité de nos concitoyens face à la mort et serait une loi qui s’appliquerait par défaut.

« Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » disent les médecins hostiles à l’euthanasie en citant cette phrase du serment d’Hippocrate qui est la référence déontologique occidentale de leur profession. Pourquoi les règles et les devoirs de la médecine devraient-ils être immuables ?

Les lois et les mœurs varient en fonction des pays, des cultures et des époques. Mais au-delà même d’un serment médical, n’y a-t-il pas à s’interroger sur la seule question philosophique et politique qui vaille : « Dans quelle société voulons-nous vivre demain ? » L’éthique est un conflit de valeurs entre la nécessaire protection de la vulnérabilité par le collectif et le respect de l’autonomie de l’individu. Pour ma part, s’il faut faire pencher la balance de cet équilibre dans une société où les égoïsmes et les individualismes se développent, je choisirai la fraternité à la liberté pour que jamais personne ne se sente indigne, ne se sente de trop.

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Eric Ciotti : « Plutôt que de les répartir, ils doivent repartir dans leurs pays d’origine »

Eric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de l’émission de RTL.

Il est revenu sur l’arrivée massive de migrants sur l’île de Lampedusa et nos propositions sur l’immigration.

Je m’oppose à la répartition des migrants clandestins de #Lampedusa sur le territoire européen !

Les demandes d’asile doivent se faire en dehors de notre Continent ! pic.twitter.com/KmdN3ZxMjs

— Eric Ciotti (@ECiotti) September 19, 2023

Plutôt que de les répartir, ils doivent repartir dans leurs pays d’origine car la plupart des migrants de #Lampedusa viennent de pays sûrs.

S’ils sont accueillis sur le territoire européen ce sera le signe d’arrivées encore plus massive ! #RTLMatin pic.twitter.com/FsnVsZNwnH

— Eric Ciotti (@ECiotti) September 19, 2023

Nous voulons changer la Constitution pour pouvoir faire un référendum en matière d’immigration.

Nous avons délivré plus de 500 000 titres de séjour en 2022, c’est une forme de submersion migratoire.

Entre l’immigration zéro et l’ouverture généralisée, il y a notre voie ! pic.twitter.com/hotMPxYko0

— Eric Ciotti (@ECiotti) September 19, 2023

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Olivier Marleix : « On demande une réforme constitutionnelle pour reprendre notre souveraineté »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale et député d’Eure-et-Loir, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur l’arrivée massive de migrants sur l’île de Lampedusa, le projet de loi immigration, la vente à perte des carburants et le vote du budget 2024.

Migrants de Lampedusa : “Il faut une fermeté absolue. En 2022, l’UE a reçu près d’un million de demandes”, pointe Olivier Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée. “Il ne s’agit pas de véritables demandes d’asile. Il s’agit d’une forme d’immigration”. pic.twitter.com/Fiw1b7TmNn

— franceinfo (@franceinfo) September 19, 2023

Immigration : “On est incapable de faire le tri. S’agissant des gens de Syrie, on ne sait pas s’ils ont été victimes ou bourreaux et donc on expose nos compatriotes à des situations de danger. Il faut sortir de cette naïveté”, estime Olivier Marleix, député LR. pic.twitter.com/hgcGi4AJV0

— franceinfo (@franceinfo) September 19, 2023

Projet de loi immigration : “On demande une réforme constitutionnelle [] pour reprendre notre souveraineté [] face à la jurisprudence de la cour européenne des droits de l’homme”, explique Olivier Marleix, député LR. pic.twitter.com/1k8frawGOz

— franceinfo (@franceinfo) September 19, 2023

Régulariser les travailleurs sans papiers: “C’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire, réagit Olivier Marleix, député LR. On a mis une mesure de droite pour exécuter un peu mieux les OQTF et il a pris une mesure de gauche, la régularisation sur les métiers en tension”. pic.twitter.com/ZcPyPPrv5y

— franceinfo (@franceinfo) September 19, 2023

Vente à perte des carburants : “C’est la politique de gribouille, dénonce Olivier Marleix, député LR. On demande un vrai bouclier sur le carburant [] on demande au gouvernement de ne pas être un profiteur de taxes”. pic.twitter.com/FMILpkcQyw

— franceinfo (@franceinfo) September 19, 2023

Budget 2024 : “Ce gouvernement n’a pas d’autre choix que d’engager sa responsabilité d’utiliser le 49.3. On ne votera en aucun cas le budget, déclare Olivier Marleix, député LR. Pour autant, “on n’est pas maniaques de la gâchette de la motion de censure”. pic.twitter.com/Uioe1lVpwa

— franceinfo (@franceinfo) September 19, 2023

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Gérard Longuet : « Nous avons un besoin absolu en Europe d’avoir une attitude offensive »

Gérard Longuet, sénateur de la Meuse et ancien ministre, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur l’arrivée massive de migrants sur l’île de Lampedusa, son parcours et son héritage politique.

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Nadine Morano : « Renforcer les moyens et le budget de Frontex »

En juin dernier, Nadine Morano, vice-présidente des Républicains et députée européenne, s’est rendu sur l’île de Lampedusa.

L’île de Lampedusa, où vous vous êtes rendue en juin, est actuellement submergée par des milliers de migrants. Êtes-vous étonnée ?

Étonnée, certainement pas c’est la continuité de ce qui se passe quotidiennement et que je dénonce depuis des années ! Quand près de 8 000 hommes débarquent à Lampedusa en 48h sur une île qui compte 6 000 habitants ce n’est pas une submersion mais une invasion ! Depuis le début de l’année, plus de 75 000 bateaux de migrants clandestins ont accosté en Italie, un chiffre multiplié par deux en un an ! Le maire de Lampedusa n’arrive plus à faire face, désabusé, sa priorité est de faire partir ces migrants clandestins au plus vite vers les Etats membres de l’Europe. S’ouvre alors le piège infernal de la seule répartition des migrants à laquelle je suis fermement opposée !

Vous ne parlez pas des femmes et des enfants ?

Parce qu’ il y en a vraiment très peu ! Quelques femmes et quelques bébés sur qui les caméras se ruent, qui ne paient pas la traversée car ils servent hélas aux passeurs à culpabiliser les Européens ! Ce sont leurs pratiques immondes et leur scénario macabre qu’il faut combattre. La vérité qui dérange et que beaucoup passent sous silence , c’est qu’il n’y a pratiquement que des jeunes hommes ! L’immigration illégale en provenance d’Afrique n’est pas une immigration familiale , elle est essentiellement économique. Les dirigeants africains doivent s’attaquer à la problématique de la démographie exponentielle (1,4 milliard d’habitants aujourd’hui, le double d’ici 2050).

Ce phénomène constitue-t-il un choc des civilisations ?

Évidemment ! Ce qui m’a frappée , c’est que beaucoup d’entre eux arrivent armés de couteaux, qui leur sont confisqués à leur arrivée à Lampedusa . De cultures et de modes de vie différents des nôtres, pour beaucoup sans niveau scolaire et dont nous ne connaissons rien du profil médical , ils proviennent d’États dans lesquels la violence règne , le concept de l’égalité entre les hommes et les femmes n’existe pas, de pays où jusqu’ à 90 % des filles ont subi des mutilations génitales Dans ces conditions et sans généraliser, l’assimilation paraît difficile , voire impossible.
La grande majorité n’obtiendra d’ailleurs jamais l’asile : ils n’y sont pas éligibles car non menacés dans leur pays d’origine. Ils en rêvent, mais pourtant l’Europe est pour eux une impasse. On les retrouve en France errant dans les rues ou entassés dans des camps de fortune aux conditions de vie lamentables. Une immigration de masse non assimilée met en danger notre cohésion nationale. Nous l’avons vu pendant les émeutes selon le rapport d’analyse des violences urbaines de fin juin 2023, consultable sur le site du ministère de la Justice, 91 des mis en cause sont des hommes qui ont mené une guérilla destructrice sur notre sol, majoritairement français, issus de l’immigration africaine. Les Français en payent chaque jour le prix, avec leurs impôts, mais aussi hélas parfois de leur vie, victimes de la violence et de la délinquance engendrées par l’immigration. Il faut que cela cesse. Je plaide pour que nous établissions comme au Danemark des statistiques ethniques. Je plaide aussi pour une grande politique de natalité dans notre Europe vieillissante, plutôt que d’avoir comme seule solution de recourir à l’immigration de masse.

L’Europe paraît impuissante malgré l’accord signé avec la Tunisie ?

Un accord récent, puisque signé le 16 juillet dernier. Vu la situation, il y a urgence à le rendre opérationnel. La Tunisie est confrontée à une situation migratoire très difficile, notamment à Sfax, qui est devenue, malgré elle, par sa côte méditerranéenne à proximité de l’Italie, une plaque tournante de l’immigration irrégulière. Le volet migratoire est une étape essentielle dans le partenariat stratégique et global engagé avec ce pays ami. Nous conditionnons le versement des fonds européens, en donnant davantage à cet État africain qui s’inscrit dans un plan important de développement économique et qui décide de mieux coopérer avec nous en matière migratoire. En lui donnant les moyens techniques et humains de mieux protéger ses frontières, nous protégerons les nôtres !
La France doit chercher à nouer de toute urgence, comme le font le Danemark et l’Autriche, des partenariats avec des pays tiers, hors d’Europe , comme le Rwanda, pour traiter et héberger les demandeurs d’asile loin du territoire européen. Aucun demandeur ne doit circuler librement sur notre sol, voire y entrer ! Ceux déjà présents chez nous doivent être assignés à résidence, et non comme c’ est le cas aujourd’hui s’évaporer dans la nature, à l’instar des milliers de migrants déplacés des rues de Paris, en vue des JO 2024, vers des centres à Bordeaux et Marseille ! Avec ce type d’accords et de mesures, toute traversée de la Méditerranée deviendra inutile et beaucoup de vies seront épargnées.

Que faire avec ces passeurs et les ONG responsables de ces drames ?

Il est impératif de déclarer une guerre totale aux passeurs, en rehaussant par exemple les peines applicables à l’aide à l’entrée ou au séjour irrégulier, en détruisant systématiquement les bateaux qu’ils utilisent. Cela implique de renforcer massivement les moyens et le budget de l’agence Frontex, qui n’a pas vocation, comme le voudraient la gauche et les verts, à être une agence d’accueil ou de protection des droits fondamentaux des migrants, mais une agence de protection des frontières et des Européens face à l’immigration irrégulière. Quant aux ONG, certaines sont complices des passeurs, qui les utilisent pour achever la traversée vers l’Europe sur leurs navires de sauvetage. Nous devons plus sévèrement contrôler et si nécessaire sanctionner leur action, mais aussi exiger la transparence totale sur leurs financements et leur gouvernance.

Environ 120 000 migrants en bateau sont arrivés en Italie depuis le début de l’année, soit près du double enregistré au cours de la même période en 2022. Un aveu d’échec pour Giorgia Meloni ?

En décrétant l’état d’urgence migratoire en Italie, en régulant l’action des ONG, en engageant des discussions avec nos partenaires africains, Giorgia Meloni fait preuve de courage, d’initiative et de détermination. C’est à l’Europe de l’aider davantage en adoptant des mesures drastiques pour mettre un coup d’arrêt à l’immigration : facilitation des retours, conditionnement des aides au développement en fonction de la coopération migratoire des États tiers, délocalisation des demandes d’asile, fin de la libre circulation des demandeurs d’asile, etc.

Doit-on craindre un afflux de migrants en France prochainement ?

L’afflux est déjà là et va s’aggraver ! Le nombre de mineurs non accompagnés (MNA) venant d’Italie a été multiplié par deux depuis le début de l’année ; 3 700 MNA originaires de Guinée, de Côte d’Ivoire, de Tunisie et du Soudan, pour une capacité de 1 000 places dans les Alpes-Maritimes. C’est pourquoi, avec Éric Ciotti, nous demandons à Emmanuel Macron des moyens civils et militaires extraordinaires pour protéger nos frontières. Mais je note que Catherine Colonna, ministre des Affaires étrangères, appelle à « répartir le fardeau » donc à encore ouvrir nos portes aux clandestins. Les migrants connaissent parfaitement nos failles et nos faiblesses diffusées sur les réseaux sociaux et par les associations.

Cette situation aura-t-elle un impact sur le projet de loi immigration exposé au Sénat à partir du 6 novembre ?

Le drame qui se joue à Lampedusa, et généralement en Méditerranée, où plus de 26 000 personnes sont mortes depuis 2014, doit créer un sursaut. Nous devons faire bloc contre la menace migratoire. Le projet de loi du gouvernement, s’il continue de prévoir la régularisation des sans-papiers, comme d’ailleurs des parlementaires allant du Modem à la Nupes, en passant par Renaissance, l’ont récemment soutenue dans une tribune, sera inacceptable et pourra aboutir à une motion de censure. Il est hors de question d’envoyer un signal supplémentaire de laxisme en donnant une prime à l’immigration illégale. Nous voulons redonner la parole aux Français car il en va du destin de notre pays. Alors que 74 % des Français rejettent sa politique migratoire, le président de la République doit entendre notre proposition de réviser la Constitution pour leur permettre de s’exprimer par référendum sur ce sujet majeur.

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