Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, un député du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Vincent Rolland, député de Savoie, a interpellé la Première ministre sur les inondations en Savoie.

Coupures de liaisons ferroviaires après les crues en Savoie: @VRolland73(LR) alerte le Gvt sur l’impact de ces coupures sur le tourisme, l’industrie et pour les usagers quotidiens
Il demande que l’état de catastrophe naturelle soit pris “dans les plus brefs délais”#QAG #DirectAN pic.twitter.com/VF6tOTL3kf

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) November 22, 2023

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Réunion de la campagne électorale des élections internes du vendredi 17 novembre 2023.

Cette réunion de campagne électorale s’est bien déroulée à la satisfaction des présents, avec Jean-François Guézet, secrétaire départemental adjoint, remplaçant Jean-François Stéphan, référent élections suite au déport du secrétaire départemental Alain-Michel Richer se présentant dans la 1ère circonscription.

En voici résumé le fil conducteur.

Une présence clairsemée d’adhérents “à jour de cotisation” en raison assurément d’un “très grand match” du RCV à la Rabine ce même soir – c’est toute la difficulté de concilier plusieurs contraintes d’agenda, et de salles disponibles à des dates particulières -.

Mais nous avons eu une salle attentive à la présentation et animée par un jeu de questions / réponses après l’intervention du conducteur de la réunion Jean-François Guézet, avec la communication des différentes candidatures dans les différentes fonctions, et le rappel des définitions qui nous sont précisées dans nos statuts – petit rappel apprécié – Les différents candidats – présidence et délégation -.

La présentation des candidats

La présentation s’est faite par chacun des candidats présents, tout d’abord Muriel JOURDA qui candidate aujourd’hui pour le renouvellement de son mandat, et pour les fonctions de délégués, Alain-Michel RICHER dans la 1ère , Sophie LEMOULINIER dans la 2ème, Yann MAILLET dans la 2ème également, Christian LE DU pour la 5ème, nous a permis de connaître leurs intentions pour notre parti, pour son développement, leur volonté de dynamiser chacun, les adhérents et les sympathisants de notre formation.

Plusieurs candidats absents à cette réunion ont eu droit à une présentation soit par Muriel JOURDA pour Jean DANO, ancien délégué, soit par Jean-François pour Yann WANES.

Enfin Alexandre Saldana s’est présenté pour représenter les nouveaux adhérents de la 3ème.

Muriel JOURDA

En s’adressant aux adhérents, notre candidate à la présidence de notre fédération du morbihan, qui sollicitait un nouveau mandat, nous a fait part des difficultés de la situation actuelle de notre parti avec “une ligne politique pas très définie” , mais pourtant présent dans le suivi de la politique actuelle menée avec le shadow cabinet où Muriel JOURDA est affectée au poste concernant la pénitentiaire, et aussi de sa fonction de rapporteur de loi sur l’immigration en discussion et votée ces derniers jours au sénat, en se présentant comme une nouvelle loi totalement réécrite sur l’immigration.

Nommée secrétaire général délégué, mon ambition est d’aider notre parti à pouvoir définir un corpus idéologique qui permette de proposer à nos concitoyens une offre politique de droite. La déception indéniable créée au cours des années où nous avons exercé le pouvoir ne pourra être combattue que par la clarté et la force de nos propositions actuelles.

Enfin notre candidate souhaiterait “reprendre ces moments d’échange toujours fructueux en y rajoutant des intervenants extérieurs sur des thématiques actuelles”.

Alain-Michel RICHER

Le candidat nous part de ses intentions:

“Aujourd’hui, je viens vers vous pour solliciter votre vote pour le mandat de délégué de la 1ère circonscription.

Cette importante circonscription ne peut rester sans avoir un délégué qui œuvrera pour son développement, avec une réunion mensuelle comme avec F. LE GUERNEVÉ.”

Il a rappelé que “notre parti est entré en résistance, et notre président E. Ciotti a reconstitué sa capacité de formation et d’offensive avec différents outils qu’il s’agira de mieux faire connaître pour nous permettre d’aller mieux aguerris vers les combats qui s’annoncent.

Le premier d’entre eux, celui de l’immigration qui va devoir nous mobiliser ces prochaines semaines.

Et, nous aurons à mieux faire connaître et à défendre les propositions de loi et les positions de nos trois présidents É. Ciotti, O. Marleix et B. Retailleau.”

Enfin, “il y aura les élections européennes où il nous faudra montrer que nous “Les Républicains” avons obtenu des succès importants grâce notre délégation sous la conduite de F.-X. BELLAMY, et que nous saurons reprendre le rang que nous méritons.”

Et pour terminer, “nous aurons surtout aussi à reconquérir la confiance des français et développer un nouveau corpus doctrinal dont on voit déjà s’annoncer les prémisses enthousiasmantes.

Ainsi, j’aimerais pouvoir apporter une nouvelle émulation sans attendre les grandes élections pour mobiliser.

LR parti historique doit reprendre la place qu’il doit avoir dans notre démocratie.”

Sophie LEMOULINIER

Après avoir rappelé tous ses mandats électifs de maire-adjointe à la culture de la mairie de Quiberon, vice-présidente d’AQTA. et présidente de la mission locale de l’emploi, aux services de ses concitoyens, des habitants de sa circonscription et de sa communauté d’agglomération, Sophie LEMOULINIER, la candidate nous a fait part de son “envie d’animer la circonscription en réunissant les adhérents par bassin de vie pour leur permettre d’échanger sur notre avenir LR, et de créer une dynamique qui pourrait donner envie à des habitants de notre circonscription d’adhérer, par une meilleure visibilité de notre famille”.

Enfin la candidate a voulu marqué son intérêt pour les problématiques propres à notre territoire et qui ne sont pas toujours les mêmes que les nationales.

Et tout cela, “avec l’aide et l’appui d’une équipe active et très motivée, comme lors de la campagne des législatives qu’elle a pu conduire” et de celle que Sophie Lemoulinier pourrait “à nouveau mener en étant à nouveau investie”.

Yann MAILLET

Chargé de mission de la 2ème (à la suite de la démission de l’ancien délégué) est un vieux militant de notre parti dont il a pu énumérer les différentes époques, RPR, UMP et maintenant LR.

Yann MAILLET sollicite aujourd’hui les suffrages des adhérents de sa circonscription pour la fonction de délégué pour animer cette circonscription par des réunions et des rencontres régulières pour faire revenir les militants.

Ainsi, Yann Maillet, souhaite “organiser chaque trimestre des rencontres avec les adhérents (apéritifs républicains, dîner, débats etc.) afin de rendre attractifs les républicains et faire revenir les adhérents qui sont partis et faire transformer les militants en adhérents.”

Hugues Jehanno

N’ayant pu finalement nous rejoindre car le candidat au poste de délégué de la 3ème circonscription, il a été précisé que Hugues est secrétaire du groupe de la droite et du centre à la région “Hissons haut la Bretagne” et souhaite assumer la fonction de délégué, pour animer cette circonscription.

Christian LE DU

Aux républicains depuis 1978, anciennement RPR, membre du comité départemental ainsi que conseiller national, le candidat se présente aux suffrages de la 5ème circonscription comme délégué, conseiller national et au comité de circonscription.

En juin 2020, adjoint au maire de Lorient avec une grosse délégation et conseiller communautaire en charge des finances, Christian Le Du estime qu’”il est très important que les républicains soient représentés dans des exécutifs locaux”.

C’est pourquoi, notre candidat sollicite la confiance des électeurs, pour le poste de délégué de la 5ème circonscription, “avec un très beau défi à relever, à savoir réveiller cette circonscription qui a été quelque peu délaissée”.

Yann WANES

Absent à la réunion, le candidat nous a adressé un message qui a été lu par le référent-remplaçant.

51 ans, candidat à la délégation de notre parti sur la 6ème circonscription.

Yann WANES s’excuse pour son absence, car retenu pour des raisons professionnelles dans le sud de la France.

En voici le texte. 

« J’ai choisi de m’engager dans la vie publique et de défendre les idées de notre famille politique depuis près de trente ans, ayant milité pour la candidature de Jacques Chirac lors de l’election présidentielle de 1995 et au pire moment, celui où les journalistes interrogeaient notre futur président sur le retrait de sa candidature

Depuis 2020, je suis élu au CM de Bubry en tant que délégué à la Communication, à la Citoyenneté et au développement économique.

En tant qu’élu de terrain, je suis intimement convaincu que c’est par un travail de proximité que nous arriverons à re-convaincre les citoyens qui se détournent de la vie publique de manière générale et du débat politique en particulier.

Fier de mes convictions, je ne peux me résoudre à voir les idées de notre famille politique s’altérer, être confisquées ou  se pervertir dans des luttes internes ou dans la copie de discours extrémistes

Pragmatique, je suis intimement convaincu que les niveaux communaux et départementaux sont des terrains les plus propices pour regagner la visibilité et la crédibilité des Républicains et mon engagement sur la mission de délégué départemental correspond à cette certitude. »

Alexandre SALDANA

Enfin Alexandre Saldana s’est présenté pour représenter les nouveaux adhérents de la 3ème et étudiant en 2eme année en droit public, se dirigeant vers la fonction publique d’état ou territoriale, il nous a fait part de son désir d’œuvrer pour notre mouvement.

Le pot de l’amitié

Et pour terminer, nous avons pu apprécier le pot de l’amitié avec ses petits fours et une dégustation très appréciée d’un petit Beaujolais nouveau.

Pendant le pot, nous avons eu le plaisir d’avoir la présence de notre ancien délégué de la 1ère circonscription Fabien Le Guernevé qui s’est extrait d’une autre obligation de ses fonctions de 1er maire-adjoint à la culture de Vannes, pour rejoindre les adhérents de son ancienne circo et d’autres compagnons de route de ce “vieux” militant mais qui n’en a pourtant pas connu “La belle époque”*.

*Allusion au livre de Franz-Olivier Gisbert qui lui a été offert par la fédération LR du morbihan, et remis par son secrétaire départemental pour ses 11 ans de bons et loyaux services dans notre mouvement politique.

La réunion s’est terminée sur une belle note de satisfaction des adhérents présents des différentes circonscriptions du morbihan.

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, deux députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme, a interpellé le ministre de la Justice sur la mort de Thomas à Crépol.

Ce week-end, Thomas, un enfant de notre République, a été lâchement tué.

@eanthoine26 « Notre République doit être forte. Elle doit avoir les moyens de faire face aux agresseurs et se montrer ferme dans ses condamnations. Pour que des vies cessent d’être ôtées, des familles… pic.twitter.com/g13i946b0X

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 21, 2023

Dino Cinieri, député de la Loire, a questionné le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur l’octroi de trimestres supplémentaires pour le calcul des retraites des sapeurs-pompiers volontaires.

Octroi de trimestres supplémentaires pour les sapeurs-pompiers volontaires pour le calcul de leur retraite.

Notre député @DinoCinieri interroge le ministre de l’Intérieur : cette bonification a été inscrite dans la loi du 14 avril 2023 mais le décret n’a toujours pas été… pic.twitter.com/XiXy9EYzwZ

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 21, 2023

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Vincent Jeanbrun : « Nous faisons face à un phénomène de gangs à l’américaine »

À la veille du congrès des maires, l’élu LR de L’Haÿ-les-Roses, dont le domicile avait été vandalisé pendant les émeutes, estime que les édiles n’ont perçu aucun « choc d’autorité » venu de l’État.

Quel bilan tirez-vous de cette année 2023, marquée par les émeutes urbaines de l’été ?

Cela fait des années que monte la petite musique des difficultés que vivent nos élus locaux. Je crois que les Français commencent à l’entendre. Déjà, lors des municipales de 2020, un nombre important de maires ne se sont pas représentés. Cette année, des villes qui n’avaient jamais connu de violences urbaines en ont subi. Même les maires coutumiers du phénomène ont vu apparaître quelque chose de nouveau. J’ai appelé cela une insurrection, une vraie volonté d’affronter l’ordre établi. Le choc n’a pas encore été totalement digéré par les élus locaux.

C’est-à-dire ?

Je l’ai vu durant les rencontres de Beauvau. Un aspirant au poste de maire y aurait probablement été saisi par le doute sur ses ambitions : on aurait dit une réunion de victimes de violences anonymes. Un collègue a été tabassé au sol au point d’avoir des fractures, un autre a été étranglé… Dans une commune d’Île-de-France pas particulièrement dangereuse, un homme s’est introduit chez le maire, a égorgé ses lapins et en a déposé un sur le pas de sa porte. Cette réalité-là est nouvelle.

Que veulent ces agresseurs ?

Un changement de modèle complet. Cela vaut pour les séparatistes se revendiquant d’un islam radical comme pour les activistes de type Soulèvements de la Terre. Chacun se bat pour son individualité : les lois actuelles ne vont pas dans leur sens, donc elles sont mauvaises, donc il n’y a pas de problème à les enfreindre. Ces gens se sentent non intégrés à l’ordre social actuel et leur violence vise l’élu en tant qu’élu. Chez moi, on na pas attaqué Vincent Jeanbrun : on a attaqué le maire de L’Haÿ-les-Roses, l’autorité républicaine.

S’y ajoute la délinquance, qui s’enracine…

Et qui a pris la forme de mafias ! Si les délinquants opèrent dans l’impunité au pied des tours, c’est parce qu’ils appartiennent à de grands réseaux, plus riches et mieux équipés que nos forces de l’ordre, ils ont les derniers iPhone munis d’applications cryptées, utilisent des drones et installent des caméras à l’entrée de leurs cités. Leurs véhicules sont plus puissants que les nôtres. Le deal, il y en a toujours eu, mais il y a désormais un phénomène de gangs à l’américaine totalement assumé. Résultat, j’ai des collègues élus depuis trois ou quatre mandats qui me disent, la mort dans l’âme : « Qu’est ce que je suis content de prendre ma retraite… »

Le gouvernement a annoncé des mesures pour permettre aux maires de mieux se protéger. Est-ce que le compte y est ?

Nous protéger, c’est nous donner les moyens de protéger nos administrés. Il y a de belles propositions sur la table, mais elles ne sont pas suffisantes. Rien n’a été concrétisé, que ce soit sur la formation des élus ou la police municipale, bien que le gouvernement ait fait un pas en ce sens. La seule qui a ouvert les vannes budgétaires, c’est la secrétaire d’État à la Ville. Sabrina Agresti-Roubache, dont j’apprécie le pragmatisme. Elle a obtenu un doublement de l’enveloppe pour l’installation de caméras de vidéoprotection. Il faut qu’on aille beaucoup plus loin en matière de modernité. Si on fait confiance à un policier pour porter une arme, il faut aussi l’autoriser à déployer un drone en cas d’urgence. Il y a une volonté d’autorité, mais on n’a pas encore senti le choc d’autorité.

Quel est le quotidien d’un maire ?

Les collègues qui ont de la bouteille vous disent qu’avant ils répartissaient des crédits, aujourd’hui ils répartissent des économies. On gère la misère quotidienne. Je passe plus de temps à chercher de l’argent et des financements pour sauver l’essentiel qu’à trouver des dispositifs pour régler les problèmes. On subit un contrôle omniprésent de l’administration sur le moindre projet et ses potentiels impacts négatifs. C’est insupportable et frustrant.

Vous êtes maire depuis 2014. Comment a évolué votre rapport à vos administrés ?

Aujourd’hui, on a une nouvelle génération d’électeurs qui. très sincèrement, ne comprend pas du tout comment tout cela fonctionne. Donc ils se mettent en colère face aux lenteurs. Quand il y avait un trou dans la chaussée, on pouvait être jugé sur notre réactivité : désormais, je ne gère plus la voirie, c’est au territoire de la métropole de le faire.

On vous rend comptable du fonctionnement des services publics ?

Évidemment ! En mai, on a été débordés par les retards de livraison des passeports. Certains ont dû attendre six mois pour le recevoir. À cause d’un problème au niveau de la préfecture, donc de l’État, des personnes excédées parce que privées de vacances ont été à deux doigts de frapper des agents de la mairie. On paie pour les dysfonctionnements des autres.

Plus d’un millier de maires ont démissionné depuis 2020. Comment peut-on encore susciter des vocations ?

La réponse ne peut pas être la même pour tout le monde, elle vient forcément des tripes. Et pour les maires, elle doit répondre à cette question : peut-on encore rendre possible ce qui est souhaitable ? La tranquillité publique, l’environnement, la qualité de notre vie, de celle de nos enfants… Si tout cela est au bon niveau, engagez-vous pour que ça le reste : si ce n’est pas au bon niveau, engagez-vous pour mettre les moyens qui permettront de le changer !

Des communes du Pas-de-Calais ont été sinistrées par les crues. Les maires sont-ils équipés face aux phénomènes climatiques extrêmes ?

On ne l’est pas juridiquement. On recueille les demandes de nos administrés pour les défendre, sauf qu’une fois sur deux l’Administration nous explique qu’il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle. On a surtout un gros problème d’argent et un manque cruel de dirigeants capables de penser aux génêrations futures. Si on ne déclenche pas des investissements réguliers, les catastrophes naturelles vont continuer à produire des effets terribles. Par exemple, avec les épisodes caniculaires, nos enfants ne peuvent souvent plus avoir cours dès le mois de juin. Certains bâtiments ne sont plus du tout adaptés. J’ai lancé un plan pluriannuel pour aménager les cours d’école à L’Haÿ-les-Roses… mais c’est si coûteux qu’il faudra une quinzaine d’années pour y parvenir.

>> Lire l’interview sur LaTribune.fr

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Lettre ouverte d’Éric Ciotti au Président de la République

Monsieur le président de la République, décliner votre invitation à une énième opération de communication n’est pas une « faute politique majeure ». Pas plus qu’il n’est « indigne » de s’interroger sur votre non-participation à une marche contre l’antisémitisme.

Ce qui est indigne, c’est de ne pas écouter la voix du peuple qui, face à tant de défis quotidiens et devant le déclin continu de son pays, en appelle à l’action, à la fermeté et au sursaut.

Ce qui est indigne, c’est de recevoir, en amont de la marche du 12 novembre, M. Belattar – égérie du CCIF fier de n’être ni Charlie ni Nice – pour l’interroger sur les répercussions dans les quartiers de votre éventuelle participation à ce qui aurait dû être un moment d’unité nationale.

Ce qui est indigne, ce n’est pas de refuser votre convocation mais de refuser l’appel inédit des présidents des deux chambres. Ce qui est indigne ce n’est pas de s’absenter de Saint-Denis par lassitude de trop de communication impuissante mais de s’absenter d’une marche républicaine pour ne pas blesser les sentiments de quartiers gangrénés par l’islamisme et l’antisémitisme.

Personne ne saurait remettre en cause la liberté qui était la vôtre dans le choix que vous avez fait. Mais permettez-nous d’en interroger les motifs que vous avez voulu invoquer pour justifier cette absence. Vous déclarez devoir œuvrer à l’unité du pays. Mais avec qui souhaitez-vous préserver cette unité si celle-ci doit être garantie par votre absence à une marche contre l’antisémitisme ?

Votre décision n’est pas anodine. Elle nous confirme que vous n’avez pas su tirer les leçons des nuits de guérilla qui ont ravagé le pays au début de l’été et qui ont démontré que des territoires entiers ont désormais fait sécession avec la République, avec ses lois comme avec ses valeurs.

À l’issue de ces émeutes qui ont sidéré les Français, quelle a été votre réponse ? De la com’.

Une « initiative politique d’ampleur » – selon vos termes – réunissant les chefs de parti à Saint-Denis pour de longues discussions. J’ai participé à cette première édition avec sincérité mais non sans scepticisme.

Que pouvions-nous en effet attendre de cette démarche ? En réponse aux Gilets jaunes, vous aviez inventé le grand débat. Il n’a débouché sur rien. En réponse au rendez-vous manqué des élections présidentielle et législative, vous aviez inventé le Conseil National de la Refondation, pastiche déplacé du cercle héroïque de la Résistance. Il n’a débouché sur rien. En réponse à la mobilisation contre la réforme des retraites, vous avez réinventé les cent jours. Ils n’ont débouché sur rien.

Les Français sont lassés de ces campagnes de communication destinées à occuper les commentateurs et vos conseillers sans rien changer, ni aux difficultés de leur quotidien ni aux destinées de la Nation.

Pour ma part, après avoir accordé le bénéfice du doute à votre initiative, je refuse d’être la caution d’une nouvelle séquence de narration qui n’aboutira à rien. Je vous l’avais exposé clairement dans ma lettre du 10 septembre.

Vous êtes le président de la République française et vous devez en respecter les institutions. En démultipliant les initiatives extérieures au champ institutionnel, vous participez à les affaiblir et à nourrir la crise de notre démocratie.

Votre rôle n’est pas d’inventer chaque année de nouveaux comités ad hoc sans passé ni avenir mais de gouverner dans l’intérêt des Français et dans le cadre de nos institutions.

Avec la constitution de 1958, le Général de Gaulle a voulu nous prémunir de l’impuissance et la Cinquième République vous accorde d’ailleurs les plus larges prérogatives dont un chef d’État européen puisse disposer : faîtes-en usage.

La discussion n’a pas non plus à se dérouler à huis clos entre chefs de partis. Elle doit être publique, soit au Parlement, où le peuple délègue ses représentants, soit directement avec le peuple lui-même par référendum.

Prenez l’initiative de permettre la révision constitutionnelle que nous demandons depuis plusieurs mois, en appelant votre majorité à soutenir notre proposition de révision, le 7 décembre prochain à l’Assemblée. Au regard de la gravité de l’état du pays, il vous appartient de redonner la parole au peuple pour sortir de cette crise.

Cessez de faire de la communication : passez à l’action !

À ne jamais sortir de cette obsession du palabre sans lendemain, vous condamneriez votre présidence à ne rester dans les livres d’histoire que comme une décennie perdue.

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Guillaume Larrivé : « Emmanuel Macron fait semblant d’organiser un référendum sur l’immigration »

Guillaume Larrivé, président de l’institut « La France demain » et conseiller du président des Républicains, défend le choix d’Éric Ciotti de ne pas se rendre à la réunion des chefs de parti autour du président de la République, ce vendredi. Emmanuel Macron vient de mettre son veto à la proposition des Républicains d’organiser un référendum sur l’immigration, argumente-t-il.

Le principe de la Ve République est inchangé depuis soixante-cinq ans : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Ainsi n’avons-nous pas de prince souverain, même si le président de la République aime à se comporter en Prince machiavélien. L’affaire du référendum sur l’immigration est une nouvelle illustration de sa virtuosité rusée, qui embrouille à plaisir le débat public pour faire semblant d’envisager ce qu’il s’évertue à refuser. Pour déjouer cette manœuvre, ayons à l’esprit les clés politico-juridiques avec lesquelles joue l’Élysée.

Première clé : l’article 89 de la Constitution. Il permet l’organisation d’un référendum portant sur une révision de la Constitution approuvée dans les mêmes termes par les deux Assemblées. C’est dans ce cadre qu’un référendum sur l’immigration est d’ores et déjà parfaitement possible, comme le proposent Les Républicains. Élaboré sous l’égide d’Éric Ciotti et avec le concours d’une commission de juristes, le texte de cette proposition de loi constitutionnelle a été déposé au printemps par les députés et les sénateurs des deux groupes parlementaires LR. Elle est inscrite, les 7 et 12 décembre prochains, à l’ordre du jour de l’Assemblée puis du Sénat. Son adoption permettrait d’arrêter l’immigration de masse en redonnant au pouvoir politique les moyens juridiques de définir et d’appliquer, enfin, une politique de diminution drastique des flux migratoires. Mais cette proposition fondamentale n’a aujourd’hui aucune chance d’être votée par l’Assemblée puisque le président de la République, à ce stade, a donné aux députés Renaissance et assimilés l’ordre de s’y opposer. C’est ainsi que, juridiquement possible dans le cadre de l’article 89, ce référendum sur l’immigration est devenu politiquement impossible, à cause du veto présidentiel. Disons les choses telles qu’elles sont : M. Macron bloque l’organisation du référendum sur l’immigration proposé par la droite.

Mais le président, comme ses prédécesseurs, a une deuxième clé en mains : l’article 11 de la Constitution. Les huit référendums organisés sur ce fondement depuis 1958 l’ont été dans son domaine initial : « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics » ainsi que la ratification d’un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. Ce champ d’application a été élargi à deux reprises : en 1995, sur l’initiative de M. Chirac, aux « réformes relatives à la politique économique ou sociale de la Nation et aux services publics qui y concourent » ; en 2008, à l’invitation de M. Sarkozy, aux réformes relatives à la politique « environnementale ». Encore ces élargissements sont-ils restés virtuels : jamais aucun référendum, depuis bientôt vingt ans, n’a été organisé dans ce cadre. Et comme M. Mitterrand s’y était essayé au moment de la crise scolaire de 1984 en envisageant de proposer une modification de la Constitution afin d’élargir le champ
de l’article 11 aux questions relatives à l’éducation, M. Macron joue lui aussi avec ces faux-semblants : dans un projet de loi constitutionnelle que son gouvernement avait présenté en 2019, il proposait d’étendre le champ du référendum aux questions relatives à l’organisation des pouvoirs publics « territoriaux » (comprendre : la décentralisation) ainsi qu’à des « réformes relatives aux questions de société ». Cette seconde hypothèse est reprise dans la lettre qu’il a adressée aux chefs de parti pour les inviter à ses deuxièmes rencontres de Saint-Denis, lorsqu’il écrit que ces « questions de société » pourraient, selon lui, inclure peut-être l’organisation, un jour, d’un référendum sur l’immigration.

Cette perspective est quadruplement hypothétique : encore faudrait-il, en effet, que la modification du champ de l’article 11 porte bien sur toute loi relative à l’immigration (les règles d’entrée et le séjour des étrangers en France, leurs droits économiques et sociaux, la nationalité, le droit d’asile) ; qu’une telle modification soit elle-même approuvée par les deux Assemblées puis par le constituant (soit par les trois cinquièmes des deux Assemblées réunies en Congrès, soit par un premier référendum) ; qu’un projet de loi (dont M. Macron ne dit absolument rien) soit présenté en ce domaine ; et qu’enfin un second référendum soumette ce projet de loi aux Français.

Qu’un tel labyrinthe permette de rompre avec le chaos migratoire a une probabilité proche de zéro. C’est pourquoi la rencontre de Saint-Denis, où cette trouvaille macronienne est censée être discutée dès vendredi, ne sera qu’une nouvelle journée des dupes, à laquelle le président des Républicains a parfaitement raison de ne pas se prêter. Bas les masques ! Le chef de l’État trompe l’opinion publique en faisant semblant d’envisager de rendre possible l’organisation d’un référendum sur l’immigration, au moment même où il met son veto au référendum proposé par LR. Le président de la République sabote ainsi toute possibilité d’organiser, dès le printemps prochain, un référendum permettant aux Français de décider l’arrêt de l’immigration de masse. Qu’il assume, seul, cette faute contre la nation.

>> Lire la tribune sur LeFigaro.fr

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Pascal Allizard, sénateur du Calvados, a interpellé le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger sur les doutes et inquiétudes exprimés par nos diplomates sur la stratégie politique de la France à l’international.

En matière diplomatique, le président de la République enchaîne les initiatives controversées. @AllizardPascal interpelle le gvt sur les doutes et inquiétudes exprimés par nos diplomates sur la stratégie politique de la France à l’international. #QAG https://t.co/VVzpXtdezv

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 15, 2023

Jean-François Rapin, sénateur du Pas-de-Calais, a interrogé le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur les inondations dans le Pas-de-Calais.

Jamais nous n’avons connu catastrophe d’une telle ampleur avec une étendue géographique si importante. @RAPINJF interroge le gvt sur les dispositions qu’il entend prendre pour venir en aide aux sinistrés des catastrophes naturelles. #QAG https://t.co/5itBs0mDh7

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 15, 2023

Laurent Duplomb, sénateur de Haute-Loire, a questionné le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur la dernière décision de la commission européenne sur Natura2000.

Il y a 2 camps : ceux qui croient au progrès et ceux qui veulent éliminer l’agriculture ! De quel camp faites-vous partie ? Laurent Duplomb interpelle le gvt sur la dernière décision de la commission européenne sur #Natura2000. #QAG https://t.co/dV8omnE4zN

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 15, 2023

Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs, a interpellé le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sur les résultats de l’évaluation nationale des élèves de 4ème.

Le niveau des élèves ne cesse de baisser tandis que le budget de l’éducation nationale ne cesse pas, lui, d’augmenter. @J_Grosperrin interpelle le gvt sur les résultats de l’évaluation nationale réalisée auprès des élèves de 4e. #QAG https://t.co/YQIRJURqBc

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 15, 2023

Kristina Pluchet, sénatrice de l’Eure, a interrogé le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur la protection de l’agriculture française.

Alors que des discussions s’ouvrent sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, Kristina Pluchet met en lumière le désarroi de nos agriculteurs, pris en étau entre complexité des normes européennes et ouverture toujours + grande à la concurrence. #QAG https://t.co/XEsyxtSpIy

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 15, 2023

Pour finir, Bruno Rojouan, sénateur de l’Allier, a interpellé le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé du Logement sur la rénovation énergétique en secteur rural.

Qu’allez-vous faire pour que la ruralité ne soit pas, une fois de plus, pénalisée par une politique nationale ? Bruno Rojouan interroge le gvt sur la façon dont il compte sortir du fiasco de sa politique du logement. #QAG https://t.co/zXsvyO7Dzd

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 15, 2023

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Gérard Larcher : « L’AMU votée au Sénat ne remet pas en cause le droit d’accès aux soins »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur la marche contre l’antisémitisme, la guerre en Israël et le projet de loi sur l’immigration.

Le message qui doit rester c’est le sursaut national et citoyen de tous ceux qui se reconnaissent dans la lutte contre l’#antisémitisme.Face aux polémiques inutiles,la plus belle réponse c’est le nombre : près de 200 000 citoyens rassemblés en France ! @franceinter #le710inter https://t.co/5pyaMptlvL

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) November 15, 2023

Cette décision lui appartient mais je m’interroge sur le message : @EmmanuelMacron s’est dit être garant de l’unité de la #nation. C’était pourtant bien l’objet de la marche de dimanche. Attention au syndrome perpétuel du « en même temps » ! @franceinter #le710inter https://t.co/yIitM6SBdv

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) November 15, 2023

N’oublions pas l’acte déclencheur : le massacre des #israéliens perpétré par le #Hamas.Le préalable à toute mesure de cessez-le-feu c’est la libération des otages.Les gazaouis sont les boucliers humains du Hamas. Quel gâchis depuis les accords d’Oslo ! @franceinter #le710inter https://t.co/NDJscgMzr3

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) November 15, 2023

Le texte #immigration est le nôtre,celui de la majorité sénatoriale. L’#Intégration est impossible sans régulation! Stop aux polémiques,l’AMU votée au @Senat ne remet pas en cause le droit d’accès aux soins lorsque la santé l’exige,elle nous rapproche des autres pays européens. https://t.co/uMK8ADg5n6

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) November 15, 2023

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Éric Ciotti : « Nous ne voulons pas être un alibi d’une énième séquence de communication »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur l’éradication du Hamas, le refus de se rendre à la prochaine réunion de Saint-Denis, l’augmentation des actes antisémites, la suppression de l’aide médicale d’Etat et notre projet de réforme constitutionnelle sur l’immigration.

La priorité absolue pour qu’une paix durable soit envisagée c’est l’éradication du groupe terroriste du Hamas.

Ces islamistes sont les mêmes qu’au Bataclan, qu’au 14 juillet à Nice.

C’est la survie d’Israël, et la nôtre, qui sont en jeu ! pic.twitter.com/Ofa951ApXQ

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 15, 2023

Je n’irai pas à la réunion de Saint-Denis.

Nous ne voulons pas être un alibi d’une énième séquence de communication.

Nos propositions sont connues : suppression des allocations aux familles de délinquants, référendum sur l’immigration et la baisse de la fiscalité. pic.twitter.com/8iG0xvo0Bw

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 15, 2023

1700 actes antisémites en France depuis le 7 octobre.

Des juifs français ont peur de vivre dans le pays des droits de l’homme.

40 Français assassinés et 8 encore otages du Hamas.

La place du Président était à nos côtés dans la rue pour combattre l’antisémitisme. pic.twitter.com/huIDz8pd58

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 15, 2023

L’Aide médicale d’Etat est insupportable.

Des étrangers qui ont violé nos lois ont plus de droits en matière de santé que des Français aux revenus modestes. pic.twitter.com/nby2VZUMCN

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 15, 2023

La seule vérité : si on veut changer les choses en matière d’immigration, nous devons voter une réforme constitutionnelle approuvée par référendum ! pic.twitter.com/TNZKFIhXev

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 15, 2023

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Éric Ciotti : « Pourquoi je décline l’invitation du président aux Rencontres de Saint-Denis »

Le président des Républicains ne sera pas présent aux deuxièmes Rencontres de Saint-Denis, organisées par Emmanuel Macron. Il a, dit-il, hésité avant d’apporter sa réponse. Mais l’absence du président de la République à la manifestation contre l’antisémitisme dimanche a fini par le convaincre de ne pas y participer. Il refuse d’être « l’alibi d’une énième démarche de communication du président ».

Vous avez souhaité un temps de réflexion avant de répondre à l’invitation d’Emmanuel Macron à la deuxième Rencontre de Saint-Denis, prévue vendredi prochain. Qu’avez-vous décidé ?

Je ne serai pas présent à Saint-Denis. J’ai hésité avant d’apporter ma réponse mais l’absence du président de la République à la manifestation contre l’antisémitisme a fini de me convaincre de ne pas y participer. Dimanche devait être un moment d’unité nationale autour des valeurs fondamentales de la République. Le chef de l’État a justifié son absence par sa volonté de garantir l’unité nationale. Mais l’unité nationale, elle était dans la rue. Ne pas y participer donne l’impression qu’il y a deux parties qui s’affrontent. Cette forme de « en même temps » n’est pas acceptable. Ensuite, réunir autour de la table des partis totalement opposés pour tenter de bâtir une vaine unité ne peut être ni sincère, ni efficace. Au lendemain de la première Rencontre de Saint-Denis, j’ai écrit une longue lettre au président de la République, le 10 septembre dernier. Je lui ai fait part de nos propositions, notamment sur trois points essentiels : la politique migratoire, le pouvoir d’achat et les prélèvements obligatoires, puis la sécurité au lendemain des émeutes qui ont failli mettre à genoux notre pays. J’attendais des réponses précises et concrètes. Elles ne sont pas venues. Aujourd’hui, nous subissons une fin de non-recevoir sur notre proposition de réforme de la Constitution au titre de l’article 89 pour reprendre notre souveraineté en matière migratoire. Face à cette absence de réponse concrète, je ne souhaite pas être l’alibi d’une énième démarche de communication. Voilà pourquoi je décline l’invitation d’Emmanuel Macron.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, y sera…

Il est dans son rôle institutionnel.

Avez-vous informé le président de la République de votre décision ?

Je lui ai écrit pour lui faire part de ma décision. Je reste disponible pour avancer, dans le cadre de nos institutions. Il est encore temps pour lui de demander à sa majorité d’approuver notre réforme constitutionnelle que nous débattrons le 7 décembre prochain à l’Assemblée nationale et dont je serai le rapporteur. Mais arrêtons avec les faux-semblants.

Le chef de l’État voulait poursuivre la réflexion sur l’élargissement du référendum aux questions de société, notamment l’immigration…

Nous le proposions dans notre texte constitutionnel. Je me réjouis donc de cet élargissement. Pour autant, nous n’avons aucune garantie sur la possibilité de l’organisation rapide d’un référendum sur l’immigration. Notre démarche de révision constitutionnelle, au titre de l’article 89, permettrait pourtant de tout régler à la fois sur le fond et sur la forme via un référendum approuvé par les Français. Seule la démarche des Républicains garantit la rapidité et la sincérité d’une vraie réforme.

Au Sénat, la majorité a voté le texte sur l’immigration, qui inscrit dans la loi la régularisation des clandestins dans les métiers en tension. N’était-ce pas l’une de vos lignes rouges ?

Le Sénat a fait un bon travail pour améliorer le texte du gouvernement. Mais je le dis très clairement : l’article 4 bis, qui s’est substitué à l’article 3, qui introduisait dans la loi le principe de régularisation, me gêne. Nous verrons ce qu’il ressort des débats à l’Assemblée. En tout état de cause, ce texte n’inversera pas les grandes tendances qui nous ont conduits à accueillir près de 2 millions d’étrangers depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Très sincèrement, ce n’est pas avec une loi simple qu’on y arrivera. En matière migratoire, nous ne reprendrons pas le contrôle tant que les obstacles constitutionnels et conventionnels qui s’opposent à la volonté populaire n’auront pas été levés. Les Français souhaitent moins d’immigration. Le seul moyen, c’est de nous écouter sur la réforme constitutionnelle que nous discuterons trois jours avant l’arrivée du texte de M. Darmanin à l’Assemblée nationale. Je tirerai toutes les conséquences de l’attitude de la majorité sur ce point. C’est un préalable.

Diriez-vous que les sénateurs LR ont été contraints par leur alliance avec les centristes ?

Le Sénat a ses logiques internes que je comprends et respecte. Je sais que Bruno Retailleau veille à ce que la clarté de la ligne de notre famille politique soit préservée. J’en suis le garant à la tête du parti.

Selon Gérald Darmanin, 15 députés seraient « intéressés » par son texte. Craignez-vous une nouvelle fracture du groupe LR ?

Alors que nous sommes face à un sujet d’une gravité extrême, on voit bien les petites manœuvres en coulisses. Je suis convaincu que les députés de notre groupe ne tomberont pas dans ce piège médiocre des petits débauchages.

En cas de 49.3, combien de parlementaires LR sont prêts à voter une motion de censure ?

Je répondrai à cette question si elle vient à se poser. N’anticipons pas. J’ai entendu le ministre de l’Intérieur dire : « Jamais le 49.3 ne sera activé ». En attendant, nous restons sur nos principes que je ne veux pas voir altérés.

À Saint-Denis, Emmanuel Macron voulait de nouveau évoquer la situation internationale. Comment jugez-vous la politique présidentielle sur ce point ?

Nous n’avons plus de vraie ligne diplomatique. Ce qui est clair, c’est que l’influence de la France s’est considérablement affaiblie dans le monde. Je crois que la diplomatie, même si c’est l’art de l’équilibre, s’accommode mal du « en même temps ». On ne peut pas à la fois condamner la barbarie du Hamas et demander un « cessez-le feu » pour empêcher Israël d’éradiquer les terroristes. Le « en même temps » sur la scène internationale, c’est l’assurance d’une fausse note dans le concert des nations. Cessons l’immobilisme et l’impuissance pour éviter la disparition.

Laurent Wauquiez s’est exprimé mardi matin devant les députés LR. Vous l’avez désigné comme le candidat naturel de la droite pour 2027, mais il reste entre 5 % et 6 % dans les sondages. Êtes-vous inquiet ?

La route présidentielle est encore longue. Je connais la détermination de Laurent Wauquiez et je n’en doute pas. Je suis confiant sur notre capacité à créer la surprise d’ici 2027. Je partage l’analyse de Laurent Wauquiez sur la réouverture du jeu politique. Notre stratégie doit être celle de l’indépendance. À nous de rester en mouvement permanent et de continuer à exister en ouvrant en permanence des débats d’idées pour redresser le pays.

Emmanuel Macron a confié une mission à Éric Woerth, député ex-LR, sur la décentralisation. Que pensez-vous de ce choix ?

Ce choix est fait à l’intérieur de la majorité. Moi, ce qui m’importe, c’est ce qui va sortir de tout cela. Notre pays a besoin d’un État fort qui protège les Français et de plus de libertés locales pour débloquer les nœuds gordiens qui paralysent l’action et l’initiative sur les territoires. Il faut promouvoir une nouvelle étape de décentralisation. Le Sénat a effectué un travail très intéressant sur ce sujet. C’est une vraie base de travail.

Concernant l’intention présidentielle d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution, quelle est votre position ?

Je voterai cette réforme constitutionnelle. N’oublions pas que la droite républicaine a porté cette avancée considérable pour la liberté des femmes.

Le chef de l’État souhaite avancer également sur la fin de vie…

Sur ce sujet, chacun doit pouvoir se prononcer en conscience et pas forcément selon une appartenance politique.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

Lettre d’Éric Ciotti au président de la République

Monsieur le Président de la République,

Vous avez bien voulu m’inviter à participer à une nouvelle réunion selon le format « Saint-Denis » le 17 novembre prochain. Je me dois de vous informer que je n’y participerai pas.

Depuis plusieurs jours, j’hésitais à répondre favorablement à votre invitation tellement je doute de la pertinence et de l’utilité de cette démarche. Votre absence à la marche contre l’antisémitisme, parmi les Français, m’a convaincue définitivement d’y apporter une réponse négative.

Pour moi, cette manifestation devait incarner par excellence l’unité de la nation autour de nos valeurs fondamentales. Vous avez, par vos propos et votre attitude, fragilisé cette unité. Je ne peux comprendre que vous n’adhériez à une démarche d’unité républicaine pour combattre l’antisémitisme et que vous souhaitiez porter, par ailleurs, un pseudo message d’unité à Saint-Denis. Cela me parait contradictoire.

Lors des rencontres de Saint-Denis du 30 août dernier, j’avais répondu à votre invitation sans arrière-pensée, malgré un scepticisme certain, notamment à l’idée de devoir chercher un consensus avec des formations politiques radicalement opposées, déterminées, pour certaines comme les insoumis, à obtenir la destruction de nos institutions et de notre cohésion nationale. Sur la forme, le format de cette réunion ne me parait en aucun cas propice à défendre l’intérêt général.

Au lendemain de ces rencontres, par un courrier en date du 10 septembre, j’avais formulé des propositions claires sur la crise du pouvoir d’achat, l’insécurité grandissante, l’immigration de masse ou encore la liberté de la presse et des médias. Je vous avais également invité à ne pas laisser la France « s’enfermer dans l’illusion du mouvement, savamment scénarisée à grands renforts de communication ». Je vous avais enfin indiqué que la suite de votre initiative devait « nécessairement se prolonger dans le cadre de nos institutions car les grandes questions qui touchent à l’intérêt national ne sauraient être traitées au cours d’échanges informels ad hoc. »

Nous n’avons manifestement pas été entendus.

Comme nous le faisons depuis plusieurs mois, nous vous avions notamment appelé à opérer une révision constitutionnelle au titre de l’article 89 pour répondre au défi migratoire. Nous estimons en effet que sans cette réforme constitutionnelle, toute politique migratoire est condamnée à l’impuissance. Vous n’y répondez que partiellement en proposant l’élargissement du champ de l’article 11 aux questions migratoires. Même si nous approuvons ce point, en aucun cas vous indiquez que vous interrogerez, dans la foulée, les Français sur une grande réforme de la politique migratoire.

Concernant cette réforme constitutionnelle, nous prendrons quant à nous nos responsabilités le 7 décembre à l’Assemblée nationale. À cette occasion, il n’appartient qu’à vous de nous démontrer la réalité de votre volonté d’inverser le cours du destin national pour retrouver notre souveraineté en matière migratoire.

Je regrette de ne pas retrouver, parmi les autres points que vous souhaitez évoquer, des sujets de préoccupations majeures pour nos compatriotes comme la crise du pouvoir d’achat ou l’insécurité qui gangrène nos rues.

Le mois dernier, nous avons présenté un contre-budget permettant de réduire le fardeau fiscal, d’assurer un objectif de redistribution vers les familles ou le logement et de mieux maîtriser les dépenses publiques en travaillant sur leur efficacité. Il n’est plus supportable de voir nos dépenses sociales s’élever à 32 % de notre PIB, quand la moyenne des pays de l’OCDE se situe à 21 %. Les économies ambitieuses que nous vous avons proposées, à hauteur de 25 milliards d’euros, auraient permis de rééquilibrer les comptes publics.

Grâce à ces marges de manœuvre, nous aurions pu combattre efficacement la crise du pouvoir d’achat en diminuant notamment les taxes sur les carburants ou les droits de succession et de donation.

Vous n’avez malheureusement retenu aucune mesure de ce contre budget.

En matière d’insécurité, alors que nos concitoyens y sont inlassablement confrontés, rien de concret n’a été fait depuis les émeutes urbaines du mois de juillet. Chaque jour, des records sont battus. On dénombre désormais 49 morts liées au trafic de stupéfiants à Marseille. Où cela va-t-il s’arrêter ? Nous vous avons proposé de rétablir la loi dite « Ciotti » que j’avais faite voter en 2010 sur la suspension des allocations familiales pour absentéisme scolaire, ainsi que le dispositif de contrat de responsabilité parentale et la mise en place de la suspension des allocations familiales pour actes de délinquance d’enfants mineurs.

Une fois encore, toutes nos propositions sont restées lettres mortes dans l’annonce du plan censé tirer les conséquences des émeutes.

Au total, je crains que ces nouvelles rencontres de Saint-Denis ne soient qu’une séquence supplémentaire de cette communication permanente dont les Français sont désormais profondément lassés et dont nous refusons d’être les alibis. Ce que vous aviez qualifié « d’initiative politique d’ampleur » se révèle finalement n’être que le stade final de l’illusion du « en-même-temps » : il est urgent d’en sortir et de privilégier enfin le fond sur la forme.

Face aux crises internationales, face au désordre généralisé qui s’abat sur nos villes et nos villages, face au chaos migratoire, face à la crise du pouvoir d’achat, les Français veulent des actes forts. Ils en ont assez des discours et des gadgets qui occupent les commentateurs mais ne changent rien à leur quotidien.

Nos concitoyens s’inquiètent légitimement pour leur pays dont ils craignent, chaque jour davantage, le prochain effacement dans un déclin irrémédiable. Personnellement, je ne m’y résous pas. Je reste disponible pour travailler sur le fond de propositions capables d’améliorer concrètement la vie des Français et qui doivent être adoptées au plus vite par le Parlement.

Cessons de perdre du temps car le temps nous manque déjà.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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