Réunion avec le Général Christophe GOMART, candidat aux élections européennes
Le 6 Mai à 18:00 H. au Palais des Arts et de la Culture à VANNES, nous recevrons le Général GOMART en présence des sénateurs Muriel JOURDA et Philippe PAUL
Le 6 Mai à 18:00 H. au Palais des Arts et de la Culture à VANNES, nous recevrons le Général GOMART en présence des sénateurs Muriel JOURDA et Philippe PAUL
Votre secrétaire départemental vous convie à la réunion de la 4ème circonscription des Républicains du Morbihan qui aura lieu le :
Vendredi 26 avril 2024 à 18:00 H
À la salle PICAUD (à 50 m de la Mairie)
à NIVILLAC.
Nous aurons l’ordre du jour suivant :
Actualités locales
Actualités nationales
Les élections européennes 🇪🇺
Une retransmission par zoom devrait être proposée. Dans ce cas, le lien sera mentionné sur notre site.
Dans l’attente de se retrouver,
Amitiés militantes,
Alain-Michel RICHER
Secrétaire Départemental, Délégué de la 1ère circonscription
Fédération des Républicains du Morbihan
Propulsée au rang de numéro 2 sur la liste des Républicains pour les élections européennes, Céline Imart, agricultrice engagée et novice en politique, incarne la montée en puissance d’une génération émergente issue de la société civile. Dans cette interview exclusive accordée à Entrevue, elle offre un regard franc et sans compromis sur les motivations de son engagement, sa vision de l’Europe, tout en abordant les raisons qui ont conduit Les Républicains à ne pas soutenir Ursula Von Der Leyen, malgré son affiliation au PPE, tout comme eux.
On vous connaît peu, Céline Imart, vous êtes novice en politique. Quelles sont vos valeurs ?
L’enracinement, l’engagement et la défense de ce qu’on appelait la France d’en bas à l’époque. C’est pour ces raisons que je me suis engagée.
Vous êtes aujourd’hui numéro 2 sur la liste des Républicains pour ces élections européennes, à quelle droite appartenez-vous ?
Économiquement, j’appartiens à la droite libérale, mais je m’identifie à la droite sociale. J’ai envie de me battre pour les gens.
Comment vous êtes-vous retrouvée propulsée au numéro 2 sur cette liste ?
C’est très simple, le président des Républicains, Éric Ciotti, m’a un jour téléphoné pour me proposer de m’engager dans la campagne des élections européennes. Je l’avais rencontré à plusieurs reprises lors d’événements comme le salon de l’agricultrice. C’est également comme ça que j’ai rencontré François-Xavier Bellamy. Il est assez courant que les politiques viennent échanger avec le syndicaliste agricole. J’ai rencontré et échangé dans le cadre de mes fonctions syndicales avec tous les partis politiques et je me suis assez vite aperçue que le parti avec lequel j’avais le plus de valeurs communes était LR.
C’est votre premier engagement partisan ?
Oui, c’est mon premier engagement politique. J’avais pour la dernière élection présidentielle apporté des contributions aux programmes de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse, mais on avait fait appel à moi en tant que praticienne de l’agriculture.
Vous avez donc soutenu Xavier Bertrand à la primaire des Républicains et ensuite Valérie Pécresse à l’élection présidentielle ?
Oui, absolument.
Avec votre parcours professionnel et vos engagements passés, vous êtes naturellement sensible à la question agricole. Comment l’Union européenne peut-elle être utile aux agriculteurs ?
L’Europe est aujourd’hui fondamentale pour nos agriculteurs, mais le problème, c’est la bureaucratie. Je suis profondément européenne et je pense que l’agriculture a besoin d’Europe. Le problème de l’Europe, c’est que dans sa manière de fonctionner, elle est aujourd’hui dans un délire bureaucratique qui règlemente. Le « P » de PAC (politique agricole commune) a disparu et nous ne sommes plus dans une politique avec une vision stratégique. La Commission européenne doit cesser d’être une machine à produire de la norme. Pour être utile aux agriculteurs, l’Europe doit sortir de cette folie normative et bureaucratique.
Comment renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir une agriculture durable en Europe ?
Il y a deux gros problèmes qui empêchent notre agriculture de remplir ce rôle-là. Nous avons un problème de manque de compétitivité, c’est-à-dire que le coût de la main d’œuvre est trop élevé, il y a des surtranspositions réglementaires qui font que ce qui est interdit chez nous est autorisé chez nos voisins, les politiques de l’eau… Les Républicains proposent un choc de compétitivité, il faut baisser les charges de production, les charges mentales et financières de la norme. Nous prônons une pause normative.
Vous qui êtes agricultrice, ces normes vous ont-elles causé des soucis ?
C’est un chemin de croix, il y a tellement de normes à des échelons différents : européen, national, régional, départemental… Il y a toujours la crainte de l’erreur ou d’être en tort. Aujourd’hui, quand un agriculteur reçoit un contrôleur, il y a naturellement une crainte qui se crée. D’ailleurs, les agriculteurs ne réclament pas la fin des contrôles, mais que ces contrôles soient d’abord dans une logique pédagogique et d’amélioration.
Vous vous revendiquez profondément européenne, mais l’Europe puissante ne rime-t-elle pas avec une France affaiblie ?
C’est justement notre différence avec les macronistes. Leur ligne et leur slogan, c’est « besoin d’Europe ». Ils ont besoin d’Europe pour masquer les défaillances de la France. On sait qu’aujourd’hui, l’euro joue un bouclier face à cette spirale infernale de l’inflation, de l’augmentation de la dette, du manque de productivité, etc. Le fait d’être dans une union monétaire nous protège de la catastrophe. Notre vision n’est pas de dire : aujourd’hui, il faut plus d’Europe pour pallier les problématiques françaises. Non, il faut que la France soit beaucoup plus forte pour peser dans une Europe qui doit être beaucoup plus politique et beaucoup moins bureaucratique.
Vous dites faire de la politique pour changer la vie des gens. Pensez-vous que l’Europe puisse changer la vie des Français ?
Oui, je pense. Rien qu’en faisant une pause normative, on peut alléger la vie des Français sur plein de choses. Sur des points bien spécifiques, nous pouvons être utiles aux Français. Si l’on renforce les pouvoirs d’Europol, on lutte contre le trafic de drogue par exemple.
Justement sur la sécurité, comment votre parti compte-t-il aborder les questions d’immigration et de la sécurité au niveau européen ?
Il y a aujourd’hui une immigration massive, qu’elle soit illégale ou légale, qui est incontrôlée. Nous proposons, au niveau national, une réforme constitutionnelle car les représentants de la nation ont le droit de se prononcer sur quelle immigration nous voulons accueillir ; nous devons reprendre en main notre destin. Au niveau européen, nous soutenons le principe de la double frontière : il doit y avoir un contrôle, tant au niveau national qu’européen. Nous visons également à rétablir, pour les nouveaux arrivants, les demandes de visa depuis leur lieu d’origine. Nous sommes évidemment opposés à la relocalisation obligatoire des migrants sur les territoires européens. Il existe aujourd’hui des liens avérés entre immigration et sécurité, mais la sécurité englobe des problématiques plus larges telles que le trafic de drogue et l’explosion de la violence. Il est nécessaire d’agir sur le plan culturel en redonnant les conditions pour exercer l’autorité à l’école, par exemple, mais il faut également une justice efficace avec une réponse pénale forte. Les gens n’ont aujourd’hui pas peur d’aller en prison, qui sont devenues de véritables Club Med.
Les Républicains sont crédités autour de 7%, votre candidate à l’élection présidentielle a fait moins de 4%, et vous avez perdu en 2022 un tiers de vos députés. Qu’est-ce qui a échoué et comment en êtes-vous arrivés là ?
Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés là, moi, je suis nouvelle en politique et donc je n’ai pas tout cet historique. Je pense qu’il y a beaucoup de déçus du sarkozysme. Le sarkozysme n’est pas mon bilan, comme tout ce qui s’est passé entre 2007 et 2012. Mais je me suis engagée chez LR, car il y a de la conviction, de la clarté, de la proposition, de l’idée, de la cohérence et je pense que, à un moment, les Français ne sont pas fous, ils vont bien se rendre compte qu’on a vraiment des choses à dire entre ce duel auto-installé entre la Macronie et le RN, nous incarnons la troisième voie.
Nicolas Sarkozy a-t-il été un bon président ?
Je ne me souviens plus, j’étais trop jeune. (Rires)
Les Républicains disent qu’Ursula Von Der Leyen n’est pas la candidate de LR, mais elle est membre du PPE comme LR. C’est une situation étonnante ?
Oui, en effet, mais en 2019 notre candidat était Manfred Weber, Ursula Von der Leyen était la candidate d’Emmanuel Macron. D’ailleurs, elle s’est rendue au congrès de renaissance à Bordeaux en septembre dernier. C’est elle qui a trahi son propre camp, elle a gouverné pendant 5 ans et peut aujourd’hui remercier les macronistes. Mais je ne suis pas sûr qu’elle sera désignée candidate du PPE, enfin pour notre part, nous ne la soutiendrons pas.
Les Républicains quitteront-ils le PPE si Ursula Von Der Leyen est désignée candidate du PPE ?
Je ne sais pas, car nous n’avons à ce jour pas envisagé cette possibilité. Nous ferons tout pour qu’elle ne soit pas réélue. Nous sommes chez nous, nous sommes un parti de centre-droit, c’est Ursula Von Der Leyen qui a trahi ses convictions en gouvernant avec Renew, ce n’est pas à nous de quitter le PPE mais à elle de ne pas être désignée par le PPE.
Vous aviez déclaré durant votre meeting de lancement de campagne que vous n’aviez jamais voté pour Emmanuel Macron, avez-vous voté pour Marine Le Pen ?
Non plus.
>> Lire l’interview sur Entrevue.fr
L’article Celine Imart : « Mes valeurs, ce sont l’enracinement, l’engagement et la défense de ce qu’on appellait la France d’en bas » est apparu en premier sur les Républicains.
Après des décennies de déni, un consensus s’est enfin imposé dans le débat public sur la nécessité de remettre de l’autorité à récole. Seulement il ne suffit pas de décréter un retour de l’ordre pour qu’il s’opère concrètement. Pour cela, il est impératif de provoquer une rupture dans les habitudes de nos enfants qui peuvent nuire à leur parcours scolaire. C’est le cas en particulier, de leur relation aux écrans. Nos enfants passent dix fois plus de temps sur les écrans qu’à lire. En 2023, les jeunes de 7 à 19 ans ont lu 19 petites minutes par jour, contre 3 heures et 11 minutes passées devant un écran, selon une étude publiée par le Centre national du livre. Et sans surprise ils ne privilégient que rarement les documentaires, les pépites du cinéma ou tout autre contenu qui les tireraient vers le haut : en 2022 dans le monde, les enfants ont passé en moyenne près de deux heures par jour sur… TikTok. Les jeunes sont victimes de la bataille de l’attention que se livrent les plateformes. Alors qu’auparavant l’école marquait une rupture dans leur journée, la vie scolaire se confond désormais avec la vie à la maison : scroller, poster, liker et partager du contenu.
Si les écrans sont à bien des égards porteurs de progrès et d’opportunités, l’hyper connexion a des effets délétères sur nos enfants. Un usage abusif des écrans, en particulier chez les mineurs, a un impact sur la santé physique (déséquilibre alimentaire, mauvaises postures, troubles du sommeil, manque d’activité, fatigue visuelle) et mentale (repli sur soi et désocialisation, troubles dépressifs).
Les smartphones contribuent aussi à la baisse de niveau de nos enfants à récole. Ils représentent une source majeure de perturbations et de distractions pour les élèves nuisant à leur capacité de concentration. L’Unesco recommande d’interdire les smartphones dans les écoles, soulignant qu’un temps d’écran élevé a un effet négatif sur la stabilité émotionnelle des élèves. Or, l’école doit être le lieu de la transmission des savoirs et des apprentissages. Sans l’attention pleine et entière de chaque élève nous n’enrayerons pas l’effondrement du niveau scolaire. Enfin, l’hyperconnexion fragilise la vie de l’école : fragmentation communautaire, prolifération des fake news, harcèlement. Sur ce dernier point, les réseaux sociaux sont devenus un élément consubstantiel au cyberharcèlement à la cyberintimidation et plus largement à la violence à l’école. Un nombre croissant de jeunes filment des bagarres à l’école, ou des conflits entre élèves et enseignants, et postent les vidéos sur les réseaux. L’éducation à un usage raisonnable et intelligent des écrans constitue donc une priorité. Exigeante, elle relève d’abord des parents, et il faut autant que possible accompagner les familles en ce sens.
Mais il y a une mesure simple à prendre immédiatement pour remettre les smartphones à leur juste place : les sortir des écoles et des collèges. Les téléphones portables n’ont pas leur place en classe.
En effet, l’élève n’a pas besoin d’un smartphone, ni en cours pour suivre un enseignement, ni pendant les pauses pour se reposer, se divertir ou socialiser. Le temps scolaire doit être préservé de ces comportements addictifs et consacré à d’autres sources de découverte du monde, au lien avec l’adulte enseignant, aux contenus plus longs, au travail collectif et aux interactions humaines.
L’interdiction de l’usage du téléphone portable, prévue dans une loi de 2018, n’est pas appliquée dans les faits. En effet, malgré cette interdiction « dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges et pendant toute activité liée à l’enseignement qui se déroule à l’extérieur de leur enceinte », de nombreux élèves continuent en pratique à utiliser leurs smartphones au sein de leur établissement, y compris sur leur temps d’étude.
Or l’efficacité d’une interdiction véritablement suivie d’effets a déjà été étayée par l’exemple de l’Espagne, les deux régions de Galice et de Castille-León ayant interdit l’utilisation de téléphones portables dans les écoles à partir de 2014. Une étude espagnole a établi en 2022 des réductions notables de l’incidence de cyberharcèlement dans les deux régions, et l’Espagne est le pays présentant le plus bas niveau de cyberharcèlement par les garçons.
Eclairés par ces résultats et face à l’urgence, ne tergiversons pas : interdisons le port du téléphone portable à l’intérieur des établissements scolaires.
>> Lire la tribune sur LaTribune.fr
L’article Agnès Evren : « Libérons les classes des smartphones » est apparu en premier sur les Républicains.
Pour le président LR, la publication d’un rapport parlementaire contre l’enseignement privé et la moindre dotation des cliniques dans les arbitrages du ministère de la Santé illustrent une volonté d’affaiblir les établissements qui ne dépendent pas directement de l’État.
Incapable de gérer dignement, et en proportion de l’effort fiscal qui pèse sur les Français, les services qui relèvent de son autorité, le gouvernement semble aujourd’hui déterminé à faire payer au secteur privé l’incompétence notoire dont il fait preuve dans le secteur public. Les responsables politiques de notre pays ont le devoir de s’élever contre cette tendance insensée d’un pouvoir de plus en plus dépassé, et qui cherche – par pure idéologie et illusion d’action – à affaiblir tout particulièrement les écoles et les hôpitaux privés.
Le 2 avril, un rapport, déposé par les députés Paul Vannier et Christopher Weissberg, manifestait avec clarté l’alliance entre l’extrême gauche et la majorité présidentielle pour démanteler l’enseignement privé. Un an après les propos préoccupants de Pap Ndiaye, ce rapport LFI/macronie est une charge accusatrice et partisane : une véritable déclaration de suspicion qui fait craindre à certains la réouverture des guerres scolaires.
Face au succès de l’enseignement privé, qui scolarise près d’un élève français sur cinq, ce rapport ne préconise qu’une seule chose : toujours plus de contrôle bureaucratique ! Si l’objectif de davantage de mixité sociale est partagé par les chefs d’établissement et les communautés éducatives des écoles privées, ce rapport ne cherche pas à accompagner cette volonté par l’incitation mais par un système de surveillance adossé à un catalogue de sanctions. Ce n’est pourtant pas en cassant l’école privée que l’école publique se redressera. Près d’un adolescent français sur quatre n’atteint pas les compétences minimales en compréhension de l’écrit, en mathématiques ou en sciences, et 15 % des élèves de 6e ne savent ni lire ni écrire : voilà les urgences auxquelles l’État doit répondre.
Dans le domaine de la santé, alors qu’une personne sur quatre admet avoir déjà renoncé à des soins pour raisons financières, et que l’actualité nous abreuve trop régulièrement de drames dans les couloirs de nos services d’urgence, le gouvernement fait de nouveau le choix d’un affaiblissement du secteur privé. Le 26 mars, sans aucune concertation, le ministère a ainsi annoncé des arbitrages extrêmement défavorables au secteur hospitalier privé : tandis que l’État déclare augmenter de 4,3 % les ressources de l’hôpital public, il ne consent à augmenter celles de l’hôpital privé que de 0,3 %, montant dérisoire et illusoire quand on prend en compte l’inflation. Par cette décision, le gouvernement met en danger la viabilité de nos cliniques, dont une sur deux est déjà en situation de déficit. Pourtant, l’hôpital privé accueille chaque année 9 millions de patients, assure 35 % de l’activité hospitalière, dont 50 % des radiothérapies et 35 % des chimiothérapies. Ce n’est pas un concurrent, mais un complément.
L’ensemble de ces actes hostiles au secteur privé, de l’éducation ou de la santé, mais dans bien d’autres domaines aussi, relève d’une posture idéologique dangereuse dans laquelle les origines socialistes du macronisme transparaissent. Une hostilité en rupture totale avec l’opinion que se font les Français tant de l’école privée, reconnue par 75 % d’entre eux comme plus performante que l’école publique, que de l’hôpital privé, auquel ils accordent leur confiance à 78 %.
Les Français ont le droit de choisir dans quel hôpital ils veulent être soignés et dans quelle école ils veulent voir leurs enfants scolarisés. Les réussites privées ne sont pas les rivales d’une réussite publique. Elles doivent, au contraire, servir de stimulant pour que le gouvernement garantisse enfin l’exemplarité des services de l’État. Tout particulièrement en ces temps où la question de l’efficacité de chaque euro de dépense publique devrait être une obsession collective.
Plutôt que de témoigner sa méfiance à tout ce qui échappe à son emprise administrative, et plutôt que de toujours chercher les voies de la surveillance et de la sanction, le gouvernement doit comprendre que ce n’est pas en asphyxiant le secteur privé que nous parviendrons à réoxygéner le secteur public.
>> Lire la tribune sur LeFigaro.fr
L’article Éric Ciotti : « Le gouvernement veut faire payer au secteur privé sa propre incompétence dans le secteur public » est apparu en premier sur les Républicains.
Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité d’Europe 1.
Il est revenu sur la violence des mineurs, les atteintes à la laïcité et la guerre en Israël.
Les « Grenelles », les « Saint-Denis » … ça suffit ! Le débat sur la violence des mineurs, nous devons l’avoir au #Parlement. Les Français veulent des résultats, le diagnostic est connu, il faut des actes ! @Europe1 @cnews #LaGrandeITW https://t.co/LZGjyYDlDI
— Gérard Larcher (@gerard_larcher) April 18, 2024
« Laïcité d’atmosphère » – c’est un combat et chaque jour un exemple nous montre à quel point il est nécessaire ! Tout commence à l’école, je pense à S.Paty, à D. Bernard, au proviseur de Maurice Ravel. À chaque fois l’islam politique bouscule la République. Soyons intraitables ! https://t.co/Ywzmji2Ohd
— Gérard Larcher (@gerard_larcher) April 18, 2024
Les cas #Mélenchon / #Zemmour n’ont rien à voir ! L’université c’est le lieu de la transmission et du débat pluraliste, pas une tribune de meeting politique ! Je rappelle que @RimaHas prône la destruction d’#Israël, on n’est plus dans la liberté académique ! @Europe1 @CNEWS https://t.co/x8T7Wgp44l
— Gérard Larcher (@gerard_larcher) April 18, 2024
La survie d’Israël et de son peuple n’est pas négociable ! Tout le monde aspire à la désescalade mais une réaction n’est pas illégitime. Quel État accepterait l’envoi sur son sol de 300 drones et missiles sans réagir ? @Europe1 @CNEWS #LaGrandeITW https://t.co/cchsSbvJft
— Gérard Larcher (@gerard_larcher) April 18, 2024
L’article Gérard Larcher : « Les Français veulent des résultats, le diagnostic est connu, il faut des actes ! » est apparu en premier sur les Républicains.
Comptes de la nation, services publics, politique industrielle, prestations sociales… Éric Ciotti analyse le bilan économique désastreux du gouvernement et livre ses propositions pour retrouver l’équilibre budgétaire. Et pour rétablir d’urgence la confiance.
Le déficit public atteint un niveau jamais atteint. Avez-vous la très désagréable impression d’avoir été trompé lors de la présentation des budgets 2023 et 2024 ?
Je pense que Bercy, et je dirais de manière plus générale, l’Élysée ont menti aux Français. Les projets de loi de finances de 2023 et 2024 ne reflètent pas la réalité. Cette insincérité budgétaire aurait dû être sanctionnée par le Conseil constitutionnel, qui, naturellement, n’a pas fait preuve du même zèle que celui qu’il a eu pour retoquer la loi sur l’immigration, à la demande du Gouvernement. Cela démontre, là encore, combien cette institution dirigée par M. Fabius a perdu de son indépendance.
Ce qui s’est passé est extrêmement grave puisque le gouvernement a présenté aux Français un budget fondé sur des chiffres faux qui reposent sur des prévisions de croissance largement surévaluées. Cette insincérité apparait aujourd’hui en pleine lumière et sera vraisemblablement sanctionnée dans quelques jours par les agences de notation qui vont dégrader la note de la France.
Emmanuel Macron veut nous faire croire que la hausse du déficit pour 2023 est davantage dû à un problème de recettes que de dépenses. Le croyez-vous ? Et comment expliquer les erreurs dans les prévisions de croissance ?
Les mauvaises prévisions de Bercy avaient pour objectif de dissimuler la gestion désastreuse depuis 2017 de nos finances publiques. J’élargirai même cette période à 2012, puisque M. Macron a été ministre de l’Économie et secrétaire général adjoint de l’Élysée en charge de l’économie sous François Hollande. Depuis 12 ans, il exerce des responsabilités majeures en matière économique et nous le payons aujourd’hui. Cette catastrophe budgétaire fait de la France un des plus mauvais élèves de l’Europe, avec un record de dettes, de dépenses publiques, de déficit public, de prélèvements obligatoires.
Aujourd’hui, nous payons le “n’importe quoi qu’il en coûte”, la politique des chèques sans provision, celle des annonces non financées qui s’accumulent depuis des années et qui ont abouti à ce déficit abyssal de 5,5% du PIB l’année dernière, du jamais vu hors période de crise. Lesquels déficits s’additionnant depuis des années, ont construit le mur de la dette et font aujourd’hui de M. Macron « l’homme qui valait mille milliards d’euros de dettes », selon la formule que j’ai été le premier à utiliser, il y a trois semaines, lors du meeting de François-Xavier Bellamy à Aubervilliers.
Le gouvernement doit-il faire un budget rectificatif ?
Oui, c’est une nécessité démocratique absolue, et j’ai d’ailleurs expliqué au Premier ministre que vouloir réaliser 20 milliards d’euros d’économie sans projet de loi de finances rectificatives, cela ne s’était jamais vu ! Ce n’est pas conforme à notre Constitution, c’est au Parlement d’en débattre.
Croyez-vous Emmanuel Macron lorsqu’il affirme qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts ?
Absolument pas. Je n’y crois pas et nous avons plus qu’un faisceau d’indices allant dans ce sens. Monsieur Macron nous parle de ne pas augmenter les impôts mais il veut alourdir les prélèvements obligatoires, il dit d’ailleurs que le problème vient des recettes et pas des dépenses.
Lorsque Gabriel Attal annonce la création d’un groupe de travail sur la rente ; c’est bien pour la taxer ! Alors après, qu’est-ce que la rente ? Les loyers immobiliers ? Les produits de l’épargne, les plans d’épargne logement ? Est-ce que ce sont les sommes abritées dans des assurances-vie ? Les prélèvements sur les résultats des entreprises ? Nous nous interrogeons. Mais je suis convaincu que le gouvernement a un plan caché pour faire payer l’addition aux Français qui travaillent. Ce plan sortira dès le lendemain des élections européennes. Le Gouvernement a menti sur les budgets, il peut aussi mentir sur les hausses d’impôts.
Il y a deux semaines, Emmanuel Macron a fait remarquer à Bruno Le Maire – il cache difficilement ses ambitions – qu’il était aux commandes depuis sept ans. Puis la semaine dernière, les deux hommes ont certifié qu’il n’y avait aucun désaccord entre eux…
Leur relation m’importe peu et elle importe peu aux Français. On voit bien qu’il y a une forme de jeu de rôle de la part du ministre de l’Économie, mais on sait aussi que tout se décide à l’Élysée, M. Le Maire est un exécutant, tout comme M. Attal. Ce qui compte, ce sont les décisions courageuses qu’il faut prendre pour redresser la situation. Et je ne vois vraiment rien qui aille dans ce sens, aussi bien dans les déclarations du Président de la République que dans celles du ministre de l’Économie qui, en effet, est en charge depuis sept ans de la politique économique. Rien ne l’oblige à rester et à exécuter les décisions de M. Macron s’il ne les partage pas. Il faut avoir le courage de ses convictions.
Le premier des gisements d’économie ne concerne-t-il pas d’abord l’État lui-même ?
Quel est le constat ? Les dépenses publiques représentent 57 % du PIB dans notre pays, un record en Europe. Nous sommes très largement au-dessus de la moyenne européenne qui est de 50 %. Il faut donc, à terme, revenir à ce niveau et je vois trois grands vecteurs de réformes.
Le premier, c’est, en effet, une réforme de l’État dont il faut simplifier le fonctionnement. Nous avons un État sur-administré qui produit des normes et de la bureaucratie qui sont autant d’entraves à la liberté d’entreprendre mais aussi à la qualité des services publics essentiels. Il faut alléger cet État devenu obèse, en supprimant les opérateurs de l’État qui font doublon avec les préfectures ou les administrations centrales. Il faut faire de même avec la plupart des 42 autorités administratives indépendantes, devenues des contrepouvoirs sans aucune légitimité démocratique.
Il faut aussi engager une réforme du statut de la fonction publique pour qu’elle soit moins nombreuse mais mieux rémunérée : à l’exception des fonctions régaliennes – sécurité, défense, justice et diplomatie – il ne peut plus y avoir de statut de la fonction publique aussi rigide : il faut y introduire de la souplesse par davantage de contractualisation. Il faut enfin transformer le fonctionnement de certains échelons territoriaux, coûteux et inefficace. Je pense, en particulier, aux métropoles et aux intercommunalités qui, en quelques décennies, ont créé plus de 350 000 fonctionnaires sans qu’on observe la moindre diminution de leur nombre dans les communes, bien au contraire. Cet empilement de strates porte atteinte à la libre administration des communes. Il faut avoir une organisation territoriale plus centrée sur les échelons de proximité que sont les communes et les départements.
Quels sont les deux autres vecteurs de réforme ?
Il y a la dépense sociale dont le poids a triplé depuis la période où le général de Gaulle était Président de la République. Elle représente 34 % du PIB, c’est beaucoup trop. Il est temps de la recentrer sur l’essentiel : la retraite et la santé avec un système refondé. Il faut aussi mettre un terme au cumul des allocations qui ont installé dans notre pays la culture de l’assistanat. Je prône la limitation des allocations, tant au niveau du montant que de la durée : le système social doit inciter à travailler plutôt que favoriser le non-travail.
Il faudra, dans le même esprit, arrêter de financer ce modèle social uniquement par le travail, avec de fortes cotisations qui pèsent sur les salariés et sur les employeurs. Comme le modèle social est coûteux, l’État prélève des cotisations salariales et patronales qui renchérissent le coût du travail, ce qui nuit à la compétitivité des entreprises. Au final, nous avons le pire des systèmes : des coûts salariaux parmi les plus élevés d’Europe et des salaires nets parmi les plus faibles avec donc une forte incitation au non-travail. Il est urgent de diminuer le poids des cotisations sociales, patronales ou salariales, pour favoriser la compétitivité et donner plus de pouvoir d’achat aux Français.
Prônez-vous donc le retour de la TVA sociale ?
À titre personnel, j’y suis favorable mais il y en d’autres comme celle de faire en sorte de taxer davantage les importations depuis les pays tiers de l’Europe : ils bénéficient d’avantages qui confinent à la naïveté et fragilisent nos économies. Si la France a perdu un million d’emplois industriels en 20 ans et si son industrie est passée de 20 % du PIB à moins de 10 %, c’est parce que les coûts salariaux ont conduit à un vaste mouvement de délocalisation dans des pays tiers de l’Europe et parce que nous avons une politique commerciale naïve et une politique industrielle très faible. Et aujourd’hui, depuis ces mêmes pays tiers on importe des produits qui sont sources d’émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’une concurrence déloyale pour nos producteurs. C’est ce modèle qu’il faut complètement revoir. Pour cela, il faut diminuer les dépenses publiques, lutter contre les dépenses sociales indues et contre la fraude sociale qui reste massive.
Vous parlez d’un troisième gisement d’économies…
Ce sont les dépenses liées à l’immigration de masse. Selon certaines études, elles pourraient atteindre 50 milliards d’euros par an. Là encore, il faudra conduire une réforme par le biais d’un changement de notre Constitution à la suite des décisions ahurissantes du Conseil constitutionnel présidé par M. Fabius : il considère qu’un étranger, dès le premier jour de son arrivée sur notre territoire, doit avoir droit au versement de toutes les prestations sociales, même sans avoir payé un euro de contribution. En 2011, il avait pourtant jugé l’inverse et déclaré conforme à la Constitution un délai minimal de cinq ans de résidence sur le territoire national fixé par le législateur pour l’accès des étrangers en situation régulière au revenu de solidarité active (RSA). Ces décisions relèvent davantage de la politique que du droit…
Vous avez menacé de déposer une motion de censure. Quelles sont les lignes rouges que le gouvernement ne doit pas franchir ? Finalement la motion de censure n’est-elle pas, comme l’arme nucléaire, d’abord un outil de dissuasion ?
Notre Constitution offre à l’opposition des outils, qu’il convient bien sûr de manier avec prudence mais que nous ne nous interdisons pas d’utiliser. Je considère qu’il y a trois lignes rouges : l’augmentation des prélèvements obligatoires (nous sommes déjà le pays qui paie le plus d’impôts et de cotisations au monde), la désindexation des pensions de retraites et la réduction de l’accès au soin pour les Français.
En cas de dépôt d’une mention de censure, le Rassemblement National et la NUPES ont déclaré qu’ils se joindraient à vous. Est-ce que ça vous gêne ?
Chaque parlementaire est libre de son vote.
Une fois qu’il y a une majorité pour voter la motion de censure, le gouvernement tombe. Les Républicains sont-ils prêts à gouverner ?
Nous sommes les seuls à être prêts à gouverner. Les Français voient le bilan d’Emmanuel Macron ; ils doivent maintenant juger sur pièce. Je les appelle à la lucidité. Le programme du Rassemblement National ne prône pas le retour à la liberté économique et adhère plutôt à un modèle d’assistanat généralisé. Je rappelle que les députés RN ont voté contre l’obligation des 15 heures d’activité pour les bénéficiaires du RSA. Ils se sont également prononcés pour le retour de 64 à 62 ans de l’âge de départ à la retraite et le maintien des régimes spéciaux. Il s’est aussi opposé à la réforme de l’assurance-chômage. Sur les questions régaliennes aussi bien qu’économiques, particulièrement préoccupantes actuellement, nous avons formulé les réponses les plus pertinentes. Nous avons démontré, lors de la nuit de l’économie, que notre plan était prêt, que nous portions des propositions nouvelles, audacieuses et que nous avions surtout l’ambition de la réforme. Je rappelle que l’année dernière, nous avons bâti un contre-budget avec 25 milliards d’euros d’économie alors que le Gouvernement peine à en trouver 10. Nous avons en outre déposé un projet de loi sur l’immigration qui est prêt à être soumis aux Français par référendum. Nous apportons des réponses à l’augmentation de la violence et à la prolifération du trafic de drogues. Nul ne doute aujourd’hui que nous avons les compétences pour mettre en place nos idées et nos valeurs au service des Français. Nous sommes prêts à reprendre le contrôle pour tout changer.
>> Lire l’interview sur ValeursActuelles.com
L’article Éric Ciotti : « Nous payons le “n’importe quoi qu’il en coûte” » est apparu en premier sur les Républicains.
Céline Imart, numéro 2 de la liste Les Républicains aux élections européennes et agricultrice, était l’invitée de France 2.
Elle est revenue sur l’éloignement de l’Europe des Français, nos propositions, les difficultés des retraités, la lutte contre le trafic de drogue et la crise agricole.
“L’UE est très éloignée de la vie des Français. Elle réglemente mais elle n’incite pas et n’a pas de politique avec une vision”
Céline Imart, n°2 de la liste @lesRepublicains aux #Europeennes2024. #Les4V @CelineImart pic.twitter.com/0BoCulcg4f
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“Jordan Bardella caracole en tête des sondages car il cristallise le rejet du macronisme. La seule liste de droite qui propose du concret, c’est LR”
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Mon père agriculteur a travaillé dur toute sa vie et touche une retraite de 800€.
Nos retraités ont déjà du mal à finir leur fin de mois.
Que ce Gouvernement les laisse respirer ! pic.twitter.com/R22BoIDK3h
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“Il faut que les trafiquants aillent et restent en prison sans téléphone ni TV. Le Club Med, ça suffit !”
Céline Imart (LR) dénonce la politique de lutte du gouvernement contre le trafic de drogues. #Les4V @CelineImart pic.twitter.com/eTqAVKzpqj
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“La colère est toujours là car la réponse concrète du gouvernement n’est pas à la hauteur des attentes et de la crise agricole”
Céline Imart, agricultrice et n°2 de la liste LR aux #Européenne2024. #Les4V @CelineImart pic.twitter.com/5mAEQuTljo
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Le candidat Les Républicains aux élections européennes est à Marseille aujourd’hui pour mettre l’accent sur le trafic de stupéfiants.
Après l’immigration à la frontière italienne, François-Xavier Bellamy, candidat LR crédité de 7 % d’intentions de vote aux européennes, effectue son deuxième déplacement dans la région sur le thème de l’insécurité. L’occasion de rappeler ses axes de campagnes et de se pencher sur l’actualité.
Craignez-vous un embrasement et une importation du conflit entre Israël et l’Iran ?
À chacun de faire passer le message d’une désescalade. Je crains que cela serve de prétexte pour alimenter un nouvel antisémitisme destructeur, notamment à gauche. Quand je vois qu’on exclut dans certains amphis et au nom de la solidarité avec la Palestine, des étudiants dont le nom est à consonance juive… On vit une guerre déclarée par l’islamisme. Ce qui me frappe, c’est que les victimes sont juives, chrétiennes et musulmanes. C’est le cas de Shemseddine tué parce qu’il avait une relation amoureuse ou de cet Algérien tué à Bordeaux par un Afghan parce qu’il buvait du vin. Imposer la charia n’est pas négociable dans ce pays. Beaucoup de musulmans sont attachés à notre liberté de croyance et de pensée.
Emmanuel Macron compte sur les JO ou Notre-Dame de Paris pour recréer une unité nationale. Est-ce de la naïveté ?
J’ai été marqué par l’incendie de Notre-Dame de Paris. J’ai souvent été interpellé depuis, parce que je n’ai cessé de rappeler que nous avons des racines chrétiennes. Ce n’est pas seulement une question de patrimoine. Le deuil qui nous a touchés n’est pas celui des vieilles pierres, mais de notre identité. C’est un idéal de liberté irrigué par ses racines. On a besoin de retrouver l’unité de notre pays et cela passe par l’affirmation de ce que nous sommes. Être Français, c’est la condition.
Vous êtes aujourd’hui à Marseille pour vous rendre sur des points de deal. Pourquoi ?
Je suis déjà venu, mais c’est la première fois que je toucherai du doigt cette réalité. Je ne veux pas réduire Marseille à ça, mais aider les gens à sortir de ces épreuves du quotidien. Il s’agit de libertés, d’espaces et de services publics dont ils sont privés. Il faut assumer que le combat est rude. Le gouvernement n’est pas responsable de tout. Mais une opération de communication comme cela s’est fait ne suffit pas. Il faut se doter de l’arsenal judiciaire nécessaire à la lutte contre ces mafias. Placer les trafiquants dans des quartiers de haute sécurité où ils seront enfin isolés de leurs réseaux. La prison ne doit pas être la capitale des trafics. Les magistrats marseillais ont raison d’alerter. Les Pays-Bas ont lancé un programme massif de construction de places de prison qui marche. En France, on arrive en prison multirécidiviste, déjà installé dans la culture de la violence.
Que peut faire l’Europe ?
Les flux de marchandises illicites demandent une coopération européenne. On doit créer une force de police européenne anti-drogue face à ces proportions inédites. Les produits chinois ont inondé les marchés. Il existe des choses, mais pas à l’échelle d’un défi derrière lequel on trouve la traite d’êtres humains, la circulation des armes… C’est un sujet majeur dans un pays où la police enregistre mille agressions par jour. Mais il n’y a pas de fatalité.
Les européennes se joueront-elles sur l’insécurité et l’immigration ?
Tout est lié. C’est comme le dérapage budgétaire français : il a des conséquences sur l’Europe. Tous les pays autour de nous se désendettent et nous continuons d’emprunter sur le dos de nos enfants. Il n’y a pas d’argent magique et cela conduit à l’appauvrissement général. On prélève le maximum d’impôts et pourtant, tous les services publics sont fragilisés. Ce qu’il faut, c’est réduire le train de vie de l’État. On a le pire des systèmes, avec le minimum de libertés à cause des normes et contraintes et, en même temps, le minimum de solidarité liée à la crise profonde des services publics. On le voit à l’école ou à l’hôpital. Mais les macronistes votent toujours plus de normes avec la gauche. Leur politique se droitise pourtant, aspirant vos électeurs.
Comment LR peut-il sortir de l’étau Macron – Le Pen ?
On reste sérieux, constants et solides. Nous défendons notre identité comme celle des agriculteurs ou les libertés. On mène nos combats seuls au Parlement. Les macronistes votent avec la gauche et le RN fait la politique de la chaise vide. Il gagne les élections mais n’a rien obtenu en dix ans pour les Français. Nous, on garde nos valeurs et nos principes, le retour de l’autorité dans la rue et de la rigueur dans les comptes, ce qu’on a toujours défendu.
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Un rapport parlementaire s’en prend aux écoles privées. Une tentative de rallumer la vieille guerre scolaire, accusent Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe LR au Sénat, et Annie Genevard, députée du Doubs et secrétaire générale des Républicains.
C’est ce qui s’appelle avoir le sens des priorités : notre école s’effondre dans tous les classements internationaux, un proviseur démissionne sous la pression des islamistes, une jeune collégienne est tabassée parce qu’elle « s’habille à l’européenne », et certains ne trouvent rien de mieux que de rallumer la vieille guerre scolaire. C’est le cas du député LFI Paul Vannier, avec la complicité du député de la majorité Christopher Weissberg, auteurs d’un rapport parlementaire dont le ton comme les préconisations sonnent comme une mise en accusation, quelques semaines seulement après l’absurde polémique lancée contre Stanislas à Paris. Mais de quoi, au juste, sont accusés les établissements privés ?
De bénéficier, selon les auteurs de ce rapport, d’un financement « peu transparent », « mal contrôlé »… Bref : de s’engraisser aux frais du contribuable. Tout cela ne résiste pas à l’examen des chiffres. Un élève du privé coûte dans le primaire 56% de ce que coûte un élève du public et 53% dans le second degré, soit près de deux fois moins. Vertu de la liberté, qui permet d’adapter les moyens aux besoins et, au passage, de faire réaliser une économie substantielle à l’État : s’il devait scolariser dans le public tous les élèves du privé, il en résulterait une dépense supplémentaire de 9,4 milliards d’euros pour la collectivité. Qui paierait ? Halte aux accusations mensongères : l’école libre est un facteur d’économies, non de gabegies.
Mais ce n’est pas tout. Car non seulement le privé coûte moins, mais il fait mieux ! Naturellement, l’enseignement public compte de nombreux établissements d’excellence, attachés aux grandes exigences de l’école républicaine. Cependant, les évaluations de français en 6ème en témoignent : les scores dans le privé sont de 32 points supérieurs à ceux observés dans le public. Il en va de même pour le taux de réussite au baccalauréat : 98%, soit 4 points de plus que dans le public. À cette réalité, les adversaires de l’école libre opposent la vieille théorie bourdieusienne du « capital culturel » : l’enseignement privé obtiendrait de meilleurs résultats parce qu’il concentrerait les élèves les plus favorisés. Argument repris par Paul Vannier, l’un des deux auteurs de ce rapport à charge, qui voudrait frapper d’un « malus » les établissements pratiquant, selon lui, la « ségrégation socio-culturelle ».
Nous invitons ce député Insoumis à venir chez nous, en Vendée et dans le Doubs, où l’enseignement privé scolarise plus une grande part des élèves : à moins de considérer que nos habitants seraient majoritairement des nantis, l’argument de la « ségrégation » ne tient pas. Et ce d’autant moins que si les établissements privés refusent des inscriptions, c’est bien souvent contraints et forcés, en raison de la règle absurde du « 80/20 », qui rationne leurs financements et établit donc une sorte de numerus clausus éducatif dans le privé. Supprimons cette absurdité, qui ne figure d’ailleurs dans aucun texte, afin de satisfaire les demandes.
Car pourquoi vouloir casser ce qui marche ? Quelles raisons objectives justifieraient qu’on s’en prenne à un mode d’enseignement qui attire de plus en plus de parents et d’élèves ? À vrai dire, la raison n’a rien à voir dans cette affaire car c’est sur l’idéologie, et elle seule, que se fondent ces offensives concertées contre l’enseignement privé. De même que certains, dans la haute administration, n’ont jamais accepté les lois de décentralisation, d’autres, au sein de l’Éducation nationale et dans toute une partie de la gauche, n’ont jamais admis le principe de liberté d’enseignement. Car dans leur conception étatiste de la société, l’éducation appartient, de droit, à l’État. Vieille idéologie du « monopole éducatif » que Clemenceau – pourtant de gauche – refusait à la République, au nom même des libertés républicaines. Ce combat vaut encore pour aujourd’hui. Pas seulement dans le primaire et le secondaire, mais également dans l’enseignement supérieur : alors que dans les facultés publiques, l’État laisse subsister des formations qui ne débouchent sur rien, il ne cesse de contraindre, sur la délivrance des diplômes et l’organisation de jury rectoraux, des universités privés qui proposent pourtant des formations reconnues et recherchées. La réussite est pénalisée, l’échec favorisé : nous marchons sur la tête.
Assez d’idéologie : face à la crise de notre système éducatif, le privé n’est pas le problème. Il nous montre, au contraire, où se trouvent les solutions. Pas dans l’uniformité éducative, car face à des enfants de plus en plus différents, il faut pouvoir enseigner différemment. A quand des établissements publics autonomes, qui pourraient recruter librement leurs professeurs, choisir les méthodes les plus performantes, l’organisation la mieux adaptée ? Pas, non plus, dans les délires pédagogistes qui ont fait exploser les inégalités scolaires. Car face à la règle de grammaire qu’il faut « comprendre » et surtout pas apprendre, les élèves de milieux favorisés peuvent toujours recourir à des professeurs particuliers, pas les plus modestes : ils restent seuls, démunis face aux savoirs déconstruits. D’où le succès des établissement privés : à l’ombre de la liberté, la transmission a continué de faire grandir et de faire réussir.
Les résultats sont là et la rage des « pédagos » n’en est que plus forte : les réussites du privé leur renvoient l’image insupportable de leur échec. Et la preuve irréfutable de leur tartufferie. Car pendant que M. Vannier accuse de dérives budgétaires l’enseignement privé, son collègue Insoumis, Adrien Quatennens, manifeste contre la décision de mettre fin au contrat d’association entre l’État et le lycée musulman Averroès, qui a bénéficié de financements du Qatar. Mais qui menace le pacte républicain ? Ces écoles libres qui placent la dignité de toute personne au cœur de leur enseignement, ou ces écoles communautaristes qui font la promotion du salafisme ?
Prenons donc ces attaques contre l’enseignement privé pour ce qu’elles sont : l’expression d’une volonté politique, qui ne dit pas son nom, celle des déconstructeurs. Leur système s’effondre. Un autre peut être rebâti si demain, enfin, la France fait le double pari gagnant, pour son école, pour sa jeunesse, de la liberté et de l’exigence.
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