Valérie Pécresse : « Mon objectif, c’est la neutralité carbone en 2050 »

Valérie Pécresse : « Mon objectif, c’est la neutralité carbone en 2050 »

Mercredi 2 mars, Valérie Pécresse était sur la plateau de C à vous sur France 5 pour exprimer sa position sur les événements en Ukraine et préciser son programme sur plusieurs points, notamment le soutien à l’agriculture et l’indispensable orientation écologique de notre économie.

Le rôle français dans la guerre en Ukraine

« La France doit toujours être à l’initiative pour trouver une issue politique et diplomatique à cette guerre en Ukraine. » Valérie Pécresse a rappelé l’importance de la voix française dans la diplomatie internationale. La France compte en Europe et dans le monde, et ne peut se contenter de la voix de l’Union Européenne. « Aujourd’hui la situation impose et exige un esprit de responsabilité. J’ai fait des propositions pour saisir les biens des oligarques, pour exclure de SWIFT des banques, pour étendre à la Biélorussie les sanctions. »

Tandis qu’Emmanuel Macron n’a pas réussi à enrayer le conflit, Marine Le Pen et Eric Zemmour reviennent sur leurs positions pro-Poutine. Appelant hier de leurs vœux un « Poutine à la tête de la France », leur manque de clairvoyance et de sens politique les a disqualifiés pour le poste de Président de la République.

La France doit toujours être à l’initiative pour trouver une issue politique et diplomatique à cette guerre en #Ukraine. Il faut faire preuve de sang-froid et se garder de toute surenchère mais ceux qui ont revendiqué leur proximité avec Poutine sont discrédités. #Pécresse2022 pic.twitter.com/gaqBoC2GIw

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 2, 2022

« On n’a pas de campagne ! On n’a pas d’adversaire ! »

Emmanuel Macron ne doit plus se réfugier derrière la crise ukrainienne pour se permettre de ne pas dresser le bilan de son quinquennat. La reddition de comptes lorsque l’on accède au poste de Président de la République n’est pas une option ! Valérie Pécresse insiste : « Il faut que les Français ouvrent les yeux sur le bilan de cette présidence du zigzag. »

La démocratie exige le débat, et ce débat doit se faire avec tous les candidats ! Valérie Pécresse termine : « Aujourd’hui, vous vous rendez compte qu’on n’a pas de campagne ? On n’a pas de campagne ! On n’a pas d’adversaire ! »

Je propose une vraie alternance à Emmanuel Macron pour remettre la France sur pied. Il faut que les Français ouvrent les yeux sur le bilan de cette présidence du zigzag. On ne peut pas se priver d’un débat avant l’élection présidentielle. #Pécresse2022 pic.twitter.com/PnmTfiFNMF

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 2, 2022

« Je défendrai notre agriculture pour retrouver notre souveraineté alimentaire. »

Comme expliqué longuement lors d’un déplacement en Normandie ou lors de sa visite au Salon de l’Agriculture, Valérie Pécresse connait les enjeux de l’agriculture française. Des mesures très concrètes doivent être prises, comme la hausse des salaires, et des facilités de transmission. Les propositions de Valérie Pécresse sont d’ailleurs reprises au niveau européen, comme la demande d’utiliser les 4% de terres en jachère pour faire face à la pénurie alimentaire qui nous menace.

Je me bats contre la décroissance agricole.

Emmanuel Macron a accepté le programme européen “Farm to Fork” qui prévoit 10% de surfaces agricoles en moins d’ici 10 ans. C’est une folie ! Je défendrai notre agriculture pour retrouver notre souveraineté alimentaire. #Pécresse2022 pic.twitter.com/2owO4UN7W1

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 2, 2022

« Je suis une écologiste des résultats »

A propos d’écologie, loin du dogmatisme de certains, et du scepticisme des autres, Valérie Pécresse trace une voie médiane au service d’une véritable écologie. Son objectif est simple : « la neutralité carbone en 2050 ». La méthode est de mettre tout le monde autour de la table, et de prendre en compte des indicateurs précis sur la pollution de l’air, l’énergie décarbonée, la biodiversité. Avec Valérie Pécresse, la France deviendra réellement écologique !

Je suis une écologiste des résultats.

Mon objectif, c’est le zéro carbone en 2050 : j’ai une méthode et une stratégie pour y parvenir. #Pécresse2022 pic.twitter.com/JnmaqsL6Wz

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 2, 2022

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Philippe Juvin : « Nous soutenons la politique du chef de l’État sur l’Ukraine »

Philippe Juvin : « Nous soutenons la politique du chef de l’État sur l’Ukraine »

Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes et conseiller politique de notre mouvement, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur la crise sanitaire, l’allocution d’Emmanuel Macron, la guerre en Ukraine et l’élection présidentielle.

[#SudRadio]@philippejuvin : “On n’en parle plus mais il y a encore 45% des lits de soins critiques, en France, qui sont occupés par le #COVID19 et il y a en moyenne 6 personnes qui décèdent toutes les heures du COVID. Ce n’est pas terminé”
https://t.co/ehAjgCpe8I pic.twitter.com/uVUsGkdgQ2

— Sud Radio (@SudRadio) March 3, 2022

[#SudRadio]@philippejuvin : “Nous avons, quelles que soient nos différences, une obligation morale qui nous obliges à être derrière le chef de l’Etat. Nous, @lesRepublicains, soutenons la politique de #Macron#Ukraine #UkraineRussie
https://t.co/ehAjgCpe8I pic.twitter.com/WKf4SbQpql

— Sud Radio (@SudRadio) March 3, 2022

#SudRadio]@philippejuvin : “L’agression de l’#Ukraine pose la question de la sécurité en #Europe. Si quelqu’un se permet de remettre en cause les frontières, cela ouvre des perspectives immenses d’une grande gravité”
https://t.co/ehAjgCpe8I pic.twitter.com/0ZnRXihANh

— Sud Radio (@SudRadio) March 3, 2022

[#SudRadio]@philippejuvin : “Si on veut un débat démocratique, il faut que @vpecresse soit au second tour !” #Presidentielle2022 #Pecresse

https://t.co/ehAjgCpe8I pic.twitter.com/spSamvTusG

— Sud Radio (@SudRadio) March 3, 2022

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republicains-morbihan-inscription-presidentiel_invitation

Mercredi 2 Mars 2022 à 18h45

Muriel Jourda, Conseillère départementale et Sénatrice du Morbihan

Isabelle Le Callennec, Conseillère régionale de Bretagne et Maire de Vitré

nous a invités à un échange autour du Programme économique de Valérie Pécresse avec

Pierre Dano, Chef d’entreprise

Mercredi 2 Mars 2022 à 18h45 au Palais des Arts de Vannes

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Discours de Damien Abad lors du débat suite à la déclaration du Gouvernement relative à la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine

Discours de Damien Abad lors du débat suite à la déclaration du Gouvernement relative à la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier Ministre,
Mes chers collègues,

En prenant la décision unilatérale d’envahir l’Ukraine, Vladimir Poutine vient d’engager le continent européen dans une ère d’incertitudes et de briser la paix, la prospérité, la stabilité et la sécurité en Europe.

Certes, que ce soit en ex-Yougoslavie, en Géorgie, au Donbass, ou dans le Haut-Karabach, les signes avant-coureurs étaient là.

Désormais c’est la guerre qui est de retour en Europe avec le déploiement de chars, d’avions de combat, de forces au sol et de troupes fanatisées venues de Tchétchénie.

Bien évidemment, toutes nos pensées sont d’abord tournées vers le peuple ukrainien, qui fait preuve d’un courage, d’une résilience et d’une dignité qui forcent notre admiration.

Je pense aussi à nos compatriotes français qui vivent en Ukraine, qui sont parfois bloqués, dans la peur et l’attente, dans l’angoisse des bombardements russes.

Vladimir Poutine prend sans cesse le prétexte de l’Histoire pour justifier son action en Ukraine. Mais nous aussi nous connaissons l’Histoire ! Nous aussi nous connaissons le prix du sang et nous savons ce qu’il en coûte d’abandonner les peuples !

Voilà pourquoi nous n’abandonnerons pas le peuple ukrainien. Nous sommes à leurs côtés. Comme nous avons toujours été aux côtés des peuples opprimés.

En ayant une seule obsession : la paix maintenant, la paix toujours et la paix ensemble.

La France, puissance d’équilibre, pays des Droits de l’Homme, « soldat de l’idéal », doit avoir une place singulière pour parvenir à cet objectif de paix et de stabilité en Europe.

Ce fut le cas avec Nicolas Sarkozy lorsqu’il parvient à mettre fin au conflit entre la Géorgie et la Russie. Son leadership, son autorité, son sang-froid et son sens de la négociation ont permis de préserver la paix en Europe. Ce sont ces mêmes qualités dont nous avons besoin aujourd’hui en France et en Europe pour sortir de cette impasse ukrainienne.

On ne négocie pas la paix sur l’émotion ou en jetant de l’huile sur le feu par des propos « va-t’en guerre ». On négocie la paix que de manière collective et concertée, en offrant à ses interlocuteurs une porte de sortie claire et acceptable par tous.

Notre seul objectif doit être le retour de la paix.

Ce n’est pas une chose facile tant nos institutions multilatérales sont vieillissantes et trop peu efficaces. La France doit prendre des initiatives pour bâtir le nouveau multilatéralisme du XXIème siècle.

Ce n’est pas une chose facile tant nos démocraties sont bien souvent bousculées et défiées par ces régimes autoritaires où le pouvoir est entre les mains d’un seul homme. Certains, y compris parmi les candidats à l’élection présidentielle française, ressentent même une sorte de fascination à l’égard de ces régimes.

Et bien je vous le dis, qu’ils soient russe, turc, chinois, cubain ou vénézuélien, je n’ai aucune fascination à l’égard de ces régimes autoritaires. Le seul régime qui me fascine, c’est la démocratie, son idéal de liberté, d’égalité et de respect des droits de l’Homme.

Alors oui j’accuse M. Zemmour, Mme Le Pen et M. Mélenchon d’avoir entretenu une fascination malsaine pour le modèle de Poutine, je les accuse d’avoir eu un comportement plus qu’ambigu à l’égard du pouvoir russe, et je les accuse de compromissions qui jettent un discrédit irréversible sur leur capacité à diriger notre pays.

Et je leur pose une question simple : qu’auraient-ils voté au Conseil de sécurité samedi dernier ? Se seraient-ils abstenus comme la Chine ou auraient-ils voté comme leurs députés européens du Rassemblement national et de Reconquête qui ont voté contre l’aide économique en faveur de l’Ukraine au Parlement européen ?

Quand on est candidat à l’élection présidentielle, on défend la démocratie et on se lève contre les autocrates !!

Quand on est candidat à l’élection présidentielle, on est libre et indépendant de toute ingérence financière étrangère !!

Quand on est candidat à l’élection présidentielle, on n’a pas vocation à faire de la France un pays aligné sur les intérêts russes !!

Quand on est candidat à l’élection présidentielle, on n’admire pas le patriotisme russe de Vladimir Poutine, mais on condamne sans réserve l’impérialisme russe en Crimée comme en Ukraine !!

Voilà pourquoi nous n’avons pas besoin d’un Poutine français mais d’une Présidence gaulliste !!

Voilà pourquoi nous avons le devoir de construire une France forte, aux côtés d’alliés et d’une Europe forte. Nous tous Européens n’avons plus droit à la faiblesse ou à la naïveté.

Oui l’Europe doit faire le choix de la puissance.

Une Europe puissance, c’est une Europe capable de prendre ses propres décisions et de les appliquer, sans passer en permanence par « le grand frère » américain. C’est une Europe qui sort du débat stérile entre armées nationales et armée européenne, et qui conjugue des défenses nationales fortes au sein d’une alliance européenne solide.

Il n’y a pas de liberté sans souveraineté ; il n’y a pas de puissance sans indépendance. Ce sont là les conditions de notre crédibilité !

Le monde a changé pour nous Européens et c’est à la France d’être l’un des moteurs de ce changement.

Le rôle de l’OTAN devra lui aussi être redéfini. Trop souvent, son élargissement a pu être vécu comme une provocation par la Russie. Trop souvent, des malentendus, des non-dits, ont pu vicier les relations entre Américains et Russes depuis la chute de l’URSS en 1991.

Comme le disait Albert Camus, « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené ». Avec Valérie Pécresse, nous demandons à ce que soit organisée une grande Conférence sur la sécurité en Europe avec les Russes, l’Union européenne et le soutien des Américains. Et que soit mis en place un grand plan d’urgence afin que la voix de la paix soit toujours plus forte que la voix des armes.

– Premièrement, nous demandons un cessez-le-feu immédiat ainsi que le retrait des troupes russes d’Ukraine. Les pourparlers engagés entre la Russie et l’Ukraine doivent s’intensifier et tout doit être fait par la France et l’Europe pour trouver une issue diplomatique à cette guerre avant qu’elle ne devienne un drame humain à grande échelle.

– Deuxièmement, il faut accueillir et protéger les réfugiés ukrainiens en Europe.
Plus de 500.000 personnes ont fui leurs foyers en Ukraine. Je veux rendre hommage ici à la Pologne, la Roumanie et même à la Hongrie qui font preuve d’une solidarité exemplaire.
Je souhaite que l’on apporte toute l’aide nécessaire à ces pays pour leur permettre d’accueillir dignement les réfugiés.
Et je le dis aussi, c’est l’honneur de la France que d’accueillir des réfugiés ukrainiens au nom du droit d’asile et de la protection des peuples persécutés. Et c’est le déshonneur de M. Zemmour que de réinventer une ligne Maginot face aux réfugiés de guerre.

– Troisièmement, nous demandons à ce que la France s’assure de la traçabilité de l’aide financière versée à l’Ukraine, afin qu’elle ne tombe pas aux mains des Russes.
Et nous souhaitons également qu’il y ait un véritable calendrier et suivi des livraisons d’armes promises par l’Union européenne afin que celles-ci soient utilisées à bon escient.

– Quatrièmement, nous appelons à une stratégie de protection active face à l’avancée militaire russe.
Je pense notamment à la Moldavie, à la Pologne, à la Finlande, à la Roumanie mais aussi aux trois Etats Baltes.

– Cinquièmement : nous saluons les sanctions économiques fortes décidées par l’Union européenne contre la Russie mais aussi la Biélorussie, complice de cette invasion de l’Ukraine.
Ces sanctions, bien que d’efficacité relative, sont indispensables pour conduire une action diplomatique forte et crédible. Nous souhaitons insister sur deux volets :
– La nécessité de sanctions renforcées à l’égard des oligarques russes.
Nous ne devons pas avoir la main qui tremble et ne pas hésiter à frapper le pouvoir russe au portefeuille en gelant les avoirs des oligarques russes, et en confisquant leurs biens immobiliers, leurs yachts et véhicules de luxe.
– Nous devons veiller à ce que le coût de ces sanctions à l’encontre de la Russie soit bien supérieur au prix à payer pour les Français et les européens.
La France ne saurait être le « dindon de la farce », avec des sanctions qui pénaliseraient grandement nos points forts, à commencer par l’agro-alimentaire, alors que d’autres pays refuseraient les sanctions dans des secteurs clefs comme l’énergie.

– Sixièmement, nous demandons à retrouver une souveraineté alimentaire et énergétique qui nous fait tant défaut aujourd’hui.
Pour cela, nous avons besoin qu’un grand état des lieux de nos ressources stratégiques soit réalisé, au niveau national et européen, et que des mesures soient prises en conséquence en termes d’approvisionnements.
Je pense évidemment à nos stocks de céréales, en particulier de blé, au marché des méthaniers et aux stocks de gaz disponibles, aux stocks de métaux clefs, et en particulier du titane pour l’aéronautique.
Dès à présent, face à la flambée des prix énergétiques et alimentaires, nous devons protéger nos agriculteurs, nos industries et le pouvoir d’achat des Français.
N’oublions jamais que lorsqu’un champ de blé dépérit dans les terres de la Beauce, un champ de blé s’épanouit dans la région du Don ! Quand une centrale nucléaire ferme, un gazoduc russe s’ouvre ! Alors il est temps de sortir de cette politique de zigzag permanent pour retrouver le chemin d’une véritable indépendance énergétique, ce qui passe d’abord par la relance du programme nucléaire civil.

– Septièmement, comme le demandent Jean-Louis Thériot, François Cornut-Gentille et l’ensemble des députés Les Républicains, nous souhaitons qu’un effort massif d’investissements soit fait en matière de défense afin de garantir notre autonomie stratégique.
Enfin, nous souhaitons qu’une communication constante soit mise en place avec le Parlement sur les cyber-attaques dont nous pourrions être la cible.
Pour conclure, j’ai le sentiment d’un immense gâchis en voyant ce qu’est devenue notre relation avec la Russie.

Ce pays, pont entre l’Est et l’Ouest, aurait dû devenir un partenaire stratégique des européens, pour les échanges commerciaux, l’énergie, ou la sécurité.

La Russie tourne désormais le dos à ses racines, celles de l’Europe au profit de la Chine.

Si la Russie, colosse aux pieds d’argile, a les mains libres pour envahir l’Ukraine, que décidera demain le géant chinois à Taïwan ?

Mes chers collègues, le Maréchal Foch rappelait que « les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir ».

J’avais 9 ans lorsque le Mur de Berlin s’est effondré aux yeux ébahis du monde entier. Cette image, comme chacun d’entre vous, je l’ai encore en tête. Ce fut un tournant de notre Histoire.

Alors aujourd’hui, nous devons tout faire pour éviter que l’Histoire nous revienne en boomerang et bouleverse nos certitudes acquises depuis trente ans.

Chaque crise historique est un moment de bascule, duquel peut naître le pire mais aussi le meilleur. L’Histoire nous regarde ; elle nous jugera sur la fidélité à nos principes, la défense de nos valeurs et la force de nos actes.

Alors, nous qui sommes députés de la Nation, faisons preuve de responsabilité et de concorde pour que vive la paix en Ukraine, en Europe et dans le monde, et que vive la République et vive la France.

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Valérie Pécresse au salon de l’Agriculture

Valérie Pécresse au salon de l’Agriculture

Dès 7h30 et jusqu’à 14h30, Valérie Pécresse a défilé dans les allées du salon de l’Agriculture. L’occasion de rencontrer l’ensemble des acteurs de la filière agricole et de saluer les visiteurs. En compagnie des quatre « mousquetaires » et des principaux ténors de la droite dont Christian Jacob et Annie Genevard, Valérie Pécresse a porté son projet pour « la ferme France ».

Stop à l’agri-bashing

Valérie Pécresse a arpenté les allées du Salon de l’Agriculture tout en dégustant des vins produits en France, ou en caressant les animaux présents sur le salon, dont Neige, la vache égérie du Salon. De nombreux militants et sympathisants étaient présents, encourageant Valérie par des « Tenez bon, vous êtes la meilleure ».

Le projet de Valérie Pécresse pour les agriculteurs français est clair : les rendre « fiers d’être les maillons essentiels d’une agriculture durable, compétitive et qui rayonne dans le monde. » Cela passera par de nombreuses mesures, dont la revalorisation du métier d’agriculteur et la promotion de ce rôle essentiel pour nourrir les Français.

Début de journée au #SIA2022

Je serai la Présidente qui mettra un terme à l’agri-bashing et restaurera l’agrifierté pour que nos agriculteurs soient fiers d’être les maillons essentiels d’une agriculture durable, compétitive et qui rayonne dans le monde. #Pecresse2022 pic.twitter.com/ZtKBz3rsTP

— Valérie Pécresse (@vpecresse) February 28, 2022

La souveraineté française en matière agricole

« Nous devons être souverains en matière agricole, la ferme France, c’est un de nos atouts majeurs » a expliqué Valérie Pécresse, par l’utilisation d’un « bouclier européen » pour protéger les agriculteurs de la crise actuelle. La réglementation toujours plus restrictive qui pèse sur les agriculteurs sera allégée afin de leur permettre de se soucier du bien-être de leurs bêtes et de leurs plantes, et de ne plus se référer sans cesse à la réglementation souvent bruxelloise. Cette liberté offerte nous permettra d’exporter, ce qui est essentiel aujourd’hui ! Valérie Pécresse souhaite « faire en sorte d’avoir une agriculture française qui rayonne et qui exporte parce que demain, nous aurons des famines à nos portes ».

De plus, la guerre entre l’Ukraine et la Russie révèle l’impérieuse nécessité pour la France d’avoir une « vraie souveraineté agricole ». Valérie Pécresse insiste : « La ferme France est un de nos atouts majeurs et on ne peut pas la faire décroître. Il faut produire plus et mieux ».

Nous devons être souverains en matière agricole.

L’agriculture française doit nourrir les Français et doit rayonner dans le monde. Je dis non à cette folie de la décroissance agricole et je dis oui à une agriculture qui produit plus et mieux. C’est mon ambition. #SIA2022 pic.twitter.com/OxCuDkB6Rp

— Valérie Pécresse (@vpecresse) February 28, 2022

Un soutien plein et entier aux agriculteurs

Faciliter la transmission, alléger la réglementation, augmenter les salaires… Les agriculteurs sont parfois démunis face aux normes européennes, au chantage de la grande distribution et à l’absence de l’aide étatique. Ce n’est pas possible de continuer ainsi. De nombreux agriculteurs ont pu l’exprimer à Valérie Pécresse dans les allées du Salon de l’Agriculture. L’agriculture française doit être la fierté de tous les Français ! Avec Valérie Pécresse, restaurons l’agrifierté !

Avec Neige, vache de la race Abondance, issue de Haute-Savoie et égérie du #SIA2022

Notre élevage français est à l’honneur ! pic.twitter.com/ExbQAPrIf9

— Valérie Pécresse (@vpecresse) February 28, 2022

Les propositions pour l’agriculture

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Gérard Larcher : « Nous soutenons un peuple qui a révélé sa volonté de vivre »

Gérard Larcher : « Nous soutenons un peuple qui a révélé sa volonté de vivre »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité d’Europe 1.

Il est revenu sur la guerre en Ukraine, l’élection présidentielle et les sanctions contre la Russie.

Gérard Larcher sur la guerre en Ukraine : “Même si on n’a pas confiance en Vladimir Poutine, il est important de poursuivre le dialogue, un dialogue qui doit être sans concession, ferme”#Europe1 pic.twitter.com/J9ML3vXBcX

— Europe 1 (@Europe1) March 1, 2022

Gérard Larcher sur la présidentielle : “S’il n’y a pas de débats, de bilan, de projet, imaginons le président de la République réélu, alors se sera dans une forme d’omission de débat démocratique avec un risque de légitimité au cours du mandat”#Europe1 pic.twitter.com/e4HmmJG5oZ

— Europe 1 (@Europe1) March 1, 2022

Gérard Larcher sur les sanctions contre la Russie : “Il ne va pas falloir faiblir sur les sanctions (…) Nous ne sommes pas belligérants, nous soutenons un peuple qui a révélé sa volonté de vivre dans les valeurs de la démocratie”#Europe1 pic.twitter.com/YhAueIPnRC

— Europe 1 (@Europe1) March 1, 2022

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Michel Barnier : « Valérie Pécresse est à la hauteur des grands enjeux »

Michel Barnier : « Valérie Pécresse est à la hauteur des grands enjeux »

Pour l’ex-ministre, la candidate aurait été moins « solitaire » qu’Emmanuel Macron dans la crise ukrainienne.

Selon vous, jusqu’où Vladimir Poutine peut-il aller ?

Il est difficile de lire dans ses pensées. Un double sentiment s’est aggravé chez lui depuis une dizaine d’années. D’abord la nostalgie de la grande Russie et de l’Union soviétique, avec beaucoup de ressentiment à l’égard de ses prédécesseurs Gorbatchev et Eltsine. Ce sentiment-là se double d’une hostilité à l’égard de l’Union européenne, perçue comme un pôle d’espérance par de nombreux pays. Depuis trente ans, nous avons probablement sous-estimé le choc économique, politique et culturel qu’a représenté l’effondrement de leur puissance passée pour beaucoup de Russes.

Le régime de Zelensky à Kiev risque de tomber. À quoi doit-on se préparer ?

La résistance ukrainienne est forte et exemplaire. Le jour d’après est beaucoup plus grave pour Poutine que le jour d’avant, car je ne vois toujours pas comment il pourrait trouver un intérêt à l’occupation de l’Ukraine à moyen et long terme, même avec un régime fantoche. Il va devoir occuper ce pays par la force, avec un risque d’embourbement comme on l’a vu en Afghanistan.

Les avertissements et les sanctions n’ont pas pu freiner le pouvoir russe. L’Occident ne fait-il pas la démonstration de son extraordinaire faiblesse et naïveté ?

Je pense, en effet, que cette crise révèle des faiblesses dans le camp occidental. C’est un électrochoc pour l’Otan et pour l’Union européenne. Puisque nous sommes au pied du mur par la volonté de M. Poutine, nous devons réagir et agir, comme le dit Valérie Pécresse. Les défis sont clairs: pour notre sécurité, nous devons renforcer la capacité de défense de l’Union européenne, autonome et solidaire dans l’Otan. Nous devons également être moins dépendants des autres, et en particulier de la Russie, pour le gaz et le pétrole. Il faut diversifier nos sources d’approvisionnement, consommer moins et produire plus, notamment en matière d’énergie nucléaire. Notre souveraineté alimentaire est le troisième défi.

François Fillon vient de se retirer de deux géants de la pétrochimie russe. Qu’en pensez-vous ?

J’ai été ministre de François Fillon et je reste son ami. Il a pris ses responsabilités. Il a été la cible de ces petites polémiques insultantes, alors qu’il n’a plus aucune responsabilité publique aujourd’hui.

La Russie justifie son agression en réaction à la perspective d’une adhésion de l’Ukraine à l’Otan. Cette affaire a-t-elle été mal gérée par les Occidentaux ?

Depuis Nicolas Sarkozy, la France avait pris la mesure de cette ligne rouge pour Vladimir Poutine. Comme l’Allemagne, nous sommes opposés à cette perspective d’adhésion, mais il est vrai que les Américains ont beaucoup poussé en ce sens, sans tenir compte suffisamment de la dimension géopolitique et des craintes russes.

L’activité diplomatique d’Emmanuel Macron est-elle un atout ou une faiblesse ?

Les temps sont graves. Ils exigent de nous tous de la dignité et de la responsabilité. Je ne vais pas critiquer une tentative de dialogue d’Emmanuel Macron avec les Russes. Tous les dialogues étaient et restent utiles. Simplement, cette tentative aurait été sans doute plus efficace en étant moins tardive, et une visite chez M. Poutine du chancelier allemand et du président français ensemble aurait eu probablement plus de poids.

Valérie Pécresse aurait-elle agi différemment ?

La campagne présidentielle sera le moment du bilan, notamment en matière diplomatique. Depuis cinq ans, la diplomatie française a été marquée par l’improvisation, l’incantation et parfois l’arrogance. Valérie Pécresse aurait été moins arrogante et moins solitaire. Si Vladimir Poutine se retrouve embourbé dans un changement de régime, il cherchera une issue. Ce sera le moment de revenir alors à l’idée d’une conférence internationale sur la nouvelle architecture de sécurité en Europe. Valérie Pécresse l’a proposé dès le 26 janvier.

La campagne présidentielle aura-t-elle lieu et la candidature de Valérie Pécresse peut-elle encore émerger d’ici le 10 avril ?

Cette campagne prend une allure plus grave, mais rien ne permet de justifier qu’elle n’ait pas lieu. Nous allons enfin parler des grands défis globaux, comme le terrorisme, le changement climatique, les défis migratoires, la maîtrise des grands groupes numériques et des marchés financiers… Donc, oui, cette campagne aura lieu, car les Français doivent être respectés. Valérie Pécresse dispose d’une triple force. La première est son caractère, sa capacité de résilience. Elle peut aussi compter sur la diversité des personnalités qui l’entourent. Depuis 1958, notre famille politique gagne quand elle ressemble à la France. Notre candidate peut également s’appuyer sur le parti d’opposition le plus puissant. Sa pratique du jeu collectif sera sa grande différence avec Emmanuel Macron. Elle n’aura pas cette méfiance à l’égard du Parlement, cette distance à l’égard des syndicats, ni cette arrogance à l’égard des collectivités locales. Elle a les qualités nécessaires pour tenir sa place à la tête de l’État, à la hauteur des grands enjeux. Sa ligne politique est celle de l’autorité, du travail et de la transmission. La campagne est difficile. Nous devons faire bloc autour d’elle. Pas uniquement les élus ou cadres de notre parti. Mais aussi nos électeurs, qui nous ont accordé leur confiance lors des élections municipales, départementales et régionales, pour bâtir des exécutifs responsables et efficaces. Mais tous ceux qui veulent une alternance sérieuse et crédible doivent mesurer que seule Valérie Pécresse peut l’incarner. On voit bien qu’elle est la cible du pouvoir comme de l’extrême droite. La candidate des Républicains est la femme à abattre parce qu’elle va troubler leur jeu et empêcher leur duo. Mais toutes ces attaques nous renforcent et sont stimulantes.

Sur quoi le premier tour se jouera-t-il ?

Sur la volonté de changement. Nous devons convaincre les électeurs tentés de voter pour Zemmour et Le Pen, qui sont en partie les nôtres, que le vote efficace n’est pas là. Quant aux autres, s’ils constatent que la France ne va pas bien et ne va pas mieux, comme 75% des Français le pensent, la seule voie possible est Valérie Pécresse. En essayant de faire le vide entre lui et l’extrême droite pour faciliter sa propre réélection, Emmanuel Macron joue avec le feu. C’est pourquoi nous voulons exprimer une troisième voie d’alternance, crédible et courageuse, avec Valérie Pécresse.

Nicolas Sarkozy s’engagera-t-il à ses côtés ?

J’ai été son ministre et je suis son ami. Nicolas Sarkozy a toujours su prendre ses responsabilités pour soutenir sa famille politique, donc je n’imagine pas le contraire aujourd’hui.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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Valérie Pécresse : « Je mettrai en place un plan zéro désert de santé »

Valérie Pécresse : « Je mettrai en place un plan zéro désert de santé »

Valérie Pécresse, la candidate des Républicains à la Présidentielle, était ce vendredi 25 février en visite dans la Manche. Elle a accordé une interview à La Presse de la Manche.

Vous venez de visiter les Tricots Saint James. Alors que la balance commerciale du pays n’a jamais été si déficitaire qu’en 2021, comment aider les PME à grandir à travers l’exportation ?

L’Allemagne et l’Italie sont en excédent alors que la France continue de creuser son déficit. La raison est simple : depuis dix ans nous avons laissé tomber notre industrie alors que nos voisins se sont battus pour la conserver. Je veux engager un mouvement de réindustrialisation massive de la France. Pour y parvenir, je vais commencer par baisser les impôts et réduire la charge administrative des entreprises. Je veux aussi permettre à plus de Français de s’orienter davantage vers des métiers de l’apprentissage afin de permettre aux entreprises de recruter les effectifs dont elles ont besoin pour se projeter sur les marchés étrangers. Les Tricots Saint-James réalisent 40 % de leur chiffre d’affaires à l’export : c’est un très bel exemple à suivre.

Jeudi, le centre hospitalier public du Cotentin a reçu un soutien de l’État et de la Région Normandie à hauteur de 21 millions d’euros. En tout, le Ségur représente une enveloppe de 19 milliards. Pourtant, les soignants continuent de quitter l’hôpital, dans la Manche comme ailleurs. Quels moyens souhaitez-vous accorder aux soignants pour leur redonner une meilleure qualité de vie au travail ?

Aujourd’hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d’absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s’ajoute à la crise d’efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l’avons vu pendant la Covid. Je veux que l’État et les élus locaux puissent apporter ensemble des solutions concrètes en matière de logement, de transport, de crèche ou encore de sécurité pour les soignants. Je répondrai à la souffrance de l’hôpital notamment en recrutant 2 500 soignants et en donnant plus d’autonomie aux chefs de service.

Dans l’Agglomération du Cotentin, plus de 10 000 habitants n’ont plus de médecin traitant. Quelles sont les solutions à court et moyen terme pour répondre à la problématique de la démographie médicale dans de nombreux territoires ?

Je mettrai en place un plan « zéro désert de santé », ce qui veut dire moins de trajets de transports et moins de délais d’attente. Je me suis fixé de véritables objectifs chiffrés. Je ne veux plus de consultation, prise en charge hospitalière ou service d’urgence, à moins de 30 minutes de son domicile. Et je souhaite diviser par deux le temps moyen d’attente d’ici à la fin du quinquennat pour un rendez-vous chez un généraliste ou un spécialiste. Comment faire en sorte qu’il y ait suffisamment de généralistes dans les territoires ? Je prolongerai d’un an (de 3à4 ans) l’internat de médecine générale. Cette quatrième année sera une année de formation sur le terrain, dans les maisons de santé, en priorité dans les déserts médicaux, comme ici dans le Cotentin. En créant ces « docteurs juniors », concrètement, cela reviendra à 40 nouveaux médecins généralistes par département

En octobre à Cherbourg, vous aviez appelé à mettre fin au « nucléaire bashing ». En quoi votre politique énergétique diffère du plan récemment annoncé par Emmanuel Macron ?

Depuis des mois, j’appelle à la remobilisation massive de la filière nucléaire française dans le cadre d’un plan de relance gaullien en matière énergétique. Emmanuel Macron a déstabilisé la filière depuis des années, déjà lorsqu’il était conseiller de François Hollande puis son ministre, avant de le faire comme président. La fermeture de la centrale de Fessenheim est une faute. Le revirement d’Emmanuel Macron, à deux mois de l’élection présidentielle pour s’aligner sur mon programme, procède de la tactique électorale. La France a perdu cinq ans. La première chose que je demanderai à mon Premier ministre, si les Français me font confiance, est d’établir un vrai plan de sauvetage d’EDF. Je veux remettre de l’ordre dans la politique énergétique de la France, pour assurer sa souveraineté, pour maîtriser les prix et pour se remettre sur la trajectoire de la neutralité carbone en 2050. C’est au Parlement de décider du socle des moyens de production décarbonée. Les Régions doivent avoir leur mot à dire sur les compléments nécessaires, comme les renouvelables, qui ne peuvent être installés sans l’assentiment de la population. Je soutiendrai la signature de pactes régionaux comme celui qui fut signé en 2010 entre la Bretagne et le gouvernement.

En septembre dernier, Naval Group a perdu l’important contrat australien. Comment redorer le blason de notre industrie à l’international dans le cadre de l’obtention de futurs contrats ?

Ce n’est pas la qualité de notre industrie qui est en jeu. Le camouflet reçu par le gouvernement dans l’affaire des sous-marins australiens était diplomatique et a démontré la perte d’influence de la France dans le monde. Ma conviction est claire : une France déclassée économiquement n’est pas respectée par ses partenaires commerciaux. Il ne peut en être autrement avec une dette qui atteint 115% du PIB, un déficit public historique de 85 milliards d’euros pour la seule année 2021 et des perspectives de croissance faibles pour les années à venir. La France paye le manque de courage d’Emmanuel Macron qui n’a pas voulu mettre en œuvre les réformes structurelles avant même la crise sanitaire. Ce courage, je l’aurai !

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Valérie Pécresse : « Les femmes de mon âge ont presque toutes subi des agressions sexuelles sans oser en parler »

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Sa vie de femme, de mère, d’épouse, son enfance… Délaissant, le temps d’une rencontre avec le magazine Closer, les dossiers techniques d’une candidate à la présidentielle, Valérie Pécresse se raconte.

On parle beaucoup de vous, mais on ne sait pas grand-chose de vous… On vous reproche d’être une bourgeoise, distante, trop « première de la classe ». Qu’est-ce que les Français seraient surpris de découvrir ?

Mon grand-père était psychiatre, un des pionniers de la lutte contre la dépression nerveuse. Comme ma mère était son assistante, j’allais chaque jour à son cabinet après l’école. J’ai assisté en direct à des scènes marquantes d’appels de personnes en grande détresse. J’ai grandi avec cette idée de vouloir réparer les âmes. La politique, c’est aussi apporter son aide aux plus fragiles.

Vous donnez l’impression d’être forte, mais avez-vous connu des périodes de fragilité ?

J’ai failli tout laisser tomber après la défaite de 2012. Tous les politiques de mon parti se bagarraient et je l’ai très mal vécu. Je suis partie trois semaines marcher en pleine nature. Une coupure réparatrice.

Finalement, quel est le plus grand malentendu à votre sujet ?

En CE2, ma professeure m’a dit que je n’arriverai pas à faire d’études parce que j’étais trop timide. Ma vraie personnalité a pris le dessus au collège. J’étais déléguée de classe. Je dénonçais les injustices et défendais les plus faibles. Les gens pensent que je suis froide, alors que je suis plutôt du genre hyperbouillante ! Disons que je suis une cheffe de bande version Mère Teresa.

Quelle adolescente étiez-vous ?

Aventureuse. J’ai visité l’Asie en sac à dos avec des copains et, dès 16 ans, je partais en Russie dans les camps de jeunesse communiste. Et j’ai toujours été passionnée par le cinéma. Quand j’aimais un film, j’achetais la B.O. et je l’écoutais en boucle. J’avais tapissé ma chambre de posters de la comédie musicale Hair. J’étais transportée par les chansons qui parlaient de liberté et d’amour.

Avez-vous encore le temps d’aller au cinéma ?

J’ai vu le dernier Almodovar, Madrés paralelas, une histoire de bébés échangés à la naissance, avec deux beaux portraits de femmes. En ce moment, quand je rentre, je lis juste quelques pages en me couchant, c’est le régime marathon. Habituellement, pour me détendre, je regarde des séries comme Dix pour cent, The Crown, Le Bureau des légendes.

A 28 ans, vous avez été retoquée d’un poste de direction du Centre national du cinéma parce que vous étiez enceinte. Comment l’avez-vous vécu ?

Pendant ma première grossesse, on m’a refusé deux postes et, à l’époque, je m’étais résignée. Pourtant, un mois plus tard, un des chefs du Conseil d’Etat m’a proposé de devenir rapporteure publique. « Votre grossessene doit pas vous freiner ! », m’a-t-il dit. C’est bien la preuve qu’il existe des hommes qui font progresser le droit des femmes.

Vous êtes une femme dans un monde d’hommes. Comment gérez-vous la misogynie du milieu politique ?

La politique est un combat permanent, parce que les femmes se sentent toujours illégitimes. On les juge sur des détails absurdes. Le plus gros handicap des femmes en politique, c’est la voix, et je sais de quoi je parle.

Faire campagne pour une présidentielle est long et difficile. Faites-vous attention à votre hygiène de vie ?

J’essaye, mais je suis très gourmande. Avant, j’éliminais en faisant de la boxe et en allant à la piscine, mais en ce moment, je suis plutôt Pilâtes et yoga. Cela dit, je récupère très vite, je suis une adepte des micro-siestes.

Vous arrive-t-il de ne rien faire ?

J’adore ça, mais comme mon mari est hyperactif, je vous avoue que les temps calmes sont très rares…

La jeunesse est radicale dès qu’elle parle du mouvement #MeToo.Avez-vous déjà eu des affrontements avec vos enfants sur ce sujet ?

Je réalise grâce à eux que la nouvelle génération est beaucoup plus solidaire que la mienne et a fait énormément avancer les mentalités. Les femmes de mon âge ont presque toutes subi du sexisme, du harcèlement, voire des violences, sans oser en parler.

Vous avez déjà été agressée ?

Oui, dans une cage d’escalier. J’avais 22 ans. Heureusement j’ai crié, un voisin a entendu et a mis en fuite mon agresseur. J’ai mis du temps à en parler.

Avez-vous connu des chagrins d’amour ?

Des petits, mais pas des grands. J’étais une jeune fille plutôt romantique, un peu cœur d’artichaut, et puis Jérôme est arrivé…

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

On se connaissait depuis des années, mais on s’est vraiment rencontrés le jour du mariage de mon meilleur ami. Jérôme était persuadé que j’étais la mariée, mais j’étais juste la témoin ! Il a multiplié les stratagèmes pour me séduire, alors que j’étais en couple. Ça a duré six mois et j’ai craqué pour lui. Deux mois plus tard, il m’a demandée en mariage lors d’un voyage en Andalousie. Mes amis nous ont mis en garde : c’était bien trop rapide. Ça dure depuis vingt-huit ans.

C’est quoi, le ciment dans votre couple ?

Nous avons des rites ensemble. Faire des grandes marches partout en France, cuisiner, nous retrouver en Corrèze, à la Baule.

Si vous êtes élue Présidente, quel sera le statut de votre mari ?

Nous y réfléchissons… Une chose est sûre : il n’y aura pas de Statut particulier pour le « premier homme ».

Les gens qui ont une grande carrière ont souvent le regret de ne pas avoir été de bons parents. Est-ce votre cas ?

Mes adversaires ont toujours essayé de me culpabiliser là-dessus. Jérôme et moi, nous nous sommes organisés afin d’être toujours présents pour les enfants, quels que soient nos agendas. On a longtemps sacrifié les sorties et les amis. Nous sommes une famille très soudée. La preuve, cet appel à l’instant, c’est ma fille qui me demande de l’aide pour récupérer sa machine à laver ! (Rires.) Je n’aurais pas pu me lancer dans cette campagne sans le soutien total de ma famille. Et pourtant, ça fait vingt ans qu’elle morfle. Mon fils a passé sept heures en garde à vue pour un joint. Mes adversaires ont prévenu les médias, ça tournait en boucle sur les réseaux. Mon fils était majeur, étudiant, et il n’habitait plus à la maison… Il a été très meurtri. Mais c’était destiné à m’atteindre. Cela aurait pu briser notre famille.

Comme l’ex-chancelière allemande Angela Merkel, faites-vous vos courses vous-même chez Carrefour ?

En ce moment, c’est plutôt à la supérette du coin de la rue… Les gens sont toujours assez surpris de me voir pousser un caddie !

On juge beaucoup les femmes sur leur look. Avez-vous été approchée par de grands designers ?

Je suis plutôt tailleur -pantalon et bottines. J’aime les acheter chez The Kooples, Claudie Pierlot, Georges Rech ou Zadig & Voltaire. J’achète aussi des basiques chez Mango ou Zara. Et il m’arrive de porter des pièces de jeunes créateurs d’Ile-de-France. 54 ans, c’est l’âge de la liberté.

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