Xavier Bertrand : « Le prochain quinquennat devra être le quinquennat du pouvoir d’achat, le quinquennat des classes moyennes »

Xavier Bertrand : « Le prochain quinquennat devra être le quinquennat du pouvoir d’achat, le quinquennat des classes moyennes »

Xavier Bertrand, conseiller de Valérie Pécresse, président de la région des Hauts-de-France, était l’invité de RTL.

Il est revenu sur la guerre en Ukraine, l’augmentation des prix de l’énergie, le pouvoir d’achat et l’élection présidentielle.

Guerre en #Ukraine : “Il faut maintenir l’unité à tous les niveaux”, assure @xavierbertrand dans #RTLMatin avec @VenturaAlba pic.twitter.com/kJB5sLitvM

— RTL France (@RTLFrance) March 9, 2022

Bruno Le Maire pense-t-il que les Français l’ont attendu pour faire attention à leur consommation d’énergie ?! Ce qu’ils attendent de lui, ce sont des solutions : l’Etat ne peut pas s’enrichir quand le portefeuille des Français se vide ! #RTLMatin pic.twitter.com/r5LvXI0pqj

— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) March 9, 2022

Le prochain quinquennat devra être le quinquennat du pouvoir d’achat, le quinquennat des classes moyennes. C’est ce qu’il y a dans le projet de @vpecresse. #RTLMatin pic.twitter.com/NjQFHN6qJT

— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) March 9, 2022

Il y a aujourd’hui 3 ou 4 candidats qui peuvent être au second tour. Pourquoi le Président sortant n’accepte-t-il pas de débattre face à chacun d’eux ? Notre pays a besoin d’un débat d’idées. #RTLMatin pic.twitter.com/Qhb9n8eZaX

— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) March 9, 2022

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Valérie Pécresse : « Le destin de la France est en train de se jouer »

Valérie Pécresse : « Le destin de la France est en train de se jouer »

Valérie Pécresse était l’invitée d’Apolline de Malherbes le mercredi 9 mars sur BFM TV à 8h30. L’occasion de revenir sur l’urgence du débat démocratique, dans le contexte de la crise en Ukraine.

Il faut durcir les sanctions contre la Russie et Vladimir Poutine

« Le destin de la France est en train de se jouer ». Les Français ont tous pris la mesure de la gravité de la crise en Ukraine. La France avec l’Union Européenne a pris plusieurs mesures, mais il faut encore aller plus loin ! Valérie Pécresse propose notamment de diminuer les importations d’hydrocarbures russes, dans la mesure où des solutions alternatives sont disponibles. La responsabilité n’est pas que française : « Il faut que l’Europe s’engage à diminuer ses importations drastiquement ».

Aujourd’hui, le conflit entre la Russie et l’Ukraine réduit la possibilité de débattre. Le Président actuel s’en sert de prétexte pour ne pas rendre des comptes sur le quinquennat passé. Valérie Pécresse souhaite que la campagne présidentielle voit un véritable débat. Puisque « Emmanuel Macron a mal géré le pays, il doit en rendre comptes aux Français. »

Le destin de la France est en train de se jouer.

Aujourd’hui, la guerre en Ukraine écrase toute possibilité de débat mais à quatre semaines à peine du 1er tour, le débat doit avoir lieu. Emmanuel Macron a mal géré le pays, il doit en rendre comptes aux Français. #Pécresse2022 pic.twitter.com/7xdjNufL1M

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 9, 2022

Qui va payer l’addition de ce quinquennat ?

Tous les candidats doivent pouvoir se positionner sur le bilan d’Emmanuel Macron. En effet, que reste-il de la participation citoyenne ? De la revalorisation du travail ? De la sécurité de nos compatriotes ?

Plus encore, avec la crise sanitaire, les vannes de l’argent public ont été largement ouvertes par Emmanuel Macron. « Qui va payer l’addition de ce quinquennat ? Tous les jours le président sortant annonce une dépense de plus. » Valérie Pécresse est la seule qui a la courage de dire qu’il faut dépenser moins et travailler plus. Son bilan à la région Ile-de-France offre un bel exemple de réussite en matière de gestion financière !

Il faut que l’on puisse débattre du bilan d’Emmanuel Macron. Qui va payer l’addition de ce quinquennat ?

Tous les jours le président sortant annonce une dépense de plus. Je suis la seule qui a la courage de dire qu’il faut dépenser moins et travailler plus. #Pecresse2022 pic.twitter.com/sp6syEvayc

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 9, 2022

Il est temps de sortir du dogmatisme écologique ! Le nucléaire constitue une solution idéale pour répondre aux interrogations actuelles sur une possible pénurie de gaz. Le nucléaire est notre avenir ! Valérie Pécresse l’a expliqué : « grâce au nucléaire, nous produisons notre électricité moins chère mais son prix est conditionné au prix du marché européen qui est lui-même indexé sur le gaz. Je demande au Gouvernement de déconnecter par décret le prix de notre électricité du marché européen. » Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et parier clairement sur le nucléaire. Même les Allemands l’ont fait !

La candidate de la France qui travaille

Valérie Pécresse a compilé dans son projet de nombreuses mesures en faveur de « la France qui travaille ». Hausse des salaires de 10%, conversion des RTT en salaires, défiscalisalisation totale et sans limite des heures supplémentaires, retraite minimum égale au Smic… Il est temps de redonner du sens à la valeur travail et Valérie Pécresse l’affirme : « c’est le cœur de mon projet ».

Hausse des salaires de 10%, conversion des RTT en salaires, défiscalisalisation totale et sans limite des heures supplémentaires, retraite minimum égale au Smic…

Je suis la candidate de la France qui travaille et du pouvoir d’achat. C’est le coeur de mon projet. #Pécresse2022 pic.twitter.com/DbNeo6wvxO

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 9, 2022

Enfin, la France doit se libérer des multiples taxes et contributions qui l’empêche de se développer. Emmanuel Macron a d’ailleurs repris l’idée de plusieurs candidats dont Valérie Pécresse de supprimer la taxe audiovisuelle. Pour elle, la taxe audiovisuelle est « une taxe qui a fait son temps, qui est obsolète ».

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Valérie Pécresse : « Elire une femme Présidente, ça doit tout changer dans la vie des femmes »

Valérie Pécresse : « Elire une femme Présidente, ça doit tout changer dans la vie des femmes »

Lundi 7 mars, dans « Face aux Françaises », Valérie Pécresse a répondu aux questions de Ruth Elkrief et Ava Djamshidi sur LCI. À la veille de la journée internationale des droits des femmes, les prétendants à l’Élysée répondaient aux questions de six lectrices du magazine Elle sur des thématiques diverses, telles que la sécurité, la parité femmes-hommes ou encore les violences sexistes et sexuelles.

Toute ma vie politique, je me suis battue pour promouvoir l’égalité femmes-hommes

« J’ai dû me battre pour arriver où je suis » a confié Valérie Pécresse et rappelle qu’elle s’est toujours battue dans sa vie politique pour l’égalité.

Valérie Pécresse veut étendre cette conviction au sein des entreprises. En effet, elle souhaite instaurer un congé parental aménageable pour chaque parent, dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés, qui pourrait être pris jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Valérie Pécresse le martelle : « Égalité dans l’emploi, égalité salariale, égalité face au crédit bancaire, égalité face aux promotions professionnelles, nous irons plus loin ».

Toute ma vie politique, je me suis battue pour promouvoir l’égalité femmes-hommes.

J’ai fait des violences faites aux femmes une grande cause dans ma Région. Je me suis occupée des femmes harcelées dans les transports et de la précarité menstruelle au lycée. #FaceAuxFrançaises pic.twitter.com/Sf4B5SID4y

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 7, 2022

Les protections hygiéniques, biens de première nécessité

Valérie Pécresse a détaillé quelques une de ses propositions sur LCI, notamment la distribution gratuite des protections périodiques dans tous les Crous et la taxation de ces produits à seulement 2,5% comme « des biens de première nécessité ».

Elle s’est aussi engagée à faire de la santé des femmes «une des grandes causes» de son quinquennat, avec notamment une généralisation des consultations mère-enfant. Elle affirme qu’« il existe encore trop d’inégalités d’accès aux soins pour les femmes », et propose aussi notamment de reconnaître l’endométriose comme une affection de longue durée (ALD).

Enfin pour les familles monoparentales, dont l’immense majorité sont des femmes, Valérie Pécresse a promis de mettre « fin à l’injustice qui consiste à fiscaliser les pensions alimentaires des femmes qui élèvent leurs enfants ».

Contre la précarité menstruelle, je généraliserai les distributeurs de protections hygiéniques à l’université comme je l’ai fait dans les lycées d’IDF. J’appliquerai une TVA à 2,1% sur les protections hygiéniques comme pour les biens de première nécessité. #FaceAuxFrancaises pic.twitter.com/dlAnyW4PUD

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 7, 2022

L’interdiction du voile pour les petites filles

« On doit laisser aux petites filles la liberté de se déterminer et de s’émanciper, on ne doit pas les enfermer dans une représentation féminine » a expliqué Valérie Pécresse. Ainsi, lorsqu’elle sera Présidente, Valérie Pécresse interdira le port du voile aux fillettes, à l’école comme dans la rue.

J’interdirai le port du voile forcé pour les fillettes.

On doit laisser aux petites filles la liberté de se déterminer et de s’émanciper, on ne doit pas les enfermer dans une représentation féminine. Elles ne doivent être voilées ni à l’école ni dans la rue. #FaceAuxFrançaises pic.twitter.com/ABiPnpBSKE

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 7, 2022

« Élire une femme présidente de la République, ça doit faire la différence dans la condition des femmes »

Valérie Pécresse a diffusé une vidéo à l’occasion du 8 mars. Elle a commencé par dédier le 8 mars 2022 à toutes les femmes d’Ukraine qui « se battent pour protéger leur pays et leurs familles ». Un des drames de notre société est de voir certaines femmes «mourir sous les coups de leurs compagnons ou de leurs ex-compagnons». La France doit prendre à bras le corps ce problème dramatique ! Pour Valérie Pécresse, « il n’y a pas de fatalité ». Une des solutions est de créer une juridiction spécialisée sur le modèle de l’Espagne « pour que les plaintes puissent être instruites en moins de 72 heures et les ordonnances de protection prononcées en quelques jours ».

Retrouvez la déclaration de Valérie Pécresse :

Élire une femme présidente de la République, ça doit tout changer dans la vie des femmes ! #8mars #JourneeDesDroitsDesFemmes pic.twitter.com/QGwvCr9UHE

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 8, 2022

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Bruno Retailleau : « Une présidentielle sans confrontation des candidats ? Ce serait un mandat sans force »

Bruno Retailleau : « Une présidentielle sans confrontation des candidats ? Ce serait un mandat sans force »

Il serait catastrophique pour l’esprit public qu’Emmanuel Macron, dont le bilan est très négatif, escamote le débat présidentiel en arguant de la guerre en Ukraine, explique le président du groupe LR au Sénat.

« Ma boussole, vous protéger. » Face au retour de la guerre en Europe et à l’approche d’une élection cruciale pour notre pays, le président de la République a voulu fixer un cap. Il convient donc de prendre au mot Emmanuel Macron et de poser la seule question qui vaille alors que sonne l’heure du bilan: son quinquennat a-t-il vraiment protégé la France ? L’a-t-il préparé aux chocs qui surviennent ? La réponse est évidemment non. Rien n’a été préparé. Rien n’a été anticipé.

S’agissant de nos dépendances, elles se sont aggravées. La France que nous laisse Emmanuel Macron est plus que jamais une France aux mains liées.

Sur le plan budgétaire, la dépense publique a explosé: plus de 140 milliards d’euros supplémentaires en cinq ans, hors dépenses liées à la crise sanitaire et à la relance. Une nation qui ne tient pas ses comptes ne peut tenir son rang: cette vérité, Emmanuel Macron l’a ignorée ; pas notre voisin allemand qui, grâce à sa bonne gestion financière, peut annoncer une augmentation de 100 milliards d’euros en faveur de sa défense. Serons-nous encore, dans quinze ans, la première armée de l’Union européenne ? Il est permis de s’interroger.

Aux lourdes conséquences de nos déficits publics s’ajoutent celles d’un déficit commercial historique, qui s’élève à 85 milliards d’euros. Même nos secteurs les plus exportateurs sont aujourd’hui menacés: Emmanuel Macron n’a-t-il pas avalisé le programme européen « Farm to Fork » qui prévoit le gel de 10 % de surfaces agricoles d’ici dix ans ? Alors que la Russie de Vladimir Poutine s’est construit une autonomie alimentaire, la France d’Emmanuel Macron, elle, déconstruit la sienne.

Quant à la dépendance énergétique, le nombre de jours nécessitant une importation de notre électricité a quasiment doublé entre 2019 et 2020, conséquence directe de la fermeture de Fessenheim et des zigzags permanents d’Emmanuel Macron sur le nucléaire.

Mais ce n’est pas tout. Car à l’affaiblissement des éléments matériels de la puissance française, s’ajoute l’effritement de sa composante immatérielle: la cohésion nationale.

La résistance du peuple ukrainien doit être pour nous une leçon: face à l’adversité, la capacité de résilience d’une nation se juge d’abord à la mesure de son sentiment d’appartenance. Ce même sentiment national qu’Emmanuel Macron n’a cessé de blesser, de sa négation de l’existence d’une culture française à sa revendication de déconstruire l’histoire de France. Au rebours de l’histoire, précisément. Car le combat des Ukrainiens pour leur souveraineté et leur identité illustre un basculement historique: l’illusion de l’indifférenciation culturelle, de l’uniformisation du monde sous les seuls signes du droit et du marché, a définitivement volé en éclat. Partout, les nations se raffermissent dans leur culture. Malheureusement le communautarisme et le wokisme morcellent la nôtre. À renier notre passé, nous fermons la porte à notre avenir: demain, l’identité sera plus que jamais un facteur de puissance et d’influence.

Cette faiblesse de la France n’est donc malheureusement pas le fruit du hasard. Car le monde nouveau dans lequel nous entrons est aux antipodes du « nouveau monde » que nous promettait Emmanuel Macron. Il s’était fait le chantre d’un nouvel individualisme, mais c’est la figure du collectif, celle du soldat luttant pour son pays et non celle de l’individu « maximisant ses possibles », qui signe son retour. Il s’était fait le héraut de la mondialisation heureuse, mais c’est bien la nécessité vitale des frontières que remet en pleine lumière le combat des Ukrainiens contre l’envahisseur russe. Le monde ouvert à tous les vents d’Emmanuel Macron n’est qu’un monde offert à toutes les invasions. À force de vouloir vider les nations de leur souveraineté comme de leur légitimité, l’idéologie postnationale a laissé un espace pour les empires en reconstitution.

De l’Ukraine affrontant un nouveau tsar rouge à l’Arménie résistant au nouveau sultan ottoman, c’est la même lutte qui partout se livre: ce combat toujours recommencé de la nation contre l’empire, du droit contre la force, de la frontière qui garantit la paix contre l’expansionnisme qui amène la guerre.

Tirons-en les leçons pour nous-mêmes. Et d’abord pour l’Europe: en voulant dépasser la nation, elle a oublié l’exigence vitale du fait national, notamment dans le domaine de la défense. Le chantier est immense. Car à l’œuvre, difficile de porter de grands projets stratégiques, l’Europe a préféré le confort des petits sujets technocratiques. Ainsi exige-t-elle de nos armées qu’elles respectent la directive « temps de travail » plutôt que d’œuvrer pour le réarmement des États européens. Qui peut croire sérieusement que la Russie de Vladimir Poutine se laissera impressionner par une Europe qui sacrifie sa sécurité pour des jours de congé ? Il nous faut donc réarmer l’Europe, mais pas n’importe comment. Pas en poursuivant le rêve illusoire d’une armée européenne, un temps caressé par Emmanuel Macron. À la politique de la canonnière que pratiquent les puissances bellicistes, on ne peut opposer la politique de la chimère. Plutôt qu’une impossible défense européenne intégrée, forgeons une alliance européenne de défense, engageant chaque nation de l’Union à augmenter son effort militaire, comme le propose Valérie Pécresse.

Alors oui, comme l’a affirmé Emmanuel Macron, cette guerre est un tournant dans l’histoire européenne. Mais un tournant dans lequel tout ce qu’a incarné le macronisme est allé au fossé. Jusqu’à l’optimisme béat de ce « pensez printemps » que lançait Emmanuel Macron en 2017. Avec le retour du tragique, toute la vacuité de l’irénisme macronien apparaît: non, le rôle du politique n’est pas d’annoncer le printemps mais bien de rappeler que l’hiver existe: celui de la guerre, du combat pour la souveraineté et la liberté. Il aurait fallu s’y préparer.

Naturellement, sur toutes ces questions, le candidat Macron va promettre de faire demain ce que le président n’a pas fait hier. En somme, les Français devront trancher entre les regrets d’Emmanuel Macron et le projet de Valérie Pécresse. Mais à condition, bien sûr, qu’il y ait enfin une campagne. C’est pourquoi nous appelons solennellement Emmanuel Macron à assumer ses responsabilités. Car nous mettons en garde: une élection sans débats signifierait un quinquennat sans mandat clair. Comment alors réformer vraiment ? S’il n’y a pas de vraie confrontation dans les urnes, nous aurons des confrontations dans la rue. La France ne peut pas se permettre une nouvelle élection présidentielle escamotée, une nouvelle occasion manquée.

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Réunion publique de Valérie Pécresse à Metz

Réunion publique de Valérie Pécresse à Metz

Suivez en direct la réunion publique de Valérie Pécresse à Metz (Moselle).

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Pour un pacte de liberté et de confiance avec les élus locaux

Pour un pacte de liberté et de confiance avec les élus locaux

Suivez en direct le grand rassemblement des élus autour de Valérie Pécresse à Chartres (Eure-et-Loir)

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[Carnet de campagne] Isabelle Le Callennec présente sa liste « Hissons haut la Bretagne »

Isabelle Le Callennec a choisi le Mont Saint-Michel-de-Brasparts pour la présentation de l’équipe de la Droite, du Centre et des Régionalistes aux élections régionales des 20 et 27 juin prochains. Après avoir lancé sa campagne le 20 mars dernier du haut du phare de l’Ile Vierge, elle continue à prendre de la hauteur dans les Monts d’Arrée. La liste « Hissons haut la Bretagne » est représentative de multiples diversités.

Une diversité géographique
  • 17 candidats des Côtes d’Armor
  • 25 candidats en Finistère
  • 21 candidats en Morbihan
  • 28 candidats en Ille-et-Vilaine.

La côte est représentée avec Cancale, Saint-Malo, Saint-Quay-Portrieux, Brest, Concarneau, Larmor-Plage, Ploemeur, Lorient… mais aussi la Bretagne intérieure avec Loudéac, Merdrignac, Poullaouen, Meslan, Bain de Bretagne, Sainte-Marie (Redon), Vitré…

Les candidats habitent dans des villes moyennes, des métropoles ou en milieu rural.

Une diversité de professions

Des agriculteurs, conventionnels ou bio, des pêcheurs, des ostréiculteurs, des comptables et des responsables administratifs, des salariés de l’industrie automobile, des assureurs, des enseignants, des commerçants, des artisans du bâtiment, des professionnels de l’agro-alimentaire, des chefs d’entreprise, des magistrats, des avocats, des retraités, des étudiants, des agents de la fonction publique territoriale …

Il est important qu’au-delà des mandats de chacun, ces réalités professionnelles soient représentées lors de ces élections.

Une diversité politique

Cette liste est bien celle de la droite, du centre et des régionalistes.

Quelques candidats sont encartés Les Républicains, UDI, Agir, Breizh Europa, En Avant la Bretagne.

La plupart sont de sensibilité Droite, Centre et Régionalistes sans être adhérent dans un parti politique.

Deux tiers d’élus, un tiers de la société civile

Sur les 91 candidats, près de 60 exercent ou ont exercé un mandat local ou national.

Un fort intérêt pour le développement économique

Parmi les élus municipaux et communautaires, beaucoup sont en charge du développement économique, notamment comme vice-président de communauté de communes en responsabilité des questions économiques, du tourisme, de l’agriculture ou de la pêche.

Certains élus ont la charge de l’environnement et du développement durable.

D’autres ont la responsabilité des finances de leur collectivité.

La sécurité enfin est l’une des préoccupations importantes de chacun de ces élus.

Place aux jeunes

Un grand nombre de jeunes de 30 ou moins de 30 ans ont trouvé une place sur cette liste. Ils sont 10 dont 4 ont 19 ans et certains sont déjà élus voire adjoints dans leurs communes. La moyenne d’âge de la liste est de 50 ans.

Des Bretonnes et des Bretons engagés dans le sport

La liste compte des personnalités engagées dans le sport, parfois au niveau du comité régional olympique et sportif de Bretagne.

Des militants de la culture

La liste compte plusieurs adjoints à la culture et au patrimoine.

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Les langues régionales

Nous y consacrerons 1.5 % du budget régional

La loi « Molac » a été votée dans les mêmes termes au Sénat et à l’Assemblée nationale. Elle est le fruit d’années de soutien de personnalités bretonnes comme Marc Le Fur et d’autres. Elle a rassemblé au-delà des clivages. Personnellement, je soutiens les 3 réseaux d’enseignement du breton : Div yezh, Divaskell et Diwan. L’école immersive a prouvé son utilité et son efficacité, au Pays basque, en Alsace, en Corse ou en Bretagne avec Diwan. Je ne comprends toujours pas le procès qui lui est fait. Et je me demande quelle est la sincérité d’un candidat soutenu par LREM qui accueille sur sa liste l’ex Présidente de Diwan. La loi a donné espoir à tous les défenseurs des langues régionales, singulièrement aux Bretons. Je vois dans ce triste épisode les limites du « en même temps »  ; il est inopérant au niveau national et nous nous ne souhaitons surtout pas l’adopter au niveau régional. Clarté et courage sont plus que jamais nécessaires. Nous continuerons à soutenir nos langues régionales et avons annoncé vouloir y consacrer 1,5% du budget régional. L’école immersive y jouera tout son rôle.

La Réunification

Je l’estime souhaitable et je la crois possible, à condition d’agir avec méthode et détermination et de passer par un vote démocratique des habitants de la Loire Atlantique. Nous travaillerons à la rédaction d’une Loi Bretagne actant la réunification, l’Assemblée unique, le transfert de compétences.

La réunification de la Bretagne ? Je l’estime souhaitable et je la crois possible, à condition de s’en donner les moyens, d’agir avec méthode et de passer par un vote démocratique des habitants de la Loire Atlantique. Dès la première session du mandat, je souhaite faire adopter un vœu pour officialiser la volonté de faire revenir la Loire Atlantique en Bretagne. Je prendrai rendez-vous avec le ou la Présidente nouvellement élue du Conseil départemental de la Loire Atlantique. Je confierai à la nouvelle vice présidente en charge de la réunification le pilotage d’une commission ad hoc composée d’élus des 5 départements, des 2 Régions et des représentants des associations. Ensemble, nous élaborerons une feuille de route et des modalités de travail. Je compte saisir le CESER, qui pourra associer des démographes, des économistes, des historiens… afin de nous éclairer collectivement sur l’impact d’une B5, une Bretagne à 5. Notre objectif est d’obtenir du gouvernement, celui qui sera en place au moment où nous serons prêts, le lancement d’une consultation décisive des habitants de la Loire Atlantique. Je parle de consultation décisive plutôt que de référendum, ce qui signifie obligation de mettre à exécution. Enfin, à la suite d’un déplacement en Alsace, j’ai annoncé que nous travaillerons à la rédaction d’une Loi Bretagne actant la réunification, l’Assemblée unique, le transfert de compétences. J’espère que les parlementaires bretons seront au rendez-vous de l’Histoire.

Langues régionales : Isabelle Le Callennec sera samedi à Guingamp

Isabelle Le Callennec, tête de liste Droite, Centre et Régionalistes « Hissons haut la Bretagne » sera de la manifestation samedi à Guingamp.
« Après le recours des députés Lrem et Modem contre la loi sur les langues régionales, je serai samedi à Guingamp avec des membres de mon équipe pour défendre la liberté d’enseigner le Breton avec la méthode immersive et celle d’écrire nos prénoms en breton y compris avec les signes diacritiques et notamment le tilde. » déclare Isabelle Le Callennec. « Je veux que la Région consacre, dans les années à venir, 1.5 % de son budget aux langues de Bretagne, contre moins de 0.50 % aujourd’hui. » conclut la candidate Droite, Centre et Régionalistes.

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L’Enracinement dans un territoire

Un nouveau courant de pensée a pris comme étendard cette critique de l’hégémonie progressiste. C’est dans cet article ce que nous voudrions évoquer cet enracinement dans un territoire qui seul pourra nous permettre d’envisager l’avenir, un avenir rassembleur, car nous ne pouvons nous empêcher de penser que l’homme a besoin d’enracinement.

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Valérie Pécresse : « Je donnerai à notre effort de défense une nouvelle dimension »

Valérie Pécresse : « Je donnerai à notre effort de défense une nouvelle dimension »

Seul le prononcé fait foi

« L’épée est l’axe du monde », disait le Général de Gaulle. Nous en faisons à nouveau la tragique expérience sur notre continent. Le temps des « dividendes de la paix » durant lequel trop de pays occidentaux ont baissé la garde, est révolu. La paix aujourd’hui ne se gagne qu’en faisant nôtre l’adage, « si vis pacem, para bellum ».

Lorsque j’ai pris la décision d’être candidate à la Présidence de la République, j’avais en tête ses mots si justes : « la Défense c’est la première raison d’être de l’État. Il n’y peut manquer sans se détruire lui-même ». Les fonctions de chef des armées sont celles auxquelles je me prépare avec une particulière gravité, parce qu’il s’agit de la défense de la Nation, de la sécurité que nous devons à notre peuple, de la solidarité que nous devons à nos alliés. Cette défense de la Nation qui, lorsque les circonstances l’exigent, donne au chef de l’Etat la responsabilité d’envoyer au feu les femmes et les hommes de nos armées, au péril de leur vie. Cette défense de la Nation qui peut conduire en ultime recours à la mise en œuvre de notre dissuasion. Je mesure pleinement ces responsabilités.

La guerre en Ukraine vient nous rappeler que la paix ne doit jamais être considérée comme acquise, même en Europe. Nous avions déjà connu la guerre dans les Balkans ou sur les pourtours de notre environnement stratégique, au Moyen Orient ou en Afrique. Mais cette fois-ci, il s’agit de deux grands pays, membres de la famille européenne, dont l’un est une puissance nucléaire.

J’ai déjà eu l’occasion de condamner solennellement l’invasion militaire décidée par Vladimir Poutine. Tous ceux qui ont défendu depuis des années sa politique sont irresponsables et ont porté préjudice à nos intérêts nationaux.

Je salue la réactivité de l’Europe et la mise au point immédiate de sanctions économiques massives et, espérons-le, efficaces dans la durée car nous devons tout faire pour obtenir un cessez le feu.

Nous sommes solidaires du peuple ukrainien qui se défend de manière admirable et courageuse et je souhaite rendre hommage au mouvement de solidarité qui parcourt notre pays. Une France généreuse et solidaire, qui est au rendez-vous des démocraties, voilà la France que nous aimons.

Mais ne nous y trompons pas : il n’y aura de solution à cette guerre que politique. C’est pourquoi j’en appelle au sens de la responsabilité de tous, à commencer par nos gouvernants. Quand l’on parle d’arme atomique en évoquant l’exclusion de la Russie du système Swift, ou de guerre économique qui vise à détruire l’économie russe, je dis, attention ! Evitons les postures qui conduisent à l’escalade. Lorsque l’on proclame que l’OTAN est aussi une « alliance nucléaire », en réponse à la décision préoccupante de Vladimir Poutine de mettre ses forces stratégiques en alerte, je dis : attention, ne traitons pas la dissuasion avec une telle légèreté. La situation est trop grave, nous ne devons pas nous livrer à une politique de coups de menton !

Notre doctrine de dissuasion doit rester strictement nationale et l’appréciation de nos intérêts vitaux relève de la responsabilité exclusive du chef de l’Etat.

C’est pourquoi, en complément de la condamnation de l’agression, des sanctions économiques drastiques et de la solidarité sans faille que l’on doit porter au peuple ukrainien, il faut absolument rappeler que l’issue de la guerre ne peut être que politique. Les peuples ukrainiens et russes sont frères, l’Ukraine et la Russie sont deux grands pays européens. Nous devons mobiliser tous nos efforts pour promouvoir une voie diplomatique. Ne nous détachons pas de cet objectif et donnons-nous les moyens d’y parvenir.

Le préalable à toute discussion, c’est un cessez le feu. C’est pourquoi j’ai proposé l’idée d’une médiation politique. Certes le Président de la République a multiplié les appels, mais, malheureusement, sans suite et sans effet. Comme toujours, la médiation doit venir d’un intervenant tiers et disposant de la crédibilité nécessaire.

La France sera dans son rôle en appuyant ces efforts de médiation, comme membre permanent du Conseil de Sécurité, comme pays fondateur de l’Union européenne et comme nation qui a éprouvé dans sa chair les ravages de deux guerres mondiales. Au sein de l’Union européenne, l’histoire et notre statut nous mettent dans la meilleure position pour promouvoir une solution de paix, grâce à l’amitié traditionnelle qui nous lie au peuple russe, actuellement égaré par un pouvoir dictatorial qui se joue de toutes les règles. Grâce aussi à notre intransigeance démocratique qui nous porte au côté du peuple ukrainien. Être en initiative ne signifie pas être seul. Je crois nécessaire sur un tel sujet de se concerter avec tous nos partenaires européens, notamment le Royaume Uni et l’Allemagne. La réaction du chancelier nous montre d’ailleurs que l’Allemagne est prête à un engagement inédit en matière de défense.

Dès avant le conflit, j’avais proposé la tenue d’une grande conférence sur la sécurité en Europe réunissant l’Union européenne, la Russie et les pays concernés de l’Atlantique à l’Oural, en vue de fixer de nouvelles garanties de sécurité et de mettre en place une organisation paneuropéenne dotée d’un Conseil de Sécurité européen. A l’heure où le feu fait rage dans les villes ukrainiennes et où des milliers de civils sont victimes des atrocités de la guerre, cette proposition n’est évidemment pas à l’ordre du jour, mais c’est au cœur du tunnel le plus sombre qu’il faut dessiner la lueur de l’espoir. Pas uniquement pour l’Ukraine, pas uniquement pour le peuple russe, mais pour toute l’Europe et pour notre modèle de société de liberté, de démocratie et de paix que nos ainés nous ont légué au prix du sacrifice de leur vie.

***

Mais il n’était pas besoin de l’Ukraine pour constater que les temps deviennent de plus en plus dangereux. La crise du multilatéralisme, le recours désinhibé à la force par des acteurs étatiques ou non étatiques, l’ombre glaçante du terrorisme islamiste, le réarmement général, la prolifération des armes nucléaires, l’apparition de nouvelles armes de ruptures comme les armes à énergie dirigée, les missiles hypersoniques ou l’usage massif des essaims de drones, l’élargissement de la conflictualité qui devient multi-champs et multi-milieux, du spatial au cyber en passant par la lutte informationnelle, l’émergence des conflits de haute intensité, auraient dû déjà nous interdire de baisser la garde.

Les conflits ont changé de nature avec la perte par les puissances militaires de la supériorité aérienne qui conduit à des combats beaucoup plus incertains dans tous les milieux, des conflits qui peuvent s’éterniser et des populations civiles à la fois victimes et instruments de la guerre.

Je vous le dis, dans ce contexte instable et menaçant, la vocation de la France est d’être une puissance stratégique :

Stratégique parce que nous sommes une puissance nucléaire ;

Stratégique parce que nous sommes l’une des rares armées d’emploi, et que nous sommes prêts à payer le prix du sang pour défendre nos compatriotes, nos intérêts et nos valeurs ;

Stratégique parce que notre histoire millénaire nous hisse au premier rang des puissances mondiales et que c’est vers la France que se tournent de nombreux peuples en quête de liberté, de démocratie et d’indépendance ;

Stratégique parce que nous sommes présents via nos outre-mer sur les trois océans ;

Stratégique parce que nous siégeons au conseil de sécurité de l’ONU ;

Stratégique enfin parce que l’esprit de défense doit être au cœur de notre nation. De la transmission de l’histoire de la patrie à nos enfants, de la fierté d’avoir construit nos Rafale ou le porte-avions Charles de Gaulle, jusqu’au défilé militaire du 14 juillet, l’idée de défense de la Nation en France est une idée globale, qui dépasse de loin le strict cadre militaire.

Chef de l’Etat, je donnerai à notre effort de défense une nouvelle dimension pour conserver à la France son rang de puissance stratégique.

La dissuasion nucléaire en demeurera évidemment la clef de voûte. Permanente, crédible, elle est notre assurance-vie, garantie inaliénable de la liberté et de la sécurité des Français. Elle est un attribut fondamental de notre souveraineté. Aussi, je ne la partagerai pas, je ne la diviserai pas. Je la préserverai précieusement. Toujours, je donnerai à ses composantes sous-marines et aériennes les moyens dont elles ont besoin.

Dans le domaine conventionnel, nos armées sont notre fierté. Le monde nous les envie. Armées d’emploi, ayant fait leur preuve au combat sur tous les théâtres d’Opérations Extérieures, elles donnent au pays, en complément de notre dissuasion, un atout décisif. Ce trésor doit être protégé et renforcé. Je fais évidemment mienne notre ambition affichée de disposer d’un modèle d’armée complet et cohérent à l’horizon 2030, apte à « gagner la guerre avant la guerre », capable d’être la nation cadre d’une opération majeure.

Enfin la défense du territoire national, susceptible d’être frappé par des menaces hybrides, notamment terroristes contre nos populations et nos infrastructures, supposera la réactivation du concept de Défense Opérationnelle du Territoire (DOT) dans lequel les réserves auront une grande place à jouer. Je maintiendrai les missions Sentinelles, car la menace terroriste islamiste est toujours là. Je les adapterai au niveau de la menace. La protection de nos Outre-Mer et de leurs Zones économiques exclusives doit également redevenir une priorité. Je n’accepterai ni que notre souveraineté soit contestée, ni que nos ressources maritimes soient pillées. J’en ferai des multiplicateurs de puissance en renouvelant nos moyens de surveillance maritime, en augmentant le nombre et l’armement de nos patrouilleurs, en renforçant nos bases et en y prépositionnant davantage de forces.

Pour disposer d’un outil d’analyse et de décision adapté au nouvel état du monde qui définisse les menaces, nos intérêts stratégiques et les moyens nécessaires, je lancerai la rédaction d’un nouveau livre blanc, le dernier datant en effet de 2013, avec pour objectif de doter la France d’une stratégie intégrée. Je lui fixerai un double horizon : 2030 et 2050. 2030 pour l’horizon opérationnel ; 2050 pour l’horizon stratégique car c’est l’échéance que s’est fixée la Chine pour dépasser les Etats Unis. Ce sera un document politique ayant vocation à être adapté par des revues stratégiques régulières.

Je lancerai la rédaction d’un nouveau livre blanc sur la défense avec pour objectif de doter la France d’une stratégie intégrée avec un double horizon : 2030 et 2050.

Ce sera un document politique ayant vocation à être adapté par des revues stratégiques régulières. #Pecresse2022 pic.twitter.com/DULoOy9vs4

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 3, 2022

Mais pour être immédiatement efficace, dès mon élection, je ferai réaliser une revue flash de la Loi de Programmation Militaire car je veux garantir son exécution pleine et entière qui est menacée par l’ampleur actuelle des déficits creusés par le Gouvernement.

D’autant que l’essentiel de l’effort financier a été reporté au lendemain de l’échéance présidentielle. Nos armées savent que cette LPM ne répondra à leurs besoins que si les moyens nécessaires au cours des trois prochaines années sont réellement engagés.

Notre modèle d’armée doit être cohérent, crédible et complet. Mais il demeure, à ce stade, échantillonaire. Nous sommes à la hauteur qualitativement mais pas quantitativement. Les efforts, relatifs, de ces dernières années, n’ont été que de réparation. Nous subissons encore trop de réductions temporaires de capacité. La guerre en Ukraine révèle par exemple crûment nos insuffisances en matière de transport stratégique dont nous avons besoin pour rapatrier nos forces du Mali. Nous louions des Antonov à l’Ukraine pour transporter troupes et matériels. Dès les résultats de la Revue flash et sans attendre le Livre Blanc, il faudra consentir un effort financier immédiat pour reconstituer les stocks de munitions, les stocks initiaux de projection et les capacités d’entraînement. Il faudra aussi remédier rapidement au manque de petits équipements, ces petits plus qui sont pourtant vitaux pour la sécurité, l’efficacité, le confort et le moral du combattant dans son quotidien.

A plus long terme, nos trous capacitaires devront être comblés. J’ai d’ores et déjà quelques certitudes, nourries de mes échanges avec nos chefs militaires ou des travaux de la commission de la défense nationale de l’Assemblée qui vient de rendre un rapport sur les enjeux du combat de haute intensité dont je partage largement les constats et les propositions. Je prendrai les décisions qui s’imposent concrètement pour faire face à la menace et au risque d’attrition, c’est-à-dire de pertes en hommes et en matériels. Concrètement, cela signifie, en plus du renouvellement des deux composantes de la dissuasion aérienne et sous-marine que :

– Nous augmenterons le format de l’aviation de chasse;
– Nous confirmerons la construction du Porte-Avions Nouvelle Génération, successeur du Charles de Gaulle ;
– Nous augmenterons le nombre de navires de premier rang afin d’être à la hauteur de notre statut de grande puissance maritime tout en rénovant régulièrement l’armement de notre flotte,
– Nous utiliserons tout le potentiel de la robotisation en déployant des drones terrestres, sous-marins et de surface ;
– Nous développerons une large gamme de systèmes de lutte anti-drones pour les forces terrestres et les forces aériennes, permettant un équilibre entre rusticité et haute technologie ;
– Nous renforcerons les capacités nécessaires à la défense sol-air basse altitude (radars, systèmes d’armes sol-air) ;
– Nous préparerons le renouvellement de notre parc de chars de combat et la robotisation des forces terrestres,
– Nous renforcerons les capacités de frappe dans la profondeur et les capacités du génie ;
– S’agissant de notre puissance militaire spatiale nous poursuivrons la recherche de redondance avec le secteur civil et le développement de patrouilleurs spatiaux,
– Nous renforcerons enfin les moyens défensifs et offensifs cyber, ainsi que les moyens humains et techniques de nos services de renseignement.

Ce sera bien évidemment l’affaire de deux Lois de Programmation Militaire (LPM). Le respect de la LPM actuelle permet d’atteindre 50 milliards d’euros de budget en 2025. Je souhaite porter ce budget à 65 milliards en 2030, bien au-delà des 2 % du PIB, ce qui signifie au total un effort supplémentaire de 108 milliards.

Présidente de la République, j’investirai plus de 100 milliards d’euros dans la défense d’ici 2030.

Un effort sans précédent pour porter le budget de la défense bien au-delà des 2% du PIB. #Pecresse2022 pic.twitter.com/tytM8AqRoV

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 3, 2022

Les moyens devront être trouvés. En d’autres temps, ils l’ont été. Tout au long des années 60 et 70, la part du budget de la défense dépassait 3% du PIB, et jamais cela n’a entravé la croissance, bien au contraire, car les dépenses de défense contribuent à la richesse nationale de manière plus forte que d’autres secteurs économiques avec une faculté d’entrainement sur l’emploi, l’innovation et la recherche civile. En projetant notre effort de défense à l’horizon de la décennie, je prends l’engagement de mettre un terme aux à-coups qui ont fait tant de mal à notre outil de défense.

Nous le devons à la sécurité de la France, nous le devons surtout aux femmes et aux hommes qui y consacrent leur vie. Officiers, sous-officiers, militaires du rang, sur terre, sur mer et dans les airs, vous êtes le bouclier et l’épée de la France, en métropole et dans nos outre-mer. Votre engagement et votre sens du service sont un modèle, Vous servez avec abnégation, dans une institution, la seule sans doute, où l’on peut commencer comme engagé volontaire, entrer à l’Ecole de guerre et finir étoilé. Cela vaut aussi pour les femmes et les hommes de nos réserves qui sont un inestimable outil de résilience et de mobilisation de l’esprit de défense. Nous musclerons puissamment ces réserves en augmentant le volume des contrats opérationnels et en adaptant notre législation du travail en conséquence. Et je le dis, car c’est du bon sens, la directive européenne sur le temps de travail (DETT) ne s’appliquera pas à nos armées. Je ne transigerai jamais sur notre identité constitutionnelle.

Votre quotidien à tous sera un de mes soucis permanents. La singularité militaire fera l’objet de toutes mes attentions. C’est la raison pour laquelle je maintiendrai intact le régime de la retraite à jouissance immédiate, qui permet notamment de garantir une seconde carrière aux militaires. Je sais les contraintes que la mobilité géographique et opérationnelle vous impose ainsi qu’à vos familles. Je favoriserai la mobilité des conjoints, je donnerai aux militaires une priorité pour l’accès au logement social ou aux crèches, je mettrai en place des outils d’accompagnement des familles dont les deux parents servent sous les drapeaux. Enfin, je veux évoquer les familles endeuillées, les blessés qui souffrent dans leur âme et dans leur chair et qui se reconstruisent courageusement. Ils bénéficieront d’un accompagnement renforcé. Je développerai les maisons ATHOS sur tout le territoire national pour que les militaires traumatisés psychologiquement puissent être pris en charge au plus près de leurs familles. C’est cela la singularité militaire, une grande famille, où s’applique à merveille la devise « Un pour tous et tous pour un ».

***

Des menaces parfaitement identifiées, la capacité de procéder à une analyse indépendante, une doctrine clairement formulée, une industrie de pointe pour concevoir des équipements à la hauteur de nos ambitions, des hommes et des femmes portant les valeurs de la France, c’est cela une défense souveraine.

Mais quelle illusion de croire que la France peut tout faire seule ! Je serai la présidente d’une défense de l’Europe solidement appuyée sur ses deux piliers, l’OTAN et la défense européenne.

Je serai la présidente d’une défense de l’Europe solidement appuyée sur ses deux piliers, l’OTAN et la défense européenne.

Avec moi, la France restera dans le commandement intégré de l’OTAN. #Pecresse2022 pic.twitter.com/CxImpz1Jqi

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 3, 2022

C’est ne pas comprendre nos partenaires européens que croire que « l’autonomie stratégique européenne » pourrait se bâtir contre l’OTAN. De la Baltique à la mer Noire, en passant par le cœur de l’Europe centrale, nos partenaires européens se fient d’abord à l’OTAN. Refuser cette donnée, c’est refuser de voir la réalité en face, c’est s’enfermer dans une orgueilleuse solitude, ce sont les dégâts que le président Macron a causés en parlant de l’OTAN en « mort cérébrale ». Alors oui, avec moi, la France restera dans le commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy avait eu la sagesse de rejoindre. C’est un outil d’influence, un outil d’interopérabilité et pour tout dire d’efficacité. Mais alliance ne signifie pas allégeance. L’alliance ne peut se réaliser que dans le respect de la souveraineté des Etats. Je préserverai jalousement les prérogatives d’appréciation autonome de notre engagement que garantit l’article 5 du traité, je ne laisserai évidemment pas la France être engagée dans un conflit qui ne correspondrait pas à ses intérêts propres.

Je souhaite un pilier européen fort. Cependant, au-delà des grands discours, peu de progrès ont été enregistrés. J’en souhaite donc l’approfondissement et le renforcement. Nous devons trouver des boucles de décision courtes et rapides. Le sursaut européen face à la situation ukrainienne ouvre une voie.

Je serai la présidente qui, là encore, tiendra compte des réalités. Je bâtirai autant que possible cette architecture européenne et cette autonomie stratégique, mais en privilégiant ce qui marche, c’est-à-dire les coalitions ad-hoc. Je veux que la tragédie ukrainienne soit l’occasion pour l’ensemble des européens d’un sursaut salutaire en matière de défense. La rapidité des décisions prises par l’Union ou par l’Allemagne tranche avec les lenteurs habituelles. Il faut en tirer les leçons pour renforcer le pilier européen. Le fonds européen de défense devra être étoffé. Sous ma présidence la « défense européenne » sera d’abord une défense des intérêts de l’Europe.

***

Consacré à la défense plus qu’à l’action extérieure de la France, mon propos aujourd’hui n’est pas de faire le point sur toutes les crises majeures que nous traversons. Mais il m’est impossible de ne pas mentionner notre présence au Sahel. Je pense aux 58 militaires que nous y avons perdus. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes, aux blessés qui se reconstruisent courageusement. Je veux leur dire que leur sacrifice n’a pas été vain. Ils ont remporté de vrais succès militaires.

Empêcher le développement des groupes armés terroristes, éviter la déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest, rendre impossible la constitution d’un califat africain sont au cœur des intérêts français. Si le comportement du pouvoir de la junte malienne nous impose de redéployer notre dispositif, la mission de lutte contre l’islamisme au Sahel continue.

Présidente de la République, je tirerai les leçons des erreurs politiques qui ont été commises, je me fixerai comme objectif de restaurer l’image et la place de la France sur le continent africain.

Le rôle militaire de la France en Afrique sera de venir en soutien de nos partenaires africains pour des opérations ponctuelles, avec des objectifs limités, clairement définis. Nous devrons être capables de refaire, si nécessaire, des missions Serval, des missions caractérisées par la fulgurance de l’arme aérienne ou des forces spéciales, avec une empreinte limitée dans son ampleur et sa durée. Pour y parvenir, dans le cadre des accords de défense, de la Côte-d’Ivoire au Niger, de Djibouti au Sénégal, il nous faudra renforcer nos bases et augmenter le volume de nos forces pré-positionnées. Ainsi, aux côtés de nos partenaires africains, nous jouerons notre rôle en évitant les risques d’enlisement.

La même règle prévaudra sur les autres théâtres. Nous devrons renforcer notre ancrage dans l’Océan Indien et dans l’ensemble de la France ultra-marine pour garantir que notre souveraineté ne soit pas contestée.

Enfin, la défense ne se conçoit pas sans une puissante industrie de défense. C’est à la fois un enjeu de souveraineté et un enjeu pour l’emploi. Enjeu de souveraineté car notre industrie de défense, fondée sur le grand export, est seule à même de nous permettre d’acquérir à des coûts acceptables et en conservant la maîtrise des technologies, les équipements dont nous avons besoin. Enjeu pour l’emploi aussi, car forte de 4000 entreprises dont de nombreuses PME, de 200 000 salariés, ouvriers, techniciens, ingénieurs répartis sur tout le territoire national, notre industrie de défense contribue fortement à la prospérité du pays.

Pour cela la coopération européenne est nécessaire. Rien n’est pire que de devoir acheter sur étagère des capacités que nous avons perdues faute de solutions européennes. Nous sommes encore et pour longtemps dépendant des AWACS et des Hawkeye américains. Mais la coopération doit respecter quatre conditions : offrir des outils militaires répondant à nos besoins opérationnels, ne pas entraîner in fine une explosion des coûts, ne pas conduire à la perte d’actifs stratégiques, préserver notre liberté de manœuvre à l’export.

Par ailleurs, au-delà de notre partenariat avec l’Allemagne, nous devons dialoguer avec les autres pays européens et notamment la Grande Bretagne avec laquelle nous sommes durablement liés par les accords de Lancaster House. Je défendrai à Bruxelles le buy european act qui est indispensable au renforcement de notre industrie d’armement européen.

Il faut en finir avec une forme de naïveté européenne qui consiste à handicaper en permanence notre industrie de défense et nos exportations. C’est pour cela que je ferai du suivi des processus d’élaboration des normes internationales susceptibles d’affecter la défense une priorité de ma diplomatie. Je ferai du soutien à l’exportation une des missions clefs de notre réseau diplomatique.

J’encouragerai l’innovation par le développement des activités duales et la facilitation des liens entre le monde des start-up, des grands groupes et des acteurs étatiques. Je renforcerai les moyens de l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) et assouplirai les procédures d’achat public, en simplifiant le recours aux appels à projet pour davantage d’agilité technologique et industrielle.

Enfin, tirant les leçons de la crise ukrainienne, et face au risque d’un conflit de haute intensité, dont nul ne peut prévoir la durée, je créerai une cellule à vocation interministérielle. Elle sera chargée de planifier une remontée en puissance de l’industrie de défense et un passage en économie de guerre, avec la direction générale de l’armement et je lancerai un appel d’offres pour la constitution d’opérateurs privés de stockage stratégiques mutualisés.

***

Forte de ces réflexions, cheffe des armées, j’aurai au cœur que la première mission des armées est de protéger les français et que leur premier devoir est de cultiver l’esprit de combat, à l’entraînement ou sur le terrain.

Cheffe des armées, je ferai de l’efficacité opérationnelle le fondement de mes décisions. Lorsque c’est possible, je remplacerai la logique de flux par une logique de stock. Je ré-internaliserai ce qui doit l’être, je rendrai aux régiments la maîtrise d’une partie de leur parc car on sert mieux un matériel que l’on peut dire sien.

Cheffe des armées, je donnerai des ordres clairs, avec des objectifs politiquement définis ayant pour maxime d’action : un chef, une mission, des moyens.

Cheffe des armées, ma main ne tremblera pas, ne faiblira pas si la France et les français sont menacés.

Cheffe des armées, je donnerai des ordres clairs, avec des objectifs politiquement définis ayant pour maxime d’action : un chef, une mission, des moyens. #Pecresse2022 pic.twitter.com/6GlFpyISoI

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 3, 2022

Cheffe des armées, ma main ne tremblera pas, ne faiblira pas si la France et les français sont menacés.

Enfin cheffe des armées, je les commanderai en ayant au cœur ces mots de Péguy : « Les régimes de lâcheté sont ceux qui coutent le plus au monde (…) Rien n’est meurtrier comme la faiblesse et la lâcheté. Et rien n’est humain comme la fermeté ».

L’article Valérie Pécresse : « Je donnerai à notre effort de défense une nouvelle dimension » est apparu en premier sur les Républicains.

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