Bruno Retailleau : « La méthode Macron, c’est toujours plus d’argent public, sans la réforme »

Bruno Retailleau : « La méthode Macron, c’est toujours plus d’argent public, sans la réforme »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur la situation des hôpitaux, les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police, les élections législatives et le Conseil national de la Refondation.

La méthode #Macron, c’est toujours plus d’argent public, sans la réforme. Si on ne réforme pas en désengorgeant, en débureaucratisant l’#hopital, on ne règle pas le problème. Au Sénat, nous avons formulé des propositions concrètes après une commission d’enquête. @France2tv #les4V pic.twitter.com/Kb3E249VLt

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 7, 2022

Les propos de @JLMelenchon sont intolérables. Il doit des excuses. Une simple réflexion : qui sont les responsables ? Est-ce que ce sont les seuls policiers ou le conducteur qui s’est soustrait au contrôle de police et qui fonçait sur les policiers ? @France2tv #4V pic.twitter.com/Vd4Dem7jyi

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 7, 2022

Si on est de #droite, il faut voter à droite, il faut voter selon ses convictions ! #legislatives2022 @France2tv #les4V pic.twitter.com/EtIiFTgcOG

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 7, 2022

Ce #ConseilNationalDeLaRefondation est un nouveau machin macronien, c’est un bidule au service d’une politique bidon, d’une politique d’illusion. @France2tv #les4V pic.twitter.com/Z4UTNwp4FT

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 7, 2022

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Gilles Platret : « Je soutiens la police, mais pas le ministre de l’Intérieur ! »

Gilles Platret : « Je soutiens la police, mais pas le ministre de l’Intérieur ! »

Gilles Platret, Vice-président de notre mouvement et maire de Chalon-sur-Saône, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la police, les élections législatives et le bilan du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Justice.

[#SudRadio]@gillesplatret : “#LaPoliceTue : c’est une déclaration complètement électoraliste de la part de @JLMelenchon !” #legislatives2022

https://t.co/wPHl4N7t1h pic.twitter.com/YWePhBitwH

— Sud Radio (@SudRadio) June 7, 2022

[#SudRadio]@gillesplatret : “@lesRepublicains auront de meilleurs résultats que ce qui est annoncé” #legislatives2022

https://t.co/wPHl4N7t1h pic.twitter.com/6zivIbHTbv

— Sud Radio (@SudRadio) June 7, 2022

[#SudRadio]@gillesplatret : “Pendant la crise du #COVID19, ils ont libéré un cinquième des détenus ! Alors arrêtons d’incriminer les policiers, @GDarmanin et Éric Dupont-Moretti ne font pas le boulot pour les protéger” #police

https://t.co/njW5V3sTJs pic.twitter.com/syXbFGagYU

— Sud Radio (@SudRadio) June 7, 2022

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COMMUNIQUE

de Muriel JOURDA, présidente des Républicains du Morbihan

Les 12 et 19 juin prochains, nous allons élire nos représentants nationaux à l’Assemblée Nationale.

Cette élection est importante car c’est par le vote du Parlement que sont traduites en loi les orientations politiques du gouvernement.

Nous ne pouvons nous satisfaire des résultats de la politique mise en œuvre par le Président de la République pendant ces 5 dernières années.

Cette politique n’est que la continuité de celle menée pendant les 5 années précédentes durant la présidence socialiste à laquelle l’actuel président a pris sa part.

Ces deux mandats ont abouti à une situation inacceptable pour notre pays et contraire à ce que Les Républicains ont toujours défendu :

– la pression fiscale est toujours la plus importante de l’Union Européenne, la suppression d’une taxe n’étant jamais accompagnée par une baisse de dépenses mais compensée par un autre impôt ou de l’emprunt;
– la dépense publique s’est envolée, avant même la crise sanitaire, sans tentative de la contraindre;
– l’Education Nationale, mère de toutes les politiques, s’enfonce dans les classements et est désormais dirigée par un ministre adepte des politiques les plus hostiles à l’universalisme français;
– l’ordre public n’est plus respecté et ne le sera pas tant que le ministre de l’intérieur continuera à voir des anglais au Stade de France là où la France entière a vu des délinquants locaux et le Garde des Sceaux a parléde sentiment d’insécurité;
– l’immigration n’est pas contrôlée et les clandestins demeurent sur le territoire français puisque les derniers chiffres font état de 6 % de taux d’exécution des décisions de quitter le territoire.

La liste serait encore longue de ce qui sépare Les Républicains de la majorité présidentielle, quel que soit le nom que ce groupe hétéroclite d’élus se donne.

Il est important que la politique que nous portons soit largement représentée à l’Assemblée Nationale  .

C’est pourquoi je vous invite à soutenir, voter et faite voter pour :

Nos candidats investis par  “Les Républicains“, de la Droite et du Centre

1ère Circonscription : – François ARS

2ème Circonscription : – Sophie LEMOULINIER

6ème Circonscription : – Guillaume KIEFER

Et, le candidat de la Droite et du Centre que nous soutenons :

3ème Circonscription : – Benoît QUERO

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Bruno Retailleau : « Le scandale, c’est le mensonge »

Bruno Retailleau : « Le scandale, c’est le mensonge »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité d’Europe 1.

Il est revenu sur les incidents lors de la finale de la Ligue des Champions, l’audition du ministre de l’Intérieur par le Sénat et la sécurité.

Personne ne croit @GDarmanin ! Sa version est contredite partout ! Ce n’est pas simplement un problème de faux billets, c’est une défausse généralisée : on n’a pas su maintenir l’ordre et donc on nie la vérité. @Europe1 pic.twitter.com/8ruPnsH3ve

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 1, 2022

On peut se tromper mais quand on s’enferre dans des mensonges, ça devient grave. L’affaire du #stadedefrance est scandaleuse parce que c’est l’image de la France qui est humiliée. Le scandale, c’est le mensonge : @GDarmanin se défausse sur les supporters britanniques. @Europe1 pic.twitter.com/7wcCK5Mmet

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 1, 2022

Le Sénat est la chambre permanente, ce qui nous permet de jouer notre rôle de contrôle de l’action du gouvernement. C’est ce que nous ferons cet après-midi en auditionnant les ministres de l’intérieur et des #sports. #stadedefrance @Europe1 pic.twitter.com/Uzck36woAR

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 1, 2022

C’est quelque chose de grave qui se joue : quand un ministre, en face de la caméra, ment de façon aussi effrontée aux Français, il abîme la démocratie ! Ce sont les propos de @GDarmanin qui affaiblissent le gouvernement et @EmmanuelMacron ! #stadedefrance @Europe1 pic.twitter.com/FZvwL1eRS5

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 1, 2022

Il y a une #impuissance face au désordre public. Et il est probable qu’il y ait une #connivence vis-à-vis des jeunes des quartiers à qui il faudrait ne surtout pas déplaire ! Cette technique électoraliste, c’est aussi ce qui abîme la politique. @Europe1 pic.twitter.com/cRabC9wdrj

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 1, 2022

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Eric Ciotti : « La logique de ce pouvoir est celle du chèque sans provision »

Eric Ciotti : « La logique de ce pouvoir est celle du chèque sans provision »

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la commission nationale d’investiture, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur les incidents lors de la finale de la Ligue des Champions, les nouvelles sanctions de l’Europe contre la Russie, les mesures du gouvernement contre l’inflation et les élections législatives.

.@GDarmanin nous a délivré une fable mensongère. Ne pas être capable d’organiser une rencontre internationale, c’est une humiliation !

Pourquoi veut-on occulter les agressions venant des quartiers ?

Je dénonce ce déni et réclame une commission d’enquête parlementaire ! pic.twitter.com/LiUpsdAx6q

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 31, 2022

Je soutiens la police qui a fait son travail ce soir là. Les policiers en première ligne ne sont pas responsables.

Il faut une action judiciaire forte et les ressortissants étrangers coupables d’agression doivent être expulsés. pic.twitter.com/ft81DPvrr6

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 31, 2022

Hier matin sur Twitter, @GDarmanin avançait que sur les 29 interpellations autour du #stadedefrance, la moitié étaient des Britanniques.

Hier soir sur TF1 et toujours selon le ministre de l’Intérieur… plus aucun britannique !

Nous voulons la vérité ! pic.twitter.com/7Ne0hx2Pel

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 31, 2022

«Je souhaite que le chemin vers la paix avec la #Russie ne soit pas complètement barré. Pour l’instant, la stratégie des sanctions est inefficace.»
@ECiotti député LR

#Les4V @Caroline_Roux #Europe #Ukraine #Poutine pic.twitter.com/FmLC8UzNOl

— Info France 2 (@infofrance2) May 31, 2022

La logique de ce pouvoir est celle du chèque sans provision. Nous demandons une baisse des taxes sur les carburants pour ramener le litre d’essence à 1,50€, une mesure forte et de long terme.

Les chèques d’aujourd’hui sont les impôts de demain ! pic.twitter.com/8tavmBj5ho

— Eric Ciotti (@ECiotti) May 31, 2022

«On se bat pour être le plus nombreux à l’Assemblée nationale, pour faire porter cette voix différente de l’immobilisme macroniste et du danger mélenchoniste.»
@ECiotti député LR

#Les4V @Caroline_Roux #legislatives2022 pic.twitter.com/r27nhWaLfo

— Info France 2 (@infofrance2) May 31, 2022

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Christian Jacob : « Rien ne changera avec LFI ou le RN »

Christian Jacob : « Rien ne changera avec LFI ou le RN »

Le président du parti Les Républicains veut un maximum de députés pour peser sur les décisions. Il critique la majorité « qui n’a rien fait » et l’opposition Nupes qui, selon lui, n’existe pas.

Plus de 100 députés en 2017 après les 20 % de Fillon. Combien en espérerez-vous après les moins de 5 % à la présidentielle ?

Ce sont deux élections totalement différentes. Le président de la République a été élu par défaut. Il n’a rien fait : pas de réforme des retraites, une gestion calamiteuse des dépenses publiques, aucun contrôle sur l’immigration, augmentation de la violence sur les personnes, etc.

Vous avez déjà dressé ce bilan et pourtant Macron a été réélu. En quoi les législatives peuvent changer les choses ?

Si, demain, on a un groupe LR suffisamment important on pourra faire bouger les choses car les lois se votent à l’Assemblée. Le président est fort dans les paroles et faible dans les actes. C’est pour cela que les législatives sont importantes.

Vous avez voté certains des textes proposés par le gouvernement. En quoi êtes-vous différents ?

Nous ne sommes pas sur le positionnement des Insoumis qui sont pour la révolution permanente et l’obstruction systématique pour bloquer les institutions. Nous ne sommes pas le RN avec des députés totalement absents dans l’hémicycle. Donc rien ne changera avec LFI ou le RN. Nous, les LR, sommes force de propositions et capables d’assumer un vote positif quand cela va dans la bonne direction et de s’opposer durement quand ce n’est pas le cas.

Vous faites campagne sur l’implantation locale des LR. Est-ce que cela suffit ?

Non, c’est pour cela que j’évoque les enjeux de politique nationale mais c’est un avantage. Nous avons gagné 60 % des collectivités territoriales. Les gens nous font confiance et ils veulent des élus proches d’eux.

Mélenchon fait campagne sur sa nomination à Matignon. Pourquoi pas vous ?

Jean-Luc Mélenchon c’est du pipeau. Une aberration totale. Il y a un jeu de dupes avec Emmanuel Macron qui veut l’utiliser comme il l’a fait avec Marine Le Pen à la présidentielle. Le président sait que Mélenchon ne peut pas avoir de majorité, mais il fait en sorte que les candidats de la majorité soient en duel avec ceux de La France insoumise. Cela lui assure la victoire. Plus La France insoumise fait des scores importants, plus cela sert les intérêts d’Emmanuel Macron. La Nupes n’existe pas. C’est un marché de dupes soutenu par Macron.

Combien espérez-vous de députés ?

Je ne fais pas de pronostics. Je crois à la réalité du terrain et aux propositions fortes que l’on fait, notamment sur le pouvoir d’achat. Nous proposons la baisse des carburants à 1,50 euro le litre en agissant sur la baisse des taxes. Nous voulons aussi le report de la loi qui interdit la circulation des véhicules dans les zones à fortes émissions de carbone. Pour la région parisienne, c’est 10 millions de véhicules qui au 1er janvier ne pourront plus rentrer dans Paris.

L’arrivée au gouvernement de Damien Abad, ancien président du groupe LR à l’Assemblée, rend-elle votre campagne plus difficile ?

Non c’est une trahison d’une indignité sans précédent. Les gens le considèrent comme tel.

En cas de second tour entre la majorité et la Nupes, quelle consigne de vote donnez-vous à vos électeurs ?

On regardera les situations au cas par cas. Mais nous avons toujours eu une ligne claire vis-à-vis des extrêmes.

>> Lire l’interview sur LeDauphiné.com

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Eric Ciotti : « Nous pouvons rester le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale »

Eric Ciotti : « Nous pouvons rester le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale »

Le candidat dans les Alpes-Maritimes explique que son parti est « la seule et unique force politique à disposer d’un projet crédible, responsable et chiffré », en vue des élections législatives de juin.

Malgré le coup de massue de la présidentielle, pourquoi Les Républicains retrouveraient-ils confiance à quelques jours des législatives ?

Je crois profondément à la capacité des Républicains de rester le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale. Aucun état de grâce n’a suivi la réélection d’Emmanuel Macron. En vérité, cette réélection repose plus sur un vote par défaut que sur un vote d’adhésion. Quant à la nouvelle première ministre et au nouveau gouvernement, dès leur nomination, la défiance s’est installée. Et cette défiance repose notamment sur les messages de la majorité présidentielle envoyés à l’extrême gauche avec, par exemple, la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation nationale.

En contrepartie, Les Républicains disposent de candidats de qualité, solidement ancrés dans les territoires, proches des Français, là où les sortants de la majorité présidentielle n’ont pas réussi à s’implanter. Nous sommes, de plus, la seule et unique force politique à disposer d’un projet crédible, responsable et chiffré, que cela soit en matière économique ou sur le régalien, pour mieux protéger les Français. Nos candidats ont des convictions fortes et sont enracinés dans leur circonscription. Je suis sûr que cela comptera beaucoup dans l’esprit et le cœur de nos concitoyens appelés aux urnes en juin.

Avez-vous tiré un trait sur certains départements comme les Bouches-du-Rhône, où certains redoutent une « débâcle » ?

Nous ne tirons un trait sur aucun département. Je n’ai pas pour habitude de me résigner. Je crois en la victoire de notre famille politique par l’affirmation d’une ligne politique droite sans aucune compromission. Il est vrai que, sur certains territoires, notre famille politique a subi des coups de couteau dans le dos de certains Brutus, peu courageux, avides de postes et prêts à se rouler par terre pour obtenir les faveurs du prince. Mais, quoi qu’il en soit, il reste dans ces départements des élus fidèles aux idées de la droite républicaine. C’est avec eux que nous reconstruirons l’avenir.

Éric Woerth, Damien Abad, Constance Le Grip, Robin Reda, Marine Brenier… Ces députés sortants ont quitté LR pour rejoindre la majorité présidentielle. Quelles sont les chances des candidats que vous avez investis face à eux ?

Je crois qu’on ne gagne jamais réellement un combat lorsque l’on trahit ce pour quoi l’on s’est toujours battu. Les personnes que vous citez ont sans cesse critiqué le gouvernement, et, aujourd’hui, subitement, elles reconnaissent toutes les vertus à Emmanuel Macron. Outre l’indignité de cette démarche, elle n’est absolument pas crédible. En juin prochain, ces candidats connaîtront la défaite et le déshonneur. On nous annonçait le grand soir des Républicains avec une soixantaine de députés sortants qui rejoindraient la majorité. Seuls quatre petits ralliements personnels se sont effectués. Ceux-là méritent le mépris. L’une d’entre elles est candidate dans les Alpes-Maritimes. Je suis convaincu qu’elle sera battue par la candidate LR que je soutiens activement, Christelle d’Intorni. Les électeurs n’aiment pas la trahison et la déloyauté.

>> Lire l’interview sur LeFIgaro.fr

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Les législatives pour vous défendre

Christian Jacob : « Un rebond est possible »

Christian Jacob, le président du parti Les Républicains, passera la main après les législatives de juin 2022. Avant de partir, il veut remobiliser ses troupes pour les élections législatives de juin. Il croit qu’un « véritable rebond est possible » à l’échelon local. Et qu’il serait favorable à la droite républicaine.

Un mois après le premier tour de la présidentielle, avez-vous déjà tiré un premier bilan de l’échec de Valérie Pécresse ?

Non, c’est trop tôt. Il faudra s’y pencher après les législatives, cet automne. Ce genre d’analyse se fait à froid. L’urgence est de remporter le scrutin du mois de juin, alors que le pays se trouve dans une situation particulièrement complexe.

Laquelle ?

D’abord, on a un budget de l’État qui est faux, préparé avec une prévision de croissance de quatre points. Or, celle du premier trimestre est à 0 et celle du deuxième sera vraisemblablement autour de 0,2. Par ailleurs, on a une inflation qui est à 4,8. Et on a un coût de fabrication industrielle qui a augmenté de 25 %. Sans oublier des taux d’intérêt qui vont augmenter et des dépenses publiques qui explosent.

Davantage de dépenses publiques, c’est davantage de déficit ; davantage de déficit, c’est davantage de dettes ; et davantage de dettes, c’est davantage d’impôts et de taxes.

Pendant ce temps, on a un Président qui privilégie plus les tactiques politiciennes que l’intérêt général, avec cette absence de gouvernement depuis un mois. C’est très inquiétant pour l’avenir. On ne sait pas quelle est la ligne du président de la République sur le pouvoir d’achat, l’explosion du coût de l’énergie, la sécurité, l’immigration… Il joue la montre en permanence.

Face à cette situation, quelle est la ligne de votre parti ?

Elle est très claire. Celle d’une droite indépendante, qui ne sera jamais dans le blocage des institutions, capable de voter des textes qui vont dans le bon sens, mais de s’y opposer durement si ce n’est pas le cas.

On a besoin, à l’Assemblée nationale, d’avoir cette représentation que la droite a sur les territoires. On détient, aujourd’hui, à peu près 60 % des exécutifs : mairies, métropoles, départements, régions. Il faut que ces territoires soient représentés à l’Assemblée par des gens de convictions.

Où en êtes-vous de vos investitures pour les législatives ?

Elles sont bouclées. On a 543 candidats. Dans 94 % des circonscriptions, nous aurons des candidats uniques LR, UDI, les Centristes. L’interdiction du cumul des mandats, voulue par François Hollande, Édouard Philippe et Emmanuel Macron, empêche toutefois un certain nombre de personnalités à se présenter, alors qu’elles ont un vrai savoir-faire, une vraie compétence. Il faut vraiment revenir là-dessus.

L’Assemblée doit évoluer, selon vous ?

Oui. Elle doit évoluer vers un pouvoir de contrôle beaucoup plus fort et vers une vraie représentation territoriale. Voilà pourquoi il faudra passer par une grande loi de décentralisation. On a vu, pendant la crise du Covid, combien les collectivités territoriales ont su se substituer aux failles de l’État en matière de santé, notamment. Il faut faire confiance au terrain. Tout ce débat-là, nous aurions pu l’avoir au moment de la présidentielle. Il a fait défaut.

Actuellement, vous avez 104 députés. Quel est votre objectif pour juin ?

D’être le plus nombreux possible. Je crois vraiment à une réaction très forte de représentation des territoires. Les Français ont besoin d’avoir des représentants responsables. La situation économique impose un certain nombre de réformes et des choix clairs.

Le « en même temps », on a vu ce que ça donnait. Cela se traduit par « on ne fait rien, on ne bouge pas ». Or, on a le pire chiffre d’Europe sur la balance commerciale. Les entreprises sont confrontées à des charges, des normes qui pèsent lourd. Quand les entreprises n’ont pas cette capacité de se développer, c’est de la richesse en moins.

Ne pas avoir fait de réformes sur l’assurance chômage et sur les retraites, ne pas avoir allégé le carcan technocratique, ne pas avoir fait une vraie loi de décentralisation… Tout cela nous pénalise.

Il y a quand même eu une réforme de l’assurance chômage…

Une demi-réforme, plutôt.

L’ancien Président, Nicolas Sarkozy, ne vous a pas aidés durant cette campagne présidentielle. Est-ce une déception pour vous ?

Je ne souhaite pas commenter la position de Nicolas Sarkozy. C’est la sienne. Il sait que ça n’a jamais été la mienne. On s’en est expliqué. Cela n’empêche pas d’avoir de l’amitié, de la reconnaissance pour tout ce qu’il a fait. Aujourd’hui, le choix est clair pour les Français. Va-t-on confier tous les pouvoirs à un seul homme, Emmanuel Macron, qui ne portera aucune réforme ?

Après un tel échec de Valérie Pécresse, comment la droite peut-elle gagner ces législatives ?

La droite a toujours gagné quand elle a su parler à tous les Français, quelle que soit leur catégorie sociale, quelle que soit leur tranche d’âge.

Est-ce à dire que Valérie Pécresse n’a pas su parler à tous les Français ?

On a loupé cette campagne présidentielle. Mais les responsabilités sont multiples. Valérie a été la première à dire qu’elle avait une responsabilité personnelle. Mais il y a aussi une responsabilité collective. On n’a pas su, dans ce contexte de Covid, de guerre en Ukraine, desserrer les deux mâchoires du piège tendu par Emmanuel Macron, affirmant : « c’est moi ou le chaos ».

N’est-ce pas aussi l’échec de la primaire ?

Je n’y ai jamais été favorable. L’histoire récente démontre que j’avais raison.

Comment allez-vous faire campagne ?

En allant sur le terrain ! Laurent Wauquiez fait beaucoup de déplacements. Xavier Bertrand, Bruno Retailleau, Aurélien Pradié, Gérard Larcher, Rachida Dati, Michel Barnier sont très engagés. Valérie Pécresse aussi. Je vais faire pratiquement un déplacement par jour à partir de cette semaine et jusqu’à la fin de la campagne.

Laurent Wauquiez est suppléant d’Isabelle Valentin, en Haute-Loire. C’est le début de son retour sur la scène nationale ?

C’est à lui qu’il faut poser la question. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il a une voix très importante dans la reconfiguration de la droite et du centre que nous devons conduire. Comme toutes les personnes que je viens de vous citer.

Vous mettez cinq « priorités » en avant pour cette élection. D’où viennent-elles ?

Des consultations que nous avions organisées avant la présidentielle. Nous proposons, un, de baisser le prix des carburants à la pompe (en jouant sur les taxes).

Deux, d’indexer les retraites sur l’inflation et de les revaloriser (aucune pension en dessous du Smic).

Trois, d’alléger les charges qui pèsent sur le travail, en limitant la dépense publique pour pouvoir taxer moins.

Quatre, de résorber les déserts médicaux grâce aux médecins juniors, qui pourront faire leurs deux dernières années d’internat en médecine de ville.

Cinq, d’améliorer la sécurité en réinstaurant les peines plancher et en procédant à l’expulsion – réelle – des étrangers condamnés.

Pensez-vous qu’il puisse y avoir un rééquilibrage politique en votre faveur lors des législatives ?

J’en suis convaincu. Le quinquennat qui s’achève a eu trois années utiles avant le covid. Il ne s’est rien passé au cours de ces trois ans et il ne se passera rien de plus dans les cinq à venir, parce que c’est le mode de fonctionnement d’Emmanuel Macron. Quand on n’a pas de ligne claire, c’est très compliqué de réformer. On ne peut le faire que lorsqu’on est au carré sur ses positions. Or il ne l’est pas.

Vous croyez qu’une cohabitation est possible à l’issue des élections ?

Je crois qu’un véritable rebond est possible, mais ce que les Français attendent, ce sont des élus responsables. Les balivernes telles que « Jean-Luc Mélenchon Premier ministre » sont d’un ridicule total. Il est l’idiot utile d’Emmanuel Macron, qui en joue beaucoup. Je suis convaincu que les scores des candidats En Marche vont s’effondrer par rapport à 2017, et que les nôtres vont monter.

Redoutez-vous une nouvelle explosion de colère autour du pouvoir achat ?

Mais la genèse de cette colère, c’est Édouard Philippe ! Il est l’homme qui a réussi à mettre le feu sur tous les ronds-points de France. Au départ, les gilets jaunes, c’était un cri d’alerte sur le pouvoir d’achat. Le président de la République et le Premier ministre ont traité cela par le mépris, avec une condescendance totale. Même chose pour les 80 km/h. Ils sortent du même moule, ce sont des technocrates, qui ne sentent pas les choses.

L’Assemblée nationale, fade, molle, composée d’une majorité de députés sans ancrage territorial, habitués à courber l’échine au service d’un seul homme, n’a pas joué son rôle. Tout a été fait pour l’affaiblir. On a besoin d’une Assemblée qui sente le quotidien. Nous avons les personnalités en capacité de le faire, avec une vraie expérience de la gestion locale.

Vous craignez une forte abstention ?

En effet, Il y a un risque. L’alignement de la présidentielle et des législatives affaiblit la participation, c’est indiscutable.

Vous êtes pour la proportionnelle ?

Non. J’y suis vraiment opposé. C’est confier la représentation nationale aux partis puisque ce sont eux qui décideraient de l’ordre d’inscription des candidats sur les listes, et donc qui peut potentiellement être élu ou pas. Cela revient à faire désigner les candidats par les états-majors parisiens plutôt que par les territoires.

Julien Aubert a fait savoir qu’il était candidat à la présidence des Républicains. C’est lui qui va vous succéder ?

Il y a un temps pour chaque chose (rires). J’invite tous mes amis à se concentrer sur les législatives. Ma mission ne prendra fin qu’après les élections.

>> Lire l’interview sur OuestFrance.fr

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Bruno Retailleau : « La politique des clientèles, c’est la mort de la politique »

Bruno Retailleau : « La politique des clientèles, c’est la mort de la politique »

« En voulant tout concilier, la droite a tout perdu », estime le sénateur LR, qui appelle sa famille politique à « repartir de l’essentiel ».

Quels sont les objectifs poursuivis avec la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation ?

Il y a chez Emmanuel Macron cette volonté constante de provoquer, pour rester au centre du jeu. Sauf que c’est un jeu très dangereux. Alors que les quartiers sont gagnés par la haine antiflics, on nomme au gouvernement un homme qui affirmait que la France est dans « le déni des violences policières ». Alors que l’université est gangrenée par le wokisme, on confie l’école de nos enfants, creuset de notre pacte national, à un théoricien qui considère le discours d’Assa Traoré comme « rassembleur » et fustige « l’universalisme chauvin de l’homme blanc hétérosexuel ».

Faire entrer dans l’école un tel profil universitaire, n’est-il pas un moyen de soumettre la gauche décoloniale et les dénonciateurs du racisme structurel aux principes républicains, comme certains le croient à l’Élysée ?

Faire croire qu’on peut combattre des idées en les associant au pouvoir, c’est ignorer le pouvoir des idées. Pap Ndiaye a plus de dix ans de combats revendiqués en faveur du modèle multiculturaliste à l’anglo-saxonne, exact contraire du modèle français d’assimilation qui proclame l’indifférence aux différences.

C’est donc un choix idéologique, mais aussi tactique, car il s’agit de faire du pied à l’électorat mélenchoniste avant les législatives. Tant de cynisme est effrayant, pour l’avenir de l’école mais aussi de la politique. La politique des clientèles, c’est la mort de la politique.

Si ce gouvernement illustre la poursuite du «en même temps» macronien, pourquoi s’en étonner ?

Il ne s’agit pas de s’en étonner mais de le dénoncer : le «en même temps» consacre un vide idéologique qui laisse tout l’espace aux radicalités. On l’a d’ailleurs vu sur l’islamisme : le gouvernement déplore l’autorisation du port du burkini à Grenoble après avoir refusé nos amendements au Sénat pour l’interdire ! Le parti de l’ «en même temps», parce qu’il ne veut pas choisir, se condamne à l’indéfinition et donc à l’impuissance.

Or en démocratie, quand les citoyens ne se sentent plus représentés, quand le vote débouche sur un gouvernement qui n’incarne aucune ligne politique, c’est le principe même du vote qui est remis en cause. Voilà ce qui alimente l’abstention et les votes protestataires.

Les premiers jours du gouvernement Borne sont marqués par la tempête Abad. Que pensez-vous de cette affaire ?

Je n’ai aucun élément pour juger la vie privée de Damien Abad. Mais j’en ai suffisamment pour juger sa vie publique. On ne peut pas se rallier sans se renier. Que peuvent penser les Français lorsqu’ils le voient tout sourire aux côtés d’Olivier Véran alors qu’il n’a cessé, à la tête de l’opposition à l’Assemblée, de dénoncer sa politique sanitaire ?

Comment s’étonner que les électeurs ne votent plus quand ceux qui se présentent à leurs suffrages se vendent au plus offrant, comme de vulgaires mercenaires ? L’attitude de Damien Abad est déplorable, car il rabaisse la politique et donne des raisons supplémentaires de désespérer d’elle. Cependant, tous ceux qui ont manigancé le ralliement de la droite ont déjà perdu. L’hémorragie espérée n’a pas eu lieu. L’issue des législatives est donc loin d’être écrite.

Élisabeth Borne évoque déjà la réforme des retraites et le pouvoir d’achat. N’est-ce pas rassurant pour la droite ?

J’attends les actes. Car je me souviens qu’Emmanuel Macron a aussi déclaré que la réforme des retraites n’était pas une priorité. Une chose est sûre : nous ne cautionnerons pas de nouvelles dépenses sans de réelles économies.

Sur quelle question centrale la recomposition de la droite s’organisera-t-elle après le 19 juin ?

L’enjeu pour la droite, c’est d’abord la clarté. En voulant tout concilier, la droite a tout perdu. Nous devons repartir de l’essentiel. Ce qui fonde la politique, c’est une vision de l’homme dans son environnement. À l’heure où les problèmes de pouvoir d’achat et de communautarisme taraudent nos concitoyens, surtout les plus modestes, je crois que la droite doit repenser ensemble la question sociale et la question identitaire, en reposant cette question fondamentale : qu’est-ce qu’une politique qui garantit la dignité de chaque Français et l’unité entre tous les Français ? Et je pense que notre modèle de civilisation, qui a pour cadre la nation et pour moteur la liberté, fournit une base indispensable à cette réflexion.

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François-Xavier Bellamy : « La fiction du « en même temps » couvre une confusion généralisée »

François-Xavier Bellamy : « La fiction du « en même temps » couvre une confusion généralisée »

Puisse le renoncement de certains élus LR à leurs convictions pour des postes ne pas entraîner un renoncement symétrique chez les électeurs de droite, plaide le député européen LR, par ailleurs normalien et professeur agrégé de philosophie.

Une étrange atmosphère s’est emparée de notre vie politique. Au moment où les crises multiples que nous traversons devraient imposer la plus grande clarté dans la parole et dans l’action, tout semble au contraire confus et inconsistant comme jamais. L’« ancien monde » a été sévèrement jugé, souvent à raison ; mais au moins, on ne s’y posait pas la question de savoir si un élu allait soudainement soutenir tout ce qu’il avait combattu au motif d’une opportunité passagère. La politique n’était pas toujours morale, mais il y avait quelques principes ; la réflexion qui animait les vieux partis manquait souvent de profondeur, mais on tenait au moins à quelques idées. Les figures importantes du débat public n’étaient pas interchangeables : elles avaient leur vision, leur caractère, et c’était la condition pour choisir la continuité ou l’alternance en toute connaissance de cause.

D’une élection présidentielle, on pouvait déduire à peu près la cohérence du gouvernement qui viendrait. Dans le « nouveau monde », on peut hésiter, pour des postes stratégiques, entre des personnalités dont les convictions semblent radicalement opposées – comme si le fond n’avait plus aucune importance. La fiction du « en même temps » couvre cette confusion généralisée ; il n’y a plus de réel, seulement de la communication.

Le réel existe pourtant, et il se rappellera à nous tôt ou tard. Les élus qui, dans l’espoir d’un poste, taisent soudain les alertes qu’ils lançaient, portent une lourde responsabilité morale ; mais ils ne sont pas seuls. En ce lendemain de réélection, nombreux sont aussi les électeurs qui oublient tout ce à quoi ils se disaient attachés.

Il est encore temps d’ouvrir les yeux. Nul n’est censé ignorer les faits ; et après cinq ans de macronisme, celui qui votait à droite ne peut, sans se renier, considérer que ce président correspond à ce que la France attendait. Que la droite vous ait déçu, comment ne pas le comprendre ? Mais qu’un parti n’ait pas été à la hauteur ne rend pas nécessairement son adversaire convaincant. Vous n’avez pas le droit à une sévérité sélective. Si vous avez trouvé la droite insuffisante, comment pourriez-vous ne pas juger ce président inquiétant ?

En votant à droite, vous disiez votre volonté d’une meilleure gestion des finances publiques : avant même que le Covid n’apparaisse, les dépenses courantes de l’État avaient plus augmenté sous Emmanuel Macron que sous François Hollande. Le niveau des dettes publiques française et allemande était comparable il y a dix ans, l’écart approche 50 points aujourd’hui. Vous vouliez que notre économie retrouve son dynamisme ? La France vient de passer le record de 100 milliards d’euros de déficit commercial annuel. Nous sommes devenus dépendants même dans les secteurs les plus stratégiques : l’énergie, confiée successivement à trois ministres antinucléaire, ou l’alimentation – dont nous sommes devenus importateurs nets pour la première fois. À Bruxelles, les élus LREM votent maintenant pour faire baisser notre production agricole, au nom d’un culte de la décroissance qui aggravera notre dépendance, sans même sauver l’environnement.

Vous vous inquiétiez de l’insécurité ? Tous les indicateurs montrent la montée de la violence. Vous vouliez le rétablissement de l’autorité de l’État, garante de la concorde publique ? Vous avez eu les « gilets jaunes », des semaines d’affrontements inutiles créés par une énième hausse de taxes. Vous étiez préoccupés d’une immigration trop importante ? Jamais la France n’aura donné autant de titres de séjour que sous le quinquennat qui vient de s’achever ; et jamais elle n’aura aussi peu expulsé les immigrés illégaux.

Sur aucun des sujets essentiels pour l’avenir de notre pays, Emmanuel Macron n’a fait mieux que François Hollande. La courbe du chômage elle-même, emblématique de l’échec du socialisme au pouvoir, baisse plus lentement que chez la plupart de nos voisins.

Bien sûr, les problèmes de la France ne datent pas d’hier, et tous les partis qui ont exercé le pouvoir au cours des dernières décennies ont leur part de ce bilan ; mais les déceptions du passé ne sauraient exonérer ce président, arrivé à l’Élysée il y a déjà dix ans, de son propre passif.

Le plus important de ces sujets reste bien sûr l’école : là aussi, les réformes du dernier mandat n’auront fait que prolonger le désastre du quinquennat socialiste. La disparition du bac et l’effacement des savoirs fondamentaux au lycée, la disqualification des concours de l’enseignement, le combat déterminé contre la liberté scolaire, ont encore aggravé la crise très profonde de notre système éducatif et la révoltante injustice qu’elle cause.

Otage d’une folie racialiste

À cette injustice, Emmanuel Macron répond aujourd’hui, non en réhabilitant la mission éducative, mais en mettant à sa tête l’idéologie qui ne cesse d’en faire le procès : son nouveau ministre est l’une des figures de la mouvance décoloniale, qui considère nos institutions, à commencer par l’école, comme des rouages du « racisme structurel » dont la France serait intrinsèquement coupable. Jean-Michel Blanquer avait au moins lutté courageusement contre ce risque vital pour l’unité nationale. Contre l’ambition de renouer avec une culture commune, c’est en intellectuel conscient des enjeux majeurs attachés à ce débat que Pap Ndiaye a participé à des colloques interdits aux Blancs. Et on voudrait nous faire croire qu’il est raciste de s’inquiéter d’une telle orientation ? Quelle folie… Si vous pensiez que l’urgence est de renouer avec la transmission des savoirs fondamentaux à tous les enfants de ce pays, quelle que soit leur couleur de peau, vous avez le droit de refuser que l’Éducation nationale devienne l’otage de cette folie racialiste, qui prépare tant de crises pour l’avenir.

Vous avez le droit de rester lucides ; vous en avez aussi le devoir.

Dans ce moment de confusion, peu d’élus auront finalement cédé à la tentation de l’opportunisme ; les électeurs doivent se souvenir qu’ils sont eux aussi responsables. Respecter une élection n’oblige pas à la complaisance envers celui qui l’a gagnée ; il n’est pas contraire à la démocratie de tenir à ses convictions, ni de vouloir qu’un gouvernement ait une opposition clairvoyante. Renoncer à cette clairvoyance, ce serait le symptôme d’une indifférence envers l’avenir, d’un relativisme inconséquent, qui constituent le terreau de la crise démocratique que nous traversons aujourd’hui. La politique retrouvera son sens par cette exigence de vérité et de constance – qui, pour reprendre le mot de Saint-Exupéry, vaut pour chacun de nous. « Chacun est responsable. Chacun est seul responsable de tous. »

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