François-Xavier Bellamy : « Nous avons le devoir d’être clairs, nous sommes dans l’opposition »

François-Xavier Bellamy : « Nous avons le devoir d’être clairs, nous sommes dans l’opposition »

François-Xavier Bellamy, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur les résultats des élections législatives, la future motion de censure et l’Europe.

Législatives : “Cela témoigne de la crise profonde que traverse notre démocratie, le bilan d’Emmanuel Macron ne lui a pas permis d’obtenir une majorité claire. Nous avons le devoir d’être clair.” @fxbellamy #BonjourChezVous pic.twitter.com/0CnUicHO2C

— Public Sénat (@publicsenat) June 21, 2022

“Nous sommes dans l’opposition à Emmanuel Macron. De fait, nous avons l’occasion de défendre nos priorités, mais nous le ferons dans la clarté
Si nous avons une réforme des retraites courageuse, comment pourrions-nous ne pas la voter ?” @fxbellamy #BonjourChezVous pic.twitter.com/eRIhZOJyiF

— Public Sénat (@publicsenat) June 21, 2022

Motion de censure : “Il est clair que nous n’allons pas voter une motion de censure qui viendrait de l’extrême-gauche.”
> “Il ne serait pas possible que la droite vote la confiance au gouvernement. Je crois que le gouvernement ne la demandera pas.” @fxbellamy #BonjourChezVous pic.twitter.com/CfoM4Lsu7S

— Public Sénat (@publicsenat) June 21, 2022

“L’Europe prend très au sérieux la crise que traverse la France aujourd’hui.” @fxbellamy
> “En ce moment, remontent des alertes sur le trucage des notes du bac. Les académies remontent les notes d’1,2 ou 3 points. Il y a là un mensonge dramatique.” #BonjourChezVous pic.twitter.com/dOLikEXcoD

— Public Sénat (@publicsenat) June 21, 2022

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Aurélien Pradié : « Pas question de faire quelque pacte que ce soit avec Emmanuel Macron »

Aurélien Pradié : « Pas question de faire quelque pacte que ce soit avec Emmanuel Macron »

Le secrétaire général des Républicains, réélu confortablement député dans le Lot, ferme la porte à tout accord politique avec la majorité du chef de l’Etat.

Réélu dans le Lot avec 63,6 % des voix au second tour des législatives, Aurélien Pradié défend la nécessité d’une droite populaire, seule à même, selon lui, de permettre à LR de se relever. Et ferme la porte à tout accord avec Emmanuel Macron.

La droite s’affaiblit encore un peu plus à l’Assemblée nationale, en arrivant derrière le RN. C’est historique. Quel enseignement en tirez-vous ?

Il y a un enseignement fondamental : c’est qu’il faut tout reconstruire de fond en comble. Il nous faut avoir cette lucidité. Il y a un vrai chemin pour la droite, alors qu’Emmanuel Macron a nourri les extrêmes depuis cinq ans. Les Français souffrent profondément et le seul message qui permettra demain de nous relever, c’est un message qui réponde à leurs problèmes du quotidien. Le seul chemin, c’est une droite populaire qui se batte pour la dignité des Français.

L’autre enseignement, c’est qu’Emmanuel Macron aura du mal à gouverner sans l’appui des Républicains. Qu’allez-vous faire ?

Il n’est pas question de faire quelque pacte que ce soit avec Emmanuel Macron, d’aller lui sauver la peau politiquement. Ce qui pourrit la politique, pousse les citoyens à aller vers la radicalité et les extrêmes, ce sont les bidouilles, la politique des débauchages telle que l’a pratiquée Emmanuel Macron. À chaque fois, les électeurs ont été dégoûtés durablement de la politique. On ira dans le sens de l’intérêt du pays, et nous ferons tout pour reconstruire une droite libre indépendante et populaire. Sinon, dans cinq ans, les extrêmes arriveront au pouvoir.

Mais alors comment peser durablement sur la politique menée dans le pays, si vous ne voulez pas de pacte ?

Son projet de société n’est pas le mien, sa vision injuste de la société n’est pas la mienne. Cela fait deux divergences fondamentales. Alors, quand les textes arriveront à l’Assemblée nationale, nous serons intelligents et nous défendrons les Français. Mais pas question de se lancer dans une aventure politique avec Emmanuel Macron. Ce qui se joue aujourd’hui va au-delà des bidouilles : il nous faut avant tout reconstruire un grand courant politique dans notre pays. Il faut reconstruire une droite, pour le bien de la démocratie.

Serez-vous candidat à la succession de Christian Jacob, qui devrait s’ouvrir dans les jours qui viennent ?

La question ne se pose pas aujourd’hui. L’heure n’est plus au concours de beauté mais à une reconstruction fondamentale de notre famille.

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Bruno Retailleau : « Aucun contrat n’est possible avec Macron »

Bruno Retailleau : « Aucun contrat n’est possible avec Macron »

Le président des sénateurs Les Républicains, Bruno Retailleau, exclut tout accord entre son parti et la majorité présidentielle. Il appelle aussi son mouvement à « trancher (sa) ligne et (s’)y tenir ».

Si Emmanuel Macron n’obtient qu’une majorité relative, il pourrait avoir besoin de LR pour faire passer ses réformes. Quelle devrait être l’attitude de la droite dans ce cas ?

Nous n’avons pas à être la voiture-balai du macronisme. Ce serait une double trahison de nos électeurs. Parce que sur la sécurité, l’immigration, les dépenses publiques ou l’école, nos idées ne sont pas celles de Macron. Et parce que, en faisant confiance à nos candidats, les électeurs leur ont donné un mandat clair : siéger dans l’opposition. Nous devons respecter ce mandat, pas nous compromettre. La droite doit être d’abord le parti de la droiture.

Report de l’âge de la retraite, réforme du RSA, relance du nucléaire : ce sont pourtant des réformes que la droite aurait mises en œuvre…

Rejeter la confusion macronienne ne signifie pas tomber dans une opposition pavlovienne. Ce qui est bon pour le pays doit être soutenu au Parlement, mais sur la base d’un texte précis, et certainement pas d’un accord de coalition ni d’un contrat de législature. Aucun contrat n’est possible avec Macron. Car cela suppose de la confiance. Comment avoir confiance dans un homme qui un jour fait des clins d’œil appuyés à Mélenchon et le lendemain le déclare ennemi de la République ? Nos électeurs n’attendent pas des Républicains qu’ils soient un parti charnière destiné à sauver le macronisme en bout de course, mais qu’ils soient un parti de conviction, utile à la France.

Quelle doit être la position du Sénat vis-à-vis de l’exécutif ?

Le Sénat doit être un contre-pouvoir. Là encore, il ne s’agit pas d’être dans l’opposition systématique. Mais heureusement que le Sénat était là pendant l’affaire Benalla, après le fiasco au Stade de France ou pour enquêter sur les cabinets de conseil ! Le meilleur service qu’il puisse rendre à la France, c’est de faire vivre sa démocratie, d’être vigilant, soucieux de l’intérêt général mais jamais complaisant.

Nouvel échec pour la droite en 2022. Quelles leçons en tirer ?

Les échecs ont été cuisants. Mais la droite n’est pas morte. Pour autant, elle souffre de ne plus être crue, parce que nous avons trop déçu. Il va nous falloir assez d’humilité pour regarder en face les erreurs du passé, et assez de force pour ne pas nous trahir en tenant bon sur nos convictions. Ne nous perdons pas dans les batailles d’étiquettes : « sociale », « libérale »,« populaire »… La droite doit tout simplement être de droite, c’est-à-dire défendre la dignité par le travail, une école qui instruit, l’ordre dans la rue et dans les comptes, et notre mode de vie. La question de l’incarnation va se poser, bien sûr, mais nous avons d’abord besoin de clarification. Je veux une droite aux idées claires. Et on ne pourra pas clarifier dans la demi-mesure. Il faut cesser d’affadir nos convictions pour plaire à tout le monde, d’embrouiller notre ligne politique pour séduire le microcosme politico-médiatique. Il faudra trancher notre ligne et nous y tenir. Pour montrer aux Français que nous avons tiré les leçons de nos échecs.

Faut-il faire l’inventaire du passé, et notamment des années Sarkozy ?

Bien sûr. Il ne peut pas y avoir de rebond sans remise en question.

Serez-vous candidat à la présidence du parti ?

Nous comptons dans nos rangs des personnalités de qualité, et c’est une chance. Mais nous ne pouvons plus tolérer ces voix dissonantes qui, pour des raisons individuelles et des petits calculs, viennent détruire la ligne collective. Dans l’état où nous sommes, nous devons nous efforcer de trouver, collectivement, une solution à la question du leadership. Une chose est certaine : ça ne pourra pas être de l’eau tiède. Et j’y prendrai ma part.

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Elections législatives : déclaration de Christian Jacob

Elections législatives : déclaration de Christian Jacob

Au soir du second tour des élections législatives, Christian Jacob, président de notre mouvement, a fait une déclaration.

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Christian Jacob : « Nous serons une opposition utile au pays »

Christian Jacob : « Nous serons une opposition utile au pays »

Notre président Christian Jacob était ce matin l’invité de Dimitri Pavlenko sur Europe 1.

Il a regretté l’excès de communication autour du voyage d’Emmanuel Macron en Ukraine, « tout doit être fait pour obtenir un cessez-le feu en Ukraine mais la diplomatie, ce n’est pas de la communication et de la mise en scène ». Selon lui, « Jacques Chirac n’aurait jamais été dans cette caricature ».

Tout doit être fait pour obtenir un cessez-le feu en Ukraine mais la diplomatie, ce n’est pas de la communication et de la mise en scène. Jacques Chirac n’aurait jamais été dans cette caricature. pic.twitter.com/TPoqlPojc7

— Christian JACOB (@ChJacob77) June 16, 2022

Par ailleurs, il appelle les Français à voter pour les candidats de notre mouvement ce dimanche, « entre l’immobilisme d’Emmanuel Macron et les outrances des extrêmes, les Français veulent des députés responsables. Nous serons une opposition utile au pays ».

Entre l’immobilisme d’Emmanuel Macron et les outrances des extrêmes, les Français veulent des députés responsables. Nous serons une opposition utile au pays. #PourVousDéfendre pic.twitter.com/NY0abKhUOm

— Christian JACOB (@ChJacob77) June 16, 2022

La droite joue un rôle majeur. Par exemple, « si la droite n’était pas majoritaire au Sénat, il n’y aurait pas eu de commission d’enquête sur les incidents au stade de France ».

Si la droite n’était pas majoritaire au Sénat, il n’y aurait pas eu de commission d’enquête sur les incidents au stade de France. #PourVousDéfendre pic.twitter.com/KQ5R4bqM4Q

— Christian JACOB (@ChJacob77) June 16, 2022

Nous ne nous allierons pas avec Emmanuel Macron car, quel est son bilan ? Son bilan est « une gestion catastrophique des finances publiques pendant les trois premières années du quinquennat avant la crise du Covid et aucune incarnation de l’autorité ».

Le bilan d’Emmanuel Macron ? Une gestion catastrophique des finances publiques pendant les trois premières années du quinquennat avant la crise du Covid et aucune incarnation de l’autorité. #PourVousDéfendre pic.twitter.com/eRC408uo7u

— Christian JACOB (@ChJacob77) June 16, 2022

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Rachida Dati : « On sera un vrai contrepoids de responsabilité »

Rachida Dati : « On sera un vrai contrepoids de responsabilité »

Rachida Dati, maire du VIIè arrondissement de Paris et conseillère politique des Républicains, était l’invitée de France Info.

Elle est revenue sur les élections législatives, la formation du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, la revalorisation des salaires, la réforme des retraites et la hausse des entorses à la laïcité dans les écoles.

Législatives 2022 : “Ça ressemble à un sauve-qui-peut”, critique Rachida Dati après l’appel d’Emmanuel Macron à donner une forte majorité à son mouvement lors du second tour. Elle tient le président pour “responsable” de l’abstention et de la “poussée de l’extrême-gauche”. pic.twitter.com/eyo8P7iqDe

— franceinfo (@franceinfo) June 15, 2022

Législatives 2022 : quel rôle pour le groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale ? “Nous serons un bloc décisif”, défend Rachida Dati. “On sera un vrai contrepoids de responsabilité.” pic.twitter.com/eZCBzzcJf5

— franceinfo (@franceinfo) June 15, 2022

Inflation : “Le cœur du pouvoir d’achat pour les Français, c’est la revalorisation du travail, qu’il soit mieux payé, valorisé et reconnu”, défend Rachida Dati. pic.twitter.com/JOpmA06usP

— franceinfo (@franceinfo) June 15, 2022

Réforme des retraites : “Tout le monde sait que c’est nécessaire”, affirme Rachida Dati, qui juge “qu’il faudra intégrer la question de la pénibilité. “Ce sont des réformes cruciales et il faudra en débattre.” pic.twitter.com/uK9zcj2KYf

— franceinfo (@franceinfo) June 15, 2022

Hausse des entorses à la laïcité : Pap Ndiaye “a tous les éléments sur son bureau” pour lutter contre ce phénomène, affirme Rachida Dati, qui dénonce “quelques accommodements” et “un séparatisme qui commence à infiltrer certaines de nos écoles”. pic.twitter.com/GUelOndGec

— franceinfo (@franceinfo) June 15, 2022

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Bruno Retailleau : « Macron c’est le désordre, Mélenchon le chaos »

Bruno Retailleau : « Macron c’est le désordre, Mélenchon le chaos »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur le bilan d’Emmanuel Macron, l’islamo-gauchisme, la lutte contre le communautarisme et le projet de renationalisation d’EDF.

Le cynisme est sans limite avec @EmmanuelMacron. Après avoir évoqué des “valeurs communes” avec @JLMelenchon, il dit l’exact inverse et se pose en rempart contre les extrêmes. Comment ne pas désespérer les Français de la politique ? @SudRadio pic.twitter.com/aRlDihrRTc

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 15, 2022

Quand il défile auprès des #islamogauchistes, quand il dit que la police tue, quand il suit des pratiques communautaristes, @JLMelenchon rompt avec le modèle républicain français. @SudRadio pic.twitter.com/u2UGWXuGqn

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) June 15, 2022

Recrudescence de #tenuesislamiques au lycée

@BrunoRetailleau: “@PapNdiaye n’a aucune volonté. On ne peut pas lui faire confiance, il professe un communautarisme. Je rappelle qu’il a été salué par #Mélenchon et @sandrousseau pour sa nomination”

https://t.co/RKo8YbUqZC pic.twitter.com/3ILpnbwmQN

— Sud Radio (@SudRadio) June 15, 2022

[#SudRadio]@BrunoRetailleau: “La renationalisation d’#EDF est l’illustration éclatante de l’échec de #Macron : pendant 5 ans il n’a rien fait !”

https://t.co/RKo8YbUqZC pic.twitter.com/keo0skOwdt

— Sud Radio (@SudRadio) June 15, 2022

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Aurélien Pradié : « La fin d’une époque est une réalité, une génération va prendre le relais »

Aurélien Pradié : « La fin d’une époque est une réalité, une génération va prendre le relais »

Le secrétaire général des Républicains, qui réalise le 4e meilleur score de son parti dans le Lot, seul éligible en Occitanie, livre son analyse du scrutin et entend incarner la relève d’un parti à refonder.

Les Républicains ont limité la casse dimanche…

Les Républicains résistent. On nous avait annoncés morts et disparus et au final, nous arrivons à conserver des bases solides. Nous sommes en phase de convalescence et de reconstruction, c’est incontestable mais dans un tel contexte, résister comme on le fait, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Imaginez-vous un rôle de pivot pour LR si Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative ?

La donne a changé pour les cinq années qui viennent. On peut assez facilement supposer qu’Emmanuel Macron n’aura pas de majorité absolue, il sera mal élu. Il va donc devoir discuter et tenir compte de l’avis des uns et des autres. Dans ce cadre, un groupe d’opposition comme celui des Républicains va avoir un rôle particulier à jouer pour les Français. Et ça change totalement la donne, que l’on soit 60, 70 ou une centaine. Mais ça ne sera pas un rôle de pivot ou pour dealer avec Emmanuel Macron, mais de défenseur des Français en poussant des réformes.

Vous avez qualifié 76 candidats au second tour, combien espérez-vous de sièges ?

C’est toujours un peu laborieux de faire des hypothèses, mais celle qui consiste à dire que l’on revienne à 60 ou 70 députés est, je pense, sérieuse.

En 2017, vous aviez plus de 100 députés, si l’on passe sur la parenthèse présidentielle et les 4,78 % de votre candidate, que s’est-il passé ?

C’est compliqué de mettre l’épisode présidentiel de côté parce que nous l’avons perdu lourdement. Depuis cinq ans, la droite française a perdu sa capacité historique à parler à tous les Français, c’est une réalité, il faut faire preuve de lucidité. C’est la suite logique de ce que l’on a vécu jusque-là, à ceci près que l’on résiste beaucoup mieux que d’autres, notamment le Parti socialiste qui a désormais totalement disparu de la circulation.

Dimanche, avez-vous eu peur que votre parti disparaisse ?

J’en ai eu peur et pas seulement hier mais aussi auparavant. Ce qui est important, ce n’est pas que le parti existe ou pas, je ne suis pas fétichiste, mais notre démocratie a besoin de partis politiques. On voit bien le cynisme absolu d’Emmanuel Macron depuis cinq ans, qui a consisté, alternativement, à nourrir le Front national et aujourd’hui l’extrême gauche. Une démocratie ne peut pas jouer continuellement avec le feu comme on est en train de le faire. Les députés de la Nupes ne défendront jamais les Français, ils sont là pour faire de l’agitation et de l’obstruction à l’Assemblée nationale.

Quelle est votre position sur la question des consignes de vote pour le second tour ?

Je suis affligé que l’on croit encore aux consignes de vote, chaque Français prendra ses responsabilités. Pour ce qui me concerne, nous n’avons pas une seule voix à donner aux extrémistes d’un côté comme de l’autre, de gauche comme de droite. Je ne soutiens pas la majorité présidentielle, je ne l’ai jamais fait et je ne le ferai pas. Je fais une remarque au passage, parce que ça me terrifie : j’ai vu la présidente de Région expliquer qu’elle allait faire voter pour la Nupes, je suis affligé de voir que celles et ceux qui nous ont fait la leçon depuis plusieurs semaines sur les grandes valeurs de la gauche républicaine, aujourd’hui ont vendu ce qu’il restait de leur âme. C’est absolument pitoyable.

Le président de LR devait réunir le conseil national stratégique lundi pour donner une position.

Je n’étais pas au conseil national stratégique. Les candidats n’attendent pas la consigne du siège national pour savoir ce qu’ils vont faire. Chaque candidat, dans chaque circonscription, donnera l’orientation qu’il souhaite ou n’en donnera pas et laissera les électeurs libres de leur choix.

Dans le Lot, avec 45,5 %, vous réalisez le 4e meilleur score de votre parti.

C’est une satisfaction personnelle et je le dois à la confiance personnelle que les électeurs me font alors que tous les barons régionaux du PS se sont mobilisés contre moi. On peut avoir une étiquette politique LR dans une terre de gauche et rester fidèle à sa ligne, à ses convictions. Il y a un autre message plus national : parmi ceux qui font les meilleurs scores chez Les Républicains, ce sont des candidats de la nouvelle génération ou ceux qui portent un message politique populaire et de justice sociale. Ce n’est pas un hasard. C’est le chemin de la reconstruction politique que l’on doit prendre.

Vous êtes le seul éligible en Occitanie.

Dans le Lot, j’ai commencé de bonne heure. L’Occitanie peut changer, mais il faudra du temps et clarifier notre message politique, ce sera le travail que j’aurai à mener dans les mois qui viennent.

Faut-il tout changer chez LR jusqu’à son nom ?

Il faut tout retravailler en profondeur, le nom, c’est la cerise sur le gâteau. La vraie question, c’est celle du message politique que nous portons et pour moi, il faut sortir d’un message exclusivement identitaire qui ne règle aucun des problèmes quotidiens. C’est une belle aventure pour la jeune génération, celle de la reconstruction d’un message populaire.

Les grands ténors de LR ont été très discrets dimanche soir, pourquoi ?

Je n’en sais rien, j’étais dans le Lot. Mais ne vous inquiétez pas, moi et d’autres, nous serons beaucoup moins discrets dans les semaines qui viennent. L’idée de la fin d’une époque est une réalité, une génération va prendre le relais.

>> Lire l’interview sur MidiLibre.fr

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Muriel Jourda – Législatives 2022

Quelques mots de notre présidente au sujet des candidats investis "Les Républicains" et soutenus "Union Droite et Centre" pour les législatives 2022

Nos candidats investis LR

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Conférence de presse du Conseil stratégique

Conférence de presse du Conseil stratégique

Ce mardi matin, Christian Jacob, président des Républicains, tenait une conférence de presse à l’issue du Conseil stratégique.

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