Eric Ciotti : « La politique du chèque sans provision n’est pas viable »

Eric Ciotti : « La politique du chèque sans provision n’est pas viable »

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la commission nationale d’investiture, était l’invité de BFMTV.

Il est revenu sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat, les violences contre les forces de l’ordre, le retour du masque dans les transports en commun à Nice et la future élection du président de notre mouvement.

Je mesure les difficultés des Français mais la politique du chèque sans provision n’est pas viable.

Baisser à 1€50/L le prix du carburant rapporterait 10x plus aux Français.

La baisse des impôts doit être générale, jusqu’au 19 juillet nos revenus sont consacrés aux impôts. pic.twitter.com/luA8ISXVWt

— Eric Ciotti (@ECiotti) July 7, 2022

Il faut avoir une considération nouvelle pour nos policiers et une réponse pénale forte avec le retour des peines planchers.

La règle qui doit valoir : tu touches à un uniforme de la République, le soir même tu dors en prison.

Nous déposerons une proposition de loi en ce sens. pic.twitter.com/n32FmtOVVA

— Eric Ciotti (@ECiotti) July 7, 2022

Éric Ciotti (LR) tacle Christian Estrosi, maire de Nice: “il s’érige en épidémiologiste, en médecin” pic.twitter.com/PUCgMOu6wx

— BFMTV (@BFMTV) July 7, 2022

“Je ne dis pas non”: Éric Ciotti (@ECiotti) n’exclut pas de prendre la présidence des Républicains pic.twitter.com/VtVlW4zXXn

— BFMTV (@BFMTV) July 7, 2022

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Gérard Larcher : « Je tends la main au gouvernement »

Gérard Larcher : « Je tends la main au gouvernement »

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a accordé un entretien exclusif à Midi Libre – Groupe Dépêche, au Palais du Luxembourg, ce mercredi 6 juillet, jour de discours de politique générale pour la Première ministre Élisabeth Borne.

Elisabeth Borne a prononcé ce mercredi son discours de politique générale. Quelle sera votre positionnement par rapport à l’exécutif ?

Elisabeth Borne a énoncé un catalogue de réformes. Je suis prudent, parce qu’on a eu beaucoup de discours pendant le quinquennat et assez peu de réformes et d’actions. Je suis impatient, car depuis le 24 avril, le pays est atteint de la maladie du sommeil. J’attends d’abord une nouvelle méthode de gouvernance. Le 7 mai, le président de la République promettait de nouvelles relations avec le Parlement, avec les forces vives du pays. Il faut passer aux travaux pratiques. Nous serons, dans ma famille politique (LR), comme dans la majorité sénatoriale, sur une ligne d’opposition, claire, indépendante, responsable. Notre boussole, c’est l’intérêt du pays. Nous ne sommes pas un anti-pouvoir, mais un contre-pouvoir.

Un contre-pouvoir au rôle accru ?

Il y a une majorité au Sénat, alors qu’il n’y en a pas à l’Assemblée. À l’Assemblée, ce sont les oppositions qui forment la majorité. Mais je tends la main au gouvernement, à la Première ministre à qui j’ai proposé une nouvelle méthode. Pour chaque texte important, je demande que nous en discutions ensemble avant qu’il ne soit ficelé, qu’il aille au Conseil d’État et qu’il soit présenté en Conseil des ministres. Je souhaite qu’on travaille ainsi texte par texte. Un certain nombre d’entre eux pourraient être vus au Sénat, en première lecture pour aller plus au fond, être moins dans le coup politique.

LR, qui n’a pas soutenu la motion de censure de LFI, pourrait-il lui-même utiliser ce levier pendant la législature ?

Nous n’allons pas anticiper; si la situation l’imposait un jour, si quelque chose allait profondément contre nos valeurs, les députés garderont ce droit. Mais je comprends que nos amis ne souhaitent pas mêler leurs voix à cette motion de censure de LFI, la vie politique ne peut pas être qu’une scénarisation. Notre pays a besoin de réformes sans tarder, plus que d’effets de manche. Attention, si l’Assemblée nationale ne devient qu’un ensemble de postures, de jeux de rôle, notre pays jugera sévèrement les choses.

Considérez-vous, comme Gérald Darmanin, le Rassemblement national et La France insoumise comme des « ennemis » ?

La démocratie, ce n’est pas la guerre ! On peut avoir des adversaires, je ne suis pas sûr qu’on ait des ennemis, je n’ai rien en commun avec le LFI et le RN et je ne suis pas près de m’en rapprocher, mais les élus de la République sont tous légitimes.

Vous ne craignez pas un blocage du pays ?

On va tout faire pour l’éviter, mais le blocage viendra d’abord de la manière dont se comportera l’exécutif avec le Parlement. J’appelle à une révolution culturelle de part et d’autre.

Selon ce principe, vous êtes prêts à des compromis ?

Je pense qu’il faut construire un certain nombre de choses ensemble, par exemple une trajectoire de retour progressif de l’équilibre financier. Il faut confier aux départements une responsabilité pleine et entière sur le médico-social comme il faut confier aux régions l’emploi et la santé. Je pense aussi qu’il faut aller plus loin dans la décentralisation et la débureaucratisation. Et puis le régalien n’a pas été un succès lors du quinquennat précédent, il est temps de traiter l’insécurité et la question migratoire.

Soutiendrez-vous la loi sur le pouvoir d’achat ?

On va voir ce qui est proposé et quel accueil vont avoir nos amendements. Il va falloir regarder trois choses, ces mesures sont-elles pérennes, quelles sont celles qui soutiennent le travail, je ne connais pas d’autre formule que le travail pour recréer de la richesse. Et il va falloir chercher des économies. C’est autour de cela qu’il faut travailler.

Y a-t-il pour vous des lignes rouges ?

Ne pas aggraver la situation financière du pays, la technique du chèque c’est fini, on ne peut plus. Il faut sortir de ce côté euphorisant du « quoi qu’il en coûte », qui devient « un quoi qu’il advienne ». Nous avons une responsabilité à assumer pour notre pays, il faudra un peu de courage.

Quelle réforme des retraites pourriez-vous soutenir ?

Au Sénat, nous avons voté l’allongement de la durée de cotisation, avec un objectif glissant pour l’âge de départ à la retraite jusqu’à 64 ans et la nécessité du dialogue social, notamment pour traiter des carrières longues et des métiers pénibles.

Vous vous rendez en Ukraine demain et samedi. Quel message porterez-vous ?

Je vais m’exprimer devant le Parlement ukrainien pour rendre hommage à ce peuple courageux, porter un message de solidarité et d’engagement de la France, évoquer avec eux la façon dont nous répondons aux besoins avec l’Union européenne. J’y vais aussi avec un projet de convention entre nos deux assemblées pour les aider dans leur statut de candidat à l’UE. Et, en tant qu’assemblée des collectivités territoriales, nous allons développer les coopérations lancées entre les villes et parler de la reconstruction.

>> Lire l’interview sur MidiLibre.fr

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Aurélien Pradié : « On n’est pas dans une opposition stérile, bête et méchante comme d’autres »

Aurélien Pradié : « On n’est pas dans une opposition stérile, bête et méchante comme d’autres »

Aurélien Pradié, secrétaire général de notre mouvement et député du Lot, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur la déclaration de politique générale, la motion de censure de la Nupes, le projet de loi sur le pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, la 7ème vague de Covid et la future éléction du président de notre mouvement.

Déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne “Je ne fonctionne pas aux mots-clés. J’attends une méthode”, dit Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains. “On n’est pas dans une opposition stérile, bête et méchante comme d’autres.” pic.twitter.com/wiDuT1abxz

— franceinfo (@franceinfo) July 6, 2022

LR ne votera pas la motion de censure de la Nupes “Nous ne soutiendrons pas la politique générale de ce gouvernement. Je n’ai pas confiance en ce gouvernement. Il n’est pas question de voter la motion de censure avec La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon.” pic.twitter.com/xUyTBDE0fJ

— franceinfo (@franceinfo) July 6, 2022

Projet de loi sur le pouvoir d’achat “Si les mesures sont positives pour les Français, on ne s’y opposera pas. Je veux bien qu’Olivier Véran nous fasse des mamours depuis quelques semaines, mais nous n’avons pas le texte”, dit Aurélien Pradié. pic.twitter.com/Kh6RqLcxFK

— franceinfo (@franceinfo) July 6, 2022

Pouvoir d’achat : aux entreprises d’augmenter les salaires ? “Certaines ne peuvent pas le faire”, assure le député LR. Aurélien Pradié veut “identifier” et “sanctionner” ceux “qui se gavent sur le dos de la crise”. pic.twitter.com/J1Z8pGPhBe

— franceinfo (@franceinfo) July 6, 2022

7e vague de Covid “Je ne souhaite pas que notre pays s’habitue à des privations continues de liberté”, dit Aurélien Pradié. “Il faut en sortir”, assure-t-il. “Il faut réanimer l’hôpital.” Le député LR du Lot souhaite réintégrer les soignants non-vaccinés. pic.twitter.com/qC4lh42rek

— franceinfo (@franceinfo) July 6, 2022

Qui pour diriger LR ? Aurélien Pradié “ne sait pas” s’il est candidat. “La droite doit redevenir une droite populaire.” Il prendra sa décision cet été “de manière collective.

Suivez le live https://t.co/cEwi3c61QM pic.twitter.com/D45Hl3X6js

— franceinfo (@franceinfo) July 6, 2022

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Bruno Retailleau : « La politique de débauchage me révulse et dégoute les Français »

Bruno Retailleau : « La politique de débauchage me révulse et dégoute les Français »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur la déclaration de politique générale, les propositions des sénateurs du groupe les Républicains, les valeurs de notre mouvement, l’autorité et le nouveau texte sur le passe sanitaire.

Je demanderai à la PM de dire la vérité aux Français, d’avoir un cap clair et de remettre de l’ordre, dans nos dépenses publiques, dans les esprits et dans la rue. #declarationdepolitiquegenerale @publicsenat pic.twitter.com/yRVgLawraT

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 6, 2022

Combien de propositions avons-nous fait au Sénat qui ont été balayées d’un revers de main ? Sur les signes ostentatoires religieux lors des sorties scolaires, le #burkini, la déconjugalisation de l’#AAH, les déserts médicaux… Nous allons les reproposer. @publicsenat pic.twitter.com/KWXA2v8lyb

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 6, 2022

Que @cestrosi ne parle pas de ses “amis” #LR. Si demain il y a coalition, ça voudrait dire renoncer à nos convictions et laisser comme seules alternatives au #macronisme, le #RN ou #LFI. La politique de débauchage me révulse et dégoute les Français. @publicsenat pic.twitter.com/VgNbq76DlZ

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 6, 2022

La promotion de @GDarmanin signifie qu’@EmmanuelMacron ratifie le mensonge et la dégradation de l’image de la France. Comment voulez-vous ensuite avoir une politique de rétablissement de l’ordre et de fermeté ? @publicsenat pic.twitter.com/RMX9S0eTTM

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 6, 2022

Le #passvaccinal n’a pas été utile. Nous voterons ce nouveau texte sur le #passsanitaire : cette fois, enfin, on va exiger le pass sanitaire à nos frontières sans enfermer les Français. Je suis favorable à des mesures fondées sur la responsabilité. @publicsenat pic.twitter.com/RgKPDLQ5MQ

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) July 6, 2022

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Annie Genevard : « Macron doit nous respecter »

Annie Genevard : « Macron doit nous respecter »

La députée du Doubs succède à Christian Jacob, qui vient de quitter la présidence des Républicains. Elle dirigera le parti au moins jusqu’au congrès national cet automne, qui verra la désignation d’une nouvelle gouvernance.

Passée sa désillusion de n’avoir pas pu participer à l’élection des vice-présidents de l’Assemblée nationale mercredi, fonction qu’elle avait occupée lors de la précédente législature, Annie Genevard a rebondi dès vendredi en prenant la tête de LR. La députée de la 5e circonscription du Doubs, qui était jusqu’à présent la numéro 2 du parti, remplace Christian Jacob, qui avait annoncé mi-juin son intention de quitter ses fonctions début juillet.

Appréhendez-vous cette fonction comme un simple intérim ou comme une présidence exécutive, par laquelle vous imprimerez votre marque ?

Je veux d’abord saluer le travail et l’engagement remarquables de Christian Jacob. Je le remercie pour la confiance qu’il m’a toujours accordée. J’assume cette présidence pleine et entière dans une période difficile. Le président de la République ne dispose plus de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Lui qui avait pour habitude d’ignorer le Parlement et l’opposition va devoir en tenir compte réellement désormais. Pas seulement faire semblant. Entre les Nupes, dont certains rivalisent dans la provocation, et le Rassemblement national qui veut faire oublier ses incohérences, les Républicains sont les seuls à présenter des projets cohérents et financés. Le président le sait. Mais il doit encore démontrer sa capacité à nous respecter, et à travers nous, à respecter les électeurs.

Wauquiez, Retailleau, Bellamy, Pradié : beaucoup de noms circulent déjà comme d’éventuels candidats à la présidence du parti, qui doit renouveler sa gouvernance cet automne. Serez-vous, vous-même, candidate ?

J’ai pour habitude d’avancer par étape. Ce n’est pas au moment où je débute cette présidence que je vais vous dire comment elle va se conclure. Nous aborderons la procédure menant au congrès cet automne. D’ici là, il y a déjà du pain sur la planche.

Comment allez-vous positionner et faire exister LR dans le débat politique, alors que le parti sort amoindri de la présidentielle et des législatives ?

Ma première responsabilité en tant que présidente du parti est d’organiser un cadre et une méthode pour codéfinir notre stratégie parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, où s’élabore la loi.

Je rappelle que le projet des Républicains a été voté par nos militants. Il est donc logique que le parti qui représente cette force militante établisse ce lien entre nos élus. Je tiens à accentuer la dynamique des législatives. Il n’y a pas d’ancrage local sans militants.

Le groupe LR ne vous a pas permis de vous présenter, comme vous le souhaitiez, à une vice-présidence de l’Assemblée. En voulez-vous à vos collègues ?

La responsabilité en incombe à la majorité. Je n’en veux pas à mes collègues LR. Je regrette l’attitude de la majorité dont les actes contredisent les discours. Elle affirme lutter contre le RN et la Nupes, mais elle cède à toutes leurs exigences à l’Assemblée. Ce double discours ne surprend plus personne.

>> Lire l’interview sur L’Alsace.fr

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Olivier Marleix : « L’État doit arrêter d’assommer les Français avec des taxes »

Olivier Marleix : « L’État doit arrêter d’assommer les Français avec des taxes »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, vice-président des Républicains et député d’Eure-et-Loir, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur le vote de confiance à l’Assemblée nationale, le prix des carburants, le projet de loi sur le pouvoir d’achat et la future élection du président de notre mouvement.

«  La Première ministre ne peut pas demander la confiance des députés. On sait que le gouvernement ne peut pas disposer de cette confiance. Poser cette question, ce serait suicidaire et faire perdre du temps au français » affirme @oliviermarleix à propos du vote de confiance. pic.twitter.com/tCj3TFWBE2

— Info France 2 (@infofrance2) July 4, 2022

«  Ce qui est anormal c’est que l’État s’enrichisse sur le dos des Français. On demande à l’État d’arrêter d’assommer les Français avec des taxes. »

Le député, @oliviermarleix, souhaite un tarif du carburant à 1,50€ le litre.

#Les4V @Caroline_Roux pic.twitter.com/mKnLMZ5iAV

— Info France 2 (@infofrance2) July 4, 2022

«  L’État s’enrichit actuellement grâce à la TVA qui augmente avec l’inflation. On demande des mesures d’économies : lutter contre la fraude fiscale… » plaide le député LR, @oliviermarleix à propos du projet de loi pouvoir d’achat.

#Les4V @Caroline_Roux pic.twitter.com/egLK7O9tAW

— Info France 2 (@infofrance2) July 4, 2022

Laurent Wauquiez doit-il prendre les rênes du parti LR ?

“Je pense que l’on a besoin d’un chef à la tête du parti LR et c’est un personnalité de grande valeur” affirme @oliviermarleix, député et président du groupe LR à l’Assemblée nationale

#Les4V @Caroline_Roux pic.twitter.com/wQUoFrEliZ

— Info France 2 (@infofrance2) July 4, 2022

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Fabien Di Filippo : « Notre responsabilité est d’incarner l’après-Macron »

Fabien Di Filippo : « Notre responsabilité est d’incarner l’après-Macron »

Fabien Di Filippo, député de Moselle et secrétaire général adjoint des Républicains, défend la légitimité d’un projet alternatif assumé à droite.

Comment analysez-vous le débat sur la ligne « d’opposition » de la droite ?

Ce débat a été tranché au moment des élections législatives. Les candidats des Républicains, choisis pour représenter leur circonscription à l’Assemblée nationale, l’ont été pour appartenir à l’opposition. La déception générée par le manque de résultats obtenu par Emmanuel Macron, l’immobilisme qu’il incarne depuis plusieurs années, ont poussé les Français à élire des députés portant des solutions différentes. Et nous, c’est ce contrat-là, passé avec nos électeurs et nos territoires, que nous voulons à tout prix respecter. C’est une question de sincérité démocratique, mais c’est aussi un impératif pour le redressement du pays. Notre responsabilité est là.

On vous répondra que vous ne comptez plus que 61 députés et que Les Républicains sont très affaiblis depuis la présidentielle…

Premièrement, être élu à l’Assemblée après l’échec qui fut celui de notre candidate à la présidentielle, c’est quand même, pour chacun d’entre nous, la démonstration d’un lien extrêmement fort avec nos concitoyens. Nous avons cette légitimité. Ensuite, le Parlement n’est plus du tout dans la même configuration que lors du précédent mandat.

Il existait une grosse majorité monolithique qu’il était pratiquement impossible de fracturer. Aujourd’hui, dès les premiers scrutins pour le bureau de l’Assemblée, on a bien senti en commission que les équilibres démocratiques seraient très précaires. Dans ce contexte nouveau, c’est l’implication des uns et des autres, la force de persuasion et la cohérence qui pourront permettre de faire passer nos idées. Autrement dit, nous avons beaucoup plus de coups à jouer désormais.

Mais que répondez-vous à ceux qui estiment que vous retrouvez une force politique parlementaire par défaut ?

Personne n’est majoritaire dans le pays aujourd’hui ! Et Les Républicains restent le parti le plus ancré territorialement et comptent une majorité au Sénat. À l’échelle globale du Parlement, notre place est plus que stratégique, presque équivalente à celle de la majorité présidentielle. Nous avons donc une légitimité très forte pour faire valoir nos idées dans le débat, sans forcément faire un accord qui nous obligerait à porter un projet qui n’est pas le nôtre, qui n’est pas celui sur lequel nous avons été élus et qui décevrait nos électeurs.

Nombre d’élus locaux LR mettent en garde le parti sur le maintien de cette ligne d’opposition. Que leur dites-vous ?

Deux choses. La première, c’est que la parenthèse du macronisme est déjà en train de se refermer, le président est complètement effacé, tous les projecteurs sont tournés vers l’Assemblée et l’on sent bien que ce mouvement ne survivra pas à Macron. Notre responsabilité est immense et historique. Nous devons incarner, aux yeux des Français, une alternative crédible et démocratique pour l’après-Macron. Nous devons donner la chance à notre pays de ne pas rester enfermé dans un duel entre l’extrême gauche et l’extrême droite. La deuxième chose que je leur dis est la suivante : nous avons pu mesurer les différences profondes que nous avions avec les Marcheurs sur la vision de l’avenir de la France et du cap à suivre pour la redresser.

Quelles sont ces différences ?

Un premier exemple : dès cet été Mme Borne veut revaloriser les minimas sociaux et les allocations-chômage plus que le travail. Ils veulent aussi élargir l’Union européenne au-delà des Balkans, voire plus, alors que l’Europe crève de ces élargissements sans fin. Stratégie énergétique, stratégie agricole, éducation… Et je ne parle pas du projet d’Emmanuel Macron de diminuer de 10 milliards d’euros les ressources des collectivités. Nous comptons des différences fondamentales qui nous interdisent d’aller nous diluer dans le macronisme, par confort ou par opportunisme.

Si ces divergences sur la ligne devaient se durcir, ne craignez-vous pas une fracturation des LR ?

Quand les débats vont enfin commencer sur les textes, la question budgétaire, le danger de l’assistanat ou la sécurité; dès que nous serons sortis de cette période spéculative du partage des postes, nous nous rendrons compte à nouveau des valeurs que nous portons ensemble. Hormis certains débauchages, nous verrons que tous les membres de notre famille politique, celle de la droite républicaine, parviendront à se retrouver autour d’un même socle.

Souhaitez-vous qu’une incarnation émerge rapidement pour défendre le projet LR ?

La droite est forte quand son leadership est incontestable. Tous nos élus doivent se rassembler autour d’une personnalité et se tenir prêts à l’aider à tisser un lien fort avec les Français dans les périodes difficiles. Cette personnalité ne doit pas passer par une primaire ou un congrès. Nous devons la faire émerger.

Aujourd’hui, Laurent Wauquiez, dont la réussite régionale est unanimement reconnue, a beaucoup évolué. Il incarne l’importance du travail et des questions sociales. Il a compris que l’essentiel était de mettre cette valeur travail au-dessus de tout. C’est la seule valeur partagée par tous les Français et Laurent Wauquiez n’a pas peur de la défendre comme une question capitale. En politique, le timing comptant plus que le talent, celui de Laurent Wauquiez arrivera quand lui-même jugera le moment venu. À nous de lui préparer le terrain en lui disant qu’il peut compter sur une équipe solide.

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Comment la majorité a laissé élire Eric Coquerel à la présidence de la commission des finances

Comment la majorité a laissé élire Eric Coquerel à la présidence de la commission des finances

Depuis hier, une énorme opération d’intoxication menée par le RN se déroule avec l’assentiment de la majorité présidentielle.

En effet, Eric Coquerel a été élu président de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale. Cette élection ne peut que nous désoler. La Commission des Finances exige de la mesure, à l’opposé du profil d’idéologue d’Éric Coquerel qui se situe à l’extrême gauche de la NUPES. Celui-ci apparaît comme une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui croient au mérite, à la liberté et la force d’entreprendre.

Nous avons présenté la députée de l’Orne Véronique Louwagie. Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de cette Commission depuis 8 ans, elle présente toutes les qualités nécessaires.

La majorité présidentielle, qui n’a pas participé au vote, a délibérément choisi d’offrir cette responsabilité éminente aux troupes de Jean-Luc Mélenchon.

Par son opposition caricaturale et fanatique, Eric Coquerel renforce la position que souhaite adopter Emmanuel Macron de « seul rempart face aux extrêmes ».

S’il avait tellement voulu empêcher Eric Coquerel d’accéder à ce poste, Emmanuel Macron devait demander à ses députés de barrer la route à la candidature radicale présentée par LFI. Il s’y est refusé.

La majorité Lrem/MoDem/Horizon a donc quitté la salle et a refusé de participer au vote.

Le rapport de force était le suivant :
– NUPES (LFI, Verts, PC et PS) : 20 députés
– RN : 11 députés
– LR : 8 députés
– LIOT (« Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires ») : 2 députés

Il y avait donc 41 votants et la majorité absolue était fixée à 21 voix.

Chaque groupe a présenté un candidat et a obtenu les voix de ses députés membres de la commission aux deux premiers tours.

Par conséquent, il est totalement faux de prétendre que si LR avait voté en faveur du candidat RN celui-ci aurait gagné.

En l’absence de la participation au vote, des 32 députés macronistes membres de la commission, seule la NUPES et son candidat, Eric Coquerel étaient en capacité arithmétique de l’emporter.

Ainsi, un député du groupe LIOT a apporté, au 3e tour, la 21e voix manquante à la NUPES, le candidat RN obtenait 11 voix et notre candidate 9 voix. C’est donc par le choix d’Emmanuel Macron, que Éric Coquerel est élu Président de cette commission.

Plus que jamais, les Républicains apparaissent comme la seule formation d’opposition responsable et dédiée au service des Français.

Les prochains mois le démontreront et les postures de la NUPES et du RN ne suffiront pas à cacher une réalité qui sera jour après jour plus évidente. Vous pouvez compter sur toute la force de conviction de nos 62 députés élus au groupe LR autour d’Olivier Marleix, leur président, pour défendre nos valeurs et notre vision pour la France.

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Christian Jacob : « Il nous faut un phare à droite »

Christian Jacob : « Il nous faut un phare à droite »

Le patron des Républicains a décidé de sortir de la vie politique après 28 années de combat à droite. « La maison est en ordre », confie-t-il au Figaro en appelant les siens à « rester unis ».

Éric Ciotti est réélu questeur mais Les Républicains n’ont obtenu aucun poste sur six vice-présidences stratégiques du bureau à l’Assemblée nationale. Quelle lecture faites-vous de ce qui s’est passé cette semaine au Palais Bourbon ?

Malheureusement, nous n’étions pas en situation de pouvoir maintenir nos postes après nos résultats aux élections présidentielle et législatives. Mon regret est la responsabilité très lourde du président de la République. Il a fait le choix délibéré d’instrumentaliser le Rassemblement national et l’extrême gauche. Ce qui s’est passé à la commission des finances est un pour le moins inquiétant, le groupe présidentiel Ensemble doit en assumer la responsabilité parce qu’il pouvait l’éviter. J’espère qu’Éric Coquerel, le président LFI de cette commission, va prendre la hauteur exigée par le poste et ne se laissera pas guider par des comportements antirépublicains, dont le seul objectif serait de tout faire exploser.

Les LR occupent désormais une position clef dans l’hémicycle. Quelles sont les exigences de la droite à l’égard d’Emmanuel Macron ?

J’ai toujours été très clair : il n’était pas question d’accords de boutiquiers. Son quinquennat a été un échec dans plusieurs domaines (gestion des finances publiques, incapacité de réformer, sécurité, contrôle de l’immigration…). Désormais, nous jugerons sur pièce et nous poserons des propositions sur la table pour chaque texte. Charge au groupe présidentiel de faire les bons choix, c’est-à-dire à peu près l’inverse de tout ce qu’ils ont fait lors du premier quinquennat.

Que répondez-vous à la nouvelle présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet quand elle appelle, dans les colonnes du Figaro , au « dépassement des clivages » ?

Je ne demande qu’à la croire et à lui faire confiance mais les groupes macronistes ont fait rigoureusement le contraire pendant cinq ans en rejetant systématiquement nos idées, en déconsidérant les corps intermédiaires et, bien souvent, en déconsidérant les Français. Le nouveau monde s’est effondré et nous voyons le résultat.

Les députés LR ont été fortement bousculés par le RN aux législatives. Le parti de Marine Le Pen vient de leur ravir la place de première force d’opposition à l’Assemblée. Quelle leçon la droite doit-elle en tirer ?

C’est d’abord le résultat du choix présidentiel que d’avoir désigné les extrêmes comme ses interlocuteurs. Mais il y a un message des Français à entendre et à retenir. Et c’est à partir de là que nous pourrons reconstruire.

Pourquoi avez-vous décidé de mettre un terme à votre présidence LR ?

Pour deux raisons, personnelle et politique. Il y a cinq ans, j’avais décidé avec mon épouse que ce serait mon dernier mandat. C’est une décision mûrie. J’ai exercé presque tous les niveaux de responsabilité : président de commission, président de groupe, ministre trois fois, président du parti… Si j’ai pu faire tout cela avec engagement et passion, c’est parce que la République est belle. Elle a permis à quelqu’un comme moi, qui avait arrêté ses études à 17 ans avec un BEP agricole, puis démarré dans la vie professionnelle avec une exploitation de 6 hectares et 25 vaches laitières, de pouvoir faire ce parcours. C’est pour cela que je ne supporte pas que l’on abîme la République, comme l’a fait Emmanuel Macron. Les Républicains ont vocation aujourd’hui à montrer qu’entre le marigot d’En Marche et les extrêmes, il y a une autre voie républicaine à construire sur le temps. Et la deuxième raison est politique. Nous devons nous débarrasser définitivement des primaires, que j’ai d’ailleurs sorties des statuts LR, et mon successeur doit avoir vocation à être candidat en 2027.

Nombre d’élus et de militants attendent une incarnation à droite. Laurent Wauquiez est-il l’homme de la situation ?

D’autres candidatures sont possibles mais de mon point de vue, Laurent est celui qui rassemble toutes les qualités nécessaires pour plusieurs raisons. Il a été solide dans l’adversité. Peu de responsables politiques auraient eu le courage qu’il a eu au moment de l’échec collectif des européennes. Il a accepté d’en assumer seul la responsabilité alors qu’il n’était pas tête de liste. Il a donné une deuxième leçon de courage et d’humilité en retournant chez lui en Auvergne-Rhône-Alpes pour se consacrer pleinement à sa région, l’une des plus grandes de France. Le résultat est là : sur 61 députés LR, un tiers est issu de ce territoire. Cela montre sa capacité à reconstruire en partant du terrain. Il a aussi une expérience ministérielle, sait ce que représente la gestion d’un parti et il a toujours agi avec droiture sans jamais se planquer.

Est-il prêt pour relever le défi ?

Cette décision lui appartient. Il est dans une période de réflexion, ce qui est sain. Pour lui aujourd’hui, il y a un alignement des planètes et un soutien très fort des militants. Mais reconstruire en visant 2027 ne peut relever que d’un choix personnel.

L’hypothèse d’une candidature de François Baroin est-elle définitivement écartée ?

En politique, rien n’est jamais fini. Mais de telles décisions sont tellement personnelles, que je ne peux parler à la place de personne.

Mettez-vous un terme à 28 ans de combat politique à droite ?

Oui, je resterai militant, à disposition de qui voudra pour échanger mais je ne reste pas dans la politique active. J’ai pris soin de préparer mes successions partout, à la mairie de Provins, sur mon intercommunalité, dans ma 4e circonscription de Seine-et-Marne. N’ayant plus aucun mandat, je n’ai plus aucune légitimité pour exercer une responsabilité directe.

Quels sont vos projets ?

Je pars dimanche à Londres pour y suivre un mois d’anglais intensif, sur le rythme de sept heures de pratique quotidienne ! J’en rêvais depuis longtemps car j’ai toujours vécu l’impossibilité de parler cette langue comme une frustration, même si j’ai deux petits enfants franco-britanniques installés en Angleterre. Ensuite, je prendrai un vrai mois de vacances, ce qui ne m’est jamais arrivé. Après, je reprendrai probablement une activité dans le secteur privé, à l’automne.

Quel bilan faites-vous de votre action à la tête des Républicains ?

Ma plus grande satisfaction est d’avoir pu rassembler la famille LR dans un contexte explosif, fait en sorte que Les Républicains existent toujours alors qu’ils auront un rôle central à jouer au cours de cinq prochaines années. Je pourrais aussi évoquer quelques victoires électorales (municipales, départementales, régionales), la création d’un mouvement Jeunes, le soutien sans faille des militants… Mais ma plus grande déception est de ne pas avoir réussi à desserrer l’étau entre le flou artistique d’En Marche et les extrêmes, à la présidentielle.

Quelles furent les séquences les plus difficiles ?

Faire revenir Valérie Pécresse et Xavier Bertrand dans le giron LR n’était pas gagné. Aujourd’hui, tout le monde se parle, nous sommes capables de nous réunir tous dans une même salle.

Ne regrettez-vous pas de quitter le navire alors que le parti doit entamer une refondation totale ?

En politique, il n’est pas interdit de tenir ses engagements. Je veux les tenir et je suis convaincu que c’est la bonne décision car rester serait mettre la poussière sous le tapis. Il faut tirer les enseignements de ce qui s’est passé. Je retiens une leçon de Jacques Chirac qui m’a mis le pied à l’étrier : pour transmettre il faut arrêter.

Si d’autres soldats devaient quitter LR pour rejoindre la macronie prochainement, la ligne d’opposition défendue par le parti tiendrait-elle le choc ?

J’ai dit au président de la République qu’il pouvait continuer les débauchages comme il l’a fait mais que cela ne pourrait que radicaliser les positions sans lui rapporter une seule voix. Il a esquissé un sourire. Les opportunistes, il y en a toujours eu et il en aura toujours. C’est une erreur d’avancer la gravité de la situation pour justifier un ralliement car quand la situation est grave, on doit être capable de défendre un projet et des idées. Offrir une voiture à deux tons ou un hôtel ministériel ne change rien. L’intérêt du pays se défend à l’Assemblée, là où les lois se votent en toute transparence. Nous, nous invitons simplement Emmanuel Macron à l’épreuve de vérité.

Comment avez-vous vécu vos dernières divergences d’analyses avec Nicolas Sarkozy concernant le positionnement des Républicains à l’égard d’Emmanuel Macron ?

Sur trente années d’histoire politique avec Nicolas Sarkozy, nous avons connu des situations tendues. À l’époque Chirac/Balladur, on ne faisait pas dans la dentelle, pas plus que durant l’épisode Chirac/ Sarkozy. Mais ces rapports de force et ces divergences, qu’il faut savoir assumer, nous ont aussi permis de construire des liens d’amitié, que j’assume totalement et qui existent encore. Lui comme moi avons toujours été très francs l’un envers l’autre. Mais parfois, quand il y a des oppositions, il faut trancher. Avec Guillaume Peltier ou d’autres, je n’ai pas tergiversé. Quand j’ai considéré que la ligne rouge était franchie, l’affaire s’est réglée dans l’heure. Mais concernant Nicolas Sarkozy, c’est bien sûr d’un autre niveau, je n’oublie pas qu’il a été un très grand président et j’espère continuer à le voir.

Quels seront les chantiers prioritaires pour Annie Genevard qui assure l’intérim à la présidence LR jusqu’au prochain congrès en novembre ?

Elle devra, avec Aurélien Pradié, préparer chaque texte avec Gérard Larcher et nos deux présidents de groupe, Olivier Marleix à l’Assemblée et Bruno Retailleau au Sénat. Et préparer le congrès électif de fin d’année en collaboration à partir de septembre avec Cécile Richez à la direction générale du parti à la suite de Jean-François Verdier et Marie-Eve Malouines à la direction de la communication.

En quittant ce bureau, rue de Vaugirard, qu’avez-vous envie de dire aux militants et aux élus ?

Restez unis ! Je pars serein, la maison est en ordre. Et souvenons-nous des personnalités du RPR : la fibre sociale de Séguin, le régalien de Pasqua, la sensibilité européenne d’Alain Juppé, la jeunesse soulevée par Nicolas Sarkozy, les qualités de rassembleur de Jacques Chirac… Tous étaient des phares. Aujourd’hui, il nous faut un phare.

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Chers amis,

J’ai toujours considéré que la vie publique est d’abord une affaire de fidélité à ses convictions et de capacité à se battre dans la clarté pour ses idées.

Les Mouvements politiques ont un rôle majeur à jouer pour faire vivre la démocratie, faire bouger les lignes et porter les projets dont la France a besoin.

Au moment où je quitte comme prévu mes fonctions de Président de notre Mouvement, je dois vous dire que j’ai été fier de servir les Républicains et que je n’oublierai pas la force de votre mobilisation dans les combats que nous avons menés ensemble.

J’ai toujours veillé à défendre nos valeurs, notre raison d’être et l’histoire de notre Mouvement qui puise ses racines dans l’histoire de la Vème République.

Comme vous toutes et tous, chères militantes, chers militants, j’ai vécu de belles victoires à toutes les élections locales, mais aussi des défaites. Nous avons échoué à la présidentielle et je prends toute ma part dans cet échec.

J’ai donné le meilleur de moi-même pour garantir notre unité dans une période où peu nous a été épargné. Je remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui ont été solides et tenaces car le rebond, demain, reposera sur notre capacité à rester unis et fidèles à nous-mêmes.

Les raisons d’espérer sont nombreuses. Notre ancrage dans les territoires sera une force pour préparer l’avenir. Cet ancrage nous a permis de résister aux élections législatives. Avec notre Groupe de députés, nous avons des femmes et des hommes engagés, proches du terrain et d’une grande droiture dans leurs convictions.

Autour d’Annie GENEVARD, qui assumera la présidence des Républicains par intérim et d’Aurélien PRADIÉ, notre Secrétaire Général, avec Gérard LARCHER, notre Président du Sénat ainsi que nos présidents de groupe, Olivier MARLEIX et Bruno RETAILLEAU, nous devons nous appuyer sur nos fondations pour reconstruire notre maison. La France a plus que jamais besoin d’une droite républicaine et parlementaire solide et déterminée.

Vous toutes et tous, Présidents de Fédérations, Secrétaires départementaux, délégués de Circonscription et militants, vous serez les artisans de ce renouveau.

Soyez assurés que je resterai un militant engagé parmi vous.

Je sais ce que je vous dois. Je ne l’oublierai pas. Et je tenais, à ce moment de ma vie publique, à vous dire que je vous fais totalement confiance.

Cet automne, il vous reviendra, lors du Congrès, d’écrire une nouvelle page de notre histoire.

Avec mes sentiments fidèlement dévoués.

Amitiés,

Christian Jacob
Président des Républicains

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