François-Xavier Bellamy : « La réforme des retraites est indispensable »

François-Xavier Bellamy : « La réforme des retraites est indispensable »

François-Xavier Bellamy, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur les élections en Italie, la démission de Julien Bayou de la tête d’EELV et la réforme des retraites.

[#SudRadio] #Élections en #Italie : @GiorgiaMeloni remporte les #législatives

@fxbellamy : “Le parti de Giorgia #Meloni n’est pas pro-fasciste ! C’est une folie de faire croire que 25% des Italiens seraient fascistes”

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— Sud Radio (@SudRadio) September 26, 2022

#Bayou démissionne de la tête d’#EELV

@fxbellamy : “Il y a des institutions pour lutter contre le crime et les délits en France. Aujourd’hui, on vit dans un monde étrange où la justice se rend sur les plateaux télé ou aux micros des radios !”

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— Sud Radio (@SudRadio) September 26, 2022

[#SudRadio]@fxbellamy : “La #ReformeDesRetraites est indispensable (…) Le 49.3 n’est pas un gros mot, il fait partie de nos instituions ! S’il faut voter cette réforme par un amendement, nous ne voterons pas contre”

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— Sud Radio (@SudRadio) September 26, 2022

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Gilles Platret : « La vraie question, ce n’est pas de savoir s’il faut reporter l’âge, mais de quelle manière on le fait »

Gilles Platret : « La vraie question, ce n’est pas de savoir s’il faut reporter l’âge, mais de quelle manière on le fait »

Gilles Platret, Vice-président de notre mouvement et maire de Chalon-sur-Saône, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur les élections en Italie, l’élection à la présidence de notre mouvement et la réforme des retraites.

Victoire de @GiorgiaMeloni en Italie : “Je salue la décision du peuple italien. Ce n’est pas un accord de principe sur le programme, mais on ne contraint pas un peuple. @vonderleyen a fait peuve d’ingérence dans ce débat italien”, s’agace @gillesplatret #BonjourChezVous pic.twitter.com/23SAuGbbht

— Public Sénat (@publicsenat) September 26, 2022

Présidence de LR : @gillesplatret est “toujours en réflexion” sur une éventuelle candidature. “Il faut un dialogue avec les parlementaires. Je l’ai. Un dialogue avec d’autres candidats, je l’ai. La question est de savoir si ma candidature peut enrichir le débat” #BonjourChezVous pic.twitter.com/lghD8cFIYZ

— Public Sénat (@publicsenat) September 26, 2022

Réforme des retraites ? “La vraie question, ce n’est pas de savoir s’il faut reporter l’âge, mais de quelle manière on le fait”, explique @gillesplatret “L’amendement est l’arme des oppositions, ce n’est pas la même chose qu’un débat posé par la majorité” #BonjourChezVous pic.twitter.com/Ci6PPyYvQy

— Public Sénat (@publicsenat) September 26, 2022

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Aurélien Pradié : « La droite à laquelle je crois, c’est la droite populaire »

Aurélien Pradié : « La droite à laquelle je crois, c’est la droite populaire »

Aurélien Pradié, 36 ans, député du Lot et secrétaire général des Républicains, est candidat à la présidence de son parti. Celui qui sera opposé à Éric Ciotti et Bruno Retailleau a expliqué sa candidature aux militants du Mâconnais ce vendredi soir.

Cinq candidats sont, à ce, jour déclarés pour la présidence des Républicains. Éric Ciotti incarne une droite dure, Bruno Retailleau se définit comme le candidat d’une droite « conservatrice ». On connaît moins Aurélien Pradié. Quelle droite voulez-vous porter à la présidence de votre parti ?

D’abord je veux faire respirer cette famille politique. La droite à laquelle je crois, c’est une droite populaire. Je ne veux pas savoir si cette droite est dure, molle, libérale ou conservatrice… Ces débats de ligne ne servent qu’à nous diviser. La droite populaire à laquelle je crois, c’est une droite qui parle à tout le monde. Après un échec colossal à la présidentielle, on a deux solutions : soit on ne bouge pas et on va finir par mourir, soit on se secoue vraiment les plumes. Et je pense que ma génération a aussi cette responsabilité de faire les choses différemment. De pouvoir parler à l’ouvrier et au fonctionnaire autant qu’au chef d’entreprise, de pouvoir parler au jeune et au moins jeune. La droite populaire, c’est aussi celle qui aborde tous les sujets. Évidemment que les questions de sécurité et d’immigration sont des sujets essentiels – et je fais des propositions sur ces thèmes – mais je veux aussi que l’on parle de pouvoir d’achat, d’environnement, d’éducation… Quand la droite ne parle que des mêmes sujets, elle finit par faire moins de 5 % à la présidentielle…

Mais avec Emmanuel Macron d’un côté et Marine Le Pen de l’autre, quel espace politique reste-t-il aux Républicains ?

Moi, je refuse d’adhérer au projet politique d’Emmanuel Macron qui n’est pas le mien. C’est un projet de baratineur auquel j’ai toujours résisté. Je ne crois pas non plus au projet politique porté par Marine Le Pen. Je refuse donc de choisir entre l’un et l’autre. Ce que je veux, c’est que la droite trace son chemin, qu’elle arrête de lorgner sur les uns et sur les autres. Et pour ça, il faut un nouveau départ. On ne peut pas rejouer éternellement les matchs du passé, il faut se projeter vers l’avenir et je pense que ma génération peut le faire.

Éric Ciotti souhaite que Laurent Wauquiez soit le prochain candidat des LR à la présidentielle. Et vous ?

Je ne crois pas aux candidats par procuration. Moi, je suis candidat pour être pleinement président des LR. Et je crois que c’est une erreur de vouloir jeter dans l’arène notre candidat à la présidentielle dès le mois de janvier comme le propose Éric Ciotti. Cela soumettrait ce candidat à toutes les attaques beaucoup trop tôt. Ce qu’il faut selon moi, c’est d’abord, pendant un an, prendre le temps de rebâtir le parti. Tout est à reconstruire. Quand on sera prêt, alors on désignera notre candidat à la présidentielle.

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Décision de la Haute autorité

Décision de la Haute autorité

Vu l’article 4 de la Constitution,

Vu l’ordonnance revêtue de l’exécution provisoire rendue le 20 septembre 2022 par le juge des référés du Tribunal judiciaire de Paris à la demande de Mme Virginie Calmels, suspendant les effets attachés à la décision d’irrecevabilité d’une candidature à la présidence du Mouvement jusqu’à ce qu’une décision de justice de fond soit rendue,

Considérant le processus engagé par la publication du guide électoral en date du 22 juillet 2022 et l’exigence supérieure d’égalité entre les candidats, au fondement de l’ordonnance suscitée,

Décide :

1) Les points e et f du 5 de la délibération du 11 juillet 2022 sont remplacés par les dispositions suivantes :

e) Pour l’exécution de l’ordonnance de référés rendue le 20 septembre 2022 par le juge des référés du Tribunal Judiciaire de Paris suspendant les effets attachés à la décision d’irrecevabilité d’une candidature à la présidence du Mouvement jusqu’à ce qu’une décision de justice de fond soit rendue, les déclarations officielles de candidature à la présidence du mouvement pourront être adressées par courrier au siège du Mouvement, nonobstant toute disposition contraire généralement applicable, au plus tard le jeudi 3 novembre 2022 à 15 heures (date et heure de réception au siège faisant foi).

f) Pour l’exécution de la même ordonnance, la liste des candidats à l’élection du Président du mouvement sera, nonobstant toute disposition contraire généralement applicable, établie et rendue publique le vendredi 4 novembre.

2) Dans le guide électoral, nonobstant la mention de toute disposition généralement applicable, la date du lundi 3 octobre 2022, 18 heures, est remplacée par la date du jeudi 3 novembre 2022, 15 heures et la date du 17 octobre est remplacée par la date du 4 novembre.

3) Les parrainages régulièrement consentis antérieurement à la présente délibération demeurent valables.

4) Le parti s’assurera de la communication de la présente délibération, à sa date de parution, auprès de toute personne intéressée.

La présente délibération a été adoptée le 23 et formalisée le 24 septembre 2022 par la Haute Autorité du Mouvement des Républicains, où siégeaient Henri de BEAUREGARD, Président, Jean-Pierre CAMBY, Bernard CARAYON, Annie DELMONT-KOROPOULIS, Rémi-Pierre DRAI, Marianne DUBOIS, Patrick HETZEL, Edouard de LAMAZE.

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Élection à la Présidence des Républicains

Élection à la Présidence des Républicains

La Haute Autorité prend acte de la décision du juge des référés du tribunal judiciaire de Paris du 20 septembre 2022. Elle acte la réintégration de Madame Virginie Calmels au processus électoral.

En conséquence, dans un souci d’égalité entre les candidats déclarés, la Haute Autorité reporte la date de dépôt des candidatures officielles, accompagnées des parrainages exigés, du 3 octobre 2022 au 3 novembre 2022 à 18 heures au plus tard.

Les dates du scrutin sont maintenues : les 3 et 4 décembre 2022 pour le 1er tour, les 10 et 11 décembre 2022 pour le 2nd tour.

La Haute Autorité des Républicains

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Gérard Larcher : « Je voudrais voir le dialogue social à l’oeuvre »

Gérard Larcher : « Je voudrais voir le dialogue social à l’oeuvre »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur la réforme des retraites, l’immigration, l’affaire Quatennens, les manifestations en Iran et la guerre en Ukraine.

“Je voudrais voir le dialogue social à l’oeuvre. La réformes des #retraites est un test grandeur nature”
@gerard_larcher en faveur du report progressif de l’âge légal et de la fin des régimes spéciaux#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/iUlEtxGu9U

— Telematin (@telematin) September 22, 2022

#Immigration : “Sans politique migratoire volontariste, nous aurons bientôt les votes de la Suède et de l’Italie”
@gerard_larcher, président du @Senat#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/ewnqtBT8q2

— Telematin (@telematin) September 22, 2022

“Lui et sa formation politique doivent se poser la question”
@gerard_larcher met en relief la “courageuse” exclusion de Gaël Perdriau des Républicains avec l’affaire Adrien Quatennens#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/NEKLeNC9BW

— Telematin (@telematin) September 22, 2022

“Ça fera réfléchir ceux qui disent que porter le voile est un signe de liberté”
@gerard_larcher sur la mort de #MashaAmini en #Iran#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/oaXhteYhnf

— Telematin (@telematin) September 22, 2022

“La Chine a évolué : elle appelle à un dialogue auquel nous devons contribuer, en n’oubliant pas que l’agresseur est la Russie et l’agressé, l’#Ukraine
@gerard_larcher, président du @Senat #Les4V #Poutine #UkraineRussiaWar pic.twitter.com/2LlE9o08kH

— Telematin (@telematin) September 22, 2022

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Bruno Retailleau : « Cette réforme de la retraite, il faut la faire »

Bruno Retailleau : « Cette réforme de la retraite, il faut la faire »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur la guerre en Ukraine, la réforme des retraites, l’immigration, la fin de vie et les violences faites aux femmes.

.@BrunoRetailleau : Il faut répondre aux menaces russes “avec la plus grande fermeté et la plus grande prudence” #le7930inter pic.twitter.com/wJh7ZEEHzc

— France Inter (@franceinter) September 22, 2022

.@BrunoRetailleau : “Chaque président de la République, depuis bien des quinquennats, a assumé une réforme de la retraite : il faut la faire” #le7930inter pic.twitter.com/egHEvzNdIZ

— France Inter (@franceinter) September 22, 2022

.@BrunoRetailleau : “Je proposerai de redonner la parole au peuple français, avec un référendum sur une politique migratoire” #le7930inter pic.twitter.com/mVEz6arMxI

— France Inter (@franceinter) September 22, 2022

.@BrunoRetailleau sur une nouvelle loi sur la fin de vie : “Je n’y suis pas favorable : on a voté une loi à la quasi unanimité il y a moins de dix ans” #le7930inter pic.twitter.com/5y9e90MrK2

— France Inter (@franceinter) September 22, 2022

.@BrunoRetailleau sur les affaires Quatennens et Bayou : “On assiste à un bal des tartuffes : certains donneurs de leçons étaient aussi des donneurs de gifles” #le7930inter pic.twitter.com/faUb9MWcqb

— France Inter (@franceinter) September 22, 2022

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Aurélien Pradié : « Je veux porter un nouvel espoir »

Aurélien Pradié : « Je veux porter un nouvel espoir »

Aurélien Pradié, secrétaire général de notre mouvement et député du Lot, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur l’élection à la présidence de notre mouvement, les violences faites aux femmes, la réforme des retraites et le comportement de Sandrine Rousseau.

[#SudRadio]@AurelienPradie : “@sandrousseau n’est pas une démocrate et je pèse mes mots en le disant ! Sandrine #Rousseau commence à poser problème aux règles de notre démocratie”

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— Sud Radio (@SudRadio) September 22, 2022

[#SudRadio] Affaire #Quatennens

@AurelienPradie : “Je ne fais pas la différence entre une petite claque et une grosse claque. Quand on lève la main sur son épouse ou sur son compagnon, on a passé une étape qui pour moi est insupportable”

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— Sud Radio (@SudRadio) September 22, 2022

[#SudRadio] #Retraites : @AurelienPradie contre le recul de l’âge légal de départ, à contre-courant de son parti

“Je ne vois pas comment on peut dire qu’on respecte le travail et dire à quelqu’un qui aura commencé à bosser à 20 ans qu’il va travailler jusqu’à 65 ans’” pic.twitter.com/s9QJ8nOnWN

— Sud Radio (@SudRadio) September 22, 2022

@AurelienPradie : “Présidence #LR. Ma candidature porte un nouvel espoir. La droite doit redevenir populaire. Elle doit parler sécurité mais aussi écologie et à ceux qui aujourd’hui ont un travail laborieux dont le salaire n’est pas à la hauteur”
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— Sud Radio (@SudRadio) September 22, 2022

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Aurélien Pradié : « La société du culte de la surperformance finit par écraser chacun »

Aurélien Pradié : « La société du culte de la surperformance finit par écraser chacun »

Aurélien Pradié aime bousculer son camp. Candidat à la présidence des Républicains face à Eric Ciotti et Bruno Retailleau (3 et 4 décembre), le député du Lot et secrétaire général de LR compte bien en faire l’illustration.

Vos détracteurs au sein de LR estiment que vous incarnez « la droite socialiste ». Que leur répondez-vous ?

Je pense que la droite a perdu ce qui avait toujours fait son ADN : la force de l’imagination. Elle n’ose plus porter d’idées nouvelles, comme si elle avait peur de ce qui a pourtant toujours fait sa marque de fabrique. Si pour certains à droite, être libre dans ses convictions et vouloir sortir des sentiers battus, c’est être de gauche, c’est qu’ils ont oublié que la droite, c’étaient d’abord des aventuriers politiques capables d’audace. J’ai conscience de perturber les habitudes. Mais quand les habitudes sont des défaites durant dix ans, c’est un devoir salutaire d’en sortir. Regardons les moments où la droite a su convaincre les Français. Cela a été le cas en 1995 quand Jacques Chirac n’a pas eu peur de s’emparer de la fracture sociale. Cela a été le cas en 2007, quand Nicolas Sarkozy citait souvent Jaurès et faisait de la volonté de sortir des cadres un impératif et une espérance. Je renoue en réalité avec cela. Je me sens profondément de droite car profondément libre d’explorer des chemins abandonnés et pourtant essentiels.

Comment définissez-vous votre droite ?

La qualifier c’est déjà la réduire. Mais je dirai « populaire ». Mon ambition est de renouer avec tous les Français. Je veux que chacun d’entre eux mesure qu’il appartient à l’aventure nationale. Il faut en finir avec une droite qui a fait le choix politique d’abandonner une partie des Français et de ne plus parler plus qu’à de petites clientèles. Notre rente électorale fait moins de 5 %. Par nature, je n’aime pas la rente. J’aime le risque qui seul permet la réussite, y compris électorale. Je crois à une droite qui parle autant à l’ouvrier qu’au chef d’entreprise, au fonctionnaire qu’au salarié du privé. C’est sûrement plus compliqué que porter et porter encore les mêmes messages devenus inaudibles.

Votre droite est plus sociale que libérale ?

La droite populaire, c’est une droite qui a une obsession : la dignité de chacun. C’est aussi une obsession des libéraux, non ? C’est une droite de l’émancipation, de la réussite au bout de l’effort. Ce combat pour la dignité est au cœur de ce que sont les valeurs de notre nation. Le libéralisme est trop revendiqué par ceux qui ne l’abordent que sous l’angle économique. Mais le libéralisme, c’est aussi, et peut-être même d’abord, la question des libertés publiques, politiques, de la place de l’individu. Etre libéral, c’est aimer la liberté. Toute la liberté. Car au bout de la liberté, il y a la responsabilité. Je crois que l’on abîme l’idéal du libéralisme en le résument à la loi du marché. Marché qui lui-même est désormais plus souvent commandé par des monopoles et des dumpings en tous genres, que par une véritable liberté d’entreprendre et donc de réussite. Etre libéral, c’est aujourd’hui avoir le courage de s’interroger sur la société de l’hyper consommation, de l’hyper gaspillage, de l’hyper dégradation des prix. Le modèle économique qui consiste à produire et stocker massivement et mondialement a vécu. La course aux prix cassés a abîmé l’acte même de consommation. Il faut migrer vers un système de la production à la commande. C’est une révolution passionnante, profondément libérale et créatrice de nouvelles richesses relocalisées. Je refuse d’abandonner ces sujets stratégiques aux radicaux politiques en tous genres. De la même manière, questionnons la société du culte de la performance.

C’est-à-dire ?

Péguy disait : « Ce qu’il y a de petit c’est ce qu’il y a d’important. » La société du culte de la surperformance finit par écraser chacun, fait perdre tout sens à ce que l’homme fait. Je crois même que cela dévoie le modèle économique auquel nous croyons. Ne plus accepter les différences, c’est passer à côté de talents hors de la norme et pourtant riches pour une nation. L’attachement au travail, à l’effort, au métier bien appris et bien exercé, parfois lentement et patiemment, c’est l’inverse de la surperformance, de l’immédiateté et de la réussite éphémère. Le sens que l’on donne à son métier ne relève plus de la seule performance. Cette approche est en train de révolutionner l’emploi, notamment chez les plus jeunes. Je pense que c’est une chance pour redonner du sens et de l’avenir à la valeur travail. Depuis trop longtemps nous vivons dans une société qui fait semblant que tous les individus seraient les mêmes, avec les mêmes possibilités. En uniformisant les individus, notre époque s’achète une bonne conscience. Pour ceux qui ne sont pas dans la norme, on use et on abuse des systèmes d’assistance. Ce modèle qui fabrique de l’assistanat. On pense les rattraper et en réalité, on les marginalise un peu plus encore. C’est une faute. Il nous faut donc en sortir et faire en sorte que chacun trouve sa place, un sens au travail qu’il exerce, puisse s’émanciper par son effort. Il nous faudra sûrement réfléchir à faire évoluer nos contrats de travail et notre droit du travail pour mieux répondre à la liberté à laquelle aspire la jeune génération dans son emploi. Sans imagination, il n’y a pas d’avenir.

Le clivage droite-gauche est-il encore pertinent ?

Il y a une différence fondamentale entre ceux qui croient en l’émancipation de l’homme par la liberté et ceux qui croient en la soumission de l’homme par les dogmes. La gauche a perdu son âme en se rangeant dans un bidule conduit par Jean-Luc Mélenchon et ses inquisiteurs. La droite républicaine doit emprunter le chemin inverse. Face au défi climatique, je croirai toujours plus à l’innovation et la responsabilité qu’à la culpabilisation permanente. Le clivage à l’œuvre aujourd’hui est entre la droite qui croit en la responsabilité et la liberté et la gauche devenue radicale qui croit en la soumission, la punition, la culpabilisation. Quant à Emmanuel Macron, il aurait pu effacer les clivages s’il avait su incarner quelque chose. Or il n’a rien incarné, à part lui-même.

LR doit-il être le parti de la baisse des impôts ?

Oui. Mais avant la question de la baisse des impôts, il y a celle de la réduction des dépenses et des déficits. LR ne doit pas être le parti des slogans faciles. Notre priorité doit être l’assainissement de nos finances publiques. Pour cela, je propose que nous travaillions à un plan de remise à l’équilibre financier de nos systèmes d’assurance-chômage, de retraites et d’assurance-maladie en cinq ans. Ce sont trois systèmes qui ne peuvent pas être financés par de la dette, sauf à risquer leur effondrement tôt ou tard. C’est l’urgence. Mais toutes les dettes ne peuvent pas être considérées de la même manière. Débureaucratiser et investir massivement sur l’éducation et la santé par exemple, c’est redresser le pays et préparer son avenir. Le cloisonnement de nos dettes est plus qu’une mesure technique, c’est une méthode politique qui peut être efficace. Cinq ans pour assainir, cinq ans pour investir et redonner de la liberté.

On parle beaucoup de sobriété. Les plus riches doivent-ils faire plus d’efforts ?

Je n’aime pas beaucoup l’idée de sobriété car elle véhicule une culpabilité. Pour autant, il est clair que ce sont d’abord les plus modestes qui seront en première ligne quand nous aurons un problème d’accès à l’énergie chère ou à l’eau. Dans notre société, d’une manière générale, le travail laborieux et difficile doit être mieux récompensé. C’est pour cela que je propose une réforme des retraites qui se fonde sur le nombre d’années travaillées et non plus l’âge de départ légal. On ne peut pas vanter l’effort et le travail et porter une réforme qui le négligerait. Celui qui commence à travailler tôt, souvent dans des métiers physiquement lourd, doit partir tôt. Celui qui commence à cotiser tard, souvent dans des métiers moins physiques et mieux rémunérés doit partir plus tard. Aujourd’hui, un Français sur dix termine sa carrière professionnelle en invalidité. C’est socialement inacceptable, politiquement hypocrite et financièrement absurde puisque l’on transfère la charge de la retraite sur l’assurance-maladie. Une réforme des retraites doit avoir du sens et ne pas devenir un totem de pseudo-autorité réformatrice. Le sujet mérite mieux.

Un mot pour qualifier Laurent Wauquiez ?

Grimpeur.

Valérie Pécresse ?

Digne.

Edouard Philippe ?

Illusion.

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