Rachida Dati : « Impôts et inflation, les Parisiens seront punis deux fois »

Rachida Dati : « Impôts et inflation, les Parisiens seront punis deux fois »

Avant la tenue du Conseil de Paris, la maire LR du 7e fait le bilan de la politique d’Anne Hidalgo.

Des migrants ont pénétré dans la Mairie de Paris vendredi pour demander des logements. Est-ce acceptable ?

Cela fait des années qu’Anne Hidalgo proclame «Paris, ville ouverte aux migrants» et qu’elle ne met en place aucune politique ni en matière d’accueil ni en matière de sécurité. La conséquence, ce sont des campements sauvages, une augmentation de la délinquance de survie et, il faut avoir le courage de le dire, des agressions sexuelles et des viols de rue. Maintenant, même ceux qu’elle a fait venir lui demandent des comptes.

Gérald Darmanin a ordonné le démantèlement d’un camp de crack à Paris et assuré du rétablissement de l’ordre public. C’est aussi ce que vous constatez ?

Cette explosion du crack est le bilan de la mairie de Paris. Cette majorité a laissé prospérer le trafic sans se soucier ni des causes ni des conséquences. Nous avons demandé à la mairie d’ouvrir des centres de désaddiction au crack dont le seul but doit être le sevrage. Par cynisme, elle a décidé d’ouvrir des salles de shoot qui ont conforté les addictions et généré des drames à la fois pour les toxicomanes et les riverains. Le démantèlement est nécessaire mais pas suffisant. Le sevrage et l’éloignement sont les seules solutions, sans quoi Paris demeurera la proie du crack et des trafiquants.

Les trafics touchent de plus en plus les mineurs isolés. Comment agir ?

C’est une réalité aggravée par le refus de la mairie de Paris de respecter la législation qui consiste à recenser tous ceux qui se prétendent mineurs. Cela permettrait de détecter tous ceux qui ne le sont pas ! Le refus de faire ce recensement encourage des faux mineurs à utiliser abusivement ce statut pour se protéger, aussi, des conséquences pénales de leurs actes. Cette situation est devenue intolérable à Paris dans un silence assourdissant de la mairie !

Comprenez-vous la décision d’Anne Hidalgo d’éteindre plus tôt la tour Eiffel ?

Les économies d’énergie, oui pourquoi pas. Ce qui est cynique, c’est que la sobriété énergétique est un prétexte, comme ce fut le cas avec le Covid pour cacher des années de désastre financier.

Six groupes de travail ont été créés à l’hôtel de ville pour préparer le budget et trouver 250 millions d’euros d’économie. Quels sont les leviers pour y parvenir ?

Le budget 2022 était insincère comme nous l’avions anticipé. Ces groupes de travail sont un écran de fumée destiné à gagner du temps et à forcer le gouvernement à combler le déficit, qui n’est lié ni au Covid ni à la guerre en Ukraine. Les Parisiens seront punis deux fois en payant de nouvelles taxes et en subissant les augmentations nationales. Tout cet attelage de gauche, qui a fait élire Anne Hidalgo en 2020, sera comptable de la situation exsangue de la ville de Paris.

La mairie de Paris a décidé de suspendre la destruction d’arbres, parfois centenaires, près de la tour Eiffel. La remerciez-vous ?

Le projet de la mairie de Paris de détruire le Champ-de-Mars et ses abords n’est pas complètement stoppé. Nous poursuivons le combat contre ce qui est une aberration écologique et financière. La mairie de Paris a reculé sur certains points. Mais nous ne pouvons pas accepter cette destruction patrimoniale et écologique. La mairie doit arrêter de vendre à la découpe notre patrimoine historique et collectif. Je remercie les associations et les Parisiens d’être à nos côtés pour faire reculer définitivement ce projet.

La mairie de Paris a décidé de ne pas diffuser la Coupe du monde de foot. Est-ce justifié, selon vous ?

J’aurais voulu entendre la mairie de Paris dénoncer ce qu’elle trouve aujourd’hui inacceptable au moment de l’attribution de la Coupe du monde. Car je rappelle qu’Anne Hidalgo a salué l’attribution de la Coupe du monde en faisant l’éloge du Qatar et du président du PSG. Ce double discours signe l’hypocrisie permanente. Dans ce cas, le PSG doit-il être encore associé à Paris ?

Édouard Philippe milite dans Le Parisien pour bouger sur les retraites et réduire la dette publique. Est-ce si différent de LR ?

La différence est qu’il a été premier ministre. Il a été incapable de faire cette réforme et a fait exploser la dette. Par ailleurs, je ne crois pas que quelqu’un qui a provoqué le mouvement des « gilets jaunes » soit capable de comprendre le quotidien des Français qui vont travailler chaque matin. La situation est trop grave. Il faut poursuivre la réforme ambitieuse des retraites que nous avions lancée dès 2010.

Qui soutiendrez-vous à LR ?

Les valeurs de droite sont majoritaires en France. Je suis fidèle à ma famille politique, mais l’enjeu, quel que soit celui qui deviendra président, c’est qu’il soit capable de convaincre demain une majorité de Français que la droite est utile au pays. Cela ne se fera pas en faisant table rase du passé.

Selon Bruno Retailleau, Nicolas Sarkozy serait un homme du passé. Est-ce que cela vous choque ?

Nous devons être fiers de notre passé sans en faire une limite mais un tremplin. Nicolas Sarkozy fait partie du meilleur, à nous de faire mieux demain.

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VENEZ ÉCHANGER AVEC BRUNO RETAILLEAU le 20 Octobre à VANNES au PAC

Venez échanger avec Bruno Retailleau, en présence de notre présidente Muriel JOURDA, sénatrice du Morbihan, le 20 octobre à 18:30 H au Palais des Arts à Vannes.

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François-Xavier Bellamy : « Il faut faire une réforme des retraites pour pouvoir allonger la durée du travail »

François-Xavier Bellamy : « Il faut faire une réforme des retraites pour pouvoir allonger la durée du travail »

François-Xavier Bellamy, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur la pénurie de carburants, la réforme des retraites, la réforme de la police judiciaire, la révolte en Iran et l’élection à la présidence de notre mouvement.

Pour obtenir des augmentations, la CGT prive les Français de carburant avant même d’avoir commencé les négociations salariales, prévues de longue date. Cette “grève préventive” est totalement irresponsable. Le gouvernement a tous les moyens d’obtenir qu’elle cesse enfin. pic.twitter.com/SqWeWw7mX6

— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 10, 2022

Réforme des retraites “Il faut faire une réforme des retraites pour pouvoir allonger la durée du travail”, selon l’eurodéputé LR. “Le gouvernement finit par dire ce que nous n’avons cessé de lui dire pendant des années.”https://t.co/cEwi3c6zGk pic.twitter.com/jiHTeizuIj

— franceinfo (@franceinfo) October 10, 2022

La réforme de la police judiciaire met en danger l’efficacité des enquêtes autant que leur indépendance. Je soutiens les policiers qui s’engagent pour défendre, non seulement leur métier, mais aussi nos institutions. #policejudiciaire #ericarella pic.twitter.com/oEDnU8Pfy8

— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 10, 2022

Révolte en Iran : que peut l’Europe ? “La difficulté, c’est que l’Iran est déjà un pays sous sanctions, donc on a peu de leviers. Mais il faut continuer”, pour l’eurodéputé LR. “Il faut que l’UE puisse envoyer un message de protection à toutes les femmes iraniennes.” pic.twitter.com/VKeRuJkIuu

— franceinfo (@franceinfo) October 10, 2022

Présidence de LR “C’est la droite qui veut se refonder. Je soutiens Bruno Retailleau parce qu’il a été capable de mener une opposition déterminée tout en étant capable de faire des propositions cohérentes et globales”, défend François-Xavier Bellamy. pic.twitter.com/1CjuQxmiKH

— franceinfo (@franceinfo) October 10, 2022

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Gérard Larcher : « Notre ligne, c’est l’intérêt du pays »

Gérard Larcher : « Notre ligne, c’est l’intérêt du pays »

Gérard Larcher, président du Sénat, se rend au Sommet de l’élevage, qui se clôture, ce soir, à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme). L’occasion pour l’élu d’évoquer des dossiers comme l’agriculture ou la décentralisation.

Vous êtes présent au Sommet de l’élevage, ce vendredi. La commission des affaires économiques du Sénat vient d’adopter un rapport sur l’état de l’agriculture française, qui dresse le constat d’un secteur en plein déclin. Quels peuvent être les leviers pour relancer l’agriculture ?

Je viens à Cournon pour parler agriculture et élevage. J’évoquerai les défis à relever pour le monde agricole, sur les politiques climatiques, sanitaires, économiques, mais aussi sur la cohésion nationale. Je viens saluer et défendre notre modèle d’élevage. Sur le rapport qui a été fait au Sénat, le constat est de dire que la montée en gamme pour toutes les filières a pu faire perdre de la compétitivité. Nous devons être la meilleure agriculture au monde, être compétitifs, exporter et avoir des produits accessibles à tous. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas payer comme il se doit un certain nombre de produits qui sont réalisés chez nous et qui contribuent à une « dette carbone » beaucoup moins élevée.

Un nouveau groupe de travail sénatorial sur la décentralisation vient d’être mis en place à votre initiative. Quelle est votre ambition sur ce sujet ?

Ma visite dans le Puy-de-Dôme est aussi liée à ce dossier. Je vais rencontrer les élus pour évoquer la question de la décentralisation. Nous avons mis en place, mercredi, ce groupe de travail pluraliste sur la décentralisation. Nous avons trois grands axes. Le premier concerne les finances locales, notamment le renouvellement du pacte financier qui lie les collectivités à l’État. Le deuxième sujet, c’est la question de savoir s’il faut décentraliser de nouvelles compétences. Enfin, troisième dossier, la déconcentration de l’État. Concrètement, c’est la question des services de l’État au niveau local. Il faut un État local fort, avec l’autorité du préfet. Le groupe de travail rendra son rapport en avril. Ce seront des propositions concrètes.

Bruno Retailleau, Aurélien Pradié ou encore Éric Ciotti sont candidats pour devenir patron des Républicains, en décembre. Quelle ligne politique peut permettre au parti de se reconstruire ?

C’est l’occasion d’avoir un déba d’idées. Il y a aujourd’hui ces trois principaux candidats. Avec ma fonction, je suis un peu garant de l’unité dans ce mouvement politique, qui a essuyé une série d’échecs. La première des lignes est de maintenir un espace politique indépendant et autonome. Indépendant par rapport à la majorité politique du Président, mais aussi autonome et totalement étanche avec l’extrême droite. Il faut ensuite rebâtir une ligne, aller à la rencontre des Français et faire des propositions autour de cet équilibre entre une société de liberté, solidaire et dans laquelle la responsabilité compte. Je l’ai dit, mon choix est celui de Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat. Nous travaillons en confiance. Je n’ai pas toujours les mêmes positions que lui, mais c’est un homme rassembleur, avec une forte capacité à écouter et à respecter.

Le groupe LR à l’Assemblée s’est affaibli aux dernières législatives, mais semble endosser un rôle d’arbitre avec la majorité relative des députés qui soutiennent le gouvernement. Quelle peut être la stratégie des LR ?

Le groupe LR a un président, Olivier Marleix (député d’Eure-et-Loir), qui maîtrise les sujets qui font la vie quotidienne des gens. Ce groupe LR a été réduit, c’est vrai. Il joue un rôle important qui peut permettre d’avancer sur différents sujets, à la condition qu’on l’écoute ! Il est essentiel que le groupe LR de l’Assemblée et celui du Sénat travaillent en complémentarité, dans le cadre d’un comité de liaison. Notre ligne, c’est l’intérêt du pays. C’est une position que nous avons au Sénat, qui est aussi un contrepouvoir et non pas un anti pouvoir. On est très différent des oppositions radicales.

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Bruno Retailleau : « Le gouvernement est dans l’infantilisation et la communication »

Bruno Retailleau : « Le gouvernement est dans l’infantilisation et la communication »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur la mise en examen du ministre de la Justice, la réforme des retraites, le plan de sobriété énergétique du gouvernement, la pénurie d’essence dans les stations-services, les finances publiques, l’élection de la présidence de notre mouvement et le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

. @E_DupondM : “Je n’étais pas pour la jurisprudence Balladur, mais ce qui me choque, c’est le deux poids, deux mesures. Quand on a une doctrine, on s’y tient. @E_DupondM va désigner celui qui le jugera, la situation est ubuesque.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/LsCNyiKHkh

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Retraites : “Si ça va dans le bon sens, nous le voterons. La droite, c’est de dire aux Français qu’on ne peut pas raser gratis. La ligne rouge, ce serait une fausse réforme des retraites. Il faut nécessairement un report de l’âge légal.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/UWfA0ceMoe

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Retraites : “La retraite, c’est la mère des réformes parce que ça consiste à dire aux Français qu’on peut améliorer la soutenabilité de notre système social à condition de mettre plus de travail dans notre économie.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/5EgHzHeSjD

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Sobriété : “Le gouvernement est dans l’infantilisation et la communication. Quelques minutes d’effacement en heure de pointe pour les volontaires nous permettrait d’économiser 2,5 à 3 EPR. On tarifierait cela et on le rembourserait.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/qctJUg7SV9

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Stations service : “Ce n’est pas de la faute de l’Etat, cela vient du fait que Total a fait une ristourne qu’il y a des grèves qui durent depuis trop longtemps. Ça peut bloquer l’économie française. Le gouvernement doit s’en mêler.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/PnZywKuv0f

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Rejet de la loi de programmation des finances publiques : “Ce texte exprime la faiblesse du gouvernement en matière de finances publiques. Il n’est pas question de voter ce texte tel quel. On n’est pas sorti du quoiqu’il en coûte.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/2m5807eqFN

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Présidence LR : “Avec moi, les militants auront à la fois la fermeté dans la ligne, mais aussi cette capacité à rassembler.” @BrunoRetailleau
> “Je ne veux pas l’union des droites, mais de la droite par les électeurs. @MLP_officiel ne veut aucune alliance.” #BonjourChezVous pic.twitter.com/KKcsDqF06X

— Public Sénat (@publicsenat) October 6, 2022

Arménie : “J’ai été choqué quand @vonderleyen est allé en Azerbaïdjan pour conclure un accord gazier. L’Azerbaïdjan agresse un Etat souverain, tout comme la Russie. C’est l’honneur du Sénat d’avoir dénoncé cela de manière transpartisane.” @BrunoRetailleau #BonjourChezVous pic.twitter.com/24PaFMjwGz

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Guillaume Guérin : « Reconnaissons l’intelligence territoriale »

Guillaume Guérin : « Reconnaissons l’intelligence territoriale »

« Que les ministres du gouvernement viennent dans nos communes exiger d’une mère célibataire ou d’un couple de retraités qu’ils basculent dans la sobriété lorsque depuis plusieurs années déjà ils peinent à payer leurs factures ! Nous ne ferons pas cet affront à nos administrés »

Les élections législatives ont démontré la volonté de nos compatriotes de ne pas concentrer les pouvoirs à l’Elysée comme ils l’avaient fait en 2017 en réaction à un quinquennat Hollande décevant à bien des égards.

Mais les Français ne s’y sont pas trompés. Ils ne se trompent jamais. Après avoir pour la troisième fois voté par défaut pour fermer les portes de l’Elysée à la représentante du parti historique de Jean-Marie Le Pen, ils ont dessiné une Assemblée nationale plus représentative des diversités de l’électorat français avec dix groupes parlementaires. Alors certes, la distribution des vice-présidences et des présidences de commissions a agité le microcosme politique. Mais est-ce bien là l’essentiel ? Lorsque quatre Français sur dix seulement se sont déplacés pour élire leurs députés, combien de ceux-là s’intéressent à qui sous-présidera telle ou telle commission ? Bien peu…

Désormais, un projet de loi gouvernemental ne pourra être voté que si l’un au moins des groupes d’opposition apporte ses voix à la majorité relative du Président Macron. Le rôle du Parlement s’en trouve restauré. C’est le retour du régime parlementaire et de la culture de compromis. Dans ce contexte, le Sénat, émanation faut-il le rappeler des territoires, retrouve toute sa place dans la fabrication éclairée et raisonnée de la loi.

Mais quel est le cap du président de la République ? Quelles options de politiques publiques, pour quelles réformes ? Dans ses propres rangs, bien peu se risquent à répondre car, au fond, ils n’en savent rien. Les armées de mercenaires ont-elles jamais servi les nations ? C’est le nœud gordien d’une hypothétique coalition. Au contraire de nos amis allemands, coutumiers du fait, la question posée est une coalition « autour de qui ? » au lieu de se demander « autour de quoi ? ». Pas, ou peu, de programme et pour seule idée-force la lutte contre des extrêmes, pourtant utiles en période électorale, et une défense tous azimuts de l’élargissement européen. C’est bien, mais un peu léger.

Etat profond. Les difficultés quotidiennes des Français sont immenses et de toute évidence, la déconnexion du pouvoir central a résisté à l’émergence du nouveau monde. Qui parle vraiment de la France périphérique, de la France d’à côté ? L’Etat profond a porté bien des noms. Lorsque les sachant ne savent plus, faisons confiance à celles et ceux qui pratiquent au plus près les territoires.

Nous, maires et présidents d’intercommunalités, vivons et habitons nos territoires quotidiennement et affectivement. Or, la réalité est là et elle est cruelle : les prix de l’énergie explosent, l’inflation atteint des niveaux historiques et le pouvoir d’achat de nos compatriotes fond comme neige au soleil !La sobriété est un concept à la mode. Elle serait le remède à tous nos maux. Que les ministres du gouvernement viennent dans nos communes exiger d’une mère célibataire ou d’un couple de retraités qu’ils basculent dans la sobriété lorsque depuis plusieurs années déjà ils peinent à payer leurs factures ! Nous ne ferons pas cet affront à nos administrés. Nous le refusons. La sobriété, beaucoup baignent déjà dedans, non pas par choix ou par effet de mode mais parce que, structurellement, les décisions politiques passées et présentes les y contraignent.

Les collectivités locales et les maires en particulier portent des actions concrètes et visibles. Les mairies répondent-elles aux besoins quotidiens de nos enfants ? Oui. Les Conseils départementaux apportent-ils assistance à nos aînés dépendants ? Oui. Les intercommunalités et les régions accompagnent-elles efficacement les entreprises dans un contexte économique incertain ? Toujours oui.

Partage. L’essentiel des forces vives des courants politiques auxquels nous appartenons se situe désormais en province. A ce titre, nous réclamons un leadership qui soit enfin d’extraction territoriale. Alors, sans tomber dans la facilité stérile qui consisterait à s’opposer aux élites parisiennes, nous appelons à ne pas fragiliser ce qui fonctionne et au contraire à assumer un partage efficace de la décision. L’hypercentralisation démontre chaque jour ses limites et la parole politique ne fait pas exception. Nos concitoyens, qui constatent l’éloignement des centres de pouvoir dans les préfectures de régions ou à Paris, voient aussi des responsables politiques hors-sol prodiguer leurs bons conseils sur les plateaux de télévision.

Il est essentiel de rompre cette spirale dont le baromètre s’appelle l’abstention et de redonner espoir avec des paroles et des actes tangibles. Aussi nous, maires et présidents de collectivités territoriales, sans ambition hégémonique aucune, revendiquons une décentralisation effective des options politiques choisies par nos décideurs. Assumons d’appartenir à des courants revendiquant l’intelligence territoriale !

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Etienne Blanc, sénateur du Rhône, a interpellé la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Pour s’affranchir du #gaz russe, l’UE scelle un accord avec l’Azerbaïdjan qui se félicitait cet été de “chasser les #Arméniens comme des chiens”. @blanc_etienne interpelle le gvt sur son attitude à l’égard du 2 poids 2 mesures d’#UrsulavonderLeyen. #QAG https://t.co/fn9mGKBaYb

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 5, 2022

Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice du Val-d’Oise, a interrogé la secrétaire d’État auprès du ministre des Armées et du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, chargée de la Jeunesse et du Service national universel sur les atteintes à la laïcité.

“Allez-vous enfin admettre que le #voile est un étendard politico-religieux quand en #Iran, le voile semble être la pierre angulaire du régime des mollahs ?” Jacqueline Eustache-Brinio interroge le gvt. #QAG https://t.co/A4HrcRqlIp

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 5, 2022

Stéphane Sautarel, sénateur du Cantal, a questionné la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer et du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires chargée des Collectivités territoriales sur les demandeurs d’asile en milieu rural.

“La ruralité n’a pas besoin d’être encore davantage méprisée. Cette vision est insultante pour les Français !” @SautarelS interpelle le gvt sur les propos d’#EmmanuelMacron à propos de la “répartition” des #migrants. #QAG https://t.co/elusIa8KNM

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 5, 2022

Charles Guené, sénateur de la Haute-Marne, a interpellé la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer et du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires chargée des Collectivités territoriales sur les finances des collectivités territoriales.

“Les #collectivités goûtent peu les fuites de notes confidentielles parvenues à la presse qui indiquent qu’elles sont en pleine santé financière !” Charles Guené interpelle le gvt sur la difficulté que rencontrent les communes face à l’#inflation. #QAG https://t.co/UIoJFBVohh

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 5, 2022

Catherine Dumas, sénatrice de Paris, a interrogé e ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur le crack à Paris.

“A Paris, le plan #crack est un échec. Le problème n’est pas traité, juste déplacé !” @catherine_dumas interroge le gvt sur l’action qu’il entend mener pour éradiquer définitivement le trafic et la consommation du crack à Paris. #QAG https://t.co/756d20ODel

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 5, 2022

Pour finir, Jean-Marc Boyer, sénateur du Puy-de-Dôme, a questionné le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports sur les problèmes sur la ligne de trains Clermont – Paris.

“Les habitants du territoire auvergnat se désespèrent d’être les enfants pauvres des #mobilités de la République.” @BoyerJ_M interpelle le gvt sur le retard des trains. #QAG https://t.co/tPm3icirb1

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 5, 2022

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Alexandra Borchio-Fontimp : « Levons le voile de l’obscurantisme ! »

Alexandra Borchio-Fontimp : « Levons le voile de l’obscurantisme ! »

A rebours des néo-féministes de gauche et d’extrême-gauche, la sénatrice LR des Alpes-Maritimes, Alexandra Borchio-Fontimp, prend la parole pour défendre sans ambages les femmes iraniennes, victimes du régime islamique. Et fustige ceux qui, en France, associent le voilement à la liberté.

Elle avait 22 ans et s’appelait Mahsa Amini. Elle a été assassinée parce qu’elle refusait le port du voile et qu’en Iran cela constitue une obligation religieuse se traduisant par une règle politique. Elle a été tuée parce qu’elle voulait être libre. Dans cette société oppressée par les islamistes, la République de la peur est la seule option proposée au peuple. Alors, elle a refusé de s’y soumettre, comme des milliers d’autres femmes le font encore actuellement. Courageuse, elle s’est élevée pour se débarrasser de ce vêtement religieux qui ne symbolise que la soumission de la femme et non à la religion comme les plus radicaux veulent nous le faire croire. C’est pour ce simple geste, pourtant si grand, qu’elle est décédée devenant ainsi la figure symbolique de la résistance du peuple iranien contre le pouvoir islamiste.

Le voile l’a tuée.

Tandis que les terroristes islamistes meurent pour rétablir la tyrannie, les femmes iraniennes meurent pour retrouver leur liberté. Un événement qui concentre en lui toutes les discriminations et les violences sexistes que la République islamique perpétue au nom de la préservation de la morale religieuse.

Mais cette révolution n’est pas sans soulever des interrogations sur la manière dont notre propre pays agit et réagit aux provocations toujours plus grandes des ennemis de la démocratie et de l’Occident. Ainsi, c’est face à ses propres paradoxes que la France se retrouve aujourd’hui. Venir crier notre soutien à ces femmes qui dénoncent le traitement inhumain qui leur est imposé, et ce alors même qu’une partie de la classe politique de la gauche et de l’extrême-gauche ne cesse de défendre le port du voile sur notre territoire ? Triste constat que de voir leur discours électoraliste se heurter à nouveau à l’horreur de la réalité. Alors que le peuple attend une parole politique forte marquée du sceau de la constance, nos combats les plus viscéraux pour la Liberté et l’égalité entre les femmes et les hommes sont abîmés par la complaisance démagogique de certains, qui se trouve mise en lumière dans le débat public dès qu’une actualité s’y prête.

Les Français ne sont pas sots et les réactions vives engendrées par la présence de certains élus au rassemblement organisé à Paris ce dimanche 2 octobre en est le meilleur reflet. Ce double discours ne tient plus et la défense des droits des femmes ne peut faire l’objet d’aucune hésitation, d’aucune fluctuation. En Iran, 92 personnes ont été tuées depuis le début de ce soulèvement contre le totalitarisme islamique, une des plus grandes Universités de Téhéran a dû suspendre ses cours en raison des affrontements entre étudiantes, étudiants et forces de l’ordre. La liberté a un prix et le peuple iranien nous rappelle chaque jour sa valeur et la douleur qui en accompagne le sacrifice. Les mots ont un sens et le message doit être clair ; nous soutenons ces femmes dans leur combat, nous dénonçons le traitement auquel elles sont politiquement et humainement soumises et nous continuerons de lutter contre l’islamisme.

En s’attaquant au port du hijab, qui cristallise aussi toutes les autres colères, les Iraniennes s’en prennent à l’un des piliers de la République islamique. Le régime est frappé en son cœur car renoncer ou faire un compromis sur son port revient à renier l’essence même de son existence. Avec ces manifestations, ces femmes ont ainsi acté leur volonté de voir ce totalitarisme réduit en cendres.

Le voile n’est pas un simple tissu ou une tradition vestimentaire à valeur culturelle mais l’instrument d’un système politique qui hiérarchise entre la valeur d’une femme et la valeur d’un homme. Ce linceul confessionnel symbolise le renoncement consenti à son propre corps.

C’est le cas en Iran mais aussi partout dans le monde. Ni vêtement ou expression d’une foi individuelle, il incarne un corpus de valeurs contraires à l’égalité. Il n’est pas une liberté mais sa fin.

Peu importe qu’il soit porté par obligation dans un état autoritaire religieux ou par choix dans une démocratie laïque, il n’existe en réalité aucune différence dans les faits. Une idéologie ne connaît aucune frontière, c’est même ce qui constitue sa principale force. Le voile ne fait pas exception.

Alors continuons de lutter et ne laissons pas d’autres femmes entre le voile et la mort !

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Nos députés interrogent le gouvernement

Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Olivier Marleix, Président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale et député d’Eure-et-Loir, a interpellé la Première ministre sur le prix de l’électricité pour les entreprises.

.@oliviermarleix : “Alors que nous produisons de l’électricité à 50€/MWh, nos entreprises doivent se fournir avec des contrats à 600€/MWh. Les marchés européens sont devenus absurdes. La situation est intenable. Qu’attendez-vous pour prendre des mesures d’urgence ?” #DirectAN pic.twitter.com/v0ZbT6fPzh

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 4, 2022

Christelle D’Intorni, députée des Alpes-Maritimes, a questionné la Première ministre sur la flambée des prix pour les boulangers.

.@C_Dintorni : “La flambée des prix des matières premières pour les artisans boulangers est incontrôlable. Le prix de l’énergie ne va pas en s’arrangeant. Que comptez-vous faire pour contrôler la spéculation? Ce sont les Français qui en payent l’addition !” #DirectAN pic.twitter.com/330NQWaqHX

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 4, 2022

Pour finir, Isabelle Périgault, députée de Seine-et-Marne, a interrogé la ministre de la Transition énergétique sur le bouclier tarifaire.

.@IsabellePERIGA2 : “L’accompagnement des foyers qui se chauffent au fioul ou au bois est encore largement insuffisant. Quand allez-vous étendre le bouclier tarifaire à ces modes de chauffage ?” #DirectAN pic.twitter.com/mCXnJ9ByrP

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 4, 2022

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