Nos députés interrogent le gouvernement

Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Annie Genevard, présidente de notre mouvement et députée du Doubs, a interpellé la Première ministre sur les atteintes à la laïcité à l’école.

.@AnnieGenevard : “En 1 mois, les attaques à la laïcité ont doublé dans les établissements scolaires. Êtes-vous prête, Madame la Première Ministre, à dire qu’en France tout vêtement qui affiche la soumission des filles n’a pas sa place à l’école ?” #DirectAN pic.twitter.com/2Mph8Aaem5

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 15, 2022

Véronique Louwagie, députée de l’Orne, a questionné le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur le crédit immobilier.

.@VeroLouwagie : “L’accès au crédit se dégrade fortement. De nombreux ménagent voient le rêve de toute une vie s’arrêter net. Comment comptez-vous intervenir sur le taux d’usure pour permettre aux ménages d’avoir accès à la propriété ?” #DirectAN pic.twitter.com/rhIJq8blzs

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 15, 2022

Pour finir, Vincent Seitlinger, député de Moselle, a interrogé le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des personnes handicapées sur la situation dans les EHPAD.

.@vseitlinger : “Depuis plusieurs mois, les établissements médico-sociaux sont dans une situation intenable. Leurs dépenses d’énergie ont explosé. Quelles sont vos mesures concrètes que vous proposez pour leur venir en aide ? Il y a une véritable urgence !” #DirectAN pic.twitter.com/VdYOuZa97Y

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 15, 2022

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François-Xavier Bellamy : « En décidant d’accueillir l’Ocean Viking, la France crée un précédent inquiétant »

François-Xavier Bellamy : « En décidant d’accueillir l’Ocean Viking, la France crée un précédent inquiétant »

S’il est de notre devoir de porter assistance aux personnes en danger en mer, la France, en choisissant d’autoriser le navire humanitaire Ocean Viking à accoster sur son sol, cède au chantage des ONG qui poursuivent le travail des passeurs, estime le député européen LR. Cette décision ouvre la voie à de futurs drames, argumente-t-il.

La décision d’accueillir l’Ocean Viking et ses 230 passagers à Toulon a été déterminée et défendue au nom de principes humanitaires. Elle constitue pourtant un choix infiniment dangereux, du point de vue de ces mêmes principes. On pourrait parler du risque qui découlerait pour la société française d’une logique d’accueil non contrôlée, dans un pays qui hérite déjà d’une longue irresponsabilité en matière de politique migratoire, et d’une faillite massive de l’intégration. Mais faisons même abstraction de
ces questions ; le plus grave, c’est que cette décision est absolument contraire à l’impératif absolu qui la justifie pourtant, celui de sauver des vies.

D’abord, à l’usage de ceux qui font semblant de ne pas comprendre, rappelons un fait évident : personne de sensé n’a jamais demandé qu’on laisse qui que ce soit mourir en mer. Le devoir de porter assistance à une personne humaine en danger est bien sûr inconditionnel ; et, en mer, l’obligation de secourir les passagers d’un navire qui fait naufrage est consacrée par plusieurs conventions internationales. Il ne saurait être question de remettre en question cet impératif moral et juridique absolu. Mais qu’une personne ait été secourue à quelques milles des côtes du continent africain, ne saurait la conduire à débarquer sur le sol européen. Comment ne pas voir les conséquences qu’aurait un tel principe ?

À partir du 20 octobre, l’Ocean Viking effectue plusieurs sauvetages en Méditerranée. Il passe alors à 60 milles de Sfax, le deuxième port de Tunisie – il n’arrivera en Sicile qu’après une navigation de plus de 800 milles, et naviguera encore 700 milles jusqu’à Toulon. Ce qui est en cause ici, ce n’est donc pas le principe du sauvetage en mer, ni même le principe de l’asile : Sfax dispose de bureaux du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies, avec des équipes habilitées à enregistrer des demandes d’asile… Si l’Ocean Viking ne s’y est pas arrêté, comme les conventions internationales auraient dû l’y conduire, et malgré la situation très difficile que vivaient les passagers à son bord, c’est pour une seule raison : SOS Méditerranée ne veut pas seulement sauver des vies, mais aider des migrants à entrer en Europe. Ce faisant, elle concourt au trafic des passeurs, comme d’autres ONG qui échangent même avec ces réseaux criminels pour pouvoir récupérer des embarcations. De nombreuses enquêtes ont documenté ces pratiques, et Frontex a publié des vidéos montrant les passeurs transbordant des migrants en mer à proximité du navire de « sauvetage » prêt à les embarquer.

Jusque-là, jamais la France n’avait cédé à ce chantage. Les élus de la majorité, qui s’indignent aujourd’hui de la moindre critique, se souviennent-ils qu’Emmanuel Macron avait refusé d’accueillir l’Aquarius, alors arrivé devant Marseille – et qu’il avait fustigé « le cynisme absolu » des ONG qui « font le jeu des passeurs » ? Le seul réflexe constant de nos dirigeants semble être d’insulter copieusement l’Italie lorsqu’une telle situation survient. Ce pays, où 90 000 migrants sont arrivés par la mer depuis le début de l’année, tient pourtant la seule position responsable. Oui, le secours en mer est un devoir ; mais l’Ocean Viking ne risquait pas le naufrage lorsqu’il est entré dans nos eaux territoriales : il était possible de faire monter des équipes médicales à bord, d’apporter l’avitaillement nécessaire, d’extraire les malades en situation d’urgence, sans autoriser pour autant le débarquement sur le sol français.

Ce précédent gagné par SOS Méditerranée aura un large écho. M. Darmanin a assuré que cette décision était prise « à titre exceptionnel » ; mais pourquoi le serait-elle, si le porte-parole du gouvernement assure que « la France ne serait pas la France » si elle n’accueillait pas ce bateau ? Cette réaction se répétera donc à chaque arrivée similaire. Dans un monde connecté, nul doute que l’information circulera largement ; et elle constituera une publicité supplémentaire pour la promesse des passeurs – qui, rappelons-le, ne s’adresse pas d’abord à ceux qui sont dans la misère et la détresse absolue, mais à ceux qui peuvent recueillir assez de moyens pour payer le prix élevé qu’ils exigent en échange de leur route d’exil et de mort.

Il n’y a qu’un seul moyen d’assurer que demain, plus un seul être humain ne trouve la mort en Méditerranée pour avoir cherché à atteindre l’Europe : c’est de garantir enfin ce principe simple, qu’il doit être impossible de s’établir en Europe si on a cherché à y entrer illégalement. Dans toute autre situation qu’une crise majeure dans un pays limitrophe, la demande d’entrée en Europe doit pouvoir être instruite hors de nos frontières. Un réfugié afghan ou iranien, menacé dans son pays, n’arrive jamais directement en Europe ; il passe par des États sûrs et stables, d’où il doit pouvoir effectuer une demande d’asile. Par notre incapacité manifeste à faire respecter nos frontières, nous conduisons des étrangers, dont l’immense majorité n’est pas éligible à l’asile, à risquer leur vie dans les mains des passeurs – et, paradoxe terrible, nous refusons trop souvent d’accueillir ceux qui auraient légitimement droit à notre solidarité.

Il est facile de combattre le mal quand il apparaît pour lui-même : comment ne pas haïr la violence et le crime quand ils s’assument explicitement ? Mais autrement plus difficile est de refuser le mal quand il se présente sous les apparences du bien. Peu d’esprits sont assez fous pour vouloir l’enfer ; mais beaucoup sont assez inconséquents pour proclamer ces bonnes intentions qui en pavent souvent le chemin. On peut semer la détresse et la mort tout en se disant généreux – et même, sans doute, en se croyant généreux. L’histoire demandera des comptes à ceux qui s’enivrent aujourd’hui de leur propre supériorité morale en proclamant les fausses évidences qui causent de vrais drames. À ceux qui font la leçon tout en se dégageant eux-mêmes de l’inquiétude des conséquences. À ceux, en particulier, qui prétendent exercer une responsabilité politique, mais restent confortablement à la surface des questions les plus difficiles, même quand elles engagent la vie ou la mort d’innocents. Si nous nous contentons longtemps encore d’habiller notre impuissance de beaux sentiments, nous aurons à répondre des tragédies qu’elle continuera d’entraîner. La crise migratoire est largement devant nous ; il est temps que la France et l’Europe se donnent enfin les moyens de leur responsabilité.

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Les candidats à la présidence des Républicains rassemblés à Colombey-les-Deux-Églises

Les candidats à la présidence des Républicains rassemblés à Colombey-les-Deux-Églises

Le 9 novembre dernier, notre présidente Annie Genevard a réuni avec Gérard Larcher les candidats à la présidence des Républicains – Éric Ciotti, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau – à Colombey-les-Deux-Églises pour honorer la mémoire du général de Gaulle.

L’héritage du général de Gaulle pour notre famille politique est immense.@AnnieGenevard, @gerard_larcher, @oliviermarleix, @DFasquelle, @ECiotti, @BrunoRetailleau et @AurelienPradie déposent une gerbe sur la tombe du général de Gaulle au cimetière de Colombey-les-Deux-Eglises. pic.twitter.com/ud6qiLPJap

— les Républicains (@lesRepublicains) November 9, 2022

« Plus que de nous rassembler, les valeurs gaullistes doivent nous nous permettre de maintenir notre seul et unique cap, la grandeur de la France. »

Après s’être recueillis devant la tombe du général de Gaulle, ils ont déposé une gerbe devant la croix de Lorraine du mémorial.

Nous sommes la famille politique du général de Gaulle, notre responsabilité est de rétablir la grandeur de la France.@AnnieGenevard, @oliviermarleix, @DFasquelle, @ECiotti, @BrunoRetailleau et @AurelienPradie déposent gerbe devant la croix de Lorraine du Mémorial de Colombey. pic.twitter.com/gtfSCPQ3D4

— les Républicains (@lesRepublicains) November 9, 2022

« Avec les Républicains, les Français ont la liberté d’écrire leur avenir avec les valeurs gaullistes. »

Il n’est qu’un mouvement qui depuis le premier jour s’est toujours inscrit dans l’héritage gaulliste, c’est le nôtre, les Républicains.

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Élection à la Présidence des Républicains

Élection à la Présidence des Républicains

En décembre prochain, les adhérents Les Républicains réunis en congrès éliront le nouveau Président du Mouvement.

Conformément à l’article 4 du Règlement Intérieur du Mouvement, seules les personnes à jour de cotisation 30 jours avant le scrutin, soit au 3 novembre 2022, pourront participer à ce congrès.

En application de sa mission générale d’organisation et de contrôle de l’élection, la Haute Autorité a procédé à l’examen et à la vérification de l’ensemble de la liste électorale pour s’assurer que :

– Toutes les personnes susceptibles de voter disposent d’au moins une donnée personnelle indispensable pour participer au scrutin (adresse électronique ou numéro de téléphone portable) ;
– Aucune donnée personnelle (adresse électronique, numéro de téléphone portable, adresse postale) n’est utilisée à plus de quatre reprises, sans que les personnes concernées n’aient répondu favorablement aux différents contrôles effectués.

Ces contrôles se sont traduits par plusieurs milliers de mails et d’appels téléphoniques passés par la Haute Autorité ou sous son autorité.

À l’issue des vérifications réalisées, le corps électoral du congrès des Républicains de décembre 2022 destiné à élire le nouveau Président du Mouvement est composé de 91 110 inscrits.

La désignation du nouveau Président des Républicains s’effectuera lors d’un scrutin à deux tours. Le premier tour se tiendra du samedi 3 décembre 18h00 (heure de Paris) au dimanche 4 décembre 18h00 (heure de Paris) ; le second tour aura lieu du samedi 10 décembre 18h00 (heure de Paris) au dimanche 11 décembre 18h00 (heure de Paris).

La Haute Autorité des Républicains

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, cinq sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Christine Lavarde, sénatrice des Hauts-de-Seine, a interpellé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur le retour des contrats de Cahors.

En matière de maîtrise des finances publiques, le gvt ferait bien de balayer devant sa porte plutôt que d’exercer une surveillance infantilisante sur les collectivités ! @LavardeC interpelle le gvt. #QAG https://t.co/lrbKR1NZw5

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 9, 2022

Bruno Belin, sénateur de la Vienne, a interrogé le ministre de la Santé et de la Prévention sur la pénurie de médicaments.

Quelle est votre stratégie pour que la France retrouve sa souveraineté sur les produits de santé ? @brunobelin interpelle le gvt sur l’urgence à réindustrialiser la France devenue le pays de la pénurie. #QAG https://t.co/NXJckO2oY1

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 9, 2022

Philippe Dominati, sénateur de Paris, a questionné le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur la situation économique de Renault.

Comptez-vous renforcer la prépondérance de la France dans l’Alliance #RenaultNissan ou allez-vous accepter son démantèlement ?” @PhDominati interroge le gvt. #QAG https://t.co/dsb9xoT2uq

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 9, 2022

Claudine Thomas, sénatrice de Seine-et-Marne, a interpellé la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé sur la mise en place de la Carte Vitale biométrique.

L’ampleur de la fraude sociale mérite que le gvt se saisisse vraiment du sujet ! @SenatriceThomas interpelle le gvt. En dépit du vote du Sénat cet été, aucun crédit pour lutter contre le surnombre de carte vitale n’est inscrit dans le #PLFSS2023. #QAG https://t.co/54zrlGSQIG

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 9, 2022

Pour finir, Jérôme Bascher, sénateur de l’Oise, a interrogé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur la lutte contre les déficits.

A une époque nous partagions une conviction commune : lutter contre les déficits. M. le ministre, vous êtes aujourd’hui le ministre du recors des déficits. @JeromeBascher interpelle le gvt sur la stratégie qu’il entend suivre pour redresser la barre. #QAG https://t.co/KdNyMX7mPO

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 9, 2022

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Nos députés interrogent le gouvernement

Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Emilie Bonnivard, députée du Savoie, a interpellé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur les coûts de l’énergie pour les entreprises.

.@BonnivardE : “Les entreprises allemandes voient leur facture plafonnée à 130€/MWh pour 70% de leur consommation alors que nos entreprises ne toucheront que quelques dizaines d’€ d’aides. Vous êtes en train de condamner nos entreprises et les emplois qui vont avec !” #DirectAN pic.twitter.com/zQqmuo6MSr

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 8, 2022

Marc Le Fur, député des Côtes-d’Armor, a questionné la Première ministre sur les véhicules électriques.

.@marclefur : “Le pouvoir d’achat des ne cesse de baisser. Avec vous, la voiture est en train de devenir un produit de luxe. Pour beaucoup de familles la voiture est indispensable. Quand donnerez-vous la priorité aux familles face à la bien-pensance écologiste ?” #DirectAN pic.twitter.com/D9TOf2Ferv

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 8, 2022

Pour finir, Emmanuelle Anthoine, député de la Drôme, a interrogé le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur les coûts de l’énergie pour les agriculteurs.

.@eanthoine26 : “Le prix de l’électricité flambe et affecte aussi nos agriculteurs. Leurs factures peuvent être multipliées par 10. Vos aides sont insuffisantes. Cela va entrainer la faillite de nombreux agriculteurs. La hausse doit être absolument plafonnée…” #DirectAN pic.twitter.com/aeMKMBMkRC

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 8, 2022

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« L’épidémie de bronchiolite n’est que la partie émergée de l’iceberg »

« L’épidémie de bronchiolite n’est que la partie émergée de l’iceberg »

Le député Yannick Neuder (Les Républicains) et 40 de ses collègues, dont le président du groupe Olivier Marleix, jugent insuffisante la réponse du gouvernement à l’épidémie saisonnière de bronchiolites et appellent le ministre de la Santé, François Braun, à faire « plus et mieux » sur la crise des services pédiatriques.

Cette semaine, sous pression, le gouvernement a fait un petit pas vers les pédiatres qui font face à une crise profonde à nouveau mise en lumière par l’épidémie saisonnière de bronchiolites. Devant des services d’urgences pédiatriques en grande tension et des soignants à bout de souffle, le ministre de la Santé, François Braun, a dégainé une nouvelle enveloppe issue de négociations entre son ministère et les représentants des urgences pédiatriques. C’est salutaire mais bien insuffisant quand on sait que ces fonds d’urgence sont censés « faire tenir » durant trois ou quatre mois tout au plus. C’est sans compter sur la reprise de l’agenda politique d’un exécutif plus occupé à créer une troisième chambre parlementaire sous le nom de Conseil national de la Refondation tout en enjambant la première par 49-3 en série.

Quant aux premiers concernés, les avis sont plus que mitigés. Ces enveloppes ne constituent pas une solution pérenne. Pire, la FHF déplore une « politique de la rallonge permanente » basée sur un calendrier et une répartition des crédits encore flous.

La situation de la pédiatrie est l’illustration parfaite du malaise qui a contaminé tout notre système de santé parallèlement à une procrastination du gouvernement dont le rôle ne se résume plus qu’à déployer des rustines faites d’enveloppes et de plans blancs lorsqu’il est au pied du mur.

Pourtant, ni cette épidémie de bronchiolites, ni la situation de la pédiatrie sont des faits nouveaux. Chaque année, l’automne marque l’arrivée des nombreux cas d’enfants atteints par le virus, cette tension des services d’urgences pédiatriques a déjà été observée de nombreuses fois avec plus ou moins d’intensité comme en 2019.

Cette situation appelle à une réponse de rupture, structurelle et il semble que ce soit la dernière main tendue au gouvernement de la part de l’opposition et des représentants hospitaliers. Assez de rapports, de missions flash et d’assises de la pédiatrie au printemps : le gouvernement a déjà toutes les données et toutes les cartes en main pour agir.

Les enseignements à tirer tiennent en 3 maitres mots : revalorisation, décentralisation et anticipation.

Sur la revalorisation, la dégradation structurelle des moyens dédiés services pédiatriques a entrainé une fuite des soignants face à laquelle le gouvernement a trop longtemps tâtonné voir dévié. C’est notamment le cas durant le déploiement du Ségur de la Santé pour lequel la permanence des soins, c’est-à-dire le travail de nuit, ou le week-end et les jours fériés, n’a pas été revalorisée. Avec le plan d’urgence, du côté des hospitaliers, le soignant a vu sa prime de nuit augmenter d’1,79 euro de l’heure au maximum ! Du côté des libéraux, l’Igas pointe une rémunération de la pédiatrie clairement plus faible que les autres spécialités médicales et ce constat se confirme à l’échelle européenne.

Sur la décentralisation, nous devons décloisonner la ville et l’hôpital dans une grande réforme santé. Le système a besoin d’une réponse de rupture sur la médecine de ville, son rôle n’a pas été suffisamment inclus dans un nouveau modèle de prise en charge des enfants alors que le nombre de médecins en pédiatrie libérale baisse inexorablement depuis des années.

Sur l’anticipation, le rôle pédagogique et la prévention ont également été trop souvent délaissés : une réforme pour un rôle renforcé de la santé scolaire mais aussi de la protection maternelle et infantile (PMI). Comme l’a mis en lumière l’Iigas, les parcours de soins doivent être restructurés en réhabilitant et revalorisant notamment le rôle des puériculteurs et puéricultrices.

L’exécutif occulte aussi un des cœurs du problème : la crise de sens et le nouveau rapport aux carrières médicales. Un constat fait depuis bien trop longtemps. La revalorisation financière est une première réponse mais il faut travailler à des mesures profondes notamment sur les effectifs et la répartition des soignants. De manière générale, une véritable réforme des études de santé qui ne s’appuie pas simplement sur un numérus apertus mais qui permette le redoublement en première année par exemple ou qui encourage à l’installation en zones sous dotées par un engagement dès la deuxième année doublé d’incitations fiscales plus généreuses et d’un conventionnement plus favorable.

Enfin, il faut aussi questionner le calcul de l’ONDAM proposé au Parlement chaque année. Ces objectifs de dépenses sont largement en deçà des exigences d’un système à bout de souffle, notamment en cette crise inflationniste qui sévit actuellement. Plus généralement, la santé est encore trop souvent traitée de manière comptable dans notre pays. Le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS), examiné annuellement, a 26 ans ! Une nouvelle loi santé doit émerger, examinée plurianuellement, celle qui reposera sur les leçons apprises des crises sanitaires du 21e siècle.

Monsieur le Ministre Braun, la balle est dans votre camp. Nous attendons plus et mieux.

Yannick Neuder, Député de l’Isère
Olivier Marleix, Président du Groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Député d’Eure-et-Loir
Annie Genevard, Présidente des Républicains, Députée du Doubs
Emmanuelle Anthoine, Député de la Drôme
Thibault Bazin, Député de Meurthe-et-Moselle
Valérie Bazin-Malgras, Députée de l’Aube
Emilie Bonnivard, Députée de la Savoie
Jean-Yves Bony, Député du Cantal
Ian Boucard, Député du Territoire de Belfort
Jean-Luc Bourgeaux, Député d’Ille-et-Vilaine
Hubert Brigand, Député de la Côte d’Or
Fabrice Brun, Député de l’Ardèche
Dino Cinieri, Député de la Loire
Éric Ciotti, Député des Alpes-Maritimes
Pierre Cordier, Député des Ardennes
Josiane Corneloup, Députée de Saône-et-Loire
Marie-Christine Dalloz, Députée du Jura
Vincent Descoeur, Député du Cantal
Fabien Di Filippo, Député de la Moselle
Christelle D’intorni, Députée des Alpes-Maritimes
Julien Dive, Député de l’Aisne
Virginie Duby-Muller, Députée de la Haute-Savoie
Nicolas Forissier, Député de l’Indre
Marc Le Fur, Député des Côtes-d’Armor
Justine Gruet, Députée du Jura
Michel Herbillon, Député du Val-de-Marne
Patrick Hetzel, Député du Bas-Rhin
Philippe Juvin, Député des Hauts-de-Seine
Véronique Louwagie, Député de l’Orne
Alexandra Martin, Députée des Alpes-Maritimes
Jérôme Nury, Député de l’Orne
Éric Pauget, Député des Alpes-Maritimes
Isabelle Périgault, Députée de Seine-et-Marne
Christelle Petex-Levet, Député de la Haute-Savoie
Alexandre Portier, Député du Rhône
Nicolas Ray, Député de l’Allier
Nathalie Serre, Députée du Rhône
Michèle Tabarot, Députée des Alpes-Maritimes
Jean-Pierre Taite, Député de la Loire
Isabelle Valentin, Députée de Haute-Loire
Stéphane Viry, Député des Vosges

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Nadine Morano : « Je me sens attaché à cette famille politique, si il y en a qui s’en vont, c’est leur problème »

Nadine Morano : « Je me sens attaché à cette famille politique, si il y en a qui s’en vont, c’est leur problème »

Nadine Morano, députée européenne et conseillère politique de notre mouvement, était l’invitée d’Europe 1.

Elle est revenue sur son attachement à notre mouvement, l’affaire Grégoire de Fournas, l’immigration et le mode de désignation de notre candidat à l’élection présidentielle.

“Je me sens attaché à cette famille politique, si il y en a qui s’en vont, c’est leur problème” @nadine__morano sur #Europe1 pic.twitter.com/3zBU0QsLX1

— Europe 1 (@Europe1) November 8, 2022

Affaire Grégoire de Fournas : “ce n’est pas une sanction qui a été prise concernant le racisme, c’est une sanction sur le tumulte à l’Assemblée nationale” @nadine__morano sur #Europe1 pic.twitter.com/eQZY0oMYaJ

— Europe 1 (@Europe1) November 8, 2022

Immigration : “À un moment, je dis stop, c’est à l’Afrique de prendre en charge ses citoyens, on ne peut pas avoir la responsabilité totale des deux rives de la Méditerranée.” @nadine__morano sur #Europe1 pic.twitter.com/M9kP8YYKOT

— Europe 1 (@Europe1) November 8, 2022

“Nous devrons arrêter avec cette primaire qui nous a mis par terre il faut le dire, c’est une arme de destruction massive des partis politiques” @nadine__morano sur #Europe1 pic.twitter.com/hWiq8qrIpU

— Europe 1 (@Europe1) November 8, 2022

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Gérard Larcher : « Nous ne nous priverons pas de déposer une motion de censure »

Gérard Larcher : « Nous ne nous priverons pas de déposer une motion de censure »

Gérard Larcher, le président du Sénat, assure que si un projet du gouvernement « apparaît de nature à toucher l’essentiel », les LR feront valoir ce droit constitutionnel.

Alors que le projet de budget de la Sécurité sociale arrive ce lundi au Sénat, son président (LR), Gérard Larcher, déplore que l’utilisation du 49.3 ait empêché la bonne tenue de débats sur le sujet. Les sénateurs comptent remettre la question de la réforme des retraites sur la table. Larcher n’exclut pas non plus, si les circonstances l’exigent, que la droite dépose sa propre motion de censure contre le gouvernement.

Regrettez-vous que le budget, comme le budget de la Sécurité sociale (PLFSS), soit passé par le 49.3, sans vote de l’Assemblée nationale ?

L’utilisation du 49.3 est un constat d’échec pour le gouvernement et une conséquence de l’échec du président de la République aux législatives. C’est un outil démocratique prévu par la Constitution, mais on n’a pas été au bout des débats, et je le regrette.

Le Sénat va-t-il tenter d’infléchir le budget et le PLFSS ?

Sur le PLFSS, comme sur le PLF (projet de loi de finances), notre logique est de refuser de faire peser nos déficits sur les générations futures. Parmi nos priorités, nous voulons nous atteler au sujet de la présence médicale sur le territoire, 80 % du pays est concerné. Nous avons déjà voté l’ajout d’une quatrième année d’internat dans les déserts médicaux. Nous souhaitons aussi un conventionnement différencié suivant les zones géographiques pour privilégier les zones sous-denses. Nous allons également porter le dossier de l’hôpital, qui est en grande souffrance. Avec le 49.3, les députés n’ont pas pu débattre de ces sujets.

Vous allez aussi aborder la question des retraites ?

Pour la quatrième année, nous allons présenter notre projet de réforme des retraites dans le PLFSS : report progressif de l’âge légal de 62 à 64 ans, accélération du processus Touraine (allongement de la durée de cotisation) et convergence des régimes spéciaux. Nous insisterons cette année sur la question du maintien dans l’emploi des seniors. Ce n’est pas une réforme facile, mais elle est indispensable.

Vous êtes peu ou prou sur la même ligne que le gouvernement…

C’est le gouvernement qui est venu sur notre ligne.

Bruno Retailleau, comme Olivier Marleix, n’exclut pas de déposer un jour une motion de censure. C’est du bluff ?

Pas du tout. Nous n’allions pas unir nos voix à celles de la Nupes et du RN. Ajouter une crise politique à une crise énergétique et financière n’est pas dans l’intérêt du pays. Mais si un jour un projet du gouvernement nous apparaît de nature à toucher à l’essentiel, nous ne nous priverons pas de notre droit à déposer une motion de censure.

Concernant la loi sur les énergies renouvelables, que le Sénat a votée vendredi, vous avez rétropédalé sur le droit de veto des maires, mis de l’eau dans votre vin sur les éoliennes en mer. Ce sont des cadeaux au gouvernement ?

Il n’y a ni cadeau ni rétropédalage mais une négociation entre les commissions et le gouvernement. C’est le propre d’une démocratie parlementaire, c’est toujours l’attitude du Sénat. L’objectif était de permettre aux maires de décider si leur commune est, oui ou non, en mesure de recevoir des projets d’énergies renouvelables, notamment d’éoliennes. L’objectif est atteint. L’Etat ne peut passer au-dessus des élus locaux sur des sujets aussi sensibles. Ce serait une fois de plus la gouvernance verticale que nous n’avons cessé de dénoncer depuis cinq ans.

Gérald Darmanin a employé le terme d’écoterrorisme pour qualifier les actes de certains militants écologistes. Reprenez-vous ce terme ?

Je me méfie de l’abus du mot « terrorisme ». Moi, j’y ai vu une écologie dénaturée et des délits, parce qu’il y a eu violation de la loi. Et les parlementaires présents à ce moment ne sont pas plus protégés que les citoyens : ils se sont associés à une manifestation interdite et violente. Ils doivent aussi rendre des comptes.

Gérald Darmanin a présenté les contours de la future loi Immigration, en s’appuyant sur le rapport d’un de vos sénateurs. Il va dans le bon sens ?

La politique migratoire est un échec, depuis au moins deux quinquennats. Il faut un texte de loi qui pose cette question : quelle politique migratoire pour la France? Pas un énième texte qui tente de faire plaisir aux uns et aux autres. On doit y évoquer les questions du regroupement familial, de l’asile et des obligations de quitter le territoire (OQTF).

L’idée de régulariser les travailleurs dans les métiers en tension n’est pas bonne ?

Cette mesure va entraîner des régularisations importantes et créer un appel d’air. Il y a encore 3 millions de chômeurs de catégorie A et le taux de chômage est quasi deux fois plus élevé chez les immigrés (13 %) que chez les Français (7 %). Il faut, par ailleurs, des quotas déterminés par le Parlement, avant l’entrée sur le territoire.

Certains à droite prédisent « l’éclatement » de LR, une fois son président élu. Vous pensez que c’est possible ?

Non. Je défends une ligne autonome et indépendante. Nous ne devons être les supplétifs ni de Mme Le Pen ni de M. Macron. La première responsabilité du futur président sera de rassembler, de définir un projet de manière collective et de retrouver la confiance des Français.

Est-ce que la droite ne se renie pas en refusant la main tendue d’Emmanuel Macron ? C’est ce que dit Nicolas Sarkozy…

J’ai une position différente. Si nous n’affirmons pas une ligne indépendante, nous disparaîtrons. Mais, sur un certain nombre de sujets, nous pouvons converger quand nous jugerons que c’est l’intérêt du pays.

Approuvez-vous les sanctions votées par l’Assemblée nationale (quinze jours d’exclusion, indemnité réduite pendant deux mois) à l’égard de Grégoire de Fournas, le député RN, qui a tenu des propos jugés racistes ?

Ses propos sont évidemment condamnables, et je les condamne. J’approuve les sanctions qui ont été prises. Mais je ne peux que regretter le spectacle consternant de ces débordements qui dénaturent le débat et font du mal à la démocratie parlementaire. Comment également accepter que des députés participent à des manifestations interdites ou entravent la circulation ? Il faut que chacun reprenne ses esprits et retrouve la dignité inhérente au mandat parlementaire.

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