La question de la semaine : Conseil national de la Refondation
L’article La question de la semaine : Conseil national de la Refondation est apparu en premier sur les Républicains.
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Annie Genevard, présidente de notre mouvement et députée du Doubs, était l’invitée de Christophe Barbier mercredi 7 septembre 2022, dans la matinale de Radio J.
Sur la question énergétique, Annie Genevard explique : « Si nous sommes dans cette situation c’est dû aux choix politiques faits par François Hollande et Emmanuel Macron depuis 10 ans. En raison d’accords politiques, ils ont détruit notre filière nucléaire. Avec la commission parlementaire que nous demandons, nous ferons des propositions pour la reconstruire ! »
Si nous sommes dans cette situation c’est dû aux choix politiques faits par François Hollande et Emmanuel Macron depuis 10 ans.
Avec cette commission parlementaire nous ferons des propositions pour reconstruire notre filière nucléaire, qui fait la souveraineté de la France. pic.twitter.com/6toRZuApdC
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022
Concernant les super-profits générés par la crise énergétique, la Présidente Genevard explique que la France est championne des taxes « Nous avons 150 milliards d’euros en matière de pression fiscale de différence avec l’Allemagne. La piste de l’impôt sur les super-profits n’est pas la bonne ». Elle estime qu’il est préférable d’inciter les grands groupes, comme Total l’a fait, à la redistribution.
La France est championne des taxes : nous avons 150 milliards d’€ en matière de pression fiscale de différence avec l’Allemagne.
La piste de l’impôt sur les super-profits n’est pas la bonne. Comme avec Total, il faut inciter les grands groupes à la redistribution. pic.twitter.com/Ej3AoqntKf
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022
Annie Genevard évoque ensuite la réforme de l’indemnisation chômage « Nous avons 3 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A et une pénurie de main-d’œuvre. Nous devons corriger le phénomène du refus de CDI et former rapidement dans les métiers en tension.»
Sur l’indemnisation du chômage, le gouvernement ne fait que prolonger la réforme existante.
Nous avons 3 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A et une pénurie de main-d’œuvre. Nous devons corriger le phénomène du refus de CDI, former dans les métiers en tension. pic.twitter.com/uMcyuxxQaO
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022
Sur la non participation des Républicains au Conseil national de la refondation, la Présidente Genevard considère qu’il s’agit d’une mise en scène de plus après la Grand débat, la Convention sur le climat, les Ségur, Beauvau, Grenelle…
Le Conseil national de la refondation est une mise en scène de plus après la Grand débat, la Convention sur le climat… le constat est fait.
Nous savons que l’hôpital doit être débureaucratisé, que l’école pêche sur la transmission des savoirs essentiels. Maintenant agissons ! pic.twitter.com/8JCuOC2tyN
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022
Pour elle, « Le constat est déjà fait : nous savons que l’hôpital doit être débureaucratisé, que l’école pêche sur la transmission des savoirs essentiels. Maintenant, il faut agir »
Enfin, sur la situation du parti, Annie Genevard estime qu’il faut « redéfinir le rôle des partis. Ils ne sont plus des incubateurs de présidentiables mais sont des lieux où s’élaborent une pensée politique, des stratégies, où se mettent en place des outils de conquête électorale. »
Nous devons redéfinir le rôle des partis. Ils ne sont plus des incubateurs de présidentiables mais sont des lieux où s’élaborent une pensée politique, des stratégies, où se mettent en place des outils de conquête électorale. pic.twitter.com/DViBITDW94
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022
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Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, vice-président des Républicains et député d’Eure-et-Loir, était l’invité d’Europe 1.
Il est revenu sur le nucléaire, le prix de l’énergie, la souveraineté nationale et l’utilisation du 49.3.
.@oliviermarleix à propos du nucléaire : « on a une décennie de renoncement du nucléaire, il y a eu 10 ans d’affaiblissement » sur #Europe1 pic.twitter.com/vAPxA826NU
— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022
.@oliviermarleix à propos des prix de l’énergie : « La France doit hausser le ton sur la question de l’énergie, la commission européenne a une grande part de responsabilité » sur #Europe1 pic.twitter.com/h6noGqdt4F
— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022
.@oliviermarleix à propos de la politique nucléaire d’Emmanuel Macron : « Il y a eu un Macron qui croyait au grand marché mondial et pour qui la souveraineté nationale n’était pas une donnée, c’est une notion qui lui est étrangère » sur #Europe1 pic.twitter.com/Oo9Uv3KyE5
— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022
.@oliviermarleix sur l’utilisation du 49.3 : « je dis au gouvernement oui pour le 49.3 c’est pas un drame (…) en revanche le 49.3 ne doit pas être utiliser pour empêcher le débat à l’Assemblée nationale » sur #Europe1 pic.twitter.com/3UH8Rm30tX
— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022
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Le patron des députés LR veut établir les responsabilités et rebâtir la souveraineté énergétique de la France.
Olivier Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, n’est pas satisfait des choix du président de la République.
Emmanuel Macron, comme Élisabeth Borne, préviennent les Français et les entreprises de possibles « tensions » cet hiver. Risque-t-on un « confinement énergétique », selon l’expression d’Agnès Verdier-Molinié.
Oui, malheureusement ! Le général de Gaulle, après la Libération, a mis en place une politique qui a apporté à la France l’indépendance et l’abondance. La crise internationale sur le marché du gaz n’explique qu’une petite partie de nos problèmes d’approvisionnement, puisque le gaz c’est 20 % de notre énergie consommée. Ce qui explique la pénurie c’est d’abord la situation de notre parc nucléaire avec 32 réacteurs à l’arrêt. EDF promet de remettre en service 40 GW d’ici la fin décembre et 10 de plus d’ici la fin de l’hiver, mais cet objectif est très optimiste.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
Ceux qui depuis dix ans ont cru qu’on pourrait se passer du nucléaire – les présidents et Hollande-Macron en tête – ont une responsabilité immense devant la nation et les Français. La fermeture de Fessenheim n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a dix ans de renoncement, pendant lesquels on n’a lancé aucun projet nouveau, pendant lesquels l’absence de perspective a démobilisé la filière nucléaire. Nous avons une technologie en or, qui nous assurait une énergie propre et bon marché, nous l’avons sacrifiée au nom d’un accord électoral PS-Verts en 2011 : l’échange de 15 circonscriptions législatives contre la fermeture de 24 réacteurs nucléaires ! Nous allons demander une commission d’enquête sur ce sujet. Il faut à la fois établir les responsabilités de ce désastre et identifier les moyens de rebâtir sans attendre notre souveraineté énergétique.
Début octobre, au Parlement, sera examiné un projet de loi du gouvernement sur l’accélération des énergies renouvelables. Voterez-vous ce texte ?
Il est un peu anachronique : il propose surtout plus d’éoliennes pour défigurer la France et je ne crois pas que ce soit l’urgence. Je préférerais que l’on accélère la production de biogaz où nos gisements sont encore très importants et faciles à développer. Si on avait anticipé on aurait pu se passer totalement du gaz russe ! Mais surtout je demande au gouvernement de réviser la programmation pluriannuelle de l’énergie : la loi prévoit toujours la fermeture de 12 réacteurs nucléaires ! À l’heure où nous parlons il y a des dizaines d’ingénieurs chez EDF qui s’activent au sein d’une «direction de la déconstruction». Ce n’est plus possible ! Le président de la République a tenu un discours très opportuniste à Belfort en février dernier pour annoncer la création de nouveaux EPR. Mais que s’est-il passé depuis ? Rien.
Le prix de l’électricité comme du gaz s’envolent. Faut-il revoir les règles européennes du prix de l’électricité ? Peut-on en sortir ?
Tout est à revoir : l’accès régulé à l’énergie nucléaire (Arenh) est un échec. On a spolié EDF pour faire des fortunes privées. Quant au consommateur final, il se retrouve aujourd’hui le bec dans l’eau, lâché par ses fournisseurs. Si la France doit choisir un sujet de bras de fer en Europe c’est celui du nucléaire d’EDF. La Commission doit renoncer à son rêve de démantèlement. Mais l’urgence absolue c’est la déliaison des prix de l’électricité et du gaz. Pour faire simple, nous sommes obligés d’acheter l’électricité sur le marché de gros à un coût marginal qui est en réalité celui du gaz. La Commission interdit aux États de vendre l’électricité nucléaire au coût de production. Résultat c’est M. Poutine qui fixe le prix de l’électricité ! Pour nos entreprises ce n’est pas tenable : elles voient leurs factures augmenter de 600 ou 700 % ! On ne va pas laisser mourir nos entreprises à cause d’une règle administrative folle ! La France doit sortir de ce marché européen. Je le demande au président Macron. Les Espagnols et les Portugais l’ont fait. La France ne l’a même pas demandé. Cela n’empêcherait en rien la solidarité européenne grâce aux réseaux interconnectés.
>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr
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Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité des 4 Vérités sur France 2.
Il est revenu sur la politique nucléaire du gouvernement, la politique énergétique, l’affaire des déplacements du PSG en jet privé et sa candidature à la présidence de notre mouvement.
“Si on veut que l’électricité soit moins chère, il faut qu’elle soit moins rare”.@BrunoRetailleau, président du groupe @lesRepublicains au Sénat, reproche à Emmanuel Macron sa politique nucléaire. pic.twitter.com/IbX0mWBowY
— Info France 2 (@infofrance2) September 6, 2022
” Ce gouvernement et surtout ce président de la République, gouverne sans cap, il gouverne sans conviction et sans boussole.”@BrunoRetailleau évoque #Fessenheim pour décrier la politique énergétique du gouvernement.
#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/KiAriEJqZn
— Info France 2 (@infofrance2) September 6, 2022
“Il y a un changement culturel qui nous concerne tous.”@BrunoRetailleau répond à la polémique de #KylianMbappe et #ChristopheGaltier au sujet des déplacements des joueurs parisiens.
#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/c4FvNDzSfO
— Info France 2 (@infofrance2) September 6, 2022
“Je pense qu’il faut reconstruire à partir de LR un nouveau parti, il faut le refonder.”@BrunoRetailleau, candidat à la présidence #LR, évoque la nécessité de la refondation du parti et de la droite.
#Les4V @ThomasSotto pic.twitter.com/BD1GArbfyG
— Info France 2 (@infofrance2) September 6, 2022
Je souhaite rendre leur voix à nos #militants : sur toutes les grandes questions, ce sont les militants qui trancheront ! #AvecRetailleau #LR #Les4V pic.twitter.com/pRsuTVphnU
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) September 6, 2022
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Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la commission nationale d’investiture, était l’invité de RTL.
Il est revenu sur la politique énergétique du gouvernement, le procès de l’attentat de Nice et sa candidature à la présidence de notre mouvement.
Le Président parle à nouveau de guerre. Sa conférence était malhonnête. Il attaque le président d’EDF mais la vérité c’est que Hollande & Macron ont tué EDF depuis 10 ans !
Avec @oliviermarleix, nous demandons une commission d’enquête pour pointer les responsabilités du pouvoir. pic.twitter.com/c7K0Np5PGu
— Eric Ciotti (@ECiotti) September 6, 2022
Procès de l’attentat de #Nice : “J’attends qu’il y ait une forme de réparation pour les victimes”, @ECiotti dans #RTLMatin avec @amandine_begot pic.twitter.com/oGAzARtca5
— RTL France (@RTLFrance) September 6, 2022
Je dis aux centristes de ne pas se mêler de nos affaires. Hervé Morin n’est pas adhérent des Républicains.
Nous devons être un parti de droite. Je suis de droite, je ne m’en excuserai pas !
Soyons forts par nous mêmes pour gagner l’élection présidentielle de 2027 ! pic.twitter.com/EhGE0dbztb
— Eric Ciotti (@ECiotti) September 6, 2022
Dès 2023, choisissons notre chef. Je veux que Laurent Wauquiez soit notre candidat avec un grand programme de liberté économique et de protection des Français. pic.twitter.com/1I59QbfBEO
— Eric Ciotti (@ECiotti) September 6, 2022
L’article Eric Ciotti : « François Hollande et Emmanuel Macron ont tué EDF depuis 10 ans ! » est apparu en premier sur les Républicains.
Annie Genevard, présidente de notre mouvement et députée du Doubs, était l’invitée de Sud Radio.
Elle est revenue sur le rôle des partis politiques, le nucléaire, le Conseil national de la refondation et le vote du budget à l’Assemblée nationale.
Certains considèrent que nous vivons la fin des partis politiques. C’est faux. La pensée politique, le projet politique et le débat politique s’opèrent au sein des partis politiques. #SudRadio pic.twitter.com/ZZyxqhGJj7
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 5, 2022
Le Rassemblement National et la majorité présidentielle s’entendent pour vouloir notre disparition. Or l’existence des Républicains est indispensable au débat et à la vitalité démocratique. #SudRadio pic.twitter.com/ee5VOgEX4o
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 5, 2022
Emmanuel Macron et François Hollande ont fait n’importe quoi en matière énergétique : ils ont affaibli la filière nucléaire et ils ont ruiné EDF. Aujourd’hui, la France doit peser de tout son poids pour découpler l’électricité et le gaz. #SudRadio pic.twitter.com/bsIp5wvKF0
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 5, 2022
Des Ségurs, des Beauvaux, des Grenelles, des grands débats, des états généraux, le conseil national de la refondation… Emmanuel Macron parle au lieu de faire. #SudRadio pic.twitter.com/MKjGKICBm9
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 5, 2022
Selon toute probabilité, nous ne voterons pas le budget ne partageant ni la méthode ni les orientations du gouvernement. #SudRadio pic.twitter.com/PuAKXqxOSz
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 5, 2022
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Aurélien Pradié, secrétaire général de notre mouvement et député du Lot, était l’invité de Public Sénat.
Il est revenu sur le vote du budget à l’Assemblée nationale, le nucléaire et l’élection du président de notre mouvement.
Le vote du budget est un acte politique. Je ne le voterai pas. Même si nous nous battrons pour obtenir des avancées, comme nous l’avons fait cet été, jamais je ne le voterai.@lesRepublicains ne sont pas là pour filer un coup de main au gouvernement. pic.twitter.com/153EUxdNFy
— Aurélien Pradié (@AurelienPradie) September 5, 2022
Nous devons relancer le nucléaire en urgence. Emmanuel Macron a saboté et massacré notre parc nucléaire. C’est une faute politique majeure.
Retrouvons notre souveraineté énergétique. pic.twitter.com/pNWEAI5BBY
— Aurélien Pradié (@AurelienPradie) September 5, 2022
Les adhérents ne veulent pas d’une nouvelle guerre des chefs. Ne recommençons pas les matchs d’hier et d’avant hier. pic.twitter.com/9FvlCcVhpq
— Aurélien Pradié (@AurelienPradie) September 5, 2022
Redevenons une droite populaire. Une droite qui replace la valeur du travail au cœur de la vie de tous les Français. pic.twitter.com/qmPsibyqoA
— Aurélien Pradié (@AurelienPradie) September 5, 2022
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Candidat à la présidence des Républicains, Éric Ciotti s’opposera, s’il est élu, « à toute forme de primaires ».
Vous président de LR, quelles seraient vos premières décisions ?
Notre candidat à la présidentielle de 2027 sera désigné très rapidement. Ça sera la première des mes priorités. Ce qui a considérablement affaibli la droite depuis 2012, c’est l’absence d’un chef reconnu et incontesté à sa tête. Pour pallier ce manque, nous avons été contraints, par deux fois, à recourir à des primaires qui nous ont conduits à deux échecs cuisants en 2017 et 2022. Je le dis clairement : je m’opposerai à toute forme de primaires pour l’avenir. Face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, les LR doivent retrouver une voix et un visage.
Et ensuite ?
Ma seconde priorité sera de refonder un cadre idéologique solide, synthèse entre l’attente de sécurité et l’exigence de liberté. Chaque année, la France gagne la coupe du monde et d’Europe des impôts. C’est devenu insupportable. La droite doit y mettre un terme. Ma priorité sera de proposer un puissant contre-choc fiscal. Je souhaite ramener les prélèvements obligatoires a minima à moins de 40 % du PIB, ce qui signifie une baisse de la fiscalité et des charges d’au moins 125 milliards d’euros sur un quinquennat. Cela permettra d’augmenter des salaires qui ne valorisent plus suffisamment le travail face à l’assistanat. Mon objectif sera de réanimer le parti sur ses convictions, mais aussi sur ses méthodes. Je veux mettre au service de notre futur candidat un parti qui déborde d’idées, en se saisissant de sujets où nous avons été trop longtemps inaudibles. En particulier la transition environnementale, l’éducation, le logement ou l’égalité entre les femmes et les hommes.
Qui serait le meilleur candidat de la droite à la présidentielle de 2027 ?
Une personnalité dispose des meilleures qualités pour incarner l’avenir de la droite : Laurent Wauquiez. Il est le mieux placé. Depuis 2007, nous avons vécu à l’ombre de trois grandes figures tutélaires : Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Juppé. Ils ont tous renoncé à une ambition politique nationale. D’autres ont essayé d’incarner une relève : Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Ils n’y sont pas parvenus. Dans son territoire, Laurent Wauquiez connaît une extraordinaire réussite. Si la France était à l’image de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du département des Alpes-Maritimes, les LR auraient la majorité absolue à l’Assemblée nationale ! Laurent Wauquiez a développé des politiques très novatrices tout en gérant remarquablement l’argent public. Il porte une vision courageuse de la France et de son avenir.
Quel agenda suggérez-vous ?
Il faudra aller vite, dès le début de 2023. Désigner notre candidat quatre mois avant l’élection présidentielle est beaucoup trop tardif pour mûrir longuement un véritable projet novateur et rassembleur. D’autant que ce projet devra s’inscrire en rupture totale avec ce qui est fait en France depuis des décennies.
À droite et au centre, beaucoup redoutent une droitisation extrême ou une extrême droitisation du parti si vous le dirigez. Que leur répondez-vous ?
Je suis étonné par cette analyse alors que toutes les études démontrent que le pays n’a jamais autant été à droite… Ce n’est certainement pas dans cet instant qu’il faut renoncer à nos convictions. Je suis de droite, j’en suis fier et ne m’en excuserai jamais. Je suis profondément gaulliste, guidé par mon grand-père prisonnier de guerre et mon oncle résistant. J’ai adhéré au RPR à l’âge de 16 ans et je n’ai appartenu qu’à une seule famille politique. Je ne viens pas d’ailleurs et je n’irai pas ailleurs.
Si vous gagnez, ne craignez-vous pas une scission des Républicains ?
Le vrai danger, c’est la disparition. Nous sommes passés de 32 % à l’élection présidentielle de 2007 à moins de 5 % d’électeurs à celle de 2022. Près de 90 % de ceux qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy nous ont déjà quittés. Mon but sera d’aller rechercher un par un ces électeurs, autant du côté d’Emmanuel Macron que du côté de Marine Le Pen. Il ne s’agit pas de rafistoler une boutique qui prend l’eau de toute part, mais de reconstruire un édifice moderne, fort de nos racines et de nos valeurs.
Le « tout sauf Ciotti » vous inquiète-t-il ?
J’entends cette musique. J’y perçois une forme de mépris qui, je le sais, choque nos militants. Cette partition avait déjà été jouée lors du congrès. On voit hélas où cela nous a menés. Ce débat mérite d’être conduit dans le respect de chacun. Soit nous avons le courage d’explorer des chemins plus audacieux, soit nous serons effacés. Je ne serai pas le candidat du statu quo, de la prudence, du conservatisme.
Quatre candidats, ce n’est pas trop pour un parti qui voit ses adhérents partir ?
Plus nous aurons des débats riches et sincères, mieux ce sera.
Sur les textes concernant le pouvoir d’achat, les Républicains n’ont pas été dans l’opposition frontale au gouvernement. Quel est le bon positionnement ?
Pour moi, le macronisme est un naufrage. Le tribunal de l’histoire jugera très sévèrement l’inaction coupable d’Emmanuel Macron. Je prône une ligne d’opposition claire et forte. Toute forme de participation ou d’alliance avec ce pouvoir est à récuser. C’est cette ligne que les militants devront également valider en m’élisant à leur tête en décembre.
Cette stratégie ne risque-t-elle pas de mener au blocage des institutions ?
Je dresse un constat très sévère de dix années de macronisme. Je parle bien de dix années car pour moi, les politiques de François Hollande et d’Emmanuel Macron sont quasi identiques. Les choix catastrophiques effectués en matière d’énergie – qui sont à la base du futur rationnement électrique – appartiennent solidairement à messieurs Hollande et Macron. Il en est de même sur le terrain migratoire, ou encore budgétaire avec cette gabegie permanente qui a fait exploser notre endettement. La devanture a été rafistolée, mais l’arrière-boutique reste similaire. Je ne serai jamais complaisant avec un pouvoir qui a autant accéléré le déclin de la France. Nous rouvrons des centrales à charbon tout en demandant des efforts aux Français alors qu’on a fermé Fessenheim. Quel paradoxe ! Sur l’islamisme, la fuite de l’imam Iquioussen – dont semble se satisfaire Gérald Darmanin qui, comme à son accoutumée, fait de la com – est révélatrice du fiasco d’une politique qui a refusé de rétablir le délit de séjour illégal, et qui a érigé le placement en centre de rétention en procédure systématique avant toute expulsion.
Avec cette opposition radicale, le pays ne risque-t-il pas la paralysie ?
L’inaction du pouvoir en place a conduit à la montée d’un danger politique majeur : un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen à la prochaine présidentielle. Je ne veux pas de ce scénario. Je m’opposerai aux menaces qu’incarnent Mélenchon et sa clique qui voudraient transformer notre pays en nouveau Venezuela. Mais n’oublions jamais que les premiers responsables de cette situation. Ce sont M. Macron et tous ceux qui prétendent à son héritage : Bruno Le Maire, Édouard Philippe, Gérald Darmanin. Comment Édouard Philippe, qui a signé le décret de fermeture de Fessenheim, peut-il aujourd’hui nous donner des leçons ?
Voterez-vous le prochain budget ?
Non ! Voter un budget veut dire participer et se fondre dans la majorité macroniste. Voter celui-ci en particulier reviendrait à endosser les erreurs en matière de politique énergétique, les fautes budgétaires et l’incurie migratoire et sécuritaire du pouvoir en place. Pour autant, nous ne jouerons jamais la politique du pire car nous privilégierons toujours l’intérêt général du pays.
Comme Jean-Luc Mélenchon , souhaitez-vous une dissolution de l’Assemblée nationale ?
Je ne crois pas en cette hypothèse. Cette décision n’appartient qu’au président de la République. S’il utilise cette arme, il devra mettre en jeu sa responsabilité et partir en cas de défaite.
N’est-il pas temps de faire un inventaire de la campagne de Valérie Pécresse ?
Bien sûr, mais ce sont malheureusement les Français qui l’ont fait, de façon sévère. Notre message n’a pas été compris car il n’était peut-être pas suffisamment clair et audacieux.
>> Lire l’interview sur LeJDD.fr
L’article Éric Ciotti : « Je m’opposerai à toute forme de primaires pour l’avenir » est apparu en premier sur les Républicains.
Le président du groupe LR au Sénat estime qu’« il faudra tout changer » et « refonder un nouveau parti ».
Vous encouragiez Laurent Wauquiez à être candidat à la présidence de LR. Il a fait un autre choix. Et vous? Serez-vous candidat pour animer le mouvement ?
Oui, je serai candidat à la présidence des Républicains. Je considère que Laurent Wauquiez avait toutes les qualités pour présider notre mouvement mais, en son absence, beaucoup m’ont demandé de me présenter. Je ne suis pas en manque de responsabilités, mais je ne suis pas homme à me dérober.
Est-ce compatible avec la présidence du groupe LR au Sénat ?
Ce n’est pas seulement compatible mais souhaitable. Aujourd’hui, le Parlement revient au centre du débat public. Que le président du premier groupe parlementaire de droite préside aussi le parti, c’est un gage de cohérence et de clarté.
Comment faut-il comprendre votre candidature ?
D’abord, je ne suis candidat contre personne. Éric Ciotti et Aurélien Pradié ont toute légitimité à se présenter. Mais cette élection ne doit pas se transformer en un face-à-face entre deux camps qui joueraient la surenchère. Dans notre état de faiblesse, un choc frontal pourrait nous briser. Bien sûr, la droite doit s’assumer, sans aucun complexe, mais elle doit aussi avancer. Je veux dépasser le passé et mettre la droite en ordre de bataille pour les combats de demain.
Peut-on assumer une ligne « droite et forte » – pour reprendre les termes d’Éric Ciotti – sans cliver ?
Oui. J’en veux pour preuve ce mot d’ordre de Laurent Wauquiez, en 2017, lorsqu’il était candidat à la présidence des Républicains : « Rassembler sans se renier. » Je ne me suis jamais renié. Qu’il s’agisse du totalitarisme islamiste ou de la nécessité de travailler plus et de dépenser moins, je dis aujourd’hui ce que je disais hier. C’est aussi pourquoi j’avais voté contre le traité de Lisbonne, parce qu’il reniait la parole du peuple souverain. Mais j’ai toujours cherché à rassembler. Car on n’est jamais fort quand on se réduit. La capacité d’un chef ne se mesure pas seulement à son autorité, mais aussi à sa faculté à fédérer. Cliver, c’est facile. Mais quand on dirige, il y a souvent beaucoup plus de courage à rassembler qu’à opposer.
Est-ce encore possible de réformer les Républicains sans « déformer » ce qu’ils sont ?
Réformer le mouvement ne suffira pas. Il faudra avoir le courage de tout changer. Ce que je veux, c’est refonder un nouveau parti pour reconstruire une vraie droite. On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle, de l’homme du référendum, et ne pas donner la parole aux militants. Je veux que les militants puissent trancher les grandes décisions, participer à la désignation de nos candidats. Je veux aussi créer des communautés numériques et redonner des moyens et des outils aux fédérations. Tout changer, c’est une question d’efficacité mais aussi de crédibilité : nos électeurs attendent des preuves, pas seulement des mots. J’entends parler de rupture : très bien. Mais la rupture, depuis combien de temps la promettons-nous ? Ne nous contentons pas d’agiter de vieux slogans, construisons un nouveau mouvement.
LR a-t-il encore des idées, une ligne ?
J’ai souvent regretté que la droite ne soit pas naturellement portée vers le débat d’idées. J’avais voulu prendre ma part à ce nécessaire effort intellectuel en proposant dans un ouvrage, Refondation, un corpus d’idées pour la droite. Nous vivons une période d’effondrement. Tout est à repenser car tout est à terre : le travail, notre système de santé, l’autorité de l’État et même une certaine idée de la civilisation. Il nous faut, en tenant compte du monde d’aujourd’hui, formuler une proposition à partir des fondamentaux de la droite : notre goût pour la liberté, la responsabilité, l’ordre, la transmission, le progrès. Et ne pas nous contenter de demi-mesures. Prenons l’école : plutôt que quelques changements de programmes, c’est un changement complet du système éducatif que la droite doit proposer, avec des établissements publics autonomes, afin de casser le nivellement par le bas. Bien sûr, la droite, c’est plus de sécurité, moins d’impôts et d’immigration. Et sur ce dernier point, il faudra aussi passer par un référendum pour que le peuple français se réapproprie cette question existentielle. Mais nous devons être plus exigeants envers nous-mêmes, sortir de nos zones de confort et investir des champs nouveaux de réflexion, que ce soit le numérique, l’intelligence artificielle, l’écologie, etc. Une droite courageuse, c’est aussi une droite audacieuse.
Vous aviez sorti un essai, en 2021, Aurons-nous encore de la lumière en hiver ?. Le titre se voulait provocateur… mais aurons-nous encore de la lumière et du chauffage ? Dans quel monde allons-nous basculer ?
J’aurais préféré me tromper mais j’avais effectivement anticipé. Emmanuel Macron, lui, ne l’a pas fait. Car la situation actuelle n’est pas simplement due à la guerre en Ukraine : la filière nucléaire a été totalement sabordée puisque le président avait donné instruction de fermer quatorze réacteurs nucléaires. Et il vient aujourd’hui nous parler de la fin de l’insouciance… Mais l’insouciant, c’est lui ! La question fondamentale, désormais, c’est la maîtrise de notre destin : comment les États peuvent-ils retrouver une prise sur les événements, face aux poussées impérialistes ou aux assauts de cet empire de la technique qui prend le contrôle de nos vies ? La réponse, c’est la souveraineté. Elle est l’horizon indépassable des nations. Car ce qu’un peuple ne fait pas pour lui-même, personne ne le fera à sa place.
Comment incarner une alternative crédible ? Faut-il travailler avec Emmanuel Macron pour faire avancer les réformes ?
Qu’on ne fasse pas de l’obstruction systématique, c’est du bon sens. Mais nous ne serons jamais macronistes. Il y a entre Emmanuel Macron et nous des différences de nature et pas seulement de degrés. N’alimentons pas la grande confusion, le « en même temps », c’est-à-dire le « tout se vaut ». Car si tout se vaut, alors tout est faux. Nous devons montrer que la politique vaut encore quelque chose, qu’il y a encore des hommes et des femmes d’honneur qui ne sont pas prêts à troquer leurs convictions pour des ambitions.
Faut-il construire un rassemblement plus large que LR avec les électeurs d’Éric Zemmour et de Marine Le Pen ?
Vous posez une question essentielle pour l’avenir de la droite. Je tendrai toujours la main aux électeurs de Marine Le Pen et d’Éric Zemmour car je ne me résignerai jamais à ce que des Français sincèrement de droite nous aient quittés.
La droite a-t-elle encore un avenir dans sa forme partisane actuelle ? Pour Dominique Reynié, « la recomposition des droites pourrait se faire sans Les Républicains ».
Si je le pensais, je ne serais pas candidat à la présidence de notre parti. La droite a un avenir si elle ne cède ni à la fatalité ni à la facilité. Car c’est trop facile de pointer les autres du doigt : notre problème, c’est nous-mêmes, ce sont nos reniements et nos paresses devant l’effort intellectuel qu’exige une vraie refondation.
Les jeunes et les urbains, notamment, ne votent plus pour LR. Comment leur parler et les convaincre ?
Les jeunes, les urbains, les premiers ou les derniers de cordée : je crois qu’il faut surtout parler à nouveau aux Français comme à un seul peuple. Car c’est l’objet même de la politique : faire un être collectif à partir d’êtres singuliers. Les Français sont un grand peuple politique : plus on leur sert des discours catégoriels, moins ils se rendent aux urnes. La politique des clientèles abîme tout parce qu’elle promet tout.
Comment s’adresser aux militants LR comme au reste de la droite ?
En parlant clair plutôt qu’en parlant fort. Les militants comme les sympathisants n’attendent pas qu’on en fasse trop : ils veulent seulement être sûrs que nous ferons demain ce que nous disons aujourd’hui.
Le président de LR a-t-il vocation à être candidat à la présidentielle ?
Dans cette élection, je suis candidat pour refonder mon parti, pas pour présider le pays. Avec les militants, je veux bâtir ce grand parti de droite, populaire et patriote, qui manque aujourd’hui à la France.
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