Réaction d’Éric Ciotti à la suite de l’allocution du Président de la République

Réaction d’Éric Ciotti à la suite de l’allocution du Président de la République

J’accueille avec scepticisme ce long catalogue de vœux pieux qui n’apporte ni cap ni nouveauté, malgré des objectifs tout aussi louables qu’évidents.

Le Président de la République n’a esquissé aucune remise en cause et n’ouvre aucune perspective concrète : la méthode ne changera visiblement pas.

Emmanuel Macron semblait débuter ce soir un mandat présidentiel dont il est pourtant investi depuis six ans.

L’immobilisme affirmé par le Président de la République contraste hélas avec la colère des Français.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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Roger Karoutchi : « J’ai peur que l’exécutif considère que l’on est déjà à l’étape suivante »

Roger Karoutchi : « J’ai peur que l’exécutif considère que l’on est déjà à l’étape suivante »

Roger Karoutchi, vice-président du Sénat et vice-président de la commission national d’investiture de notre mouvement, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur l’allocution du président de la République, l’examen de la réforme des retraites par le Conseil constitutionnel et l’avenir du périphérique parisien.

Allocution d’Emmanuel Macron : “J’aurai pensé qu’il aurait attendu la mobilisation de jeudi”, relève @RKaroutchi “J’ai peur que l’exécutif considère que l’on est déjà à l’étape suivante. C’est vrai juridiquement, mais pas d’un point de vue politique et social” #BonjourChezVous pic.twitter.com/58Tri6DmZl

— Public Sénat (@publicsenat) April 17, 2023

Le @Conseil_constit censure les mesures sociales de la #RéformeDesRetraites : “Le CDI senior, on y reviendra, s’il y a un texte travail, on le représentera”, promet @RKaroutchi
> Sur les bénéfices : “Il doit y avoir une modification du partage de la valeur”#BonjourChezVous pic.twitter.com/burUEhaC4w

— Public Sénat (@publicsenat) April 17, 2023

Transports : quel avenir pour le périphérique parisien ?

L’info vue par la presse régionale avec @JacquesPaquier, directeur de la rédaction du @JournalGdParis
La réaction de @RKaroutchi, vice-président du Sénat, sénateur LR des Hauts-de-Seine#BonjourChezVous pic.twitter.com/VCyL8ge2CC

— Public Sénat (@publicsenat) April 17, 2023

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Éric Ciotti : « Nous devons urgemment retrouver un cap et une vision pour l’avenir »

Éric Ciotti : « Nous devons urgemment retrouver un cap et une vision pour l’avenir »

Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision. Toutes les forces politiques doivent l’accepter et se retrouver dans le respect dû à nos institutions.

Ceux qui souhaitaient que le Conseil constitutionnel joue un rôle étranger à sa fonction ont de nouveau égaré les Français. Cet esprit de confusion fragilise nos institutions et doit cesser.

La censure de certains articles sanctionne les erreurs de méthode du gouvernement. Nous regrettons que ces erreurs aient tant nui à une réforme indispensable pour garantir la pérennité de notre système par répartition et préserver les pensions de nos retraités.

La question du travail et sa réhabilitation doit revenir au cœur de nos discussions.

Nous devons répondre aux inquiétudes de nos compatriotes, à la colère légitime qu’ils ressentent face aux injustices de l’assistanat et anticiper le défi des révolutions technologiques qui s’annoncent.

Et nous devrons obtenir l’augmentation des salaires par une meilleure répartition entre les fruits du travail et ceux du capital : elle est la seule réponse crédible à la crise du pouvoir d’achat.

Nous appelons à la réunion rapide d’une grande conférence sociale qui puisse se saisir de ces enjeux et élargir le débat à la hauteur de cette question fondamentale de notre siècle.

Avant de penser à la retraite que nos enfants prendront dans cinquante ans, œuvrons d’abord avec détermination pour qu’ils puissent bénéficier dès demain d’un travail émancipateur et digne.

La France a de nombreux défis à relever et ne peut pas être indéfiniment paralysée par le seul problème des retraites.

Nous devons urgemment retrouver un cap et une vision pour l’avenir.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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Gérard Larcher : « il faut retrouver les voies du dialogue »

Gérard Larcher : « il faut retrouver les voies du dialogue »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de BFMTV.

Il est revenu sur la réforme des retraites et la fin de vie

Retraites: pour Gérard Larcher (@gerard_larcher), “il faut retrouver les voies du dialogue” pic.twitter.com/dqOlFGnhfK

— BFMTV (@BFMTV) April 13, 2023

Pour Gérard Larcher (@gerard_larcher), “il n’y a pas de crise démocratique” pic.twitter.com/l5pSmF72or

— BFMTV (@BFMTV) April 13, 2023

Gérard Larcher (@gerard_larcher) se dit “extrêmement réservé” sur la question de l’euthanasie et du suicide assisté pic.twitter.com/ONheYb7FvM

— BFMTV (@BFMTV) April 13, 2023

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Olivier Marleix : « Le gouvernement s’y est pris comme un manche sur cette réforme »

Olivier Marleix : « Le gouvernement s’y est pris comme un manche sur cette réforme »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale et député d’Eure-et-Loir, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur la réforme des retraites, l’immigration, les propos du président de la République sur Taïwan et la loi de programmation militaire.

@oliviermarleix : “J’attends du @Conseil_constit qu’il dise le droit (…) Le gouvernement s’y est pris comme un manche sur cette réforme. Le dialogue social nécessaire n’a pas eu lieu avant” #ReformeDesRetraites #ConseilConstitutionnel

https://t.co/i0ie6m63EU pic.twitter.com/IQSLJ0GO2a

— Sud Radio (@SudRadio) April 13, 2023

#ReformeDesRetraites : faut-il un référendum d’initiative partagée (#RIP) ?

@oliviermarleix : “Je suis profondément attaché à cet outil. Je pense même qu’il doit être amélioré”

https://t.co/i0ie6m63EU pic.twitter.com/eLFV3TyDbo

— Sud Radio (@SudRadio) April 13, 2023

@oliviermarleix : “Je suis radicalement opposé à un accord avec le gouvernement. On n’a rien en commun avec #Macron. #Darmanin est un traître. Sa politique migratoire est une catastrophe (…) Sur la justice, il n’y a pas de redressement”

https://t.co/i0ie6m63EU pic.twitter.com/9Th1tdRAQc

— Sud Radio (@SudRadio) April 13, 2023

#Macron sur #Taïwan

@oliviermarleix : “Ce qui me choque c’est l’incohérence du ‘en même temps’. #Macron va en #Chine pour défendre la souveraineté ukrainienne, mais au passage il sacrifie l’indépendance de #Taiwan

https://t.co/i0ie6m63EU pic.twitter.com/b241MNsXnY

— Sud Radio (@SudRadio) April 13, 2023

La loi de programmation militaire jugée « insincère »

@oliviermarleix : “Les choix qui sont faits ne sont pas totalement à la hauteur des risques”

https://t.co/i0ie6m63EU pic.twitter.com/I2xKprnqHw

— Sud Radio (@SudRadio) April 13, 2023

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Raphaël Schellenberger : « Nous avons un défi colossal qui est celui de la décarbonation »

Raphaël Schellenberger : « Nous avons un défi colossal qui est celui de la décarbonation »

Raphaël Schellenberger, secrétaire général délégué de notre mouvement et député du Haut-Rhin, était l’invité de BFM Business.

Il est revenu sur le rapport de la commission d’enquête sur la souveraineté énergétique et le défi de la décarbonation.

Industrie: où va la politique énergétique de la France?

“Ce n’est pas un choix à faire entre renouvelable ou nucléaire. Nous avons un défi colossal qui est celui de la décarbonation”

@RSCactu, Député LR et président de la commission d’enquête sur la souveraineté énergétique pic.twitter.com/sz8van2F2s

— BFM Business (@bfmbusiness) April 13, 2023

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Sophie Primas, sénatrice des Yvelines, a interpellé le ministre délégué auprès du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de la Transition numérique et des Télécommunications sur le projet de rachat de Segault par les américains.

Nous ne pouvons pas accepter que des informations sur la conception de nos centrales et de nos sous-marins nucléaires soient transmises à un gvt étranger. @sophieprimas interpelle le gvt sur le projet de rachat de Segault par les américains. #QAG https://t.co/jB8U3hQxku

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) April 12, 2023

Pascal Allizard, sénateur du Calvados, a interrogé le ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé du Renouveau démocratique sur le voyage du président de la République en Chine.

“Pourquoi cette déclaration à l’emporte-pièce sur Taïwan ?” @AllizardPascal interroge le gvt sur la stratégie de la France dans le concert des nations au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron en Chine. #QAG https://t.co/tdBZ3D7RDi

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) April 12, 2023

Chantal Deseyne, sénatrice d’Eure-et-Loir, a questionné le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur l’interdiction de la phosphine empêchant l’exportation des céréales.

L’ANSES a décidé de façon unilatérale de ne plus permettre l’usage de la phosphine en contact direct avec les céréales alors qu’elle reste homologuée. Chantal Deseyne interpelle le gvt sur l’interdiction d’exporter des céréales qui menace la France. #QAG https://t.co/MxiuLScxcO

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) April 12, 2023

François Bonhomme, sénateur de Tarn-et-Garonne, a interpellé la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, chargée de la Citoyenneté sur les subventions de la Ligue des droits de l’homme.

Comment l’argent des Français peut-il subventionner des associations qui font profession de jeter l’opprobre sur les forces de l’ordre ? @F_Bonhomme interroge le gvt après la polémique relative à la Ligue des droits de l’Homme. #QAG https://t.co/Rqt79PSAtT

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) April 12, 2023

Annie Delmont-Koropoulis, sénatrice de Seine-Saint-Denis, a interrogé le ministre de la Santé et de la Prévention sur la mise en place de la quatrième année de médecine générale.

Les zones blanches médicales concernent tous les territoires. @SenatriceADK incite le gvt à reprendre la proposition du Sénat sur la 4e année d’internat pour lutter contre les déserts médicaux. #QAG https://t.co/AXJ35dqWxX

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) April 12, 2023

Pour finir, Catherine Procaccia, sénatrice de Val-de-Marne, a questionné le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur le rapport sur le chlordécone aux Antilles.

“Ce qui est arrivé aux Antilles doit servir de modèle à l’Etat.” @CProcaccia interpelle le gvt sur la chlordécone. #QAG https://t.co/nfsdWZGy4B

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) April 12, 2023

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Brice Hortefeux : « Sans les Républicains, rien ne peut se faire »

Brice Hortefeux : « Sans les Républicains, rien ne peut se faire »

Brice Hortefeux, député européen et conseiller politique de notre mouvement, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur la réforme des retraites, la déclaration du président de la République sur Taiwan et l’immigration.

#Retraites : “Mes collègues d’autres pays sont stupéfaits par ce qui se passe en France”, relève l’eurodéputé @BriceHortefeux “Si la loi est appliquée, en 2030 nous serons le pays d’Europe dans lequel on partira le plus tôt à la retraite” #BonjourChezVous pic.twitter.com/qfaz1EFWyC

— Public Sénat (@publicsenat) April 12, 2023

Propos controversés d’Emmanuel Macron sur la Chine et les Etats-Unis : “Cette déclaration était maladroite”, commente @BriceHortefeux “Il ne faut pas adresser le signal d’un abandon de #Taïwan#BonjourChezVous pic.twitter.com/uTCwxzWtWI

— Public Sénat (@publicsenat) April 12, 2023

#Retraites : “Nous sommes dans une impasse sociale, économique et financière”, estime @BriceHortefeux “Il y a deux leçons à en tirer : dans notre pays, la majorité relative signifie pas de majorité du tout ! Deuxièmement, sans #LR rien ne peut se faire”#BonjourChezVous pic.twitter.com/zURu7EWei8

— Public Sénat (@publicsenat) April 12, 2023

“Nous sommes en plein désordre migratoire, et la première mesure prise c’est de reporter le projet de loi. Il faut une loi migratoire !”, martèle @BriceHortefeux. “Toute procédure automatique de régulation suscite des appels d’air”#BonjourChezVous pic.twitter.com/ibPhVbSJA1

— Public Sénat (@publicsenat) April 12, 2023

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Nos députés interrogent le gouvernement

Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Nicolas Forissier, député de l’Indre, a interpellé le ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger sur l’interdiction de la phosphine pour l’exportation des céréales.

.@N_Forrissier (LR) dénonce l’interdiction de la phosphine par l’ANSES : “A compter du 25 avril, la France ne pourra plus exporter sa production céréalière […], la filière est dans une impasse totale” déplore-t-il.#QAG #DirectAN pic.twitter.com/aVw0vE1Oi3

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) April 11, 2023

Isabelle Périgault, députée de Seine-et-Marne, a questionné le ministre de la Santé et de la Prévention sur la colère des infirmiers libéraux.

Situation des infirmiers libéraux | @IsabellePERIGA2 (LR) demande au Gvt : “Revalorisations de leur nomenclature, compensation pérenne de l’augmentation des prix du carburant, prise en compte de la pénibilité … Quand allez-vous répondre à leurs revendications ?”#DirectAN #QAG pic.twitter.com/WxTZakPyOV

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) April 11, 2023

Pour finir, Frédérique Meunier, députée de Corrèze, a interrogé le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé des Transports sur les aéroports régionaux.

Frédérique Meunier (LR) s’inquiète de la santé financière des aéroports de proximité et d’aménagement du territoire.
Elle interroge le Gvt sur sa stratégie pour limiter les coûts inflationnistes appliqués par les transporteurs.#QAG #DirectAN pic.twitter.com/V6782qLwEt

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) April 11, 2023

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Jean Leonetti : « Sur la fin de vie, Macron multiplie les contradictions »

Jean Leonetti : « Sur la fin de vie, Macron multiplie les contradictions »

Jean Leonetti, maire LR d’Antibes, a donné son nom à la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie ainsi qu’à la loi du 2 février 2016 (Claeys-Leonetti) relative aux droits des patients en fin de vie.

Comment accueillez-vous le projet de loi sur la fin de vie prévue « d’ici la fin de l’été » par le président de la République ?

Sur la fin de vie, Emmanuel Macron, dans la précipitation, multiplie les contradictions. Son annonce, surprenante et décevante, est un revirement par rapport à sa position antérieure qui consistait à prendre son temps sur ce sujet complexe. Une prudence d’ailleurs confirmée au cours du repas organisé à l’Élysée, le 9 mars. Mais cette annonce présidentielle est aussi en contradiction avec l’idée selon laquelle les soins palliatifs devraient être préalablement dispensés de manière équitable sur l’ensemble du territoire. Une telle accélération du calendrier ne donne ni le temps, ni la possibilité de répondre à cet objectif majeur compte tenu de la situation de nos hôpitaux et des difficultés de recrutement. Avec l’instauration d’une aide active à mourir, les Français seront donc traités de manière inégale face à leur fin de vie car on sait que la prise en charge des patients en soins palliatifs diminue fortement leur demande de mort. Par ailleurs, l’annonce d’un projet de loi n’est pas une surprise.

Pourquoi ?

Une fois le processus de la convention citoyenne enclenché, le président de la République n’avait pas d’autre choix que de légiférer, sous peine d’être accusé de ne jamais suivre l’avis des conventions qu’il a créées. Il ne faudrait cependant pas que cette loi apparaisse comme un marqueur exploité pour sortir de la crise politique générée par la réforme des retraites, comme si Emmanuel Macron cherchait à reprendre la main. Les lois sociétales ne peuvent pas être des compensations aux lois sociales.

Mais comment fallait-il s’y prendre pour répondre à une attente que les sondages estiment majoritaire dans l’opinion ?

Dans les sondages, comme toujours, on interroge des gens bien portants sur une situation qu’ils n’ont vécue qu’au travers de l’expérience d’un être cher disparu. Les choses sont différentes lorsque le pronostic vital est engagé, et jusqu’au moment ultime, les patients sont tiraillés entre le désir de mort et le désir de vie.

Le chef de l’État souhaite l’élaboration d’un « modèle français » de la fin de vie. Que lui répondez-vous ?

Que ce modèle existe déjà : c’est la loi actuelle ! Elle va très loin dans le respect de l’autonomie et la préservation solidaire de la dignité de la personne sans donner la mort. La légalisation du suicide assisté type Oregon dans notre pays, qui semble bien être l’objectif de l’exécutif, aboutira à adopter, quoi qu’on en dise, un système nord américain, à quelques détails près.

En quoi ce système pose-t-il problème et pourquoi mettez-vous en garde la France contre un alignement sur des pays « moins-disant éthiques » ?

Le système nord-américain n’est pas fondé sur le même degré de solidarité que le nôtre. Selon les données canadiennes, le suicide assisté s’adresse principalement aux plus pauvres de la population, situation qui serait inacceptable en France. Dans le monde, il existe une grande variation des règles éthiques : on vend des reins en Amérique du Sud, on autorise des mères porteuses même dans certains pays européens. La France se doit, dans ce domaine, de tracer un modèle original.

Une telle loi vous semble-t-elle plutôt de droite ou de gauche ?

Sur ces sujets éthiques, les avis ne sont pas dictés par les étiquettes politiques. Chacun est libre d’avoir ses opinions personnelles basées sur ses convictions philosophiques, religieuses ou sur ses expériences de la vie. Il est paradoxal cependant que la gauche ne penche pas plutôt du côté de l’éthique de la vulnérabilité par rapport à une éthique de l’autonomie. La première est un message collectif de protection, la seconde est un message individuel de liberté. Dans ce domaine, je note que la droite s’est toujours engagée du côté de la fraternité et de la solidarité (loi sur le handicap, loi sur la fin de vie…).

Pourquoi n’avez-vous pas été auditionné par la convention citoyenne ?

La date qui m’était proposée ne correspondait pas à mon agenda et ma proposition d’une contribution écrite n’a pas été retenue. Si j’étais absent lors de la restitution, c’était parce que j’avais le sentiment que les jeux étaient déjà faits. Le président a voulu donner une impression d’écoute et de doute mais en réalité la décision d’une loi était déjà prise. De plus, ses annonces devant cette convention citoyenne apparaissent comme une nouvelle façon de contourner les parlementaires, alors même qu’ils devraient être associés à une vraie réflexion transpartisane conduite par des sénateurs et des députés.

Cette perspective d’une autorisation du suicide assisté en France est-elle conciliable avec votre vocation de médecin ?

Le corps médical cherche toujours un équilibre entre la performance technique et l’humanité du soin. Aujourd’hui, il est évident que tout ce qui est techniquement possible n’est pas toujours humainement souhaitable. Les traitements peuvent être suspendus mais jamais les soins. La main qui soigne ne peut pas être celle qui donne la mort. Le suicide assisté qui, pourtant, n’implique pas directement le corps médical, peut être considéré par certains comme un « moindre mal », mais cela reste un mal. Si j’étais parlementaire français, je ne voterais pas la loi annoncée par Emmanuel Macron.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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