Gérard Larcher : « Israël doit protéger les siens et doit faire tomber ce mouvement terroriste islamiste »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité d’Europe 1.

Il est revenu sur la guerre en Israël.

« C’est un crime contre l’humanité », déclare @gerard_larcher, président (LR) du Sénat à propos de l’attaque du Hamas sur Israël #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/SLkeLkzgaT

— Europe 1 (@Europe1) October 11, 2023

« Israël est en état de légitime défense. Israël doit protéger les siens et doit faire tomber ce mouvement terroriste islamiste, criminel, qu’est le Hamas », déclare @gerard_larcher #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/z4ZGGRrtI0

— Europe 1 (@Europe1) October 11, 2023

Pouvez-vous garantir qu’aucun euro d’aide européenne n’est jamais allé dans la poche directement ou indirectement du Hamas ? « Non, absolument pas », répond @gerard_larcher #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/sgpCGvZs7C

— Europe 1 (@Europe1) October 11, 2023

« Je pense que La France Insoumise a quitté les valeurs de la démocratie et les valeurs de la République », déclare @gerard_larcher #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/DO1f6zI7xw

— Europe 1 (@Europe1) October 11, 2023

« Tous collectivement, nous avons été faibles. Nous avons accepté qu’au prétexte de la religion certains quartiers ne soient quasiment plus « habitables » parce qu’on serait Juif ou qu’on ne serait plus de telle ou telle communauté », selon @gerard_larcher #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/mQuVw9s5eP

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Éric Ciotti : « Il faut vite créer un fonds souverain de réindustrialisation »

À 57 ans, le député des Alpes-Maritimes s’est imposé comme l’une des valeurs sûres de la droite. Élu président des LR en 2022, Éric Ciotti en appelle à un vaste programme de redressement économique.

Quelles sont vos priorités en matière économique pour redresser le pays ?

L’État français doit cesser d’être un mastodonte qui asphyxie l’esprit d’innovation et d’entreprise : il doit au contraire l’encourager. Il faut baisser de manière importante les impôts de production (quatre fois plus élevés en France qu’en Allemagne) et lever tous les obstacles à la pérennité des activités industrielles. Je songe notamment aux charges patronales, qui atteignent des niveaux sidérants dans notre pays, et à la transmission des entreprises familiales, pour lesquelles il faut renforcer le pacte Dutreil en élevant les abattements à 100%. La liberté est l’outil majeur sur lequel nous devons nous appuyer pour déployer toutes les énergies.

Et la réindustrialisation, vous y croyez ?

Pour que la France se réindustrialise, il faut aussi que l’État redevienne un État stratège : ses missions doivent être redéfinies et réorientées sur ses missions souveraines et régaliennes. Nous devons ainsi réduire ses dépenses de fonctionnement au profit de sa capacité d’investissement : un outil qu’il serait intéressant d’envisager serait la constitution d’un fonds souverain capable de porter nos ambitions dans les grands secteurs stratégiques de notre réindustrialisation. Ces secteurs stratégiques, ce sont tous les secteurs de souveraineté : santé, défense, télécommunications, énergie, etc. Un excellent exemple est celui de la relocalisation sur le territoire national de la production des médicaments. Il y a 30 ans, 20% des principes actifs étaient produits hors d’Europe : aujourd’hui, 80% d’entre eux le sont. Il s’agit d’une question d’indépendance nationale et de souveraineté sanitaire. Nous ne pouvons pas continuer à dépendre à hauteur de 60% voire 80% des importations de médicament, notamment quand ces importations viennent principalement de Chine. Il est inacceptable d’indexer ainsi la santé des Français sur l’équilibre du monde, surtout en ces temps d’instabilité globale. Cet exemple nous rappelle aussi que l’enjeu de notre réindustrialisation est un enjeu européen, puisque nos voisins sont confrontés à des problèmes semblables. L’Union européenne a été trop longtemps un vecteur de désindustrialisation : nous devons en faire un vecteur de réindustrialisation. Cela doit passer par une révision du droit européen de la concurrence qui assumerait la préférence européenne mais aussi par la mobilisation de moyens importants – tout comme cela doit être le cas au niveau national – dans le domaine essentiel de la recherche. Nous avons vu combien tout cela nous avait manqué lors de la pandémie de covid-19. Le défi de la réindustrialisation est donc un défi pluriel qui nécessite des réponses en termes de stratégie étatique, de fiscalité, de débureaucratisation, de simplification, de droit national et européen, de recherche, etc.

La priorité des priorités n’est-elle pas aussi la réforme de l’État ?

Nous devons en effet mettre fin au plus vite à l’étouffement bureaucratique. Il n’est plus possible de voir des administrateurs hors-sols éteindre des initiatives nécessaires au dynamisme de nos territoires au nom d’acronymes barbares comme les ZAN. La France a besoin de clarté et de simplicité : l’illisibilité et l’immobilisme bureaucratiques ne sont pas une fatalité. Le grand chantier de la simplification administrative doit passer par une vigilance accrue sur la production de normes et leur superposition entre toutes les strates de décision, de la commune jusqu’à l’Europe. Je veux ici saluer le travail du Sénat qui, en mars 2023, à l’issue de ses États généraux de la simplification, menés sous l’autorité de Gérard Larcher, a obtenu la signature par le gouvernement d’une charte d’engagement pour en finir avec l’addiction normative dans le domaine du droit des collectivités territoriales.

Et la décentralisation ?

La décentralisation doit rapprocher le citoyen de la décision, or elle s’est complexifiée au fil des ans et a produit l’effet inverse de l’effet recherché en éloignant plus encore le peuple de la politique. Nous devons clarifier la structure décentralisée de notre pays et simplifier également la présence de l’État central dans les territoires à travers un exercice raisonné de déconcentration qui s’appuiera sur la centralité du préfet de département. Les trop nombreuses agences de l’État doivent notamment être supprimées. Nous devons passer d’une culture du contrôle bureaucratique à une culture de la confiance démocratique qui puisse associer un État central stratège, efficacement représenté dans les territoires par l’autorité préfectorale, à une organisation décentralisée qui permette aux citoyens d’exprimer leurs volontés au plus près de leurs réalités quotidiennes. Ainsi, comme vous le dîtes, le système cessera de s’auto-nourrir puisqu’il sera rationnalisé. Cette entreprise de simplification doit s’accompagner d’une diminution du nombre de fonctionnaires dans les domaines non régaliens et d’un effort inédit de numérisation qui permette de faciliter et d’automatiser nombre de procédures aujourd’hui excessivement complexes et chronophages. La tyrannie du Cerfa doit prendre fin.

Quels investissements préconisez-vous pour les énergies propres souveraines ?

La transition écologique est une question primordiale à laquelle nous devons répondre afin de léguer aux générations futures une planète vivable. Cependant, il ne nous faut pas oublier pour autant les générations présentes qui affrontent d’ores et déjà de multiples défis, et notamment celui d’une crise violente du pouvoir d’achat. Notre philosophie consiste à ne sacrifier aucune de ces deux générations et, pour protéger le pouvoir d’achat des Français, il nous faut tout d’abord sortir du marché européen de l’énergie. Nous devons trouver les moyens de répondre au réchauffement climatique sans aggraver la situation des Français : sans leur demander de nouveaux sacrifices et sans mener une inquisition idéologique dans le moindre recoin de leur existence. Nous refusons les slogans de la peur et les injonctions morales d’une écologie politique qui sert en réalité un agenda idéologique bien éloigné des seules préoccupations environnementales.

Quelle politique écologique prônez-vous ?

Je ne crois pas un instant dans la nécessité de la décroissance, au contraire : nous devons marcher résolument sur la voie d’une croissance écologique qui réconcilie le progrès économique avec le défi climatique. Cette idée est notamment portée par Christian Saint-Etienne, responsable au sein des Républicains des questions d’économie et de réindustrialisation. Dans le domaine de l’écologie, l’idéologie nous a déjà coûté très cher. Elle a affaibli notre parc nucléaire, fleuron de notre industrie nationale et élément évident de transition écologique. L’énergie nucléaire est pourtant une énergie décarbonée, nous ne devons jamais cesser de le rappeler : nous devons donc prolonger la durée des réacteurs existants et construire de nouvelles centrales. Nous plaçons notre foi dans la science et non dans l’idéologie. Nous souhaitons que la France devienne le leader mondial de l’hydrogène, l’énergie propre de demain. Nous souhaitons qu’elle défende son parc hydroélectrique en menant les investissements nécessaires. Et nous souhaitons un moratoire sur l’éolien terrestre, une énergie faussement propre qui abîme nos sols et nos paysages.

Que doit rechercher un homme politique ?

C’est un citoyen qui, au nom des principes et des valeurs qui sont les siennes, se consacre à l’intérêt général avec responsabilité, sincérité et combativité.

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Eric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, a interpellé la Première ministre sur l’aide au développement à la Palestine suite à la guerre en Israël.

Les terroristes du Hamas sont des barbares !

Je demande à la Première ministre de couper toute aide envers ceux qui financent le terrorisme islamiste comme le Qatar.

Imagine t-on la France financer Daesh ?? pic.twitter.com/kYnJGJ0pnf

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 10, 2023

Meyer Habib, député des Français de l’étranger, a questionné la Première ministre sur la guerre en Israël et ses conséquences sur notre territoire.

Israël est le premier rempart contre l’islamisme qui a défiguré la France avec 271 morts. Si Israël perd cette guerre, c’est le monde libre qui vacille. C’est eux ou nous. @Meyer_Habib #QAG #DirectAN pic.twitter.com/4g5u83CYMf

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 10, 2023

Pour finir, Nicolas Ray, député de l’Allier, a interrogé le ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion sur le projet de ponctionner les caisses de l’Agirc-Arrco.

Les excédents de l’#AgircArrco, c’est l’argent des salariés qui ont cotisé toute leur vie. Y toucher sans l’accord des partenaires sociaux serait la fin du paritarisme.

Notre député @NicolasRay03 interroge le ministre du Travail : allez-vous abandonner ce projet de… pic.twitter.com/sQj6goQ5Zc

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 10, 2023

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Éric Ciotti : « Je veux dire tout mon soutien au peuple israélien et à son gouvernement »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de Radio J.

Il est revenu sur la guerre en Israël.

Le bilan en Israël s’alourdit terriblement : 900 morts civils.

Nous avons tous été touchés par les images terrifiantes de barbarie : des familles assassinées, des femmes violées et des personnes âgées kidnappées.

L’obscurantisme du Hamas est le même qui nous a touchés le 13… pic.twitter.com/jaIDrY8KWC

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 10, 2023

Je veux dire tout mon soutien au peuple israélien et à son gouvernement.

Israël est une grande nation et une belle démocratie, elle saura faire face à ce moment terrible qui remet en cause son existence.

Nous devons couper tout financement public en direction de la Palestine ! pic.twitter.com/2ieYc7I31g

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 10, 2023

Certains en France ont fait l’apologie du terrorisme du Hamas, c’est inacceptable et l’action judiciaire doit se mettre en place.

Si tel est le cas, je voterai la levée de l’immunité parlementaire.

Les Insoumis sont sortis de l’arc républicain, j’appelle leurs partis alliés à… pic.twitter.com/CEZib8TKaF

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 10, 2023

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Situation en Israël : Courrier d’Éric Ciotti au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Depuis hier, nos regards se tournent avec horreur vers Israël.

Cinquante ans après la guerre du Kippour, l’attaque terroriste de grande ampleur déclenchée par le Hamas suscite la plus vive des indignations.

Le peuple israélien a été réveillé sur l’entièreté de son territoire par le son des sirènes d’alarme annonçant une pluie de missiles, à l’aube de la fête juive de Sim’hat Torah. Des commandos du Hamas, infiltrés dans les villes et les kibboutz, se sont livrés à de lâches exactions, à des destructions révoltantes et à des enlèvements ignobles, semant la mort et la terreur.

Nous condamnons avec une fermeté absolue ces menées terroristes et nous apportons un soutien inconditionnel à l’État d’Israël qui a le droit inaliénable de se défendre face aux factions qui veulent sa destruction depuis 65 ans.

La réaction de la France et de l’Europe doit être à la hauteur du choc et de la sidération que nous ressentons devant les images qui nous parviennent du Proche-Orient.

Je vous appelle solennellement à agir au nom de la France.

Par sa faiblesse et sa corruption, l’Autorité palestinienne porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

L’Europe ne peut pas continuer à financer une structure gouvernementale incapable de jouer son rôle face aux groupements terroristes qui gangrènent les territoires palestiniens et qui contrôlent depuis de nombreuses années la bande de Gaza.

Cette Autorité n’a plus d’autorité que le nom et nous devons cesser tout financement tant que nous n’obtiendrons pas des garanties solides sur l’usage des subsides internationaux.

Nous devons également agir pour couper définitivement les vivres aux organisations terroristes comme le Hamas, qui menacent quotidiennement la sécurité du peuple israélien et exposent sans cesse le peuple palestinien à la misère et à la guerre.

Nous pouvons notamment le faire sans délai en prenant toutes les dispositions au niveau national pour priver les puissances étrangères qui participent au financement des terroristes de tous les avantages dont ils peuvent disposer en France, au premier rang desquelles figure le Qatar.

Enfin, nous devons nous montrer intraitables face à ceux qui – par idéologie mortifère ou clientélisme cynique – se réfugient derrière la défense du peuple palestinien pour s’adonner sans honte à l’apologie du terrorisme.

L’attaque du Hamas contre Israël n’est pas un acte de résistance : c’est un acte de terreur qui frappe aveuglément la population civile. Son apologie doit être fermement condamnée.

Ceux qui frappent aujourd’hui Israël sont des terroristes. Ce sont les frères d’armes de ceux qui ont frappé la France au 13 novembre. Au nom de nos propres morts et de ceux du peuple israélien, nous devons agir sans trembler.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de ma haute considération.

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Les Républicains réaffirment leur soutien total à Israël

Soutien au peuple d’Israël qui depuis tôt ce matin fait face à une attaque terroriste immonde préparée et orchestrée par le Hamas.

5 000 roquettes ont été envoyées depuis Gaza, des groupes commandos sont infiltrés dans le pays pour kidnapper et tuer des civils.

En ce jour de la fête Sim’hat Torah, cette attaque est encore plus douloureuse pour le peuple juif.

Au nom de la droite républicaine, je veux réaffirmer notre soutien au peuple d’Israël.

Je pense aussi aux près de 100 000 Français qui vivent en Israël.

Face à cette attaque, notre soutien à la seule démocratie du Proche-Orient doit être inconditionnel. Nous ne pouvons manquer à l’appel.

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Vincent Jeanbrun : « La République ne va pas de soi. Il faut la défendre »

Le porte-parole des Républicains et maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), Vincent Jeanbrun, lance un grand appel à la République pour les quartiers. L’élu, dont la maison a été attaquée au cours des émeutes, aspire à une mobilisation citoyenne et des solutions politiques concrètes pour sortir les banlieues de leur ornière.

Le 2 juillet, en pleine vague de violences urbaines, votre domicile a été attaqué par des émeutiers. Comment vous portez-vous depuis ce drame, et avez-vous songé à arrêter la politique ?

Ma famille a affronté le plus dur. Maintenant, elle doit se reconstruire. Chaque jour, je me lève en me disant que j’ai eu énormément de chance. Je m’accroche à tout ce qu’il y a de positif. Mes enfants sont en vie. Avec ma femme, nous allons continuer de nous battre pour notre famille. Je refuse que les criminels nous brisent. Ils ne gagneront pas.

À L’Haÿ-les-Roses, avez-vous payé les conséquences de votre combat contre le trafic de drogue ?

L’affirmer, je ne le peux pas. Mais tout l’indique. Sur la halle de marché, il y avait ce tag : « On a vos adresses, on va vous cramer vivant. » Sur le coup, j’ai pensé qu’ils s’adressaient aux policiers. Clairement, non. Ils nous ont prévenus. Il y a des gens qui s’attaquent à l’ordre républicain que je veux instaurer dans les quartiers pour protéger nos habitants, qui sont les premières victimes de ces violences urbaines.

Quelle leçon principale tirez-vous de ces émeutes urbaines ?

Personne n’était préparé à une telle insurrection. J’emploie sans excès le mot « insurrection ». Des individus qui sont français et qui prennent les armes pour se retourner contre les institutions de leur pays, c’est un aveu d’échec collectif. L’échec de l’intégration à la République. L’échec, pour ne pas dire la disparition, de l’autorité et de l’ordre. L’échec de la transmission à nos enfants d’un message d’espoir et de réussite. L’échec de l’État, qui recule chaque jour de plus en plus dans nos quartiers et laisse une plaie béante dans laquelle se sont engouffrés les émeutiers.

Les émeutiers étaient-ils originaires de votre commune ?

Malheureusement oui. Ce sont des enfants de L’Haÿ qui ont attaqué leur propre ville. Les assaillants de ma maison sont des personnes habituées à commettre des exactions et à être hors-la-loi. Et puis, il y a les émeutiers qui pour la plupart sont des enfants de la ville. Dès les premières nuits, ils sortent vraiment des quartiers. J’ai pu le constater sur nos caméras de vidéosurveillance. Ce sont des jeunes qui viennent de notre sol, qui ont grandi à l’école de la République et qui se sont retournés contre la République.

Il y a donc deux France qui se sont fait face au moment des émeutes ?

C’est ce que je ressens. Il y a ceux qui veulent défendre la République et ceux qui veulent la détruire. Il y a ceux qui ont vécu les émeutes et réalisent la gravité de ce qu’il vient de se passer. Et puis ceux qui n’avaient pas d’émeutes dans leur ville et ont continué de vivre normalement. Certains vont condamner ces violences quand d’autres, souvent ceux qui n’ont pas vécu ces émeutes, continuent de défendre pour ne pas dire comprendre les émeutiers. Je regrette qu’il n’y ait pas eu de prise de conscience collective. On a entendu beaucoup de mots. Moi, j’attends des actes.

Comment, donc, sortir de ce « pas de vague » que vous dénoncez souvent ?

Le défi est grand : c’est celui de ramener la République dans ces quartiers. Cela veut dire garantir la sécurité et la tranquillité publique. Cela veut dire faire revenir l’école, les services publics, les figures d’autorité : maires, professeurs, médecins. En laissant se propager la doctrine du « pas de vague » qui relègue, démoralise et met en danger nos professeurs, policiers, médecins et toutes nos figures d’autorité, notre République abandonne ceux qui sont chargés de la défendre et de la protéger. C’est criminel et j’ose le dire: ça tue.

La droite a-t-elle échoué au sujet des banlieues ?

Pendant des années, on a laissé ces thèmes à la gauche et à d’autres formations politiques. La droite se demandait si c’était vraiment essentiel. Aujourd’hui, ça l’est et plus personne ne peut le nier. Si nous sommes en mesure de démontrer aux Français qu’on va réparer les quartiers les plus abîmés de France que sont nos quartiers populaires, alors on pourra réparer tout notre pays. Si on peut réparer la République partout où elle est le plus abîmée, alors on pourra la réparer partout. C’est ma conviction profonde et le sens de mon combat politique.

Votre discours semble s’être droitisé depuis les émeutes. Pourtant, pendant la dernière présidentielle et même récemment au débat organisé parle média Livre noir, vous avez pris position contre les déclarations d’Éric Zemmour sur la sécurité dans les quartiers. Comment expliquez-vous ce changement ?

Cela n’a rien à voir. Éric Zemmour trie les personnes selon leur origine, leur religion ou leur couleur de peau. Je ne suis pas de ceux-là. Ceux qui font ça sont des « wokistes ». Parfois, en entendant Éric Zemmour, j’ai l’impression qu’il en est un. Un wokiste blanc certes, mais un wokiste quand même. Depuis que je suis maire, j’ai toujours combattu les criminels. Ceux qui vont m’expliquer que je ne suis pas extrêmement ferme dans ma politique régalienne se trompent. Qu’ils viennent dans ma ville.
Seulement, je pense que l’on ne marche bien que sur ses deux jambes. L’ordre, l’autorité, la sécurité sans concession, mais il faut aussi la mixité, l’espoir, la réussite. En somme, la promesse républicaine. L’un sans l’autre, ça n’a pas de sens. Après ce qui m’est arrivé, j’ai une conviction : arrêtons les chamailleries de partis. Mon sujet est de faire de la pédagogie et des propositions sur la situation des quartiers.

Comment votre discours est-il accueilli au sein de votre famille politique ? Certains vous annoncent même comme tête de liste LR aux prochaines européennes…

Ce n’est pas ma priorité. Je ne demande rien, je ne suis candidat à rien si ce n’est d’être utile à mon pays. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est de prendre ma part, rien que ma part, afin de mobiliser tous les Français qui aspirent à vivre en paix.

Le gouvernement a-t-il pleinement pris conscience de la situation dans les banlieues ?

Je ne suis pas dans une logique de critique mais dans une attente très importante. Dans les colonnes du Point, le chef de l’État a eu une forme d’autosatisfecit en louant la bonne gestion des émeutes. J’espère que tout ça n’aura pas servi à rien. Il faut replanter le drapeau de la République dans l’esprit de nos jeunes et de nos concitoyens dans les quartiers. La République ne va pas de soi. Il faut la défendre.

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Bruno Retailleau : « Le chaos migratoire débouchera sur des insurrections électorales »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur la révision de la constitution, nos propositions ur l’immigration, le projet de loi sur l’immigration, le pacte européen sur l’asile et le conflit au Haut-Karabakh.

#Constitution
Oui à une révision de la Constitution mais il faut qu’elle soit utile. Emmanuel Macron ne peut pas nous balader pendant des mois. Il doit s’engager clairement à faire un #référendum. @franceinfo pic.twitter.com/cAU1q39nig

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) October 5, 2023

LR veut un référendum sur l’immigration “Il n’y a pas un phénomène qui ait bouleversé autant la société française depuis un demi-siècle”, selon le patron des sénateurs LR. “On veut cette maîtrise du chaos migratoire.” #8h30franceinfo pic.twitter.com/SYQKhXfmBl

— franceinfo (@franceinfo) October 5, 2023

Loi Immigration “Le problème de Gérald Darmanin, ce sont les divisions de sa propre majorité”, juge Bruno Retailleau.

“Le chaos migratoire débouchera à des insurrections électorales”, c’est-à-dire “des victoires des partis populistes”. #8h30franceinfo pic.twitter.com/bpZa4MAEAv

— franceinfo (@franceinfo) October 5, 2023

Pacte européen sur l’asile “Je ne veux pas que demain, ce que viennent de décider les chefs d’Etat en matière de rétention, soit défait par la CEDH ou la CJUE”, déclare Bruno Retailleau #8h30franceinfo pic.twitter.com/mmlBP7bDls

— franceinfo (@franceinfo) October 5, 2023

Haut-Karabakh : la France va apporter une aide militaire à l’Arménie “C’est trop tard”, regrette Bruno Retailleau. “En trois jours, on efface 3000 ans. C’est une épuration ethnique.” Il faut “arrêter d’acheter du gaz à Bakou”. #8h30franceinfo pic.twitter.com/mqNciXllDq

— franceinfo (@franceinfo) October 5, 2023

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Gérard Larcher : « Sur l’immigration, la situation n’est plus tenable »

Après sa réélection, Gérard Larcher, président du Sénat, doit s’entretenir avec Emmanuel Macron mercredi et lui parler des institutions.

Comment vivez-vous cette cinquième élection à la présidence du Sénat ?

J’entame ce nouveau mandat avec enthousiasme et confiance du fait d’avoir recueilli 68 % des suffrages exprimés. Cela me donne la force de la légitimité de cette large majorité. Cette élection est aussi la victoire de la France des territoires que nous incarnons, celle d’un contre-pouvoir face à la centralité, à l’hyper-concentration et à la verticalité de cette gouvernance. Lors du 19e congrès des Régions à Saint-Malo, la première ministre a reçu des messages. Si Élisabeth Borne est arrivée les mains un peu vides, elle est repartie la besace pleine des attentes en matière de décentralisation.

Pourquoi insistez-vous sur l’importance du bicamérisme ?

Avec l’alignement des élections législatives sur la présidentielle, le Sénat se trouve être le seul contrepouvoir institutionnel à l’exécutif. Ces dernières années, tout le monde a pu le constater à travers nos apports à la fabrique de la loi comme dans notre mission de contrôle. Je pense à nos commissions d’enquête sur le fonds Marianne, le Stade de France ou les cabinets de conseil.

Néanmoins, les résultats du scrutin montrent un recul numérique de la majorité sénatoriale. Quelle est votre analyse ?

Le groupe LR reste le premier groupe du Sénat; le groupe centriste s’est maintenu. Dans l’environnement politique actuel, ce n’est pas si mal. La gauche a tenu, sans LFI. À méditer… Cela veut dire qu’il y a une gauche dans les territoires, comme il y a une droite et un centre. Il faudra analyser la montée du vote RN. Le vote écologiste est dans la logique des résultats des élections municipales : ils ont légèrement augmenté. Quant aux Horizons, ils sont dans le groupe des indépendants. La majorité sénatoriale est solide dans sa diversité.

Quand Hervé Marseille, président du groupe centriste, parle de « rééquilibrage », la droite s’agace…

Chacun a joué son rôle. Nous étions parfois en liste commune, parfois non. Nos groupes sont différents et je me réjouis de cette richesse et de la perspective de travailler ensemble. Lorsqu’il faudra voter dans l’intérêt du pays, je suis sûr que nous saurons nous rassembler.

Comment comprenez-vous l’entrée historique d’un sénateur FLNKS au Palais du Luxembourg ?

L’entrée de Robert Xowie au Sénat est un symbole de la participation de cette formation à des élections. Cela contribue au débat démocratique. C’est une formation politique qui a des élus en Nouvelle-Calédonie, il n’est pas anormal qu’ils aient des représentants au Parlement. D’ici à la fin du mois, je remettrai en place le groupe de contact sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

La question calédonienne fait partie des sujets institutionnels sur lesquels le président doit intervenir mercredi au Conseil constitutionnel. Pourquoi êtes-vous toujours prudent sur ces sujets ?

Pour la Nouvelle-Calédonie, les Calédoniens se sont prononcés par trois fois pour le maintien dans la République. Il faut maintenant construire un avenir stable pour la collectivité et maintenir le dialogue entre les parties prenantes. Pour le reste, la Constitution a démontré qu’elle était solide, capable de traverser les crises, les alternances et les cohabitations. Elle est même capable de fonctionner quand il n’y a pas de majorité absolue à l’Assemblée, en témoignent les premières lectures majoritairement au Sénat. Voilà pourquoi, avant de la bouleverser, « la main doit trembler ». Si cela permet de faire mieux fonctionner la démocratie, de faire évoluer ce qui permet de mieux prendre en compte des effets contraignants de certains traités européens par rapport à d’autres pays de l’UE, alors, il ne faut pas se l’interdire. Le Sénat a un rôle constitutionnel majeur car nous avons un pouvoir égal à celui de l’Assemblée nationale et, au Sénat, nous y sommes très attentifs. On ne touche pas à la Constitution par pulsion. Je verrai mercredi le président de la République, je pense que ce sera au menu de nos discussions.

En parlant d’« autonomie dans la République » en Corse, le chef de l’État joue-t-il avec le feu ?

La différenciation oui, mais l’unité de la République n’est pas négociable. La coofficialité, c’est non. Il n’y a qu’un peuple français. Au Sénat, nous avons le mérite de la clarté. L’autonomie dans la République d’Emmanuel Macron, cela existe déjà; mais sur le rôle du Parlement dans l’habilitation, le chef de l’État n’a pas été très clair. Attention, on ne contournera pas le Parlement. Il est vrai que nous n’avions pas bien appliqué, à l’Assemblée comme au Sénat, les textes de 2002 sur les habilitations. Je mettrai en place un suivi. Je rencontrerai aussi les deux sénateurs corses ainsi que Gilles Simeoni, président de la collectivité territoriale de Corse, pour aborder ce sujet dès la semaine prochaine.

Craignez-vous une contagion des revendications autonomistes, comme on l’a entendu en Bretagne ?

Chacun doit garder la raison. La République est une et indivisible même s’il nous faut admettre les spécificités territoriales. Face à l’excès de verticalité, de normalisation, d’hyper-réglementation, je comprends que certains soient tentés de s’affranchir du pouvoir central. Mais, le meilleur antidote à toutes les tentations, c’est la confiance et la liberté donnée aux territoires : c’est une vraie décentralisation pour redonner le pouvoir d’agir aux élus locaux.

Concernant l’élargissement du référendum à la question de l’immigration, jusqu’où la droite sénatoriale est-elle prête à aller ?

Jusqu’au bout pour retrouver la maîtrise des flux migratoires. Sur l’immigration, la situation actuelle n’est plus tenable, entre dévoiement du droit d’asile, inflation des visas étudiants et dérive du regroupement familial : cela rend impossible toute véritable politique d’intégration. Par ailleurs, la France ne peut être un des pays les mieux-disants pour les prestations sociales. Nous devons, comme au Danemark, retrouver la souveraineté de notre politique migratoire. Nous sommes opposés à toutes régulations automatiques sur les métiers en tension, le gouvernement le sait bien. Nous avons plus de 430 000 étrangers en situation régulière qui sont au chômage. Occupons-nous d’eux prioritairement. Le gouvernement doit nous écouter, nous entendre et savoir que si l’on veut converger, chacun doit faire un bout de chemin. Le ministre de l’Intérieur semble dans de bonnes dispositions de dialogue.

Les bateaux de migrants à Lampedusa sont-ils les révélateurs d’une impuissance européenne ?

La question migratoire, c’est aussi une question d’humanité. Mais comme on ne peut pas accueillir plus, ni intégrer, nous devons nous interroger et réfléchir avec l’UE au volet coopération avec les pays de départ. Nous devons mettre en œuvre une politique européenne. La solution ne peut pas être que nationale. Il faut aider les pays de l’UE à tenir leurs frontières, renforcer Frontex qui n’est plus grand chose aujourd’hui, coopérer avec les pays de transit… Les conséquences de l’effondrement du Niger sont terribles. Nous devions conclure un pacte européen sur la migration et l’asile, mais nous n’avons rien fait. C’est aussi l’échec de la présidence française de l’Union européenne.

Les sénateurs devront débattre de la délicate question des finances de la France. Quelles sont vos alertes ?

Le gouvernement a raté la première marche vers le désendettement du pays : 30% des dépenses publiques ne sont pas financées ! Il n’y a aucun projet structurant de réduction de la dépense et une intempérance budgétaire. La dette vient de dépasser 3 000 milliards et nous continuons à faire des chèques sans provision. La France sera contrainte d’emprunter 285 milliards d’euros cette année. On embauche 8 500 fonctionnaires supplémentaires au lieu d’engager un redéploiement alors que le président de la République avait promis une réduction. Il faut redevenir sérieux ! Nous serons le dernier des pays européens à passer sous le seuil des 3% de déficit au mieux en 2027.

Le gouvernement prévoit des ponctions sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco… Veut-on encore du paritarisme ?

L’Agirc-Arrco est un modèle de gestion responsable. C’est de l’argent qui doit revenir aux cotisants. Rien ne peut se passer sans une négociation avec les partenaires sociaux. Je suis pour le maintien du paritarisme, cela fait partie des éléments du dialogue social dans notre société et du rôle régulateur des partenaires sociaux. Le gouvernement ne peut indûment ponctionner le fruit des cotisations des salariés du privé.

Sur la scène internationale, la France suscite de nombreuses critiques. Quelles sont vos observations ?

D’abord, sur l’Ukraine, le soutien est absolu et je rappelle qu’il n’y avait aucun désaccord lors de la rencontre à Saint-Denis sur ce sujet. Concernant l’Arménie, je me sens très solidaire et je pose une question : doit-on sacrifier ce pays sur l’autel d’un accord sur l’énergie avec l’Azerbaïdjan ? De temps en temps, il faut du courage. Nous devons tous être solidaires de l’Arménie et des Arméniens du Haut-Karabakh. Ils sont chassés d’une terre qui était la leur. Si ce n’est pas de l’épuration ethnique, je ne sais pas ce que c’est. Concernant l’Afrique, il est urgent de repenser notre relation avec tous les pays qui la composent, notamment les pays du Maghreb… Et, sur ces sujets, la diplomatie parlementaire peut être utile.

Votre famille politique des Républicains cherche un nouvel élan en attendant son leader pour 2027. Quel regard portez-vous sur la droite ?

J’ai toujours dit qu’il faut d’abord bâtir un projet. L’arrivée d’Emmanuelle Mignon sera sans doute utile. Nous devons retrouver la confiance et ensuite, nous l’incarnerons. Le premier des sujets à droite, n’est pas aujourd’hui celui de la candidature à la présidentielle, même si je me réjouis que Laurent Wauquiez participe à nouveau au débat.

Les européennes seront la prochaine haie électorale. François-Xavier Bellamy vous semble-t-il légitime pour la tête de liste ?

Je reconnais l’engagement de François-Xavier Bellamy, les européennes sont un enjeu pour la droite et pour le PPE. Nous avons une conception de l’Europe à défendre et les défis qui se présentent demanderont une réponse européenne forte, la droite doit être à ces rendez-vous.

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