Julien Aubert : « La loi immigration ne permet pas de fermer la porte »

Julien Aubert, vice-président et membre du comité stratégique des Républicains, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur le projet de loi sur l’immigration, la régularisation des travailleurs sans-papiers, la possibilité d’un dépôt d’une motion de censure sur ce texte à l’Assemblée nationale et la proposition d’un référendum sur l’immigration.

Pour @JulienAubert84, vice-président des Républicains, la loi immigration “ne permet pas de fermer la porte et permet de faire entrer des gens chez vous”. Selon lui, les LR se “crédibiliseraient en expliquant au Français à quel point ce texte a été mal construit” #BonjourChezVous pic.twitter.com/z9zvDY2Rtr

— Public Sénat (@publicsenat) November 7, 2023

“La droite n’a jamais dit qu’elle était hostile à toute régularisation. Mais nous sommes hostiles à l’idée d’une régularisation automatique, alors que personne n’est capable de chiffrer combien de régularisation cet article 3 va provoquer”, répond @JulienAubert84 #BonjourChezVous pic.twitter.com/yChYyejozb

— Public Sénat (@publicsenat) November 7, 2023

Les Républicains envisagent toujours de déposer une motion de censure même si un texte est voté par les LR au Sénat. “Ce sera plus compliqué pour les LR de l’Assemblée, mais le texte qui sortirait du Sénat risque d’être profondément modifié”, estime Julien Aubert #BonjourChezVous pic.twitter.com/5D6WIjC6rx

— Public Sénat (@publicsenat) November 7, 2023

“Qu’on abaisse le seuil du RIP, c’est très bien. Mais ce qu’on attend d’Emmanuel Macron, c’est qu’il prenne ses responsabilités et qu’il décide d’organiser un référendum sur l’immigration”, plaide @JulienAubert84, vice-président des Républicains #BonjourChezVous pic.twitter.com/HEwFGQYKkg

— Public Sénat (@publicsenat) November 7, 2023

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Stéphane Viry, député des Vosges, a interpellé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur les mauvaises perspectives pour l’emploi et les entreprises.

Le tableau brillant peint par nos ministres de la situation économique est contredit par les chiffres

Notre député @ViryStephane dénonce « 17 000 emplois supprimés dans le secteur privé ces derniers mois. Le chômage repart à la hausse. La productivité de notre pays a… pic.twitter.com/DbMTukCNCD

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 7, 2023

Josiane Corneloup, députée du Saône-et-Loire, a questionné le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur le Plan national contre les loups.

Les attaques du loup se multiplient.

Notre députée @J_Corneloup alerte le ministre de l’Agriculture : « Ce n’est pas une aide psychologique dont ont besoin les éleveurs mais de mesures fortes qui témoignent du soutien de l’État au monde agricole. Des mesures à même… pic.twitter.com/bxmcoq6ZWB

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 7, 2023

Pour finir, Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, a interrogé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur l’arrêt du filet de sécurité pour les communes.

Filet de sécurité mis en place pour aider les communes à faire face à la crise inflationniste.

Notre député @J_PVigier dénonce « une véritable usine à gaz » et « un mépris adressé aux élus locaux qui n’ont jamais démérité pour faire face aux fortes tensions budgétaires »… pic.twitter.com/2mRVEnK8hO

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 7, 2023

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Éric Ciotti : « Les solutions du gouvernement ne sont pas à la hauteur ! »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur le projet de loi sur l’immigration, la régularisation des travailleurs clandestins et la déposition d’une réforme constitutionnelle afin de lutte contre la submersion migratoire.

Les Français nous disent qu’il y’a trop d’immigration que nous n’arrivons plus à assimiler.

Cette immigration massive participe à la montée de l’insécurité, du séparatisme et nourrit le communautarisme.

Les solutions du gouvernement ne sont pas à la hauteur ! pic.twitter.com/IZzx1o0AG5

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 7, 2023

Dans le projet de loi du gouvernement, la ligne rouge c’est l’article 3.

Avec @lesRepublicains, nous n’accepterons jamais la régularisation de travailleurs clandestins.

Le en même temps migratoire est inefficace, quel message nous enverrons en régularisant des migrants illégaux… pic.twitter.com/JI35gNWoj7

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 7, 2023

5 millions de Français et 400 000 étrangers en situation régulière sont inscrits à Pôle Emploi, avons-nous réellement besoin de l’immigration illégale pour pourvoir les métiers en tension ? pic.twitter.com/Ik2nsDeuIG

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 7, 2023

Avec @lesRepublicains, nous avons déposé une réforme constitutionnelle crédible et sérieuse pour lutter face à la submersion migratoire.

– Un plafond migratoire voté chaque année par le Parlement ;

– l’asile à la frontière pour traiter les demandes en dehors du territoire… pic.twitter.com/iHk9jf5uin

— Eric Ciotti (@ECiotti) November 7, 2023

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Olivier Marleix : « Gérald Darmanin ment aux Français : changer la loi ne suffit plus »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale et député d’Eure-et-Loir, était l’invité d’Europe 1.

Il est revenu sur le fichage des parlementaires par le ministère de l’Intérieur, le projet de loi sur l’immigration et la nécessité de changer la Constitution pour mieux maîtriser l’immigration.

Le ministre de l’Intérieur demande aux préfets la remontée d’informations qui ne le regardent pas : notre président @oliviermarleix a saisi la CNIL et dénonce un fichage des parlementaires. pic.twitter.com/vR0EQqbpLb

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 6, 2023

M. Darmanin est un illusionniste ! Son texte contient de nombreuses mesures de gauche :
droit opposable à la régularisation pour les sans papiers
droit au travail pour les demandeurs d’asile sans délai de carence
interdiction de placer des familles avec des mineurs de… pic.twitter.com/7mE0ye3pfv

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 6, 2023

M Darmanin ment aux Français : changer la loi ne suffit plus.

En France, le Parlement peut voter une loi et dès le lendemain, un juge peut refuser de l’appliquer sous prétexte qu’elle serait contraire à une jurisprudence de la CEDH. Il faut changer la Constitution ! pic.twitter.com/PtRZEuTPjm

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) November 6, 2023

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Emmanuel Maquet, député de la Somme, a interpellé la ministre de la Transition énergétique sur la réforme de la tarification de l’électricité.

Réforme du marché de l’électricité : @emmanuel_maquet interpelle le Gouvernement.

Nous avons trouvé un accord européen, mais le compte y est-il pour nos particuliers, nos petites et moyennes entreprises comme nos boulangers ? Nous y serons vigilants#QAG #DirectAN pic.twitter.com/yIqCRwhsHB

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 31, 2023

Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais, a questionné le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur le placement en liquidation judiciaire de l’usine Synthexim à Calais et les risques de pollution de cette usine.

Usine Synthexim à Calais : un nouveau AZF ou Lubrizol ?

Notre député @phdumont alerte le Gouvernement sur le risque d’une catastrophe industrielle et environnementale. Il est urgent d’agir, les habitants ne peuvent plus vivre dans la peur d’une telle catastrophe ! pic.twitter.com/PHUA1TuKvw

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 31, 2023

Pour finir, Vincent Rolland, député de la Savoie, a interrogé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur la sécurité routière en hiver dans les communes de montagnes.

Pneus neiges obligatoires au 1er novembre ? À la veille de l’entrée en vigueur de cette mesure, le décret d’application n’est toujours pas connu.

Notre député @VRolland73 alerte la Première ministre : « L’économie du tourisme est essentielle en zone de montagne mais… pic.twitter.com/oSQ3fdU2Fo

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 31, 2023

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Bruno Retailleau : « Il ne faut pas de faiblesse face à l’immigration »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur la recrudescence des actes antisémites, le guerre entre Israël et le Hamas et le projet de loi sur l’immigration.

Recrudescence des actes antisémites “Il y a un antisémitisme porté par la vague islamiste. L’antisémitisme en France a muté”, selon Bruno Retailleau, pour qui Jean-Luc Mélenchon “rend en quelque sorte respectable l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme” #8h30franceinfo pic.twitter.com/nLvq9iw70o

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Conflit Israël/Hamas”La solution à deux Etats, au moment où je vous parle, est utopique”, selon Bruno Retailleau. Il ne faut pas “mettre sur le même plan la riposte d’Israël et l’attaque du Hamas” qui est “un crime contre l’Humanité, la poursuite de l’entreprise génocidaire” pic.twitter.com/RXrxSNJ3Qi

— franceinfo (@franceinfo) October 31, 2023

Israël intensifie ses opérations à Gaza “Le plus jeune des otages a 9 mois. Qui parle encore de cette barbarie ? De ces femmes enceintes éventrées ?”, réagit Bruno Retailleau. “Israël a le droit de se défendre et d’éradiquer le Hamas”, “ces barbares”. #8h30franceinfo pic.twitter.com/xZqPNof47Q

— franceinfo (@franceinfo) October 31, 2023

Immigration “Ceux qui veulent qu’on ne fasse rien déroulent un tapis rouge sous les pieds de Mme Le Pen”, fustige le patron des LR au Sénat. Eric Ciotti et Olivier Marleix “ont raison de ne pas écarter” une motion de censure, dit Bruno Retailleau.“#8h30franceinfo pic.twitter.com/bE8rOeN0fg

— franceinfo (@franceinfo) October 31, 2023

Loi immigration “On a déjà durci le texte lors d’un premier passage”, souligne Bruno Retailleau. “L’expulsion n’est pas susceptible de recours. L’OQTF, vous allez devant le juge, vous interrompez tout. On va supprimer les exceptions qui trouent les règles” #8h30franceinfo pic.twitter.com/gfPwROwaFJ

— franceinfo (@franceinfo) October 31, 2023

Loi immigration “Le gouvernement veut un droit automatique à la régularisation”, dénonce Bruno Retailleau. “On ne veut pas que ça bouge”, en maintenant le pouvoir discrétionnaire du préfet “pour des gens qui sont méritants”. #8h30franceinfo pic.twitter.com/V4saM5DWMZ

— franceinfo (@franceinfo) October 31, 2023

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Rachida Dati : « Contre la radicalisation, l’heure n’est plus aux scrupules »

Plus de deux semaines après l’attentat à Arras, l’ex-ministre de la Justice appelle à prendre des mesures concrètes pour lutter contre la radicalisation.

Pourquoi alertez-vous sur la question des radicalisés détenus ?

En France, la lutte contre la radicalisation est la grande oubliée de la lutte contre le terrorisme. Regardons la réalité en face : les auteurs d’actes terroristes étaient tous radicalisés et pour la plupart français ou installés en France depuis très longtemps. Les sources de la radicalisation sont multiples, mais pour l’essentiel elles sont issues soit d’un communautarisme séparatiste, soit des réseaux sociaux, soit de la prison. D’ailleurs, l’auteur de l’assassinat du professeur Dominique Bernard à Arras était en lien avec des détenus. Nous avons dans les prisons françaises 958 détenus radicalisés reconnus comme tels, dont 170 libérables d’ici 2027, soit 52 cette année. Se pose donc la question de leur sortie. Qu’en faisons-nous ? Quelles mesures de sûreté l’État a-t-il mises en place pour ceux qui sont déjà sortis ?

Quel lien établissez-vous entre milieu carcéral et radicalisation ?

Le lien entre la délinquance, voire la criminalité, liée au trafic de drogue et le glissement vers la radicalisation est évident. Comme pour le trafic de stupéfiants, les jeunes sont les premiers ciblés par les recruteurs, car ils sont les meilleurs vecteurs de la radicalisation : plus influençables, plus malléables et souvent instrumentalisés en raison de leur minorité et de l’impunité que celle-ci peut conférer. La prison peut être un catalyseur. En parallèle, l’absence de fermeté de la politique pénale à l’extérieur de la prison a des effets dans la prison. La prison devient alors un lieu où l’on peut côtoyer des profils radicalisés et certains prêts à le devenir.

Comment ce problème a-t-il été géré quand vous étiez ministre ?

Consciente des conséquences criminelles de la radicalisation, j’avais mis en place des programmes innovants de lutte contre la radicalisation en prison. J’ai instauré une rétention de sûreté, c’est-à-dire la possibilité de ne pas remettre en liberté un criminel en fin de peine, si une expertise conclut à une dangerosité persistante. Cela a constitué une avancée majeure. J’ai développé aussi le renseignement pénitentiaire, un outil indispensable pour détecter les liens entre ceux qui sont en prison et ceux qui sont en liberté.
Comme députée européenne, j’ai fait adopter un cadre de lutte contre la radicalisation sur internet, et non sans difficulté, car mes détracteurs dénonçaient une atteinte à la liberté d’expression. La France a mis du temps à le transposer.

Que préconisez-vous, en l’état actuel du droit français ?

Contre la radicalisation, l’heure n’est plus aux scrupules. Les événements récents nous obligent à être beaucoup plus fermes. Comment prendre en charge des mineurs radicalisés dans des structures adaptées avec des personnels formés, si nous n’avons pas de fondement juridique ? Comment exclure des individus radicalisés des écoles, des entreprises, voire de nos institutions publiques ? La priorité est là. Il est urgent de définir juridiquement et pénalement la radicalisation : la mise en danger d’autrui à partir d’une idéologie religieuse. Quant aux individus étrangers qui ont attenté à la sécurité des Français, ils doivent être expulsés en adoptant une politique de coopération avec les pays d’origine. Et si nous avons des difficultés à obtenir les laissez-passer consulaires nécessaires à l’expulsion, ils doivent être placés en centre de rétention jusqu’à l’obtention de ce document, comme c’est le cas dans d’autres pays européens.

Le Hamas est-il une organisation terroriste ?

Le Hamas figure sur la liste des organisations terroristes définies par l’Union européenne. C’est une qualification juridique puisqu’elle engage l’UE, à laquelle nous appartenons.

Quelle est la solution pour les détenus radicalisés dangereux ?

Avec la rétention de sûreté, que j’ai instaurée, il est possible de les maintenir en rétention ! Elle doit être élargie à la participation à une entreprise terroriste. Cela permettrait de ne pas remettre en liberté toute personne considérée comme dangereuse pour la société sans expertise, sans suivi et sans mesure de sûreté pouvant aller jusqu’au placement dans un centre « sociojudiciaire » jusqu’à la fin de cette dangerosité. Il faudrait également s’interroger sur le regroupement des détenus radicalisés. Enfin, il faut amplifier l’utilisation des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance et les compléter par l’interdiction d’entrer en relation avec des tiers et l’obligation de déclarer son domicile, par exemple. Aujourd’hui, ces mesures ne durent qu’un an. Elles ne doivent plus être limitées dans le temps, mais dépendre de l’évaluation de la dangerosité de la personne sous le contrôle d’un juge.

Le texte sur l’immigration prend-il la mesure du problème ?

Les mesures que je propose, méritent de figurer dans le projet de loi de Gérald Darmanin. Je l’y encourage. Car sans ce volet de lutte contre la radicalisation, la lutte contre le terrorisme serait vaine !

Dans le climat actuel, quelles sont les pistes politiques ?

La cohésion de notre pays semble fortement fracturée. Plus grave, l’avenir de nos valeurs communes paraît être mis en cause, avec le soutien d’une gauche prise au piège de ses contradictions, dont les renoncements et l’hypocrisie mettent en danger les principes républicains. L’enjeu, c’est aujourd’hui de trouver un accord pour la défense de la sécurité des Français et de notre société. Au regard de l’urgence, la responsabilité du gouvernement, c’est aussi d’accepter les propositions des Républicains.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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Olivier Marleix : « Gérald Darmanin ment aux Français »

Le ministre de l’intérieur promet le texte le plus dur jamais voté. Olivier Marleix, chef des députés LR, l’accuse de « changer des virgules ».

Alors que le projet de loi Immigration arrive au Sénat, les Républicains jugent qu’en l’état, le texte du gouvernement n’est pas acceptable. Le président des députés LR tire à boulets rouges sur le texte.

Le projet de loi Immigration arrive au Sénat le 6 novembre. Les LR le voteront-ils ?

L’immigration, c’est le défi de notre siècle ! Un enjeu de sécurité, d’abord. Trop de victimes d’attentats en France ont été les victimes du laxisme migratoire, à Nice, à Saint-Denis, à Marseille, dernièrement à Arras, tuées par des gens qui n’auraient jamais dû être sur notre territoire, et qui ont profité de la faillite de notre système. Un enjeu de cohésion nationale, ensuite ; quand on accueille 500 000 personnes par an, on n’est plus capable de les intégrer, de « faire de grandes choses ensemble », selon le mot d’Ernest Renan. Le troisième défi, c’est l’identité de la France : nous ne sommes qu’au balbutiement du problème migratoire, alors que l’Afrique comptera 1 milliard d’habitants en plus dans trente ans. Il n’est plus temps de changer des virgules, M. Dannanin.

Il prétend présenter le texte « le plus ferme » des dernières années…

C’est du slogan. Gérald Darmanin ment aux Français. Ses prédécesseurs de droite savent tous que changer la loi ne suffit plus en matière d’immigration.

Il ment sur quoi ?

C’est un texte avec des fausses mesures de droite, sans effet, et des vraies mesures de gauche. Prenez l’article 3 : il proclame que tout étranger en situation irrégulière en France depuis plus de trois ans, qui a travaillé huit mois sur les vingt-quatre derniers, pourra être régularisé s’il est sur un métier en tension. Gérald Darmanin fera plus de régularisations que la gauche n’en a jamais fait : en 1981, c’était 130 000 régularisations, il battra ce record ! En réalité, ce n’est plus le ministre de l’intérieur ni même le Parlement qui décident de la politique migratoire du pays, mais les juges. On peut aujourd’hui voter une loi écartée dès demain par un juge préférant appliquer sa lecture de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH).

C’est donc « non » ?

Je ne voterai pas un texte qui aggrave la situation de la France ou qui fait semblant de changer les choses. Avec cette loi, Gérald Darmanin acte l’impuissance de la France.

Le ministre a répété qu’avec ce texte, il n’y aurait pas eu l’attentat d’Arras. Comment ose-t-il dire cela ?

Avec son texte, il peut seulement affirmer que le tueur d’Arras aurait été le 120 000e bénéficiaire d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui n’aurait probablement pas été appliquée. C’est de l’esbroufe déplacée !

Rien à sauver dans ce texte ? La droite sénatoriale va essayer de l’améliorer, pourtant…

Les sénateurs autour de Bruno Retailleau font du mieux possible dans le cadre de la mauvaise copie de M. Darmanin. Mais ils affirment comme nous que ce dont nous avons besoin, c’est de modifier la Constitution, puis les traités, comme celui de 1968 avec l’Algérie. Révisons aussi Schengen pour revenir à son esprit originel. La libre circulation d’un État à l’autre doit être un privilège pour les citoyens de l’Union européenne, pas un visa de tourisme ouvert à tous. Et si cela suppose de rétablir des contrôles aux frontières, je rappelle que c’est possible en droit depuis 2017.

Si le gouvernement se lançait dans cette réforme constitutionnelle, combien de temps pour l’appliquer ?

Cette réforme est faite pour donner le dernier mot à la loi française, écarter certaines jurisprudences, en particulier de la CEDH, qui affaiblissent notre droit. Nous avons inscrit cette proposition à l’Assemblée et au Sénat, respectivement les 7 et 13 décembre. Si Emmanuel Macron accepte d’ouvrir ce chantier, cela pourrait être débloqué en trois mois. Il faut un vote dans chacune des assemblées, une majorité est possible, avec une adoption définitive par référendum. Les Français ne se sont jamais exprimés sur ce sujet. Si le président demandait : « Souhaitez-vous approuver une modification de la Constitution pour que la France réaffirme sa pleine souveraineté en matière d’immigration », il aurait 80 % de oui. Qu’il ne se prive pas de cettes atisfaction !

Élisabeth Borne est ouverte à une circulaire sur l’article 3. Le Sénat serait prêt à la suivre. Et vous ?

L’article 3 est un chiffon rouge, un leurre dans le débat agité pour ensuite le retirer et espérer que LR vote le texte. Je ne peux pas imaginer que ce soit le projet de Gérald
Darmanin, c’est une idée d’extrême gauche.

En réunion de groupe, vous avez évoqué une pétition…

Les Français partagent, dans leur grande majorité, l’idée que cette loi est insuffisante, ils veulent une reprise en main de la politique migratoire. Un changement radical. Avec Éric Ciotti, nous allons lancer une pétition nationale pour les mobiliser sur cette demande de réforme constitutionnelle.

Qu’est-ce qui vous sépare du dépôt d’une motion de censure sur l’immigration ?

Le bilan de M. Darmanin est calamiteux, nous sommes le cancre de l’Europe : 12 % d’éloignements exécutés en 2019, contre 50 % au Danemark ou 30 % en Espagne ! Mais le gouvernement a tellement tergiversé qu’il est encore temps de changer d’avis. Je lance un appel au président : soyez à la hauteur de ce qu’attendent les Français ! Entendez et comprenez-les, réformez la Constitution.

Votre position est partagée par tout le groupe LR ?

Les députés LR ont conscience que ce texte est très largement insuffisant.

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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Éric Ciotti : « J’assume d’aller au bras de fer avec le Gouvernement »

Alors que la pression migratoire s’accentue chaque jour dans notre pays, Éric Ciotti a présenté, dans une interview donnée au JDD, les contours de la proposition de loi constitutionnelle que nous déposerons le 7 décembre à l’Assemblée nationale et le 12 décembre au Sénat.

Elisabeth Borne a vu Bruno Retailleau cette semaine, elle lui aurait laissé entendre que l’article 3 sur la régularisation des étrangers dans les métiers en tension pourrait être abandonné. Est-ce pour vous une évolution importante ?

J’ai évoqué cette rencontre avec Bruno Retailleau. Il n’y a aucun changement. Le gouvernement souhaite un bricolage sur l’article 3. Soyons clairs : nous nous opposerons avec force au Sénat comme à l’Assemblée nationale à tout message qui, en étant complaisant avec l’immigration irrégulière, constituerait un appel d’air pour tous ceux qui souhaitent venir en France de façon illégale.

Outre ce fameux article 3, que reprochez-vous à ce projet de loi ?

Rien dans ce texte n’est en mesure d’inverser radicalement les flux migratoires qui aujourd’hui nous submergent. Nous avons, l’année dernière, laissé entrer légalement quasiment 500 000 étrangers, dont plusieurs dizaines de milliers de mineurs clandestins. Cela signifie que depuis l’élection d’Emmanuel Macron, deux millions d’étrangers provenant très majoritairement du continent africain et ayant des cultures très différentes de la nôtre sont arrivés dans notre pays. C’est l’équivalent de la ville de Paris. Cette situation est naturellement insupportable. Le projet de loi Darmanin n’est pas à la hauteur du défi migratoire. Sur l’essentiel, il ne changera rien. Nous continuerons d’accueillir des millions d’étrangers et l’insécurité et le communautarisme continueront de croître. Je le dis très clairement, nous refuserons de voter une nouvelle loi impuissante qui éloignera encore un peu plus les Français de la politique.

Jusqu’ici, le Président de la République n’a pas donné suite à cette révision constitutionnelle, comment espérez-vous le faire changer d’avis ?

Nous allons présenter notre propre proposition de loi constitutionnelle le 7 décembre à l’Assemblée nationale et le 12 décembre au Sénat, dans les séances réservées aux groupes Les Républicains. Elle comportera cinq dispositions essentielles :
La première vise à élargir le cadre du référendum au titre de l’article 11 pour que le peuple puisse être consulté directement sur les questions liées à l’immigration.
La deuxième visera à rappeler qu’aucune religion ne peut imposer ses principes à la République. Ce sera un moyen de mettre en place des garde-fous contre la montée de l’islamisme.
La troisième disposition sera de faire voter chaque année par le Parlement un plafond migratoire qui s’imposera aux traités et conventions internationales, ainsi qu’à la jurisprudence des cours suprêmes. Pour être précis, le vote des plafonds migratoires empêchera, par exemple, qu’on nous oppose l’automaticité du regroupement familial au titre de l’article 8 de la CEDH. Si notre pays décide, par exemple, de donner 2 000 titres de séjour au titre du regroupement familial, il n’y en aura pas un de plus.
La quatrième disposition visera à expulser tous ceux qui présentent une menace pour l’ordre public dans notre pays. Nous pourrons désormais expulser, là aussi sans qu’aucune entrave de quelque nature que ce soit s’y oppose, pourvu que l’autorité administrative ou judiciaire l’ait décidé.
Cinquièmement, nous souhaitons que toutes les demandes d’asile soient examinées à l’extérieur de nos frontières. Ceux qui la présenterait malgré tout sur notre territoire verraient leur dossier examiné selon une procédure accélérée, avec un placement rétention le temps de cet examen, et une reconduction effective à la frontière en cas de rejet.
Nos dispositions viseront à couper le robinet migratoire qui depuis trop d’années coule à flots.

Vous n’avez pas la majorité suffisante pour faire voter votre proposition de loi, en dehors de l’affichage, que pouvez-vous en tirer comme bénéfice ?

Nous lancerons dès cette semaine une initiative d’ampleur pour rassembler la majorité des Français qui veulent changer les choses et ne supportent plus l’impuissance actuelle. Elle prendra la forme d’une grande pétition nationale. En parallèle, nous mènerons une campagne sur le terrain, à la rencontre des Français. La France est majoritairement à droite mais le Gouvernement continue de se faire piloter par l’aile gauche de sa majorité. Le temps du courage est venu. Puisque le Président procrastine pour aller au référendum, je propose que les Français eux-mêmes imposent leur volonté. Nos concitoyens aujourd’hui rejettent très majoritairement cette immigration de masse. Tous les sondages qui ont été faits démontrent que les propositions concrètes, pragmatiques et juridiquement étayées des Républicains sont soutenues par plus des trois quarts des Français. Or, nos concitoyens n’ont jamais, dans l’histoire contemporaine, été consultés directement pour qu’ils puissent s’exprimer en matière d’immigration. Le temps est venu de le faire. J’en appelle solennellement, comme je l’ai fait lors des « entretiens de Saint-Denis », au Président de la République, dans un esprit d’union nationale, pour répondre à notre demande afin de réformer la Constitution et s’attaquer à l’impuissance actuelle.

Sur les fichés S, êtes-vous favorable au placement en rétention ceux considérés comme « dangereux », avant même un passage à l’acte ?

Oui, j’y suis favorable. On doit pouvoir, pour neutraliser les individus dont on connaît la dangerosité, les placer en centre de rétention administrative à l’égal des dispositifs qui existent pour les malades psychiatriques qui présentent une dangerosité pour la société. Nous avions porté avec Guillaume Larrivé une disposition dans ce sens qui se calquait sur le dispositif d’internement des malades psychiatriques, avec le contrôle du juge de la liberté et de la détention. C’est un outil que l’on doit avoir pour les quelques personnes les plus dangereuses avant que leur comportement puisse être judiciarisé. Je mesure que cette disposition fait débat et qu’elle prendra du temps avant d’être adoptée, notamment parce qu’elle nécessite une réforme constitutionnelle. Je ne comprends pas pour autant que, dans l’immédiat et que compte tenu de la situation au Proche-Orient avec une menace islamiste très forte sur notre pays, nous n’activions pas l’état d’urgence. L’état d’urgence offre deux outils extrêmement puissants, les perquisitions administratives et l’assignation à résidence.

En quoi cela permettrait-il de renforcer notre protection ?

Pour être clair, si l’état d’urgence avait été en vigueur, l’assassin de Dominique Bernard aurait pu être placé en assignation à résidence. Face à ces bombes humaines, nous ne pouvons pas trembler.

N’est-on pas trop alarmiste avec les Français, et notamment sur leur sécurité ?

Nous avons des ennemis qui veulent détruire ce que nous sommes, l’esprit de liberté, l’esprit des Lumières et qui s’attaquent à nos enseignants. Nous avons été attaqués à maintes reprises de façon extrêmement violente. Je pense en particulier à Charlie Hebdo, au 13 novembre 2015, au 14 juillet 2016 à Nice… Ceux qui ont commis ces actes ont les mêmes motivations mortifères que les terroristes du Hamas.

Vous diriez que la plus grande menace vient de l’extérieur ou que celle présente sur notre sol est aujourd’hui la plus périlleuse ?

La menace est double. Nous avons vécu dans l’illusion qu’un attentat projeté depuis l’extérieur était impossible. Ce que les Israéliens ont subi appelle à la prudence et à l’humilité en la matière. Le danger réside aussi à l’intérieur avec aujourd’hui plusieurs milliers de personnes françaises ou étrangères qui sont radicalisés et qui constituent de vraies menaces pour notre pays. On l’a vu avec le terroriste d’Arras dont l’expulsion avait été empêchée en 2014 par des associations financées par de l’argent public. C’est insupportable. J’ai d’ailleurs défendu cette semaine un amendement pour réduire de 500 millions d’euros les financements des associations qui œuvrent contre la France et l’intérêt des Français. Il a malheureusement été rejeté par la majorité en prise en permanence aux contradictions du « en même temps ».

Certains parmi les députés LR, estiment que le sujet est trop important pour ne pas envisager le dépôt d’une motion de censure. Est-ce une hypothèse crédible ?

J’assume d’aller au bras de fer avec le Gouvernement. Si le gouvernement passe en force notamment en imposant son article 3 qui régularise les clandestins, nous n’hésiterons pas à déposer une motion de censure.

Est- ce que Jean-Luc Mélenchon est allé trop loin dans ses déclarations, évoquant Yaël Braun-Pivet « campant » à Tel Aviv pour « encourage le massacre » ?

Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sont clairement antisémites et constituent une abomination. Aussi bien par ses propos que par ses silences, il s’est définitivement disqualifié. Si Jean-Marie Le Pen avait tenu un tel discours, il y aurait eu une légitime émotion nationale et la justice s’en serait déjà saisie. Je crois que tous les républicains doivent dénoncer avec force cette dangereuse dérive des Insoumis. Leurs discours sont extrêmement dangereux et peuvent pousser des esprits faibles ou radicalisés à passer à l’acte. Les cibles que Mélenchon désigne font l’objet de menaces de morts, et sont donc en danger. Sa parole est désormais un danger pour la République.

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Vincent Jeanbrun : « Les annonces du gouvernement nous frustrent »

Vincent Jeanbrun, porte-parole de notre mouvement, maire de L’Haÿ-les-Roses, conseiller régional d’Île-de-France et président du groupe Île-de France Rassemblée, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur le plan « anti-émeutes » du gouvernement, les sanctions contre les parents d’émeutiers, le rôle de la police municipale et la baisse de l’autorité de l’Etat

#Emeutes : “Les annonces du gouvernement nous frustrent. On voulait rentrer plus vite dans le concret”

Vincent Jeanbrun, maire de @LHay_les_Roses pris pour cible, ainsi que sa famille, par les émeutiers. #Les4V @VincentJeanbrun pic.twitter.com/BeMcnda2tP

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TIG pour les parents d’émeutiers : “Quand vous rajoutez de nouvelles lois alors que les anciennes ne sont pas appliquées, ça met le doute” estime Vincent Jeanbrun, maire de @LHay_les_Roses. #Les4V @VincentJeanbrun #emeutes pic.twitter.com/sLRLEU1Hum

— Telematin (@telematin) October 27, 2023

Plan #emeutes : “La police sur le terrain doit pouvoir sanctionner immédiatement. Il faut leur faire confiance et contraventionnaliser certains délits comme le délit de fuite” réclame Vincent Jeanbrun, maire @LHay_les_Roses. #Les4V @VincentJeanbrun pic.twitter.com/9oHQPUsDVA

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“Rien n’a changé depuis les #emeutes. Les délinquants ont testé l’autorité de l’Etat et ont vu qu’il n’y avait aucune sanction. Les braises sont chaudes”

Vincent Jeanbrun, maire de l’@LHay_les_Roses. #Les4V @VincentJeanbrun pic.twitter.com/COxOZb0vwo

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