Soutien à nos pêcheurs : Lettre d’Éric Ciotti au Président de la République

Monsieur le Président de la République,

J’ai rencontré ce matin des pêcheurs du port de Boulogne-sur-Mer, en compagnie de François-Xavier Bellamy qui n’a jamais cessé de plaider leur cause au sein du Parlement européen. Nous avons voulu partager avec eux ces instants qui précèdent l’aube où ils rentrent de la pêche : le sens de l’effort et du travail qui les caractérise est admirable, mû par une insubmersible passion pour leur profession.

Nul n’aime la mer plus qu’ils ne l’aiment. Et pourtant, tout comme nos agriculteurs, ils sont pointés du doigt, depuis les bureaux confortables de bureaucrates bruxellois et parisiens, comme les principaux ennemis de cette mer à laquelle ils consacrent leur vie.

La colère gronde parmi eux. L’accumulation des normes et le poids des règlementations incessantes et inutiles les étouffent. Nos pêcheurs sont aujourd’hui les victimes de cette politique européenne de décroissance insensée que vous soutenez depuis 2017, politique qui prétend sauver le monde en sabordant l’Europe. Bien au contraire, en handicapant ce secteur économique essentiel à notre souveraineté, nous favorisons les importations de produits de la pêche qui ne respectent ni nos normes environnementales, ni nos normes sociales et qui contribuent à la destruction de la biodiversité marine au niveau mondial. Il s’agit d’une là d’une triple peine, pour nos pêcheurs, pour l’Europe et pour la biodiversité.

Cette folie doit cesser. Seule une Europe forte peut porter, dans le monde, une politique forte de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de la biodiversité. En nous effaçant, nous laisserions la place à d’autres nations, moins regardantes sur les normes environnementales, et notamment à la Chine. A l’inverse, utilisons le formidable levier que représente le marché intérieur européen pour imposer aux autres puissances nos standards environnementaux et nos propres règles.

La folie de la décroissance et du déclin organisés doit impérativement prendre fin, et l’Europe et la France doivent se tenir debout pour défendre les intérêts de nos pêcheurs.

En premier lieu, nous devons être aussi fermes qu’ambitieux dans nos négociations avec le Royaume-Uni post-Brexit. Nous ne pouvons pas laisser nos pêcheurs à la merci de règlementations britanniques qui prennent la protection de la biodiversité pour prétexte mais qui les priveraient demain de tout accès à des zones de pêche essentielles pour leur activité économique. L’échéance du 22 mars et l’extension de milliers de km² de zone de pêche par les Britanniques menacent gravement la pêche française.

Mais nous devons également mettre un coup d’arrêt à l’inflation des normes et aux décisions technocratiques déconnectées du terrain qui menacent la viabilité économique et la compétitivité de notre filière halieutique.

Nous ne sauverons pas nos mers et nos océans en sacrifiant nos pêcheurs. Il est urgent que ce message soit assumé et martelé par la France au plus haut niveau européen. Nous devons nous affirmer comme les pionniers d’une pêche durable par une modernisation intelligente, comme les principaux adversaires de la faillite environnementale que constitue l’éolien en mer et comme les porte-paroles des pêcheurs de France en Europe.

Deuxième puissance maritime du globe, notre pays trahirait ses devoirs et son identité en ne portant pas une telle politique.

Monsieur le Président de la République, que comptez-vous faire avec votre gouvernement contre le règlement de l’Organisation de gestion marine britannique qui devrait être adopté le 22 mars prochain et interdirait la pêche à nos pêcheurs dans treize nouvelles aires marines protégées ? Plus généralement, quand allez-vous cessez de soutenir cette dangereuse politique de décroissance pour le secteur de la pêche et, enfin, porter la voix des pêcheurs français au sein des instances européennes ?

Soyons aux côtés de nos pêcheurs, avec confiance et détermination !

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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Éric Ciotti : « Nous allons déposer un texte législatif pour limiter les blocages de la SNCF »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de la matinale de TF1.

Il est revenu sur la grève des contrôleurs SNCF.

Certains contrôleurs de la SNCF prennent en otage les Français.

Depuis 1947, il n’y a pas eu une année sans grève de la SNCF.

Ils ont eu une augmentation de 500€ par mois depuis 2 ans.

Ils font du mal à la SNCF et aux Français ! pic.twitter.com/SjDRHurUl5

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 15, 2024

Nous allons déposer un texte législatif pour limiter les blocages de la SNCF. Il faut dire stop ! pic.twitter.com/MN8yAOiheG

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 15, 2024

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Gérard Larcher : « Il faut recréer un pacte de confiance avec les agriculteurs »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de RMC.

Il est revenu sur la grève des contrôleurs de la SNCF, la crise agricole et l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution.

#SNCF #GreveSncf Les usagers du service public des transports sont encore pris en otage d’une négociation sociale. La grève est un droit fondamental, mais doit être l’ultime recours, il est dévoyé ! @HerveMarseille a déposé un texte pour y remédier ! @UC_Senat @BFMTV @RMCInfo https://t.co/tJ4Sit04hN

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) February 15, 2024

Les #agriculteurs ont la responsabilité de nous nourrir avec des normes écrasantes, contradictoires et le sentiment de ne pas être entendus. Face à cette crise profonde, le rdv ce n’est pas seulement le @Salondelagri , il faut un pacte de confiance durable et des actes ! https://t.co/BmkoKKHBhN

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) February 15, 2024

Le débat n’est pas pour/contre l’#IVG. J’y suis attaché. Il y aura un débat parlementaire. Au delà du symbole, le combat restera celui de l’accès des femmes aux soins et à l’IVG sur le territoire ! On n’y est pas ! Et la #constitutionnalisation n’y changera rien concrètement ! https://t.co/aMecrEb3n8

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) February 15, 2024

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Bruno Retailleau : « Derrière la censure médiatique de CNews, la cassure démocratique »

Après la décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, l’arrêt du Conseil d’État sur CNews révèle une inquiétante tendance à balayer les aspirations majoritaires des Français en tordant les principes juridiques, estime le président du groupe LR au Sénat.

Le Conseil d’État est-il en train de se muer en censeur d’État ? On peut le craindre, tant sa décision envers la chaîne CNews est un nouvel exemple de la dégradation du rapport qu’entretiennent certains, dans nos institutions, avec la liberté.

Car personne n’est dupe : en exigeant que les chroniqueurs et les animateurs soient catalogués par courant de pensée, dans la logique de comptabilisation des temps de parole des invités politiques, c’est bien le principe de la liberté éditoriale des médias que vient remettre en cause la plus haute juridiction administrative de notre pays, au nom – paradoxe suprême – de la pluralité des opinions.

Pire, si le principe est contestable, sa pratique le sera plus encore : qui jugera de l’appartenance de tel éditorialiste à tel courant de pensée ? Et selon quels critères ? Car c’est un fait qu’au royaume du politiquement correct, la frontière est de plus en plus mince entre la classification des opinions et le délit d’opinion ; qualifier quand on se croit du bon côté, c’est presque toujours disqualifier.

Le problème, c’est que cette dérive appauvrit tout ce qui fait la richesse de la pensée humaine et le sel de la conversation civique. Où le Conseil d’État aurait-il donc catalogué Charles Péguy, socialiste revendiqué et conservateur enflammé ? L’obsession des étiquettes en dit souvent bien plus sur ceux qui les collent que sur ceux qui en sont affublés.

C’est d’autant plus vrai que cette décision ne doit visiblement rien au hasard. D’abord parce qu’elle intervient après que l’ancienne ministre de la Culture a évoqué, par deux fois, la possibilité de ne pas renouveler la fréquence de CNews. Comment, dès lors, ne pas s’interroger sur l’existence d’une offensive coordonnée contre cette chaîne, alors même qu’elle bat des records d’audience ? Ensuite parce qu’elle s’inscrit dans un mouvement plus large visant à engrillager les expressions : on se souvient de la loi Avia et du combat gagné par le Sénat pour empêcher que les Gafam ne se transforment en relais numériques de la pensée unique. Ces coups de boutoir contre la liberté audiovisuelle sont d’autant plus inquiétants qu’ils sont le plus sûr moyen d’alimenter les délires sur les réseaux sociaux : si nos concitoyens ne trouvent plus d’espaces de liberté dans les médias traditionnels, ils iront les chercher ailleurs, sur des plateformes où pullulent les complotistes de tout poil. Quand la liberté d’information régresse, la désinformation progresse. Et, avec elle, le risque d’une véritable sécession.

Car derrière la censure médiatique se profile la menace d’une cassure démocratique. Il n’est en effet pas anodin que cette décision du Conseil d’État intervienne quelques semaines après celle du Conseil constitutionnel sur la loi immigration : dans les deux cas, les aspirations majoritaires de nos concitoyens sont balayées au nom d’une torsion pour le moins créative, sinon partisane, de la législation. J’en veux pour preuve la déclaration du président de l’Arcom lui-même, qui affirmait le 14 décembre dernier devant l’Assemblée nationale : « La loi ne prévoit en aucune façon la comptabilisation du temps de parole des éditorialistes. Je ne connais pas une seule démocratie qui demande aux médias de communiquer à un régulateur la liste de leurs éditorialistes »!

Dès lors, comment s’étonner du fossé qui s’élargit entre les Français et leurs institutions ? Que peuvent en effet penser nos compatriotes effarés par le chaos migratoire, quand le juge constitutionnel refuse que notre pays se donne les moyens pour y mettre un terme ? Que peuvent encore espérer de l’Europe nos agriculteurs et nos pêcheurs, quand chaque décision de Bruxelles les écrase sous toujours plus de normes absurdes et de concurrence déloyale ? Que peuvent attendre de la justice nos concitoyens apeurés par l’ensauvagement généralisé, quand le Syndicat de la magistrature victimise les casseurs de Soulèvements de la Terre et appelle officiellement à la désobéissance des forces de l’ordre ?

Je n’ai jamais cédé au discours anti-élitaire des démagogues : pour se diriger, un pays a besoin de dirigeants. L’aplatissement des hiérarchies est une revendication adolescente, qui commence dans la médiocrité et qui finit dans l’anarchie. Mais Montesquieu avait décidément raison : « pour faire de grandes choses, (…) il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux ». Et il faut être aveugle pour ne pas voir qu’aujourd’hui de nombreuses institutions donnent le sentiment aux Français d’agir non pas avec eux, mais contre eux ; contre leurs choix et même contre leurs droits d’exprimer librement leurs opinions.

Et c’est pourquoi je mets en garde ces nouveaux procureurs sont les fauteurs de troubles à venir. Car si l’époque a engendré des Trump et des Bolsonaro, c’est bien parce que leurs peuples se sont convaincus que seule la radicalité pouvait trancher le nœud coulant qui étrangle leurs aspirations à penser ce qu’ils pensent, à aimer ce qu’ils aiment et à demeurer ce qu’ils sont. Alors pour tout cela, sur les plateaux de télévision comme partout ailleurs : vive la liberté !

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Marie-Claire Carrère-Gée, sénatrice de Paris, a interpellé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur le déficit du commerce extérieur.

«En économie, le commerce extérieur, c’est l’épreuve de vérité. Malheureusement c’est la Bérézina !» @MCCG. Le résultat d’années de naufrage industriel de la part des gouvernements depuis 2017. Il est temps d’agir pour retrouver notre souveraineté. https://t.co/yXrJcWpSwa

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) February 14, 2024

Stéphane Sautarel, sénateur du Cantal, a interrogé la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sur les cartes scolaires de la ruralité pour la rentrée prochaine.

«Les cartes scolaires de la ruralité pour la rentrée prochaine sont pires que jamais !» dénonce @SautarelS. La réussite scolaire, l’égalité des chances doit concerner tous les enfants de notre pays. Il est urgent de soutenir notre ruralité. https://t.co/GRCGSDspJF

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) February 14, 2024

Alain Cadec, sénateur des Côtes-d’Armor, a questionné le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur la fermeture du Golfe de Gascogne à nos pêcheurs.

«Le domaine maritime européen est les plus réglementé du monde et nous importons 70% des produits de la mer que nous consommons» rappelle @AlainCadec à l’heure de la fermeture du Golfe de Gascogne à nos pêcheurs. Laissons vivre nos professionnels ! https://t.co/0X9ZEkOmJp

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) February 14, 2024

Jean Sol, sénateur des Pyrénées-Orientales, a interpellé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur la sécheresse historique touchant les Pyrénées-Orientales.

La sécheresse historique touchant les Pyrénées-Orientales depuis 2022 impacte très fortement l’agriculture et le tourisme de ce département. «A quand un plan Marshall pour les Pyrénées-Orientales ?» interroge @JeanSol__ https://t.co/Hh0elcYZSF

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) February 14, 2024

Stéphane Piednoir, sénateur de Maine-et-Loire, a interrogé la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur la pérennité des diplômes des établissements supérieurs privés.

“En France l’enseignement supérieur est libre” selon la loi. @StephPiednoir exprime l’inquiétude des établissements supérieurs privés pour la pérennité de leurs diplômes. Les sénateurs LR seront vigilants pour défendre la liberté d’enseigner. pic.twitter.com/GXx5ARJLDm

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) February 14, 2024

Pour finir, Laurent Burgoa, sénateur du Gard, a questionné la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer et du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité sur la suppression de l’allocation de solidarité spécifique.

La suppression de l’allocation de solidarité spécifique, financée par pôle emploi, et le basculement de ses bénéficiaires vers le RSA, financé par les départements, fait peser de lourdes conséquences sur les budgets départementaux.
“Qui décide, paye !” prévient @BurgoaLaurent. pic.twitter.com/diazvI1K21

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) February 14, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, un député du groupe les Républicains a interpellé l’exécutif.

Vincent Rolland, député de la Savoie, a interpellé la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques sur la présence de moniteurs de ski étrangers dans les stations de ski françaises.

Stations de ski.

Notre député @VRolland73 dénonce une concurrence déloyale qui s’est installée entre des moniteurs de ski étrangers qui ne possèdent pas la carte professionnelle requise ou ne satisfont pas à leurs obligations fiscales et nos professionnels du ski qui,… pic.twitter.com/8lxpkgwNTN

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) February 14, 2024

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Guilhem Carayon : « Comment l’Europe peut porter l’espérance ? »

Le redressement national ne pourra s’affranchir du réveil européen, souligne le porte-parole et vice-président des Républicains Guilhem Carayon.

Dans quatre mois, les élections européennes marqueront de manière décisive l’avenir de notre pays et de notre continent : l’occasion de bâtir, enfin, l’Europe de nos rêves et de notre raison.

Comment l’Europe peut-elle porter notre espérance collective ? Certains se demandent si elle n’est pas sortie de l’Histoire : dépendances stratégiques criantes, effondrement démographique, modèle civilisationnel attaqué et déclinant. Et pourtant, l’Europe ne peut rester en marge des enjeux stratégiques du monde. Alors, pour redresser notre pays, il faut refaire de l’Europe un instrument de puissance.

D’abord, elle doit retrouver le bon sens agricole. La crise paysanne traverse tout le continent. Elle révèle la folie de décisions totalement déconnectées des besoins de nos agriculteurs.

La stratégie « Farm to Fork », promue par la Commission européenne, et soutenue par les parlementaires européens macronistes, est malthusienne. La baisse de la production agricole de 15 % et la diminution nette de 16 % des revenus des agriculteurs privent d’espoir un monde attaché à ses racines et qui a su transformer ses métiers. Quelle folie a pu animer la Commission alors que les agriculteurs, dont l’activité est pourtant essentielle à la vie humaine, sont les moins rémunérés à l’aune de leur quantité de travail !

Alors qu’une personne sur dix dans le monde souffre de sous-alimentation, produire plus et produire mieux est un objectif humaniste. La concurrence déloyale subie par les agriculteurs français est aussi la cause de leur malheur.

Importer des produits de l’autre bout du monde qui ne respectent ni nos normes environnementales, ni nos normes sociales, est un non-sens. Dans le même temps, on leur interdit de produire ce qu’on importe. Quelle tartufferie quand le gouvernement invoque la transition écologique ou la réduction de l’empreinte carbone après avoir soutenu, sans broncher, tous les traités de libre-échange sans en mesurer l’impact social !

L’Europe doit retrouver la maîtrise de ses frontières, géographiques, morales et culturelles, qu’elle semble si peu connaître. Le contrôle des flux migratoires commande une modification des traités, comme il implique une révision constitutionnelle en France, défendue depuis des années par le président des Républicains Éric Ciotti. Les équilibres démographiques et culturels des sociétés européennes ne peuvent résister à des vagues d’immigration massive. Plus personne ne nie les conséquences d’une immigration incontrôlée sur la préservation de notre système social, nos capacités de logement, mais aussi de soin et d’éducation. Nul n’ignore non plus le lien entre l’immigration massive et la montée de la délinquance, nourrie par des chocs culturels. La situation dramatique à Mayotte est le dernier avertissement pour la métropole. Comme disait l’ancien ministre de l’Intérieur socialiste Jean-Pierre Chevènement : « l’immigration zéro n’existe pas, l’intégration de peuples entiers non plus ».

À l’instar de la France, l’Union européenne doit bâtir une stratégie industrielle forte. Laurent Wauquiez l’écrivait déjà, en des termes prémonitoires il y a plus de dix ans, tant en matière de concurrence que d’aides publiques, un seul principe doit prévaloir : la réciprocité. L’Europe ne peut interdire aux entreprises européennes ce qu’elle autorise aux pays extra-européens, sans trahir les intérêts fondamentaux de l’Union. À l’heure où la Chine et les États-Unis font preuve d’une habileté redoutable pour protéger leurs marchés intérieurs, la préférence communautaire doit être le principe cardinal de la construction européenne.

Si la génération qui a précédé la mienne a grandi, pour partie, avec Erasmus, les jeunes français sont en quête aujourd’hui de grands projets structurants susceptibles de changer leur vie.

La transition écologique est le défi de notre temps. Puisque les puissances extra-européennes tardent à engager le virage vert, l’Union européenne doit être pionnière dans ce défi de la décarbonation de son économie, sans punir ses entreprises et les citoyens.
Des moyens financiers et technologiques décuplés doivent être mis au service d’une transformation radicale de l’industrie européenne, afin de marier croissance économique et lutte contre le dérèglement climatique. Pour embarquer la jeunesse avec elle, l’Europe doit constituer le modèle mondial de protection de l’environnement.

L’Union doit devenir une terre propice à l’entrepreneuriat et favoriser l’émergence d’un géant de l’économie digitale. Les Américains ont créé Internet grâce au financement public apporté par la Darpa (Agence pour les projets de recherche avancée de défense). Comme il est urgent d’assouplir les règles relatives à l’interdiction des aides d’État afin de créer des champions industriels français et européens, il est aussi impératif de mettre en place des exonérations totales d’impôts assorties d’aides directes, pour les entreprises émergentes, dans les secteurs de souveraineté et de transition environnementale.

Le redressement national ne pourra s’affranchir du réveil européen. Sauver l’Europe nécessite simplement d’être juste et lucide sur ce qu’elle est devenue. Aux Républicains, avec François-Xavier Bellamy, nous ne céderons jamais à la fatalité de l’échec européen. Ma génération est prête à rebâtir l’espérance d’une Europe puissante, libre et indépendante, au service des Français !

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Laurent Wauquiez : « Agnès Pannier-Runacher ne connaît à rien à l’agriculture »

Après trois semaines de tour de France agricole, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes met en garde le gouvernement. Celui qui se prépare pour 2027 souligne notamment que « la colère des agriculteurs est toujours là ».

« L’agriculture est une leçon d’humilité, on apprend toujours… » On se sait pas si Laurent Wauquiez a beaucoup appris en se rendant au domaine viticole du Peirecèdes, dans le centre Var, ce mardi midi. En tout cas, il a pris beaucoup de notes en vue d’une proposition de loi agricole. Trois semaines qu’il sillonne les régions françaises pour distiller également sa bonne parole. Lui prêche notamment pour « la suppression » de l’Office français de la biodiversité (OFB) pour « taper un gros coup dans la fourmilière ». Parmi ses autres cibles, les normes administratives, l’INRA, « trop dans la théorie pas assez dans la pratique » ou encore le Rassemblement national.

Vous terminez votre tour de France agricole. Quels enseignements en tirez-vous ?

Que le gouvernement fasse très attention ! Parce que les attentes sont fortes. La colère est toujours là, le feu couve sous les braises. Si le gouvernement pense qu’il a acheté le silence avec des aides, il se trompe lourdement. On a des agriculteurs qui n’ont pas construit des barrages pour avoir des aides, mais pour avoir une juste rémunération du fruit de leur travail et la reconnaissance de la dignité de ce qu’ils font.

Pour la FNSEA, reçue hier à Matignon, la mise en place des annonces ne va pas assez vite. C’est aussi votre sentiment ?

Je suis inquiet. Ma préoccupation, c’est que ça aille mieux pour les agriculteurs. Il faut du concret. Il y a urgence. Or, depuis que l’attention médiatique est retombée, on voit le retour du vieux discours classique. Je ne voudrais pas qu’on trompe les agriculteurs, qu’on joue la montre et qu’il n’y ait pas de changement. Sinon, ça serait terrible. Je connais trop la musique.

Certains changements demandent du temps…

Certaines règles relèvent juste de décrets qui dépendent du ministre. Ils pourraient être signés le matin et être appliqués le soir. Je pense à un certain nombre de normes qui pénalisent l’arboriculture, l’horticulture ou à des règles sur le système de production dans l’élevage qui créent une distorsion de la concurrence par rapport aux Pays-Bas, à la Pologne. Il y a plein de choses qui ne relèvent que de la France.

Les associations écologistes dénoncent la mise en pause du plan Ecophyto, qui prévoit le retrait des substances les plus préoccupantes et la sortie du glyphosate…

Ce ne sont pas des associations écologistes, ce sont des extrémistes, des idéologues. Les mêmes ont pénalisé le nucléaire et nous ont amenés à rallumer les centrales à charbon. Les mêmes plantent des poignards dans le dos de notre agriculture, au lieu d’aller contrôler ce qui débarque dans les ports à Marseille ou à Dunkerque. Ils feraient mieux d’ailler en Chine ou aux États-Unis pour dénoncer ce que sont ces agricultures-là, intensives, non familiales, non respectueuses de l’environnement. Contrairement à la nôtre. Si on est écologiste en France, il faut défendre notre agriculture, pas la pénaliser.

Que pensez-vous du choix d’Agnès Pannier-Runacher, comme ministre déléguée à l’Agriculture auprès de Marc Fesneau ?

Je ne veux pas faire de procès d’intention, ni de délit de faciès. C’est quelqu’un qui investit ses dossiers. La seule chose, c’est qu’elle ne connaît rien à l’agriculture. Il va falloir qu’elle apprenne. Je jugerai le résultat. Mais vous savez, il y a trop de politiques qui pensent s’y connaître en agriculture parce que leur grand-mère habitait près d’une ferme. Sauf que l’agriculture, c’est très technique. Personnellement, c’est un des domaines qui me demandent le plus d’énergie pour comprendre les enjeux. À Paris, ils pensent que l’agriculture se traite à coups de com.

Votre regard sur la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

Quand je vois la réussite du rosé de Provence, avec 40 % d’export, est-ce qu’on n’en rêverait pas pour toute l’économie française ? Je suis fier de ça. On devrait l’être davantage.

Pour les Européennes, les agriculteurs sont convoités pour figurer sur les listes des partis. Côté LR, on parle pour la deuxième place de Céline Imart, céréalière du Tarn…

Pour les noms, c’est Éric Ciotti qui prend les décisions. Mais comme moi, il souhaite qu’il y ait des agriculteurs en bonne place sur notre liste. C’est important. Au sein des Républicains, on les a toujours défendus depuis Chirac. Au Parlement européen, toutes les propositions ont été portées par LR. Certains partis qui parlent devant les caméras, y compris d’extrême droite, n’ont rien fait quand ils étaient à Bruxelles depuis 5 ans. Et même rien du tout sur les sujets agricoles.

Le Rassemblement national prétend être « le seul parti à défendre le monde rural et les agriculteurs »…

Je vais être très clair : Jordan Bardella a été l’un des eurodéputés les plus abstentionnistes. Ça veut dire qu’il a touché son salaire européen mais qu’il n’a rien fait. Ce n’est pas ma conception de la politique.

Certains voient dans votre tour de France agricole une précampagne présidentielle…

Vous voudriez que je reste dans mon bureau ? Certains le font. Pour moi, la politique se fait sur le terrain. Je le faisais hier, je le ferai demain. Et dans ma préparation pour redresser le pays, c’est une étape essentielle. Il faut prendre le temps d’échanger, d’apprendre, de mesurer les difficultés. Aujourd’hui, les Français ont l’impression de ne plus être écoutés par leurs élus.

Un mot sur Xavier Bertrand qui s’est déclaré candidat LR à la présidentielle de 2027…

Toutes les ambitions sont légitimes. Mais ça ne suffira pas. Si on pense que ça marchera demain avec les recettes du passé, les mêmes idées reçues, le même fonctionnement, ça ne réussira pas. Il faut qu’on se remette en question. C’est ce que je fais tout le temps pour créer quelque chose de nouveau.

Rayon investissement culturel, vous avez récemment eu le soutien Rachida Dati, exclue des LR après sa nomination au ministère de la Culture…

(Rires) Ça m’a fait plaisir parce qu’on a la même bataille. Celle du rééquilibrage. Dans notre pays, le ministère de la Culture met 800 euros par habitant à Paris. C’est normal qu’il y ait plus d’argent là-bas. Mais dans nos régions, il met moins de 20 euros. La précédente ministre de la Culture (Rima Abdul-Malak) ne m’avait pas entendu. Là, on a une ministre de la Culture qui met les pieds dans le plat et qui dit qu’on a une culture trop parisienne. Dans le Var comme en Auvergne, on aurait tort de ne pas s’en réjouir.

>> Lire l’interview sur VarMatin.com

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Éric Ciotti dénonce la décision du Conseil d’Etat contre CNews

La décision du Conseil d’État relative à CNews ne peut qu’indigner les citoyens sincèrement attachés à la liberté de la presse.

Il s’agit d’une dangereuse et préoccupante dérive qui porte atteinte à nos principes démocratiques fondamentaux.

Imposer à l’Arcom d’évaluer le pluralisme de l’information en menant l’inquisition parmi les opinions des chroniqueurs et des journalistes est une demande aussi ahurissante qu’inquiétante.

CNews est une chaîne privée qui n’a principalement de compte à rendre qu’à ses téléspectateurs : si ceux-ci devaient être mécontents du traitement éditorial de cette chaîne, il n’appartiendrait qu’à eux de ne pas la regarder.

La neutralité supposée de certains n’est trop souvent que le paravent d’une silencieuse domination culturelle de la gauche : cessons l’hypocrisie !

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Redonner la parole aux Français !

Chers compagnons,

Le 25 janvier, encouragé par l’hypocrisie du Gouvernement, le Conseil constitutionnel a vidé de sa substance la loi immigration, pourtant plébiscitée par nos compatriotes. Face à cette vaste mascarade, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. La France a déjà trop perdu de temps : il nous appartient d’agir !

Voilà pourquoi, avec Olivier Marleix et Bruno Retailleau, nous avons décidé de déposer une proposition de loi concernant les prestations sociales des étrangers, reprenant une partie des mesures censurées comme « cavaliers législatifs ». Ce texte permettra notamment de réformer l’Aide Médicale d’État (AME) et d’empêcher que les migrants perçoivent des prestations sociales dès leur premier jour sur le territoire.

Au regard de l’importance de la question migratoire, nous avons également choisi d’engager la procédure du Référendum d’Initiative Partagée (RIP).

Il est temps que le peuple français ait de nouveau son mot à dire et nous allons mobiliser toutes nos forces pour que la parole lui soit enfin rendue !

Après avoir rassemblé – grâce à nos députés et à nos sénateurs – les signatures de 185 parlementaires, le Conseil constitutionnel sera appelé à statuer sur la recevabilité de notre demande et, une fois cette étape franchie, la période de collecte des signatures citoyennes pourra s’ouvrir.

Notre objectif sera dès lors de rassembler le dixième de nos concitoyens, soit les signatures de 4.900.000 électeurs environ, et nous aurons besoin de vous tous : non seulement de vos signatures mais surtout de votre mobilisation, à nos côtés, pour convaincre les Français de participer à ce grand élan collectif.

Si nous réussissons, nous imposerons au président de la République et au gouvernement le recours au référendum : le peuple français retrouvera la parole et pourra réaffirmer la maîtrise de sa destinée !

L’impuissance migratoire n’est pas une fatalité et nous ne renoncerons jamais à redonner au peuple de France la certitude que son avenir lui appartient.

Contrairement à ce que souhaiterait Emmanuel Macron, le débat sur l’immigration n’est pas clos : le combat continue !

Avec l’assurance de tout mon dévouement,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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