Céline Imart : « L’agriculture doit assumer de produire davantage et de nourrir la Nation »

Céline Imart, numéro 2 de la liste Les Républicains aux élections européennes et agricultrice, était l’invitée de Public Sénat.

Elle est revenue sur la venue du préside de la République au Salon de l’Agriculture, la productivité de l’agriculture, les défis environnementaux et les traités de libre-échange.

Les agriculteurs sont soulagés que la situation se soit apaisée au Salon de l’agriculture après la venue désastreuse de M. Macron.

Des CRS dans les stands, c’est du jamais vu.

L’invitation des Soulèvements de la Terre, c’est une allumette sur la poudrière de la colère agricole. pic.twitter.com/CA84V6rySh

— Céline Imart (@CelineImart) February 28, 2024

L’agriculture doit assumer de produire davantage et de nourrir la Nation.

N’opposons pas productivité avec enjeux environnementaux.

Je crois en la science et en l’innovation pour que nous ayons la capacité de produire plus et mieux ! pic.twitter.com/6vJYSUIXti

— Céline Imart (@CelineImart) February 28, 2024

Les agriculteurs sont en première ligne face aux défis environnementaux. Nous devons les encourager notamment dans l’objectif crucial de la captation des émissions carbones.

C’est ce que nous proposons avec @fxbellamy et @lesRepublicains. pic.twitter.com/ehxx5I0c2j

— Céline Imart (@CelineImart) February 28, 2024

« Il nous faut des principes de réciprocité et de concurrence loyale.

On ne peut pas importer du Brésil des produits traités à l’atrazine alors que nous l’interdisons depuis 30 ans en France ! »@CelineImart sur @publicsenat pic.twitter.com/0RFSRKErdk

— les Républicains (@lesRepublicains) February 28, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, deux députés du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Christelle Petex, députée de Haute-Savoie, a interpellé le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire sur la crise agricole.

« Depuis longtemps, les agriculteurs attendent des mesures pour pouvoir nous nourrir et vivre de leur travail, sans perdre leur temps en paperasse ridicule et sans qu’on vienne dans leur ferme leur donner des leçons ! »@ChristellePetex à l’Assemblée Nationale pic.twitter.com/COa4Rd5OhI

— les Républicains (@lesRepublicains) February 27, 2024

Philippe Gosselin, député de la Manche, a questionné le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’hébergement des données de la filière nucléaire française.

“Ça ne vous gêne pas de voir que les données nucléaires sensibles vont relever du droit américain ?”

@phgosselin (LR) interpelle le Gvt sur le fait qu’EDF confierait la gestion des données de la maintenance des centrales nucléaires à AWS (filiale d’Amazon).#DirectAN #QAG pic.twitter.com/k8vAs03zBG

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) February 27, 2024

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François-Xavier Bellamy : « Il est temps qu’une nouvelle majorité arrive au Parlement européen »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur la nomination de Céline Imart, la politique agricole européenne, les contradictions du RN sur les sujets européens et la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian.

“Il est temps qu’une nouvelle majorité arrive au Parlement européen.” @fxbellamy, tête de liste Les Républicains aux élections européennes, dénonce, notamment sur le plan agricole, un “agenda” européen fait “de contraintes, de complexité et de contrôles”. #le710inter pic.twitter.com/NQ09fLY0zr

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

“C’est une très grande incohérence du Rassemblement national.” @fxbellamy regrette “l’opportunisme” de Fabrice Leggeri, ex-patron de l’agence Frontex, qui a rejoint la liste RN aux Européennes, en troisième position. #le710inter pic.twitter.com/5YKJjau8Ot

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

“Nous tenons notre ligne.” @fxbellamy défend la “clarté de l’engagement”, la “constance” et la “transparence” du parti Les Républicains face au RN ou aux “macronistes” qui, selon lui, “pratiquent l’opportunisme comme doctrine politique”. #le710inter pic.twitter.com/3EpKYGS4h2

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

“C’est un choix magnifique.” @fxbellamy salue la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian. “Ils ont donné leur vie à la France”, dit-il.#le710inter pic.twitter.com/BsNW7H2Qo7

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

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Politiques de santé : cessons de naviguer à vue !

Médecin hospitalier au CHU de Grenoble, vice-président de la commission des Affaires sociales et secrétaire national des Républicains en charge de la Santé, le député Yannick Neuder appelle à une véritable révolution de la politique de santé en France.

Sept ministres de la Santé en sept ans. Les années Macron laisseront le souvenir d’un ministère rythmé par les chaises musicales pendant que le monde de la santé s’écroulait autour de lui. À chaque changement, des impulsions, des annonces, des discours qui se ressemblent, l’assurance d’avoir appris de la crise Covid. Pourtant, le système ne cesse de se déliter. Notre santé publique a besoin de réformes structurelles : c’est impossible sans vision, sans continuité, sans stabilité. Après un mois d’atermoiements politiques, la France a enfin un nouveau ministre de plein exercice délégué à la Santé et un semblant de cap, du moins en apparence.

Les annonces de Gabriel Attal, en particulier la nomination d’un émissaire afin de recruter des médecins à l’étranger, suscite au mieux l’incompréhension, au pire la colère. Pourquoi tourner le dos à nos propres talents pour aller les chercher ailleurs ? L’État s’exonère de ses responsabilités alors même qu’il a les moyens d’agir ; 1) en rapatriant nos étudiants français ayant fui notre concours d’entrée aux études de médecine, un système inique qui repose encore sur un numerus clausus soft appelé apertus tout aussi pénalisant ; 2) en activant tous les leviers pour former plus de médecins CHEZ NOUS : passerelles de carrière pour les paramédicaux, territorialisation des stages, abandon de l’injuste système PASS-LA.S, autorisation de redoublement. C’est l’objet de ma proposition de loi, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, qui constituerait une avancée considérable. Je souhaite qu’elle soit urgemment promulguée et, s’agissant de son devenir, le Premier ministre semble, cette fois-ci, avoir pris conscience de son utilité durant son discours de politique générale.

Quant aux gardes obligatoires des généralistes dans les SAS (Services d’accès aux soins) mises en place cet été, là encore, c’est un pansement sur une jambe de bois. Vendu comme une « contrepartie » à la revalorisation de la consultation, il ne résout pas les problèmes de fond : la pénurie chronique de médecins et la contraction extrême du temps médical laissent peu de marges aux libéraux pour absorber la demande. 40 % de libéraux jouent déjà péniblement le jeu et le reste y consentirait s’il le pouvait. Ces gardes obligatoires ne peuvent rien si on ignore la dégradation des conditions d’exercice, les départs en retraite et un temps médical contracté. Ne faisons pas payer aux médecins généralistes le manque de réformes pour lutter contre la désertification médicale, au risque de déconventionnements massifs.

Au-delà de cette pénurie chronique de médecins, c’est l’éternel paradoxe français qui continue d’animer les débats : notre pays dépense beaucoup, toujours plus pour un système de santé qui peine à délivrer du soin. 58 % des Français considèrent que le système de santé en France fonctionne mal, selon un récent sondage Elabe. IGAS (Inspection générale des affaires sociales et de la santé), Cour des comptes pointent le niveau alarmant de nos dépenses de santé au regard de l’efficience du système. Parallèlement, tous nos établissements, privés, publics, creusent des déficits abyssaux depuis des années.

Les prochains états généraux de la Santé devront proposer un audit profond de l’efficience de notre système. Pourquoi ? Car la France a consacré 11 % de son PIB en dépenses de santé, contre 8 % en moyenne dans l’UE, mais la réduction du temps dédié au soin dans nos structures est alarmante : François Écalle, ancien magistrat de la Cour des comptes, déplorait par exemple que nos hôpitaux emploient bien plus de personnel non soignant que les autres pays, avec 34 % en France, contre 26 % en Italie, 25 % en Allemagne.

C’est pourquoi un sentiment de dépossession règne à l’hôpital comme en ville. C’est en tout cas le constat du cardiologue hospitalier que je suis, mais aussi celui de confrères comme ceux auditionnés au Sénat en 2022 à l’occasion de la commission d’enquête sur la situation de l’hôpital et du système de santé. Michaël Peyromaure, chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin, décrivait une montée progressive du pouvoir administratif en quelques décennies : quand le management et la gestion venaient en appui des soignants pleinement mobilisés sur leurs patients, notre système a inversé la logique avec des soignants je cite « à la merci des gestionnaires ».

Notre système souffre également d’une coordination chaotique entre la ville et l’hôpital, mais aussi entre les différentes strates d’un magma administratif qui a emporté le soin. Exemple : la reproduction dans les hôpitaux d’examens déjà réalisés en ville qui font exploser le nombre d’actes inutiles. Selon l’OCDE, 20 % des dépenses de santé seraient inutiles dans les pays du Nord. Parallèlement, nos soignants estiment à 30 % la part des actes médicaux injustifiés. Enfin, la non-compensation des 35 heures, amplitude horaire qui n’a fait l’objet d’aucune étude d’impact sur l’hôpital, a été douloureuse pour le système de santé.

Il devient, en outre, urgent de refonder le système de santé en faisant de la prévention et le virage domiciliaire des priorités : là encore, les annonces de Gabriel Attal sont frappantes : aucun mot s’agissant de la prévention. À ce titre, je proposerai bientôt un bouquet de mesures ciblant le dépistage des maladies cardiovasculaires qui restent en France en haut du tableau des causes de décès. Rappelons que, selon l’OMS, 80 % des maladies cardiovasculaires prématurées sont évitables.

Rien non plus concernant celles et ceux sur qui repose le virage domiciliaire : nos professionnels de santé libéraux, en particulier infirmiers, dont la tarification des actes n’a pas été revue depuis 2009 et qui continuent de faire du bénévolat dès le 3e acte et à être moitié moins rémunérés au 2e !

Il est également primordial de remettre de la clarté et de la vision à long terme dans l’élaboration de notre politique de santé. Depuis trop longtemps, la vie de nos établissements, de nos professionnels de santé, de nos aidants est régie par le sacro-saint PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) daté de 1995 et son ONDAM (Objectif national de dépenses d’assurance maladie) terreur de nos débats en hémicycle qui se résument à un Tetris budgétaire. La santé doit être considérée comme une verticale stratégique de l’État au même titre que l’énergie, la défense ou la justice, elle-même dotée de lois de programmation pluriannuelles comme proposé dans mon texte sur l’accès aux soins.

La santé doit redevenir une priorité nationale, et ce ne sont ni de nouvelles normes, ni de nouvelles enveloppes, encore moins une valse de nouveaux visages, qui la rebâtiront. Il est urgent de lancer des réformes structurelles et un changement de modèle complet. Le temps de l’action est venu.

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Céline Imart : « Je m’engage aux Républicains car c’est le parti le plus cohérent avec mes idées »

Céline Imart, numéro 2 de la liste Les Républicains aux élections européennes et agricultrice, était l’invitée de RMC/BFMTV.

Elle est revenue sur son engagement auprès de notre mouvement pour les élections européennes et la crise agricole.

Je suis une femme de convictions et d’action.

J’ai fait des choix de passion en reprenant la ferme familiale.

Mon objectif est de lutter contre la déconnexion totale entre les décisions prises à Paris et Bruxelles, et la réalité du terrain.

Je m’engage pour bouger les lignes ! pic.twitter.com/0e1oRMW49S

— Céline Imart (@CelineImart) February 26, 2024

Je m’engage aux Républicains car c’est le parti le plus cohérent avec mes idées.@lesRepublicains et @fxbellamy ont toujours soutenu l’agriculture française au Parlement européen.

Il y a les paroles et les actes ! pic.twitter.com/Rt16MUF8iV

— Céline Imart (@CelineImart) February 26, 2024

 « Je suis du côté de la colère des agriculteurs.

Macron est un pompier pyromane, il souffle sur les braises de la colère agricole. »

Retrouvez @CelineImart sur @RMCInfo  pic.twitter.com/aOTZ8gnDkG

— les Républicains (@lesRepublicains) February 26, 2024

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Bruno Retailleau : « Il faut redonner la parole aux Français ! »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de RMC/BFMTV.

Il est revenu sur la dette publique, la nécessité de réformer notre système sociale et la censure de la loi sur l’immigration par le Conseil constitutionnel.

La France est en situation de quasi-faillite, on danse sur un volcan. Il y a un mois et demi le gouvernement a fait adopter un budget insincère.

pic.twitter.com/q0z9PRcolo

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 22, 2024

Il faut réformer notre système social en fusionnant les allocations en une seule qui ne pourra pas dépasser 70 ou 75% du SMIC pic.twitter.com/R6uR7n8jeR

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 22, 2024

Une grande partie du texte initial de la loi Immigration, validé par les LR, a été censurée.

Pour @BrunoRetailleau, président du groupe @lesRepublicains au Sénat, “c’est scandaleux” ! #FaceAFace pic.twitter.com/odPIO0TAQn

— RMC (@RMCInfo) February 22, 2024

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Éric Ciotti : « On ne peut plus vivre à crédit, cette politique est irresponsable et dangereuse ! »

Éric Ciotti, président de notre mouvement et député des Alpes-Maritimes, était l’invité de la matinale de RTL.

Il est revenu sur l’augmentation de la dette publique, notre proposition de baisser les dépenses sociales, la baisse des dépenses publiques et l’accroissement des impôts.

Nous payons le fruit de sept années de gestion Macron.

Avec lui, ce sont 900 milliards d’euros de dette en plus depuis 2017.

La charge de la dette risque d’atteindre les 90 milliards en 2027.

On ne peut plus vivre à crédit, cette politique est irresponsable et dangereuse ! pic.twitter.com/JyyWCndk5J

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 20, 2024

Avec @lesRepublicains, nous appelons à une vraie réforme structurelle.

Moins d’État social, diminuons les dépenses publiques et surtout baissons les impôts et les charges qui pèsent sur notre compétitivité.

Les salaires en France sont trop bas ! pic.twitter.com/MXVY9J55tS

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 20, 2024

La baisse des dépenses publiques est indispensable.

Les Français ne doivent plus payer pour des dépenses inutiles.

Chaque nuit en Ile-de-France, 50 000 chambres d’hôtel sont louées pour loger notamment des migrants.

C’est un coût de 1,2 milliard d’euros chaque année ! pic.twitter.com/y49VSetyYx

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 20, 2024

Nous détenons le record du monde des impôts.

48% de prélèvements obligatoires, la moitié du fruit du travail des Français va à l’Etat.

1500 milliards d’€ de dépenses publiques, 10 milliards d’économie ça n’évitera pas la catastrophe.

M. Macron se prétendait Mozart de la… pic.twitter.com/15sY7BzY4k

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 20, 2024

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François-Xavier Bellamy : « Il est temps qu’une nouvelle majorité arrive au Parlement européen »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur la nomination de Céline Imart, la politique agricole européenne, les contradictions du RN sur les sujets européens et la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian.

“Il est temps qu’une nouvelle majorité arrive au Parlement européen.” @fxbellamy, tête de liste Les Républicains aux élections européennes, dénonce, notamment sur le plan agricole, un “agenda” européen fait “de contraintes, de complexité et de contrôles”. #le710inter pic.twitter.com/NQ09fLY0zr

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

“C’est une très grande incohérence du Rassemblement national.” @fxbellamy regrette “l’opportunisme” de Fabrice Leggeri, ex-patron de l’agence Frontex, qui a rejoint la liste RN aux Européennes, en troisième position. #le710inter pic.twitter.com/5YKJjau8Ot

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

“Nous tenons notre ligne.” @fxbellamy défend la “clarté de l’engagement”, la “constance” et la “transparence” du parti Les Républicains face au RN ou aux “macronistes” qui, selon lui, “pratiquent l’opportunisme comme doctrine politique”. #le710inter pic.twitter.com/3EpKYGS4h2

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

“C’est un choix magnifique.” @fxbellamy salue la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian. “Ils ont donné leur vie à la France”, dit-il.#le710inter pic.twitter.com/BsNW7H2Qo7

— France Inter (@franceinter) February 20, 2024

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Éric Ciotti : « Avec François-Xavier Bellamy, Céline Imart portera un message d’enracinement aux européennes »

Au Figaro, le patron de la droite annonce la désignation de ce nouveau visage issu de la société civile.

À cinq mois du scrutin de juin, la composition de la liste des Républicains aux européennes se précise. Au Figaro, le patron de la droite, Éric Ciotti, annonce que Céline Imart, agricultrice, diplômée de l’Essec et de Sciences Po, rejoint François-Xavier Bellamy. La première intervention du tandem de la droite engagé dans la campagne des élections européennes est prévue lundi en Seine-et-Marne, à cinq jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture. Objectif : mettre un « coup d’arrêt à la politique macroniste ».

À quelques mois des élections européennes, vous avez désigné Céline Imart pour occuper la deuxième place sur la liste des Républicains. Pourquoi ?

Céline Imart, agricultrice dans le Tarn, a accepté de mener cette bataille avec nous et je m’en réjouis ! Cette jeune femme porte pour nous un message d’enracinement, de compétences et de renouvellement. Brillante diplômée de Sciences Po Paris et de l’Essec, après une carrière dans l’entreprise, elle a décidé de reprendre l’exploitation familiale. Jeune mère de famille, elle est le symbole de cette France du travail qui fait vivre son pays. À travers elle, j’ai voulu donner la parole à tous ceux qui se battent notamment en zone rurale pour enrayer le déclin de la France. Dans ses responsabilités syndicales comme à la tête de son exploitation, elle est confrontée chaque jour aux maux qui fragilisent notre pays.

Quand le tandem de tête entrera-t-il en scène ?

Dès aujourd’hui, nous serons avec François-Xavier Bellamy et Céline Imart dans une exploitation agricole de Seine-et-Marne, la ferme de la Recette, à Échouboulains. Pour le reste, l’équipe sera complétée progressivement. Notre famille politique a toujours besoin de renouvellement pour être combative et attractive.

Laurent Wauquiez souhaitait un « signal très fort » en direction du monde agricole. Le casting sera-t-il suffisant pour convaincre ?

Laurent Wauquiez a effectué un tour de France pour écouter les agriculteurs, loin des effets de communication. C’est comme cela que nous retrouverons la confiance des Français. Je ne fais pas mes choix en fonction des autres partis. Il ne s’agit pas de se disputer des parts de marché, mais de porter la voix des Français, et de leur montrer que nous serons leurs meilleurs porte-parole. Nous allons nous battre pour défendre les intérêts de la France en Europe et pour une France championne d’Europe !

Jordan Bardella avait proposé à François-Xavier Bellamy de rejoindre sa liste. LR et le RN n’ont définitivement rien en commun ?

François-Xavier Bellamy est un homme de valeurs qui ne change pas de camp comme de chemise. Les Français en ont assez des personnes sans convictions qui ne sont guidées que par l’opportunisme. Beaucoup de nos électeurs nous ont quittés depuis 2012 pour rejoindre Marine Le Pen ou Emmanuel Macron. Notre défi, c’est de les faire revenir dans notre famille politique grâce à l’excellence d’un projet de redressement national, autour de l’ordre et de la liberté, pour enrayer le déclin français. J’ai foi en l’avenir, car j’ai foi dans nos convictions.

Le RN vient de désigner l’ancien patron de Frontex en position de numéro trois sur sa liste. Auriez-vous souhaité un tel ralliement ?

Je ne suis pas là pour commenter les ralliements des uns et des autres. Une seule chose m’obsède : la réussite de ma famille politique, pour la France et les Français.

François-Xavier Bellamy plafonne à environ 8 % dans les intentions de vote aujourd’hui. Êtes-vous inquiet ?

À ce stade, les sondages ne veulent pas dire grand-chose. Ce qui compte, c’est la dynamique. Depuis son entrée en campagne, François-Xavier Bellamy gagne des points alors que la liste de la majorité est en chute libre. Je suis convaincu que notre liste va créer la surprise et que nous serons en concurrence avec celle de la majorité relative. Il nous suffit aujourd’hui de gagner 4 points sur Renaissance pour passer devant. Ce n’est pas insurmontable. Nous aurons le programme le plus solide et le seul capable de relever la France en Europe. Nous étions la semaine dernière à Boulogne-sur-Mer auprès des pêcheurs, ces forces vives de notre pays. Ils avaient parfaitement conscience du bilan de notre délégation au Parlement européen et de l’action néfaste des députés macronistes derrière l’écologiste Pascal Canfin. Nous allons peu à peu installer une stratégie du mouvement permanent pour le soutenir, et je souhaite que tous nos élus se mobilisent derrière lui. Quand la droite se bat, c’est la France qui gagne!

Que pensez-vous du contrôle éditorial réclamé par le Conseil d’État à l’Arcom ?

La décision du Conseil d’État menace gravement la liberté d’expression. Elle met en danger notre démocratie. J’avais mis en garde personnellement Emmanuel Macron lors des premières Rencontres de Saint-Denis contre ces tentatives de reprise en main des médias qui ne lui sont pas soumis. L’association politisée qui a porté le recours contre CNews est celle de M. Christophe Deloire, nommé par M. Macron comme délégué général des États généraux de l’information. On voit donc bien la finalité de ce bidule auquel les Républicains refusent de participer. Je dénie à des personnes si peu objectives le droit d’encadrer, de définir ou de limiter la liberté de la presse. Je viens de déposer une proposition de loi en ce sens pour garantir la liberté d’expression dans les médias. Nous ne laisserons pas faire ceux qui rêvent de réinstaller le Politburo.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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Laurent Wauquiez : « Faire sauter les verrous de l’impuissance »

Laurent Wauquiez sort du silence et critique la décision du Conseil d’État relative à CNews, une « dangereuse atteinte à la liberté d’expression ». Le président Auvergne-Rhône-Alpes s’attaque dans le JDD aux carcans administratifs et juridiques qui bloquent le pays.

Cette semaine, une décision du Conseil d’État – saisi par Reporters sans frontières – redéfinit les missions de l’Arcom en demandant un contrôle plus exigeant de sa part, ciblant la politique éditoriale de CNews en particulier. Quelle a été votre lecture de cet arrêt ?

Il faut bien comprendre ce vers quoi nous amène cette décision : un système où des personnes, nommées par le pouvoir, se mettraient à ficher politiquement les intervenants dans les médias, avant de décider s’ils peuvent ou non continuer à s’exprimer. C’est une dangereuse atteinte à la liberté d’expression. Si nous étions un pays d’Europe centrale, on parlerait de dérive illibérale.

Avant de revenir plus largement sur la question de nos Cours suprêmes, quel est votre avis sur la légitimité des administrations indépendantes dont fait partie l’Arcom ?

On a multiplié les verrous en créant des autorités administratives indépendantes qui sont autant de féodalités juridiques qui ne répondent plus à personne et créent leurs règles
qui s’imposent à tous. Quand la Cnil interdit la vidéoprotection intelligente aussi bien pour détecter des bagages abandonnés que pour identifier des terroristes, on peut s’interroger sur le bon sens qui préside à ces mesures. Quand l’Arcom fait des remontrances à géométrie variable selon que vous êtes un média privé jugé de droite comme CNews, ou un média public jugé de gauche comme France Inter, on est fondé à se demander si tout ceci est dicté par l’intérêt général ou par une certaine approche idéologique.

Mais ne faut-il pas un contrôle ? Ces règles, que vous qualifiez de « verrous », ne sont-elles pas nécessaires ?

Des règles oui, des verrous non. Personne ne remet en cause l’existence de règles. Qu’il y ait des juges pour veiller au respect de la loi, c’est indispensable. Mais quand des organismes administratifs se mettent eux-mêmes à faire la loi, l’équilibre sur lequel repose notre démocratie est menacé.

L’agriculture un jour, Mayotte le lendemain, l’immigration, l’insécurité en général… À chaque fois, les Français ont l’impression d’une impasse. Comment s’explique l’impuissance de l’État ?

La question est primordiale, car pour sortir de l’impasse, on ne peut plus se contenter de répondre crise après crise au fil de l’eau, il faut comprendre les causes profondes du mal. La Ve République avait été construite pour sortir la France de la faiblesse et de l’instabilité. Et aujourd’hui, on l’a laissée se perdre et devenir un régime de l’impuissance. C’est tout le paradoxe. Les blocages qui pèsent sur le fonctionnement de notre pays se sont accumulés jusqu’à paralyser l’action de l’Etat, devenu un Gulliver enchaîné.

« Lorsque nos institutions s’affaissent, l’État de droit vacille », assure Bernard Cazeneuve. D’autres affirment que l’État de droit participe de l’affaissement de nos institutions ?

Le sujet n’est pas de contester l’Etat de droit, mais de s’interroger sur sa dérive au cours des dernières années. Entre les jurisprudences des Cours suprêmes, les décisions des autorités administratives, les pressions des minorités actives, tout concourt à aller dans la même direction : l’affaissement de l’autorité, des contraintes toujours plus lourdes sur nos entreprises, l’installation du multiculturalisme sur la base de principes dont on est fondé à se demander s’ils sont guidés parle droit ou par une idéologie politique.

Mais les politiques, de gauche comme de droite, ont laissé faire, quand ils n’ont pas encouragé ce processus… Même lorsque votre famille politique était au pouvoir !

Est-ce qu’il y a une responsabilité du politique ? Evidemment. Par lâcheté ? Par aveuglement ? C’est précisément pour secouer les esprits que j’assume de porter ce débat central. Au-delà des décisions récentes du Conseil constitutionnel ou de l’Arcom, il faut prendre la mesure de tout ce qu’il est devenu impossible de faire dans notre pays.

Concrètement, comment s’organise cette impuissance ?

Prenons la lutte contre l’insécurité : le Conseil constitutionnel, par une décision du 7 août 2020, a interdit la mise en rétention de terroristes considérés comme dangereux à la sortie de prison. La Cour de justice de l’Union européenne rend quasi impossible de refouler des immigrés illégaux à la frontière. La Cour européenne des droits de l’homme, depuis décembre 2009, s’oppose à l’expulsion de terroristes étrangers dans leur pays d’origine. Le Conseil d’Etat en a d’ailleurs fait l’application en ordonnant le 7 décembre 2023 le rapatriement d’un immigré illégal ouzbek, considéré pourtant comme dangereux. On nous présente ces jurisprudences comme incontestables. Nous sommes tout de même dans une démocratie, et ces décisions ne relèvent pas du dogme de l’infaillibilité pontificale. Nous sommes en droit de nous interroger sur le sens de ces jurisprudences qui vont toutes dans la même direction.

Lorsque vous avez évoqué le « coup d’État du droit » du Conseil constitutionnel, nombreux sont ceux qui ont dénoncé une provocation…

L’expression n’est même pas de moi ! Elle est de Robert Badinter pour qualifier la décision de 1971, lorsque le Conseil constitutionnel s’accorde le pouvoir de censurer pleinement la loi. On m’a même reproché de trahir le gaullisme. Quelle inculture historique! Le général de Gaulle s’est toujours opposé à ce que le Conseil constitutionnel devienne un juge démiurge comme la Cour suprême américaine. Mais tout est bon pour rendre ce débat interdit. Pour autant, je ne céderai pas et continuerai à porter ce débat essentiel. Il ne s’agit pas de contester l’Etat de droit, mais de renouer avec ce qui est en France le véritable esprit de l’Etat de droit.

Qu’est-ce qui le menace ?

Ce qui menace l’Etat de droit, c’est l’explosion de la violence, le chaos migratoire, la folie administrative qui oblige nos agriculteurs à aller dans la rue pour se faire entendre. En un mot, c’est le régime de l’impuissance. Et ce qui devrait choquer les républicains authentiques, c’est qu’une interprétation très idéologique de notre droit nous empêche de réagir. Clemenceau, Briand, Jaurès avaient compris que l’ordre était la condition de la stabilité de la République. Tous ceux qui veulent sincèrement reconstruire notre pays doivent œuvrer à cela.

Comment faire sauter ces verrous ?

« La politique, c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire », disait Richelieu. Les solutions existent. D’abord, il faut retrouver notre souveraineté au niveau international. Lorsqu’une loi est votée, aucun juge ne doit pouvoir l’écarter en s’abritant derrière des traités internationaux antérieurs. C’était le cas jusqu’en 1989. Aujourd’hui, l’interprétation des traités internationaux est utilisée à des fins plus idéologiques que juridiques. En Suède, au Danemark, il y a un principe, le self-restraint, où le juge limite lui-même son pouvoir de censurer la loi. En Allemagne, la Cour de Karlsruhe a théorisé en 1995, puis en 2009, la primauté de la souveraineté juridique allemande. A ce que je sache, ce sont bien des démocraties. Il n’y a aucune raison d’accepter cette dérive chez nous qui n’a pas lieu chez nos voisins. Ensuite, il faut retrouver notre souveraineté au niveau national : face à une situation de blocage, le dernier mot doit revenir au Parlement. Reprenons ce qui s’est passé avec la loi immigration : le Conseil constitutionnel a censuré à 40 % une loi votée par les deux tiers du Parlement et souhaitée par une immense majorité de Français. Le Parlement devrait pouvoir avoir le dernier mot avec une majorité qualifiée des 3/5es. C’est ce qu’on peut appeler un lit de justice, et qui permettrait de s’assurer que le Parlement retrouve une liberté dans le respect de l’Etat de droit et de la souveraineté du législateur.

Quid de la solution référendaire ?

Jamais le référendum ne s’est fait aussi rare sous la Ve République…

De triste mémoire, puisque le référendum de 2005 a finalement abouti à un camouflet démocratique, sous la mandature de votre famille politique…

Pardon, mais ce n’est pas le dernier référendum. Le dernier, c’était en 2016, à Notre-Dame-des-Landes, sur la question de l’aéroport. Une majorité forte s’était exprimée en faveur du projet, et Edouard Philippe avait préféré céder face aux revendications des minorités violentes d’extrême gauche, ouvrant la voie à une capitulation démocratique que nous payons encore aujourd’hui.

Que proposez-vous : un référendum d’initiative partagée, à votre tour ?

Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. Je ne suis pas pour les illusions d’une soi-disant démocratie participative comme la Convention citoyenne avec 150 personnes tirées au sort. Le bon fonctionnement, c’est celui du référendum tel qu’il était conçu dans la Ve République. C’est ce dialogue que je veux retrouver. Je suis favorable à un système inspiré de la Suisse, consistant chaque année à poser aux Français des questions sur des sujets qui mettent en jeu l’avenir de notre pays et la conduite de la nation : la sécurité, l’immigration, l’école, la santé. Les Français pourraient s’exprimer sans que leurs décisions puissent être contestées : leur choix aurait immédiatement force de changement.

Pourquoi privilégier le modèle de votation suisse ?

Quand vous n’organisez un référendum que tous les dix ans, les Français ne répondent plus à la question, ils sanctionnent celui qui la pose. Le système suisse permet une respiration démocratique régulière, parce que c’est un rendez-vous institutionnalisé.

Emmanuel Macron voulait lutter contre l’« inertie de l’État profond ». Comment expliquez-vous son échec ?

Pourquoi autant de présidents de la République successifs se sont heurtés aux mêmes difficultés et ont échoué ? C’est la vraie question. Parce qu’il n’y a pas de redressement possible d’un pays qui s’enfonce dans la décadence si vous ne commencez pas par faire sauter les verrous. C’est Auguste qui sort la République romaine de l’anarchie ; c’est Louis XI qui met à bas les puissances féodales et permet la Renaissance française ; c’est encore le général de Gaulle en 1958 qui comprend qu’il faut sortir de la IVe République, parce que sinon, tout général qu’il est, lui aussi sera réduit à l’impuissance comme il en a fait l’expérience en 1946. Tout commence par là : faire sauter les verrous de l’impuissance.

Et vous seriez l’homme qui ferait sauter ces verrous ?

Ma force, c’est que par ma formation et mes expériences, je connais parfaitement les rouages de la machine et ce qui a fini par la bloquer. Et c’est parce que je les connais que je peux les déverrouiller. On m’a dit maintes fois qu’avec mon parcours personnel et académique, il ne fallait pas remettre en question le fonctionnement de notre système politique et administratif. Hier, il n’était pas sérieux, me disait-on, de dénoncer les dérives de l’assistanat, puis il ne fallait pas questionner l’incapacité de l’Europe à défendre ses entreprises ; aujourd’hui, il ne faudrait pas contester les dérives des Cours suprêmes. Je le dis simplement : ce n’est pas parce qu’on a fait Normale Sup’ qu’on est condamné à être un disciple de Jacques Attali. Et même au contraire !

D’autres, à droite, font exactement le même constat que vous. En creux, qui visez-vous : Marine Le Pen qui affole les sondages ?

Face à l’impuissance, ce n’est pas en essayant l’incompétence qu’on va s’en sortir. Marine Le Pen prospère sur ce sentiment de colère que l’impuissance accumulée depuis des années n’a fait que renforcer. Mais elle n’a aucune proposition claire. Elle qui n’a même pas géré une commune de 500 habitants serait incapable de secouer les blocages de l’Etat profond. Il faut à la fois de la détermination, une vraie liberté intellectuelle, mais aussi la connaissance de ce qui bloque de l’intérieur notre pays.

Aucun président élu n’a eu ce procès préalable en incompétence, et le résultat est le même apparemment. Vous semblez plus critique à l’encontre d’une Marine Le Pen qui n’a jamais exercé le pouvoir qu’à l’endroit d’Emmanuel Macron…

Vous pensez sérieusement qu’on peut devenir président de la République sans jamais avoir géré, sans jamais avoir essayé, échoué, appris ? Cette expérience est fondamentale. Ça ne s’improvise pas. Pour Emmanuel Macron s’ajoute un problème consubstantiel à son approche de la politique, le « en même temps ». Quand pour l’Education nationale se succèdent des personnalités aussi différentes que Jean-Michel Blanquer, Pap Ndiaye, Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra, pour finir avec Nicole Belloubet, incarnation de la pensée de la déconstruction, c’est qu’il n’y a pas de cap. Mais pourquoi mon propos essaye d’aller au delà de la personnalité d’Emmanuel Macron ? La réponse la plus facile est de se contenter de faire des critiques sur les personnes, en passant à côté de l’essentiel, et donc des réponses. La crise de la démocratie est d’abord une crise de l’efficacité. Les Français sont en colère parce qu’ils votent pour des élus qui votent pour des lois qui ne sont jamais appliquées. Le nœud gordien que l’on doit trancher, c’est celui-là. La France doit retrouver sa capacité d’agir.

Vous avez peu parlé de l’Union européenne, de la Commission européenne. Ne pèsent-elles pas lourd dans la restriction du champ d’action du politique français ?

Il y a dix ans, j’ai écrit un livre, Europe : il faut tout changer, sur la nécessité de garder l’ambition européenne mais de repenser totalement son fonctionnement. Pour autant, je crois que nos problèmes sont d’abord liés à une dérive française plus qu’européenne. Je vois, au moment où s’amorce la campagne des européennes, trois positions bien distinctes. La première, c’est celle du RN pour lequel l’Europe est la source de tous nos maux, moins d’Europe et tout ira mieux. C’est une profonde erreur : le Danemark a divisé par trois sa politique migratoire…

… sans avoir ratifié Maastricht avant d’obtenir des dérogations…

Oui et regarder le beau résultat du Royaume-Uni depuis sa sortie de l’Europe : effondrement de l’économie et explosion de l’immigration. Il y a des choses à corriger en Europe, mais il faut d’abord nettoyer sa propre maison. La position inverse est celle d’Emmanuel Macron : l’Europe solution à tout, quitte à sacrifier les intérêts français. Notre position est différente : oui, nous avons besoin de l’Europe mais il faut défendre les intérêts de la France en Europe. C’est ce que porte François-Xavier Bellamy avec conviction.

En plus de la défense des intérêts, il y a désormais celle des « valeurs ». La Commission européenne, mettant à l’amende des pays qui ne respecteraient pas les siennes – sans définition précise -, les impose d’autorité… Est-ce légitime ?

Tout se tient Faire sauter les verrous de l’impuissance pour reprendre la maîtrise de notre destin, reconstruire notre dynamisme économique pour avoir la puissance de défendre nos valeurs. N’était-ce pas cela le projet initial de l’Europe sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale ? Au lieu de laisser nos valeurs et notre énergie être détruites de l’intérieur, il faut les retrouver. Marcher sur ces deux jambes : restaurer l’autorité et le respect, retrouver notre dynamisme par la reconnaissance de l’effort. En un mot, reconstruire. Je ne connais pas de plus beau projet.

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L’article Laurent Wauquiez : « Faire sauter les verrous de l’impuissance » est apparu en premier sur les Républicains.

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