Eric Ciotti : « La gestion calamiteuse des finances publiques du gouvernement doit être censurée »

Dans une interview aux « Echos », le président de LR dénonce le « manque de courage » de Bruno Le Maire face à la « situation dramatique » des comptes publics. Il menace d’une motion de censure le prochain texte budgétaire du gouvernement. Pour réduire l’endettement, il veut faire peser l’effort sur « ceux qui ne travaillent pas et qui cumulent les prestations sociales ».

Le Premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, estime nécessaires « des efforts d’économies sans précédent dans l’histoire récente ». Que vous inspire ce diagnostic ?

Ce diagnostic est lucide mais bien tardif de la part de Pierre Moscovici que je trouve très complaisant depuis quelques années avec le gouvernement. De toute évidence, la réalité est extrêmement préoccupante : 900 milliards d’euros de dette supplémentaires depuis 2017, un déficit public d’au moins 4,9 points de PIB en 2023, une charge de la dette à 57 milliards d’euros en 2024. Certains disent que nous fonçons dans le mur, mais j’estime que nous l’avons déjà percuté. La situation dramatique des finances publiques constitue la première menace qui pèse sur l’avenir de notre pays. Les agences de notations vont vraisemblablement dégrader la note de la France. Depuis des mois, et de façon accélérée ces dernières semaines, le gouvernement essaye de retarder cette échéance. L’heure de vérité est arrivée : nous empruntons le même chemin que la Grèce.

Bruno Le Maire a annoncé vouloir réunir les oppositions début avril pour travailler à des mesures d’économies. Etes-vous prêt à vous rendre à ces rencontres ?

À chaque problème, le gouvernement et le président de la République trouvent la même réponse de communication : des Grenelles, des grands débats, des conventions qui n’aboutissent sur rien. Ce qui leur manque, c’est du courage ! Cela vaut pour Bruno Le Maire, qui restera dans l’histoire comme celui qui aura accumulé à lui tout seul 1.000 milliards d’euros de dette. J’appelle ceux qui sont comptables de ce bilan désastreux à plus de modestie. Ce n’est pas dans ces rencontres que se réglera l’avenir du pays.

Allez-vous faire néanmoins des propositions d’économies ?

Dès l’automne dernier, nous avions fait des propositions avec un contre-budget solide pour le projet de loi de finances (PLF) pour 2024, avec à la clé 25 milliards de baisses de la dépense publique. Le gouvernement les a balayées. Cette gestion calamiteuse des finances publiques doit être censurée. Ce n’est plus aux Français de payer le train de vie excessif du gouvernement.

Vous êtes donc prêt à voter la censure lors des prochains textes budgétaires, que ce soit un éventuel budget rectificatif à l’été ou le PLF 2025 à l’automne ?

Nous refuserons toutes les mesures qui ne marquent pas un véritable redressement de la situation des finances publiques. L’heure est venue de tout changer. L’Etat affecte particulièrement mal ses ressources. Des secteurs stratégiques comme l’éducation, la santé ou la justice, sont en ruine. En contrepartie, un « pognon de dingue », comme aurait dit M. Macron, est déversé sur des politiques inefficaces. Je pense notamment au scandale du bouclier énergétique, qui a gonflé les bénéfices des producteurs d’énergie de 30 milliards. On marche sur la tête.

Par quoi passe ce changement radical que vous préconisez ?

Le temps est venu, comme l’avait fait le général de Gaulle en 1958, de refonder l’économie sur la base de la liberté. Nous ne pouvons plus continuer à financer un modèle social qui mobilise plus de 32 % de la richesse nationale, c’est-à-dire 2,5 fois plus qu’il y a soixante ans, en faisant supporter ce poids seulement sur ceux qui travaillent.

Le poids des dépenses sociales s’explique en premier lieu par celui des pensions de retraite. Faut-il demander un effort aux retraités ?

J’ai soutenu la réforme du gouvernement. On sait néanmoins qu’elle est imparfaite et insuffisante, et qu’il faudra explorer d’autres pistes, notamment celle d’une dose de capitalisation. En revanche, je suis opposé à ce qu’on sous-indexe le niveau des pensions par rapport à l’inflation. Ce serait rompre le pacte social. C’est sur ceux qui ne travaillent pas et qui cumulent les prestations sociales qu’il faut désormais faire peser l’effort.

Quelles sont ces aides que vous voulez revoir ?

Il faut plafonner la somme des allocations perçues. On ne peut vivre de la solidarité nationale de façon permanente et indéfinie. Je préconise également de favoriser le retour vers l’emploi en réformant l’assurance-chômage, avec une dégressivité des montants d’allocations. Ce modèle social a conduit à une explosion des prélèvements obligatoires. Il faut tout à la fois porter une révolution qui limitera le coût des prestations sociales non contributives, restructurer totalement l’État pour redonner de la liberté et baisser les impôts des Français.

Est-ce vraiment réaliste de promettre des baisses d’impôts et la baisse des déficits ?

Je sens bien que le gouvernement prépare les esprits à une hausse de la fiscalité. J’y suis totalement opposé. Je suis convaincu qu’on peut réduire les impôts et le déficit en même temps. Il faut redonner aux Français le pouvoir de produire davantage avec une baisse des impôts de production, le pouvoir de transmettre en diminuant les droits de succession, et le pouvoir d’acheter en réduisant l’écart entre le salaire brut et le salaire net. Moins de dépenses publiques, moins d’impôts, plus de salaire et plus de libertés, voilà notre projet !

Vous parliez de transformer l’Etat. Pendant la campagne présidentielle, Valérie Pécresse souhaitait supprimer 150.000 postes de fonctionnaires. C’est une proposition que vous renouvelez ?

Il faut fonctionner totalement différemment. Il y a des missions que l’Etat exerce qui ne sont pas de son domaine, et il y a des missions régaliennes que l’Etat n’a plus les moyens d’accomplir. Ces objectifs quantitatifs n’ont aucun sens. Ce qu’il faut, c’est réfléchir en termes de missions et de services utiles pour nos concitoyens. C’est cette réorganisation de l’Etat qui doit définir le bon nombre de fonctionnaires dans notre pays.

Quelles sont les fonctions dans lesquelles l’Etat n’a pas vraiment de légitimité ou devrait se retirer ?

Nous souhaitons que l’Etat assure d’abord ses missions qui reposent sur quatre piliers : la défense, la justice, la sécurité et la diplomatie. Il doit avoir également une priorité accordée à la santé et à l’éducation, secteur dont l’effondrement est préoccupant. Je trouve complètement inacceptable que dans les 10 milliards d’économies annoncées par Bruno Le Maire, 327 millions d’euros soient prélevés sur la justice, 134 millions sur la police nationale et 691 millions sur l’enseignement scolaire ! Nous plaidons aussi pour une meilleure architecture des collectivités territoriales. Certaines régions sont contraintes de produire des normes en matière d’urbanisme qui pénalisent la liberté des communes et des citoyens. Il faut arrêter avec tous ces délires de SRADDET, de ZAN, de schémas régionaux d’aménagement.

L’Etat doit aussi supporter l’effort en faveur de la transition énergétique. Le redressement des comptes publics est-il compatible avec la lutte pour le climat ?

Je ne crois pas que l’on assurera la transition écologique à coups de subventions mal ciblées ayant parfois des effets contraires. On voit bien que les aides aux véhicules électriques ont été extraordinairement coûteuses pour un résultat finalement très modeste. Concentrons-nous sur ce qui peut avoir le plus d’efficacité, notamment la production d’énergies décarbonées. Sur le nucléaire, si nous n’avions pas tergiversé depuis 2012 avec MM. Hollande et Macron, nous aurions économisé beaucoup de temps et d’argent, pour davantage d’efficacité.

Dans une récente tribune aux « Echos », Marine Le Pen expose ses « quatre principaux chantiers » en matière de dépenses publiques. Est-elle crédible ?

Je ne crois en rien à la conversion du RN au libéralisme économique et encore moins au sérieux budgétaire. Toutes les dispositions qu’ils peuvent voter à l’Assemblée nationale ou qui sont contenues dans leur programme ne font qu’alourdir les dépenses publiques. Quand le RN s’oppose à la réforme des retraites, défend les régimes spéciaux et vote contre notre amendement imposant une contrepartie d’heures travaillées pour les bénéficiaires du RSA, il entretient un modèle d’assistanat qui est radicalement opposé à notre vision de la société.

Une partie du groupe LR s’apprête à voter contre l’accord avec le Canada, jeudi, au Sénat. Vous avez changé de doctrine sur le libre-échange ?

Concernant le CETA, nos sénateurs veulent éviter de potentiels dommages sur l’agriculture française dans la mesure où l’on n’a pas imposé de clauses miroirs suffisamment dissuasives. Par exemple, l’élevage canadien tolère l’administration d’antibiotiques proscrits dans l’Hexagone, on ne peut imposer des normes à nos agriculteurs sans les imposer à nos concurrents. Je crois au libre-échange, mais il ne peut se faire à notre désavantage.

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Le général Christophe Gomart nous rejoint !

Chers compagnons,

Avec François-Xavier Bellamy, nous avons proposé au général Christophe Gomart, de nous rejoindre en troisième position sur notre liste pour les élections européennes.

J’ai le plaisir de vous dire qu’il a accueilli favorablement notre proposition et se tiendra à nos côtés dans ce combat pour le succès de la France en Europe.

Nous pouvons collectivement nous réjouir de sa présence sur notre liste. Avec lui, nous défendrons une France souveraine et puissante.

Commandant du 13ème RDP, ancien coordonnateur adjoint du renseignement à l’Élysée puis commandant des Opérations Spéciales, et enfin directeur du Renseignement militaire, il sait mieux que personne, les dangers qui pèsent sur notre pays et sur notre continent.

Avec le général Gomart, François-Xavier Bellamy et Céline Imart, nous porterons votre voix au Parlement européen pour qu’elle soit enfin entendue et respectée.

Avec l’assurance de tout mon dévouement,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, deux députés du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Philippe Juvin, député des Hauts-de-Seine, a interpellé la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités sur l’accès aux soins palliatifs.

Aujourd’hui, seul un Français sur deux qui a besoin de soins palliatifs y a véritablement accès…

Notre député @philippejuvin interroge le Gouvernement : y-a-t-il un risque demain de suicides assistés par défaut d’accès aux soins palliatifs ? #QAG #DirectAN pic.twitter.com/vzveTK0yUF

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) March 19, 2024

Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, a questionné le Premier ministre sur la programmation pluriannuelle sur l’énergie.

“Quand aurons-nous enfin une programmation pluriannuelle de l’énergie ?”, “Quand allez-vous décider et mettre en œuvre ?” s’inquiète @RSCactu (LR).
“Nous devons produire massivement des énergies décarbonées” ajoute-t-il. #QAG #DirectAN pic.twitter.com/6lmSVGfFpS

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 19, 2024

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Jacqueline Eustache-Brinio : « Ces enfants risquent de prendre des décisions parfois irréversibles »

La sénatrice et vice-présidente de notre mouvement Jacqueline Eustache-Brinio plaide pour un encadrement légal plus strict, interdisant aux professionnels de santé de proposer une transition hormonale ou chirurgicale avant 18 ans.

Pourquoi avez-vous souhaité un travail parlementaire sur les transitions de genre chez les enfants ?

Je me suis intéressée à ce sujet parce qu’il m’a semblé que la prise en charge des mineurs s’identifiant trans en France était encore très méconnue de l’opinion, alors que les choses évoluent pourtant très vite et que de nombreuses questions cruciales sont posées. Celle du diagnostic et des prescriptions qui les concernent est à mes yeux l’une des plus urgentes à traiter. Bruno Retailleau m’a confié l’an dernier la mission d’animer un groupe de travail auquel ont participé 18 sénateurs LR. Nous avons auditionné une soixantaine de personnes, professionnels de santé, éducateurs, responsables associatifs, enfants, parents…

Ce rapport étudie la « transidentification » des mineurs, le fait de s’identifier comme un enfant trans. Ces enfants sont-ils nombreux en France ?

Il n’existe pas de statistiques officielles permettant de le mesurer. Mais tous les médecins et psychologues que nous avons auditionnés reconnaissent que ce phénomène est en expansion – quel que soit par ailleurs le regard qu’ils posent dessus. La psychologue Angélique Gozlan, spécialiste des réseaux sociaux chez les adolescents, nous a décrit le rôle joué par des influenceurs transgenres auprès de jeunes en souffrance, que les algorithmes finissent par enfermer dans des bulles informationnelles où seul résonne un même discours, répliqué à l’infini.

Faut-il davantage encadrer la prise en charge des mineurs en questionnement de genre ?

Oui, car, avant 18 ans, le consentement n’est pas le même qu’à l’âge adulte, et les enfants risquent de prendre des décisions parfois irréversibles, que certains regrettent plus tard – trop tard. Je déposerai avant l’été au Sénat une proposition de loi pour encadrer les pratiques médicales mises en œuvre dans le cadre de la prise en charge des mineurs. Ceux-ci doivent être suivis en premier lieu par des pédopsychiatres. Seuls les enfants qui ne présentent pas d’autres troubles psychopathologiques majeurs pourront, si leur détresse liée au genre perdure, être redirigés vers des services spécialisés dans l’incongruence de genre.
La loi doit interdire de prescrire des bloqueurs de puberté aux mineurs à qui l’on diagnostique une dysphorie de genre, comme vient de le décider le Royaume-Uni. Nous voulons également interdire la prescription et l’administration d’hormones croisées aux mineurs ainsi que la chirurgie de réassignation sexuelle. En plus de cette proposition de loi, nous préconisons d’abroger la « circulaire Blanquer » de 2021, qui crée un régime d’exception pour les « élèves transgenres » en milieu scolaire, et de la remplacer par une note de service incitant le personnel scolaire à rester neutre à l’égard des enfants qui s’interrogent sur leur genre.

Lors de son audition, le Pr David Cohen, pédopsychiatre et chef de service à la Pitié-Salpêtrière, a estimé que la souffrance de certains enfants doit inciter à laisser une marge de liberté aux médecins…

La souffrance des enfants mal à l’aise avec leur genre est un mal-être psychologique qui nécessite du temps pour être appréhendé et compris. L’adolescence est souvent l’âge où l’acceptation de son corps pubère, de son identité sexuée, est plus difficile. Mais, lorsque les enfants victimes de ce mal-être bénéficient d’un accompagnement adéquat, ils ne demandent pas nécessairement à changer de sexe. Nous recommandons une meilleure prise en charge psychiatrique de ces enfants, mais nous voulons que la France se positionne de façon uniforme sur les réponses proposées aux adolescents. Il y va de la protection de l’enfance, c’est donc le rôle du législateur.

Vous soulignez à plusieurs reprises dans votre rapport le manque de recul scientifique sur les traitements proposés aux enfants transgenres. Faut-il encourager la recherche dans ce domaine ?

C’est une évidence : les études scientifiques font encore cruellement défaut et il faut améliorer notre connaissance, notamment s’agissant des effets secondaires générés par les traitements proposés aux adolescents. Nous nous sommes rendu compte que les enfants « détransitionneurs » ont souvent peur de dire aux professionnels de santé qu’ils regrettent leur choix : le monde médical sous-estime donc le nombre d’enfants qui ont fait marche arrière. Mais, pour décider aujourd’hui, il faut se fonder sur l’état actuel de nos connaissances. Or tout plaide pour une plus grande prudence, faute de recul. C’est pour cette raison que cinq pays européens, la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et le Royaume-Uni, ont rompu avec l’approche transaffirmative. La France doit leur emboîter le pas.

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François-Xavier Bellamy : « La seule écologie sérieuse, c’est celle que nous défendons »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur les élections en Russie, l’aide européenne pour l’Ukraine, l’énergie et l’écologie.

« Quand la Russie a vu s’effondrer l’URSS, beaucoup ont cru que la démocratie étaient revenue pour toujours : on voit que ce n’est pas une évidence. Nous avons le devoir de préserver comme un trésor les principes et l’exercice de nos propres démocraties. » #Poutine pic.twitter.com/njIylBujbH

— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 18, 2024

« Rester unis pour aider l’Ukraine impose de ne pas détruire notre capacité de produire : ce serait une immense injustice pour nos producteurs et une faute géopolitique majeure. C’est la raison pour laquelle nous avons fait voter des clauses de sauvegarde au Parlement européen. » pic.twitter.com/xfSxOZvdnv

— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 18, 2024

« La France doit refuser de se faire donner des leçons sur le sujet de l’énergie : nous avons aujourd’hui le point de PIB le plus décarboné de toute l’Europe grâce au parc nucléaire français – et ce malgré la fermeture des réacteurs de Fessenheim par Emmanuel Macron… » pic.twitter.com/t3tHNPR8EV

— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 18, 2024

La seule écologie sérieuse, c’est celle que nous défendons. pic.twitter.com/4m0kL3LjKX

— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 18, 2024

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Bernard Carayon : « La défense est l’affaire des États, pas de la Commission européenne ! »

En envisageant de créer un poste de commissaire à la Défense, doté d’un budget et d’une agence passant les commandes de matériels directement auprès des industriels, Bruxelles sort de son rôle, s’inquiète Bernard Carayon, conseiller politique des Républicains et maire de Lavaur (Tarn).

La guerre en Ukraine rappelle aux Européens que leur défense a un prix et que la paix n’est qu’un moment provisoire dans l’histoire de l’humanité. Elle est « la première raison d’être de l’État. Il n’y peut manquer sans se détruire lui-même », disait de Gaulle. Ce n’est pas un hasard si une provocation présidentielle a suscité chez nos partenaires un recul immédiat teinté d’effroi : payer, un peu, oui, mais combattre les Russes, s’en remettre à l’autre pour décider de son destin et mourir pour Kiev, non. Le président ne pouvait délivrer de pire message pour désespérer les uns et encourager les autres.

La défense et la politique étrangère s’invitent aux élections européennes. La première, en violation des traités, la seconde en violation du bon sens : la diplomatie bruxelloise n’a été brillante que pour régler, avec le Brexit et Michel Barnier, un problème interne à l’Union.

Il faut maintenant être sérieux.

La défense est l’affaire exclusive des exécutifs nationaux, sous contrôle de leurs Parlements. Or Bruxelles, avec sa méthode éprouvée des « petits pas » et sa théologie de la « construction » permanente, veut créer un poste de commissaire à la Défense, doté d’un budget, puis d’une agence passant les commandes de matériels directement auprès des industriels. Avec l’ambition inavouée de réguler le marché européen et de tourner le dos définitivement à l’Europe des États-nations.

Avec la PAC, la Commission avait acheté les agriculteurs au prix de l’ouverture des marchés et d’innombrables distorsions de concurrence. La Commission, cette fois, veut imposer à nos industriels des « circuits courts » et contrôler leurs exportations alors que sa diplomatie est fantomatique. Les nôtres n’ont comme clients que des États extérieurs au continent européen, puisque, en Europe, prévaut la préférence américaine, comme l’illustrent les achats des Européens (65%) depuis des décennies et plus encore depuis la guerre en Ukraine. Nos ventes, au deuxième rang mondial, bénéficient d’un accompagnement de l’État, parce que ces affaires-là doivent rester discrètes, aussi longtemps que cela est nécessaire pour des raisons politiques et commerciales, avec des compétiteurs très durs, les États-Unis, la Chine et la Russie.

Ce marché ne sera jamais un marché libre et ouvert selon les désirs de la Commission. C’est pourquoi il faut exclure définitivement les entreprises de défense de la taxonomie européenne qui interdit aux banques occidentales leur financement. Sinon, c’est toute la sous-traitance française – des centaines de PME-PMI – qui se trouverait asséchée.

Le commissaire Breton a proposé la création d’un fonds de défense de 100 milliards d’euros destiné à ces achats, réduit à trois mois des élections à 1,5 milliard pour ne pas ouvrir un débat houleux. Mais le commissaire « progressiste » au Marché intérieur a déjà pris l’attache des industriels, court-circuitant les États. La Commission cherche à étendre sa connaissance des investissements à l’étranger des dites entreprises. Un prélude à son ambition de contrôler les exportations militaires à la place des États pour les programmes qu’elle financerait en tout ou partie. Dire que c’est indécent est une litote.

Ce n’est pas pour autant qu’il faut s’interdire tout effort. Mais celui-ci ne peut être que national, pour des raisons à proprement parler démocratiques, en souvenir aussi des échecs cuisants de la Commission chaque fois qu’une crise survient : crise financière, migratoire, épidémique, sino-américaine, incapacité à imposer puis homogénéiser sur le continent le filtrage des investissements extra-européens, même non désirés.

Les États doivent affirmer la préférence européenne et la règle de réciprocité dans les marchés publics. Commençons avec notre fournisseur principal : les États-Unis.

Les dépenses d’équipement militaire et d’intervention extérieure au service d’un intérêt commun doivent être exclues des critères de Maastricht en matière de déficit.

Les États doivent coordonner leurs achats à l’aune de leurs besoins et de leurs compétences. Si un fonds devait être créé, pas un euro ne doit être dépensé pour un matériel non européen. Et si un autre fonds doit être mobilisé, que ce soit alors la Facilité européenne pour la paix, l’instrument qui finance les matériels de guerre pour l’Ukraine. Avec pour seuls interlocuteurs : les États. Il serait invraisemblable que le Parlement européen, les ONG et les lobbys anglo-saxons se mêlent de nos affaires.

Les difficultés de la coopération industrielle au sein du « couple » franco-allemand soulignent déjà la nécessité de faire prévaloir l’intérêt national. Quand nous parlons du Système de combat aérien du futur, pas même mentionné dans l’accord de coalition de 2021, notre voisin achète des avions de combat F35 et des avions de patrouille maritime américains.

Le projet d’Eurodrone, conçu comme une réponse au Reaper américain, accumule les retards et les surcoûts. Et nul ne peut prédire ce qui adviendra du char du futur.

Enfin, sans prévenir Français et Italiens engagés dans une version européenne du Patriot, les Allemands lancent avec les États-Unis et Israël un projet de bouclier antimissile, occultant le sujet de la dissuasion nucléaire française.

Oui, restons sérieux. La défense en Europe est l’affaire des seuls États et ne peut être efficace que par la conjugaison et la complémentarité d’intérêts nationaux. La Commission ne peut en être ni le juge, ni même l’arbitre.

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François-Xavier Bellamy et Céline Imart : « Le peuple ukrainien a besoin de tout, sauf de fausses promesses »

Les numéros un et deux de la liste Les Républicains aux élections européennes, estiment, dans une tribune au « Monde », que soutenir l’Ukraine est une nécessité, mais qui ne doit pas aller jusqu’à l’adhésion à l’Union européenne.

Depuis deux ans, le peuple ukrainien résiste à l’agression de la Russie. Dans ce combat où se jouent son avenir et celui de notre continent, il a besoin de tout, sauf de fausses promesses. Les déclarations récentes du président de la République sur l’éventualité d’un envoi de troupes au sol ne sont d’aucune aide aux forces ukrainiennes. En divisant les Occidentaux, les propos d’Emmanuel Macron fragilisent l’Ukraine, l’Europe et la France.

Face à un agresseur déterminé, rien n’est plus dangereux que de brandir une menace manifestement inutilisable. Mieux vaut encore jouer sur l’incertitude. En faisant le choix de sortir de l’ambiguïté – à nos dépens –, Emmanuel Macron a contraint beaucoup de nos alliés, l’OTAN même, à contredire ses annonces : les soutiens de Kiev ne peuvent envisager d’envoyer leurs forces armées combattre la Russie. Si aucune puissance occidentale n’est entrée en guerre ouverte avec Moscou même aux heures les plus dures de la guerre froide, ce n’est pas par « esprit de défaite », mais parce que cela ne pouvait qu’ajouter au danger. Et ce n’est pas une France en plein déclassement stratégique et diplomatique qui renversera cette équation.

Depuis 2017, Emmanuel Macron a gravement discrédité notre pays aux yeux du monde entier : le repli de la présence française en Afrique, les revers qu’y ont connus nos armées faute de lucidité politique, les incohérences bruyantes sur l’Ukraine ou Israël, mais aussi la trajectoire budgétaire intenable du pays, l’effondrement record de sa balance commerciale, la cession de nombreux actifs essentiels, tout cela contribue à disqualifier le scénario d’une puissance française déployant des forces conventionnelles importantes en Ukraine.

En réalité, ce coup de communication du président de la République ne visait qu’à faire oublier une réalité peu avouable : en matière d’aide militaire à Kiev, la France arriverait au quinzième rang des quarante-deux pays donateurs, très loin des 17,7 milliards d’euros fournis par l’Allemagne. Le gouvernement conteste ce chiffrage, mais contrairement à l’Institut Kiel qui l’a publié, il se refuse à indiquer sa méthodologie. Et le principal problème tient surtout au fait qu’il ne s’est pas préparé à agir dans la durée : après avoir cédé des matériels existants, la France ne peut bien sûr désarmer ses propres forces pour soutenir l’Ukraine.

Besoin d’actions concrètes

En réalité, ce coup de communication du président de la République ne visait qu’à faire oublier une réalité peu avouable : en matière d’aide militaire à Kiev, la France arriverait au quinzième rang des quarante-deux pays donateurs, très loin des 17,7milliards d’euros fournis par l’Allemagne. Le gouvernement conteste ce chiffrage, mais contrairement à l’Institut Kiel qui l’a publié, il se refuse à indiquer sa méthodologie. Et le principal problème tient surtout au fait qu’il ne s’est pas préparé à agir dans la durée : après avoir cédé des matériels existants, la France ne peut bien sûr désarmer ses propres forces pour soutenir l’Ukraine.

Il fallait donc mobiliser massivement notre industrie de défense pour prendre le relais. Sur ce plan, elle est encore plus loin du compte. Lassé d’apparaître comme l’un des soutiens les plus inefficaces, notre président a donc riposté avec ce qu’il sait faire de mieux : une nouvelle polémique. De ce point de vue, l’opération est réussie ; mais on peut comprendre l’irritation de nos alliés européens à qui Paris fait soudain des procès en « lâcheté », quand ils alertent depuis plus longtemps et agissent avec plus d’efforts.

Il est temps d’être sérieux : la situation en Ukraine n’est pas le prétexte d’un clivage politicien utile pour les élections, c’est la tragédie d’un peuple dont l’issue engage l’avenir de l’Europe. L’accord bilatéral signé par Paris ne suffira pas à assumer le défi : il faut relancer massivement notre industrie de défense et l’orienter vers la production de matériels et surtout des munitions dont les forces ukrainiennes ont besoin pour vivre. Reconstruire un travail diplomatique patient et déterminé pour contrer le récit de Poutine et l’isoler des pays qu’il a ciblés. Soutenir l’économie ukrainienne sans fragiliser nos producteurs, en utilisant le marché européen comme un couloir commercial vers les débouchés internationaux et en mettant en place des clauses de sauvegarde efficaces. Mettre fin au contournement des sanctions, et saisir enfin, pour financer cet effort, les milliards d’euros de biens mal acquis russes en Europe. Ce sont des actions concrètes qui renforceront l’Ukraine. Les promesses sans lendemain ne peuvent que la fragiliser. C’est aussi pour cette raison qu’il faut regarder lucidement le processus d’adhésion de Kiev à l’Union européenne (UE). Nous ne pouvons fermer la porte à ce peuple voisin, attaqué précisément parce qu’il veut être européen ; ce serait une faute morale et un suicide géopolitique.

Moment historique

Mais la différence entre nos économies, nos modèles sociaux, nos standards de production est si massive qu’une entrée de l’Ukraine dans l’Union déstabiliserait toutes les politiques européennes. Nous ne renforcerons pas l’Europe en retirant la politique agricole commune (PAC)ou les fonds structurels à l’essentiel des Etats membres, en créant une nouvelle concurrence intenable pour nos entreprises, et en ajoutant encore à la complexité de la décision collective. Les mêmes raisons ont conduit au gel des élargissements qui, depuis des années, contribue à discréditer l’Europe partout à ses frontières. La situation que traverse l’Ukraine nous oblige à sortir de cette impasse en retrouvant l’imagination : inventons avec le peuple ukrainien une manière d’être européen qui ne passe pas nécessairement par le fait d’être un Etat membre de l’UE.

Structurons le statut d’Etat associé, qui permettrait une action partagée dans de nombreux domaines d’intérêt commun, sans déstabiliser tout le projet européen. Nous pouvons organiser bien des outils de convergence sur le plan agricole, industriel, commercial, dans l’intérêt même de nos producteurs, qui n’impliquent pas pour autant un accès au marché intérieur ou au budget de la PAC. Nous pouvons développer des moyens de solidarité qui n’exigeront pas de retirer les fonds structurels à nos régions.

Le modèle que nous inventerons ainsi doit pouvoir permettre à l’Europe d’arrimer bien d’autres pays qui l’attendent avec espérance : leur opposer un refus ou, pire encore, comme aujourd’hui, une candidature sans fin, ce serait laisser les marches du continent devenir une zone d’influence russe, chinoise ou turque. Mais puisqu’il ne serait pas raisonnable d’élargir une Union fragilisée par ses propres crises intérieures, choisissons l’exigence de la vérité et de l’inventivité, et construisons ensemble cette nouvelle étape de l’histoire européenne au lieu de vendre des chimères.

Le moment que nous vivons est historique : il impose le sens des responsabilités, la lucidité dans la réflexion, le courage dans l’effort, l’imagination pour échapper aux faux dilemmes que voudraient imposer de vieilles habitudes. A cette condition seulement sera possible le relèvement de l’Ukraine, de l’Europe et de la France.

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Gérard Larcher : « Il n’est pas question de contourner le Parlement ! »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur l’islamo-gauchisme dans nos universités, la guerre en Ukraine, l’autonomie de la Corse et le projet de loi sur la fin de vie.

Dans nos universités françaises et à @SciencesPo, l’idéologie, l’islamo-gauchisme, le wokisme ont trop souvent remplacé le débat et la pluralité d’opinions ! On refuse l’entrée à des étudiants et on interdit certains professeurs. On les a laissés basculer ! https://t.co/JkRg4vSTSv

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) March 14, 2024

93% des sénateurs ont exprimé hier leur solidarité avec l’#Ukraine. Aider l’Ukraine, c’est aider l’#Europe ! Notre soutien est essentiel. #les4V https://t.co/X88LvNFYJn

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) March 14, 2024

#Corse : il n’est pas question de contourner le #Parlement ! Il n’est pas question non plus de remettre en cause l’unité et l’indivisibilité de la République ! Je refuse que l’on constitutionnalise ce qui pourrait basculer en #communautarisme. https://t.co/pa0ExJVKno

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) March 14, 2024

#Findevie le suicide assisté et l’euthanasie,c’est une rupture avec notre culture judéo-chrétienne. J’ai besoin de temps pour écouter mais la fraternité c’est d’abord les soins palliatifs ! Il faut 2 textes. Le débat doit avoir lieu dans le respect des convictions. @telematin

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) March 14, 2024

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Francis Szpiner, sénateur de Paris, a interpellé le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur l’autonomie de la Corse.

Autonomie de la Corse : @fszpiner interroge le ministre sur ce projet https://t.co/mBIp5CgkK3

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 13, 2024

Jean-François Husson, sénateur de Meurthe-et-Moselle, a interrogé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur le rapport de la Cour des Comptes.

«Vous n’avez aujourd’hui plus aucun crédit pour demander aux Français, dans un virage à 180°, les efforts visant à compenser vos propres errements.» @jf_husson dénonce l’échec total de la stratégie menée par le ministre de l’économie depuis 7 ans. https://t.co/7jUDBwmjE5

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 13, 2024

Olivier Rietmann, sénateur de la Haute-Saône, a questionné le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur la simplification pour les entreprises.

Il est urgent de faciliter la vie des entreprises dans notre pays. «Le gouvernement soutiendra-t-il officiellement l’initiative du Sénat ?» demande @OlivierRietmann, à l’origine d’une proposition de loi visant à alléger la charge normative. https://t.co/xHO8mdEeK8

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 13, 2024

Martine Berthet, sénatrice de Savoie, a interpellé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur la réforme du marché de l’électricité.

«Ce n’est pas à nos industriels de financer le nouveau nucléaire !» dénonce @MartineBerthet. Notre industrie doit être compétitive à l’échelle mondiale et cela passe par un juste prix de l’électricité https://t.co/HkSIHbJFZ0

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 13, 2024

Pour finir, Jean-Claude Anglars, sénateur de l’Aveyron, a interrogé le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur l’hydro-électricité.

«Quand allez-vous régler les conditions d’exploitation de nos barrages ?» interroge @JCAnglars. Il est urgent que le gouvernement définisse un cadre légal pour rendre notre souveraineté énergétique effective. https://t.co/eV7qB4N2eo

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 13, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, une députée du groupe les Républicains a interpellé l’exécutif.

Isabelle Périgault, députée de Seine-et-Marne, a interpellé le Premier ministre sur les réformes structurelles de l’Etat.

“Arrêtez d’utiliser la politique du sparadrap, il faut agir !”@IsabellePERIGA2 (LR) interpelle le Gvt sur sa politique en matière de pouvoir d’achat, d’éducation, ou encore de santé : “Quand comptez-vous mettre en œuvre des réformes structurelles, profondes ?”#DirectAN #QAG pic.twitter.com/qpVfgZ7wNH

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 13, 2024

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