Lettre d’Éric Ciotti à Gabriel Attal

Monsieur le Premier ministre,

Je me permets de vous écrire car la situation financière de la France est aujourd’hui catastrophique et met gravement en danger l’avenir des Français.

Le déficit public a atteint 5,5 % de notre produit intérieur brut (PIB) en 2023 au lieu des 4,9 % prévus, bien au-delà des 4,8 % enregistrés en 2022. Notre dette publique a maintenant dépassé les 3 100 milliards d’euros (110,6 % du PIB), pratiquement le tiers de cette dette ayant été accumulé depuis l’arrivée au pouvoir de M. Macron en 2017. Dans le même temps, l’année 2023 n’a pas été celle de la fin du « quoi qu’il en coûte » puisque nos dépenses publiques s’élèvent encore à 57,3 % du PIB, le plus haut niveau d’Europe, alors même que beaucoup de nos services publics essentiels comme la santé, l’éducation, la justice ou la police souffrent. Par ailleurs, le taux des prélèvements obligatoires en France en 2022 (48 % du PIB selon Eurostat) était supérieur de 6,1 points au taux moyen de la zone euro. Il était le plus élevé de la zone euro et de toute l’Union européenne.

Selon la Cour des comptes, la charge de la dette publique devrait poursuivre sa hausse rapide et inquiétante en 2024 pour atteindre 57 milliards d’euros, c’est davantage que le budget de notre Défense nationale ! A la fin du second quinquennat de M. Macron, le service de la dette pourrait atteindre jusqu’à 84 milliards d’euros. Il deviendrait alors le premier poste de dépenses de l’Etat devant le budget de l’Education nationale. Comme un ménage surendetté, nos marges de manœuvre collective pour choisir librement notre destin seront bientôt réduites à néant.

L’irresponsabilité de votre politique budgétaire nous conduit à l’abandon de notre souveraineté. Nous avons perdu toute crédibilité auprès de nos partenaires européens et de la Commission européenne. Alors que certains de nos voisins, comme le Portugal, réussissent à dégager un excédent budgétaire en 2023, la France a perdu tout crédit au sens propre comme au sens figuré. Pire encore, la France cherche à exporter cette gestion catastrophique au niveau européen en généralisant le « quoi qu’il en coûte » dans toute l’Union européenne ce qui se traduira inévitablement par de nouveaux impôts et de nouvelles charges qui nuiront au pouvoir d’achat des Français ainsi qu’à la compétitivité de nos entreprises.

La suite, malheureusement, nous la connaissons : dégradation de la note de la France par les agences de notation, nouvelle hausse des taux d’intérêt qui pénalisera notre économie, poursuite de la spirale infernale de l’endettement public jusqu’à ce que les marchés financiers refusent de nous prêter pour continuer à vivre à crédit. La France risque d’être mise sous tutelle par les institutions européennes ou internationales, à l’image de ce qu’a connu la Grèce il y a quelques années. Cette perspective de déclassement est inacceptable pour un grand pays comme le nôtre.

Le plus grave, Monsieur le Premier ministre, c’est que le Gouvernement a trompé la représentation nationale et la confiance des Français.

L’annonce par l’INSEE le 26 mars dernier du dérapage sans précédent, hors période de crise économique, de la trajectoire de nos finances publiques marqué par un écart de presque 20 milliards d’euros entre votre prévision de déficit public pour l’année 2023 et le déficit public réalisé est l’aboutissement de longs mois qui ont été marqués par l’insincérité.

L’article 47-2 de la Constitution prévoit que : « Les comptes des administrations publiques sont réguliers et sincères ». L’article 32 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances prévoit quant à lui que : « Les lois de finances présentent de façon sincère l’ensemble des ressources et des charges de l’Etat. Leur sincérité s’apprécie compte tenu des informations disponibles et des prévisions qui peuvent raisonnablement en découler ».

Il est aujourd’hui très clair que ce principe de sincérité budgétaire n’a pas été respecté par le Gouvernement, ni pour le budget 2023, ni pour le budget 2024.

Pour le budget 2023, le seuil d’insincérité budgétaire dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel est estimé, par les spécialistes, à une différence entre le prévisionnel et le réalisé supérieur à 10 milliards d’euros. Avec un écart de presque 20 milliards d’euros en 2023, tous les records sont tombés. Il est très improbable que les services du ministère des finances qui sont très compétents et rompus à la prévision budgétaire n’aient pas anticipé un tel dérapage et n’en aient pas informé le Gouvernement au plus tard à l’automne dernier. D’ailleurs, une note datée du 7 décembre 2023 montre que les directions du Trésor et du Budget ont alerté par écrit du dérapage du déficit public au-delà de 5 % du PIB.

Pourtant, il aura fallu un contrôle sur pièces et sur place au sein du ministère des finances du sénateur Jean-François Husson, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, le 21 mars 2024 pour que votre ministre des Finances accepte enfin d’informer le Parlement et les Français de la gravité de la situation de nos finances publiques et de l’explosion du déficit.

Pour l’année 2024, dès septembre 2023, le Haut Conseil des Finances Publiques (HCFP) avertissait que votre prévision de croissance était irréaliste : « En 2024, la prévision de croissance (+ 1,4) (…) est supérieure à celle du consensus des économistes (+ 0,8 %) ». Malgré cet avertissement, le Gouvernement a persévéré et a fait adopter un budget 2024 en ayant recours à l’article 49 alinéa 3 de notre Constitution tout en sachant pertinemment que ses prévisions de réduction du déficit public étaient inatteignables.

Cette gestion financière irresponsable des comptes de la nation doit prendre fin immédiatement et toute la transparence doit être faîte quant aux responsabilités de chacun.

Cette insincérité budgétaire aura des conséquences sur la façon dont l’Union européenne jugera l’état de nos finances publiques en application du pacte de stabilité et de nos engagements européens. Vous aurez à en rendre compte devant la représentation nationale lors de la présentation de la prochaine loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’État pour 2023.

Je vous demande solennellement, plutôt que de faire marcher à plein régime, par voie réglementaire, la politique du rabot sans aucune stratégie d’ensemble, à présenter au plus vite au Parlement un projet de loi de finances rectificative pour l’année 2024 de façon à ce que la représentation nationale puisse débattre de la situation de nos finances publiques et prendre les décisions courageuses qui s’imposent.

Monsieur le Premier ministre, beaucoup de nos compatriotes se demandent s’il y a encore un pilote dans l’avion tant les finances de notre pays décrochent alors que le moindre découvert bancaire ou le moindre trou dans leur trésorerie leur est reproché sans délai.

Quand allez-vous enfin prendre conscience de la gravité de la situation et agir concrètement pour diminuer les dépenses publiques et redresser les comptes de la France ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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Bruno Retailleau : « Soit vous redressez la barre, soit vous quittez le navire »

Le président du groupe LR au Sénat n’écarte pas l’hypothèse d’une motion de censure si le pouvoir ne se montre pas capable d’améliorer la situation des finances publiques et de rompre avec le « logiciel mortifère de la décroissance ».

Gabriel Attal a tracé des pistes de redressement économique, mercredi soir, sur TF1, notamment sur l’assurance-chômage, avec des lignes rouges sur le plan fiscal. Que retenez-vous des annonces du premier ministre ?

Je n’ai entendu aucune idée nouvelle ni aucun projet de réforme d’ampleur. Changer une durée d’indemnisation, ce n’est pas changer de modèle. La dernière réforme de l’assurance-chômage, qui date d’un peu plus d’un an, n’est même pas encore appliquée ! Comment voulez-vous qu’une politique aussi désordonnée produise des résultats ? Et puis, la faillite budgétaire ne tombe pas du ciel. Je dénonce un mensonge d’État : sur le « quoi qu’il en coûte », qui n’a jamais cessé ; sur le coût de la gestion du Covid, qui ne représente qu’un quart de la dette créée ; sur les prévisions de croissance, dont le gouvernement savait qu’elles étaient fausses ; sur le déficit, qui est d’abord dû à un dérapage des dépenses et non à une baisse des recettes. C’est d’ailleurs 30 milliards d’euros d’économies et non pas 10 milliards que le gouvernement devra trouver dans l’urgence. L’État doit assumer ses responsabilités plutôt que de se défausser sur les autres.

En 2007 puis en 2017, François Fillon avait pointé le risque de dévissage de nos finances publiques en assumant le terme de « faillite ». Dix-sept années plus tard, que vous inspire cette alerte lancée par celui qui dirigeait le gouvernement ?

François Fillon avait posé le bon diagnostic et proposé des réformes audacieuses qui auraient tout changé. Mais Emmanuel Macron a été élu, et le résultat, c’est un endettement record : sur les 3000 milliards de dette française, il en a créé 1000 !

Pourquoi l’idée d’un déficit chronique s’est-elle installée dans notre pays ?

Parce que nous vivons dans l’illusion que la dépense fait la croissance et que la gratuité fait la prospérité. On a fabriqué artificiellement du pouvoir d’achat avec de la dette, et sapé méthodiquement les principaux fondements de la compétitivité : l’industrie a été laminée par les délocalisations, le travail, démonétisé avec la retraite à 60 ans puis les 35 heures, sans parler de notre système éducatif, qui s’est effondré. L’État dépense plus qu’il ne gagne et la France consomme plus que ce qu’elle produit. C’est ce double déficit, budgétaire et commercial, qui nous entraîne dans le mur.

Les hausses d’impôts ne sont-elles pas inéluctables ?

Mais la France est déjà championne des prélèvements obligatoires ! L’impôt n’est pas la solution, c’est le problème. Voulons-nous d’autres « gilets jaunes » ? Je trouve d’ailleurs scandaleux que Bruno Le Maire se déclare « ouvert » à l’idée de rembourser certains soins médicaux selon les revenus : qu’on commence par faire la chasse aux abus au lieu de faire les poches de ceux qui travaillent. Qu’attend le gouvernement de Gabriel Attal pour mettre en place la carte Vitale biométrique afin de lutter contre la fraude ? Ou pour réformer l’aide médicale d’État ? Je déplore que le Conseil constitutionnel ait censuré le délai de carence que nous avions voté dans la loi immigration sur les prestations familiales et les APL : une aide n’est pas un dû. Je propose d’ailleurs l’instauration d’une allocation sociale unique, ou un plafonnement de toutes les aides sociales, pour que les revenus de l’assistance soient substantiellement inférieurs au smic.

Sur quelle réforme l’État devrait-il concentrer ses efforts ?

Sur la réforme de l’État, c’est la priorité ! La France s’affaisse sous le poids de sa bureaucratie. Il faut tailler dans le maquis des 1200 agences et organismes publics, qui représentent 20% de la masse salariale de l’État. En multipliant ces « machins », on a dilué les responsabilités et perdu en efficacité. Un exemple hallucinant : après l’affaire McKinsey, le gouvernement vient de créer une agence de conseil interne de l’État. Évidemment, pas de redéploiement, mais des recrutements : de nouveaux fonctionnaires pour conseiller des fonctionnaires… Et ce, en pleine dérive budgétaire ! Ce gouvernement marche sur la tête et se paie la tête des Français. Supprimons également des postes dans l’administration « administrante » : le temps perdu par les soignants pour répondre aux injonctions des ARS, c’est de l’argent gâché. Faisons sauter les doublons entre l’État et les collectivités, et déléguons davantage au privé quand il peut faire aussi bien pour moins cher. Par ailleurs, osons remettre en cause le statut dans la fonction publique, pour privilégier le contrat. Il faut lever les tabous français qui ont fait de notre modèle un anti-modèle.

Les Républicains critiquent très fortement la politique économique du gouvernement, mais quelles solutions d’urgence proposez-vous pour rétablir la croissance ?

La solution, c’est le travail et la réindustrialisation. Parce que notre niveau de vie ne dépend pas des transferts de l’État mais de la création de richesses. Le projet du gouvernement d’instaurer la semaine de 4 jours dans la fonction publique renforce l’idée folle que l’on pourrait réduire encore le temps de travail, alors même que la France est l’un des pays où le nombre d’heures travaillées par an est le plus faible. Les Français savent-ils que certaines administrations travaillent moins de 35 heures ? Assurons-nous que la loi soit respectée. Et donnons aux entreprises les moyens de déclencher le « travailler plus pour gagner plus » : offrons plus de liberté pour qu’employés et employeurs s’accordent sur le temps de travail. S’agissant de la réindustrialisation, le poids de l’industrie dans notre PIB s’élève à seulement 9,5%, contre 15% au niveau européen. Nous devons refaire de la France une grande nation d’ingénieurs. Mettons le paquet sur les formations scientifiques, investissons dans les secteurs d’avenir comme la robotique et l’intelligence artificielle au lieu de subventionner massivement ceux qui, comme l’éolien, par exemple, sont arrivés à maturité. Abandonnons le logiciel mortifère de la décroissance, qui est une forme de suicide économique.

La campagne des élections européennes ne risque-t-elle pas de reporter certaines décisions indispensables ? Que craignez-vous au lendemain du 9 juin ?

La France est le pays le plus mal géré d’Europe, et nos déficits deviennent une menace systémique pour l’euro. Il serait donc irresponsable d’attendre la rentrée pour prendre les décisions qui s’imposent : il faut un projet de loi de finances rectificative d’ici l’été. Soit le gouvernement est capable de sauver la situation, soit il ne l’est pas, et alors la question de le faire tomber se posera, avec une motion de censure. Nous lançons un ultimatum au gouvernement : soit vous redressez la barre, soit vous quittez le navire.

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Live militant avec Eric Ciotti, Céline Imart et Christophe Gomart

Chers amis,

Pour la première fois, nous vous proposons de nous retrouver avec tous les adhérents LR de France, pour une rencontre en ligne avec nos candidats le 2 avril à 19h30.

Autour du président Éric Ciotti, nous échangerons en direct avec chacun d’entre vous, pour partager avec vous les arguments qui porteront la mobilisation, la stratégie des semaines qui viennent, les actions que nous voulons vous proposer au sein des fédérations.

C’est une expérience inédite que nous voulons vivre avec vous : après notre meeting de lancement à Paris, et au seuil de cette campagne, ce rendez-vous en ligne qui réunira les militants dans le pays tout entier sera un moment décisif pour la mobilisation qui commence.

A cette occasion, vous pourrez aussi poser toutes vos questions :

Je pose mes questions >>

J’ai besoin de vous, je compte sur vous !

François-Xavier Bellamy

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Christophe Gomart : « La défense reste la première raison d’être de l’État »

Christophe Gomart, 3ème sur notre liste aux élections européennes, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur la défense, la guerre en Ukraine, la lutte contre le trafic de drogue et son engagement auprès de notre mouvement.

« La défense reste la première raison d’être de l’État et c’est quand il est préparé à la guerre qu’il peut l’éviter.

Il faut viser un budget de la défense équivalent à 3% du PIB. »

Retrouvez Christophe Gomart sur @publicsenat pic.twitter.com/NSaiH5kdXx

— les Républicains (@lesRepublicains) March 28, 2024

« Les Ukrainiens demandent des munitions et du matériel, et non l’envoi d’hommes.

C’est sur ce plan que nous devons en faire plus, pour permettre aux Ukrainiens de résister contre les Russes. »

Retrouvez Christophe Gomart sur @publicsenat pic.twitter.com/SCWf6KGdw2

— les Républicains (@lesRepublicains) March 28, 2024

« Le trafic de drogue, c’est : des pays producteurs, des trafiquants, des consommateurs.

Il faut agir dans ces trois domaines. »

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— les Républicains (@lesRepublicains) March 28, 2024

« J’ai été 36 ans engagé sous les armes.

M’engager en politique est une continuité de mon engagement initial. »

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— les Républicains (@lesRepublicains) March 28, 2024

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, cinq sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Etienne Blanc, sénateur du Rhône, a interpellé le ministre de la Justice sur la lutte contre le trafic de drogues.

“Pourquoi cette convocation ?”@blanc_etienne dénonce l’ingérence du garde des Sceaux dans la commission d’enquête du Sénat sur le narcotrafic en France. pic.twitter.com/VGuH9iLOSE

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 27, 2024

Antoine Lefèvre, sénateur de l’Aisne, a questionné le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur l’augmentation du déficit public.

«Combien de temps reste-t-il avant que vous acceptiez de sortir du déni mortifère face à notre situation financière ?» demande Antoine Lefèvre au ministre de l’économie. https://t.co/Qa4w1Y8Uee

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 27, 2024

Hugues Saury, sénateur du Loiret, a interrogé le ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé du Logement sur le déplacement des migrants en vue des Jeux Olympiques.

«Comment justifiez-vous un tel mépris des élus locaux mais aussi de la personne humaine ?» interroge @HSaury à propos du déplacement de sans domicile fixe, dont beaucoup de migrants, de Paris vers Orléans en prévision des JO. https://t.co/0afgvgm6ZI

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 27, 2024

Marie-Carole Ciuntu, sénatrice du Val-de-Marne, a interpellé le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur les associations d’aide aux migrants.

Immigration :
Un gouvernement complètement dépassé et indifférent, laissant la gestion de l’immigration à des associations elles-même dépassées sur le terrain et gérant de manière préoccupante les deniers publics.@mcciuntu interroge le ministre de l’intérieur. pic.twitter.com/uqNP2drndt

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 27, 2024

Pour finir, Damien Michallet, sénateur de l’Isère, a questionné le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargé de la Mer et de la Biodiversité sur les polluants éternels.

“Pour nos territoires, il n’est plus temps de se demander comment les réduire, il faut les détruire.” alerte @DMichallet à propos des polluants éternels et appelle le gouvernement à soutenir les collectivités dans la lutte contre ce fléau. pic.twitter.com/VXvRY2aFId

— Les Républicains Sénat (@lesRep_Senat) March 27, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, un député du groupe les Républicains a interpellé l’exécutif.

Pierre Vatin, député de l’Oise, a interpellé le Premier ministre sur le projet de loi d’orientation agricole.

“Santé, règles UE, accords commerciaux : votre PJL d’orientation agricole ne répond pas aux attentes de nos agriculteurs”@PierreVatinOff (LR) demande au Gvt comment il compte sortir “les agriculteurs de cette ornière”. Il alerte: “les agriculteurs vous attendent”#DirectAN #QAG pic.twitter.com/tYnbFqkXO8

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 27, 2024

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Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, deux députés du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Olivier Marleix, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale et député d’Eure-et-Loir, a interpellé le Premier ministre sur l’augmentation de la dette publique.

Dégradation de la situation des finances publiques : “Vous êtes les cancres de l’Union européennes, les seuls à connaître cette déroute financière” dénonce @oliviermarleix (LR).

Dénonçant la gravité de la situation, il demande au Gvt de “dire la vérité”.#QAG #DirectAN pic.twitter.com/KvjwkdwNwT

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 26, 2024

Véronique Louwagie, députée de l’Orne, a questionné le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur les finances publiques.

Situation des finances publiques | “Ce déficit est pire que 2022 et le 2ème pire déficit de notre histoire après 2020 ! […] Selon vous, rien n’était prévisible alors que c’était annoncé !”@VeroLouwagie (LR) demande au Gvt son plan d’action. #DirectAN #QAG pic.twitter.com/vRggTyynSH

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) March 26, 2024

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Retrouvons-nous le 9 avril à Paris pour la Nuit de l’économie

Chers compagnons, chers amis,

Je vous donne rendez-vous, le mardi 9 avril prochain, à 18h30 au Bridge (3, port des Champs-Élysées, sous le pont Alexandre-III), pour un nouveau grand événement de nos États Généraux de la Droite pour la France : La Nuit de l’économie.

Au cours de cette soirée, refusant la fatalité du déclassement français, nous développerons notre réflexion et nous avancerons nos solutions pour reconstruire l’économie de la Nation, par la réindustrialisation, l’innovation et la libéralisation.

Nous croyons fermement dans les vertus de la liberté économique, et nous n’avons jamais varié d’un iota à ce sujet !

Retrouvons-nous donc, le 9 avril prochain, pour réitérer la force de nos convictions, en faveur d’une France de la liberté d’entreprendre, de produire et de travailler : une France pourvoyeuse, pour tous, de prospérité et de pouvoir d’achat !

Avec l’assurance de tout mon dévouement,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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Bruno Retailleau : « Nous sommes désormais les cancres budgétaires de l’Europe »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de LCI.

Il est revenu sur les Jeux Olympiques à Paris, la guerre en Ukraine, l’augmentation du déficit public et l’immigration.

Terrorisme : les JO de Paris menacés ?
“Il faut prendre les dispositions pour que cette fête sportive soit possible, maintenant on a tous des interrogations pour savoir si la France est bien prête. Il faut se préparer” : @BrunoRetailleau pic.twitter.com/m17bjJd4gz

— LCI (@LCI) March 26, 2024

“Pour qu’un Etat soit crédible il faut que le chef de l’Etat tienne une ligne sur la scène internationale. La France est de moins en moins crédible” : @BrunoRetailleau dénonce “le zigzag permanent” d’Emmanuel Macron, et sa “volonté d’instrumentaliser la scène politique étrangère” pic.twitter.com/puVWJRlWIf

— LCI (@LCI) March 26, 2024

Nous sommes désormais les cancres budgétaires de l’Europe pic.twitter.com/rJJBposhxy

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) March 26, 2024

“En 2023, la France a encore explosé les records migratoires. Le texte qui a été voté, contre nous, et un énième texte qui ne permettra pas à la France de reprendre le contrôle des flux migratoires”, dénonce @BrunoRetailleau. pic.twitter.com/7Qst6ULM3k

— LCI (@LCI) March 26, 2024

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Olivier Marleix : « Ce qui menace les Français, c’est la faillite du pays ! »

À l’heure où l’Insee va annoncer le chiffre calamiteux du déficit public, le président du groupe LR à l’Assemblée fustige le gouvernement.

L’exécutif pourra-t-il redresser la barre des finances publiques d’ici à la présidentielle ?

Ce qui est certain, c’est qu’il ne le fera pas avant les européennes du 9 juin ! M. Macron fait tout ce qu’il peut pour cacher aux Français la gravité de la situation financière du pays et les mesures douloureuses pour le pouvoir d’achat qu’il prépare. En quarante ans, la France s’est endettée de 2 000 milliards. À la fin de cette année, Emmanuel Macron aura fait, à lui seul, 1 000 Milliards de plus. L’effort de redressement sera douloureux et imposera un demi-tour complet par rapport à ce qui a été fait depuis sept ans. Une période où le pouvoir a distribué des cadeaux fiscaux aux uns, des chèques aux autres : suppression de la taxe d’habitation pour 20 milliards, suppression de la redevance, « flat tax » sans jamais se poser la question du financement… Sous Nicolas Sarkozy, la masse salariale de l’État avait baissé de 6,6 %, elle a augmenté de 5,9 % sous François Hollande, puis de 11,3% sous Emmanuel Macron. Deux fois pire que Hollande.

Aviez-vous anticipé les chiffres de l’Insee sur les déficits publics attendus mardi, qualifiés d’alarmants ?

Si l’on en juge par la panique du gouvernement, nous dépasserons les 5 %. C’est calamiteux. Il suffit de nous comparer à nos voisins européens. Même la Grèce et le Portugal sont sous les 3%, l’Espagne y sera en 2024, l’Italie en 2025. Cette réalité dramatique se traduit par une explosion de la charge de la dette : 56 milliards en 2024 (soit +20 milliards en trois ans) et autour de 90 milliards à la fin du quinquennat ! Quand vous subissez une telle dégradation, cela finit par avoir un effet sur les taux d’intérêt. Nous sommes donc au commencement d’un effet boule de neige.

Les résultats des agences de notation vont tomber entre avril et mai. À quoi faut-il s’attendre ?

Le gouvernement est visiblement très inquiet. D’où les annonces de réforme de l’assurance-chômage pour calmer les marchés financiers. Depuis la crise des dettes souveraines de 2009, c’est la première fois que la France est au pied du mur. Les Français vont devoir payer la facture de la gabegie Macron. On voit bien ce qui se dessine : le gouvernement va tenter de diviser, de mettre en avant la « bonne dépense publique » et la « mauvaise » que seraient les dépenses sociales. Ce qu’il oublie de préciser, c’est que ces dépenses sociales, ce sont : un, les retraites ; deux, la santé. En fait le gouvernement va taper sur les plus fragiles : santé (les déremboursements ont commencé, le prix des mutuelles explose), sous-indexation des retraites, réduction de la durée d’indemnisation des chômeurs âgés, qui tomberont au RSA au bout de seize mois. Comme si on faisait exprès d’être au chômage à 61 ans ! Dans la panique, le gouvernement s’apprête à faire les choix les plus injustes !

Deux mois seulement après l’adoption du budget 2024, Bruno Le Maire a annoncé un plan d’économies. Ce budget était-il insincère ?

Évidemment ! Nous l’avions dénoncé dans notre saisine du Conseil constitutionnel. Les économistes de la Banque de France prévoyaient 0,9 % de croissance, ceux de l’OCDE 0,8 %. Il n’y avait que les « prévisionnistes » du Conseil constitutionnel pour trouver ces 1,4 % de croissance « plausibles ». Bruno Le Maire a programmé 10 milliards d’annulations de crédits, mais ce n’est encore que l’épaisseur du trait. Pour sauver les meubles il faut trouver 20 milliards dès cette année, mais Emmanuel Macron veut attendre les européennes pour annoncer les mesures les plus dures.

Irez-vous à la réunion du ministre de l’Économie début avril ?

Certainement pas. Quand Le Maire ose dire qu’il attend de nous des propositions d’économies, il se moque du monde ! Ces gens-là ont ruiné le pays, n’ont jamais eu le courage d’une mesure d’économie et voudraient faire porter par les oppositions les mesures impopulaires. Seul un plan de redressement comparable au plan Rueff de 1959 permettra à la France d’en sortir, avec des efforts équitablement répartis. Mais sans cap, ni ce président, ni ce gouvernement n’en sont capables.

La gravité de la situation telle que vous la décrivez ne risque-t-elle pas de rejaillir sur les parlementaires ?

Je vous invite à reprendre tous les discours des Républicains depuis le premier jour de ce double quinquennat Macron. Dès le premier budget, nous avions dénoncé la folie des choix. De François Fillon à Valérie Pécresse nous avons toujours assumé l’urgence du redressement des comptes. C’est pour ça que nous avons assumé avec courage de voter la réforme des retraites. Je regrette le silence assourdissant des milieux d’affaires : ils auraient dû appeler à la raison, or ils nous ont laissés un peu seuls jouer les rabat-joie.

Comment le groupe LR que vous présidez abordera-t-il les prochains rendez-vous économiques à l’Assemblée ?

Nous serons les porte-parole des Français face à la gravité de la situation financière. Le président fait diversion en surjouant dangereusement le « chef de guerre » en Ukraine. Ce qui menace le plus directement les Français aujourd’hui, c’est la faillite du pays. Elle empêche même l’État de commander bombes et obus !

Irez-vous jusqu’à la censure ?

L’heure est d’abord à la prise de conscience collective. Viendra ensuite celle de la responsabilité de ce pouvoir dans la situation financière de la France. La façon dont messieurs Macron et Le Maire se renvoient la faute est assez indigne. Le ministre prétend avoir lancé des alertes. Je ne l’ai jamais entendu mettre sa démission dans la balance depuis sept ans. Il restera dans l’histoire de France comme le ministre des Finances qui aura explosé tous les records en signant pour 1 000 milliards de dette ! Je suis bien décidé à ne pas les laisser lancer l’offensive contre le pouvoir d’achat des plus modestes. Ils n’ajouteront pas l’injustice à l’incurie.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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