Bruno Retailleau : « Il faut sortir du double laxisme »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de TF1.

Il est revenu sur la violence de la jeunesse, la suspension de l’aide de la région Ile-de-France à Sciences Po et la possibilité de dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée nationale.

Il faut sortir du double laxisme, du laxisme pénal pour la justice des mineurs et du laxisme migratoire pic.twitter.com/LrU9YuA8tr

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) April 30, 2024

Valérie Pecresse a raison de suspendre l’aide de sa Region à Sciences Po où le laxisme a gagné. Cette école est devenue la fabrique de la bêtise idéologique

pic.twitter.com/V2kGaFOReM

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) April 30, 2024

Motion de censure : “La seule motion de censure que nous pourrions voter ce serait une motion rédigée et votée par nous-même (…) Ou on n’en parle plus si on ne veut pas le faire, ou si on en parle alors on le fait”, Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat pic.twitter.com/9GqWHC9Kwq

— TF1Info (@TF1Info) April 30, 2024

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Rendez-vous le 13 mai prochain pour notre Nuit de l’École

Chers compagnons,

Le lundi 13 mai, nous vous donnons rendez-vous pour un événement important de nos États Généraux : la Nuit de l’École.

Sur le modèle de nos précédentes rencontres, autour des questions d’Écologie, d’Intelligence Artificielle ou d’Économie, nous vous convions à un grand moment de réflexion et de conviction consacré à la refondation de notre système scolaire.

Depuis trop d’années, l’École de la République a été abandonnée à tous les vents de l’insécurité, de la perte d’autorité et du pédagogisme. En laissant s’effondrer nos écoles, nos collèges et nos lycées, c’est l’avenir même de notre Nation que nous mettons en danger : la France doit se ressaisir d’urgence.

Ce sont ces pistes de redressement que nous évoquerons, le lundi 13 mai, à la Compagnie 1837 (1, cour de Rome – Paris 8e / entrée par le parvis devant la gare Saint Lazare), à l’occasion de cette Nuit de l’École où nous vous attendons nombreux, à partir de 18h30.

Avec l’assurance de tout mon dévouement,

Éric CIOTTI
Président des Républicains

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François-Xavier Bellamy : « La GPA doit être interdite à l’échelle mondiale »

L’eurodéputé et tête de liste des Républicains aux élections européennes est à l’initiative d’un des amendements qui ont conduit le Parlement européen à reconnaître la GPA comme une forme de traite des êtres humains.

Pour quelles raisons avez-vous tenu à faire reconnaître la GPA comme un cas de traite des êtres humains ?​

Quand l’Europe a mis à jour sa directive contre la traite des êtres humains, j’ai déposé des amendements pour y inclure la GPA. Cette pratique consiste à louer le corps d’une femme, et à faire de l’enfant l’objet d’un marché : c’est bien d’une situation de traite qu’il s’agit. Cachée derrière les mots de progressisme et d’égalité, il y a une industrie qui tire des milliards d’euros de cette exploitation indécente. Si elle veut être fidèle au principe de la dignité absolue de la personne humaine, qui est au cœur de notre civilisation, l’Europe ne peut pas tolérer qu’on fasse de nouveau d’une vie l’objet d’un contrat. Il aura fallu plus d’un an de travail pour convaincre le Parlement, puis les États et la Commission européenne, puisque toute nouvelle règle suppose un accord entre eux. Je suis très heureux que nous y soyons parvenus. J’avais pris l’engagement, avec mes colistiers LR en 2019, d’une initiative européenne contre la GPA : parole tenue.

Quelles sont les conséquences d’une telle reconnaissance, les attendus de la directive précisant que « ces règles sont sans préjudice des règles nationales en matière de gestation pour autrui, y compris du droit pénal ou du droit de la famille » ?

Une directive est un texte contraignant : les Etats membres doivent la transposer dans leur législation nationale d’ici deux ans au plus tard. Ils disposent d’une marge d’interprétation, par exemple sur la manière de répondre aux cas de GPA pratiquées hors de leur territoire : l’introduction de la directive rappelle en effet que le droit familial relève de la souveraineté des Etats. La mise en œuvre dépendra donc aussi de leur volonté politique. Mais cette directive impose néanmoins une reconnaissance commune de la GPA parmi les cas de traite qui doivent être combattus sur le territoire européen.

Les attendus de la directive disent vouloir cibler « les personnes qui forcent les femmes à être mères porteuses ou qui les amènent à agir ainsi par la ruse ». Doit-on comprendre que certaines GPA, comme celles dites « altruistes », échappent à cette qualification de traite humaine ?

Non. C’est bien la GPA, en tant que telle, qui est explicitement visée, comme en témoignent les débats parlementaires intenses qui ont eu lieu à ce sujet. Ma proposition a suscité de vives oppositions, notamment de la part des groupes Les Verts et Renew : ils ont tenté de la restreindre à la GPA « commerciale », ou « forcée », pour pouvoir exclure une GPA dite « éthique » de cette directive. Mais ces demandes ont été clairement rejetées par le Parlement. C’était aussi une victoire importante. Olivia Maurel, elle-même née de GPA, que j’ai eu la joie d’accueillir au Parlement pour le vote de ce texte, le dit avec toute la force de son témoignage : il n’y a rien d’éthique dans le principe même de concevoir un enfant pour le retirer, à l’instant de sa naissance, à la mère qui l’a porté.

Comment cette directive peut-elle s’articuler avec le projet de certificat européen de parentalité, qui vise à reconnaître les commanditaires d’une GPA comme les parents d’un enfant, y compris si celle-ci est interdite dans leur pays d’origine ?

Ce vote va nous donner une base plus solide encore pour contester ce projet de certificat européen de parentalité, qui détruirait la souveraineté des Etats en matière de politique familiale. Il n’y a pas eu d’accord sur ce texte pour l’instant. Nous obtiendrons qu’en cohérence avec cette directive, il soit désormais retiré.

Quelles sont les prochaines étapes de votre combat contre la GPA ?

Ce texte est une étape importante, mais pas suffisante. Nous devons renforcer sa portée pour obtenir une interdiction plus précise de la GPA en Europe, sans marge d’interprétation. Mais le plus important, c’est que cette directive engage désormais l’Europe à porter cette cause à l’échelle mondiale. Tant qu’il y aura des pays où cette pratique est tolérée, cette industrie s’en servira pour contourner nos législations nationales, comme c’est déjà le cas en France. Puisque l’Europe reconnaît qu’il s’agit d’une traite d’êtres humains, elle doit prendre l’initiative d’une convention internationale pour l’interdire. Nous y travaillons déjà avec des juristes de premier plan, comme Bernard Garcia Larrain, qui ont porté la Déclaration de Casablanca pour l’abolition internationale de la GPA.

Pensez-vous pouvoir à terme faire interdire la GPA ?

Oui, pour une bonne raison : cette bataille a été longue et difficile, et il aura fallu beaucoup de persévérance pour parvenir à ce résultat. Si cela a été possible, c’est parce que j’ai pu compter sur le soutien des partis de droite, mais aussi de beaucoup d’élus de gauche qui ont le courage d’être cohérents avec leurs convictions, de défendre réellement les plus vulnérables, d’assumer un féminisme authentique. Les élues qui coordonnaient le travail sur cette directive sont toutes deux d’extrême gauche, et ont immédiatement soutenu les amendements que je présentais. Cette alliance étonnante pour défendre l’essentiel, qui serait malheureusement très improbable en France, est un vrai signe d’espérance.

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Michel Barnier : « Emmanuel Macron n’est pas le seul à défendre l’Europe »

Ex-ministre des Affaires étrangères et ancien commissaire européen, le conseiller spécial d’Éric Ciotti au sein de LR salue certaines avancées dans le discours du chef de l’État mais dénonce des ambiguïtés.

Emmanuel Macron s’est exprimé à la Sorbonne pendant près de deux heures sur l’Union européenne. Qu’en avez-vous retenu ?

J’écoute toujours avec intérêt ce que le président de la République a à dire sur l’Europe. Depuis son premier discours prononcé sur le sujet, en 2017, je suis content que la France ait confirmé son souhait de rester européenne. Elle l’était avant Emmanuel Macron et doit l’être après lui. Ce discours aurait gagné en crédibilité s’il avait été tenu quelques mois plus tôt, hors du contexte électoral. Le fait que le chef de l’État soit suspecté de voler au secours de sa liste enlève de la force au discours. Je ne lui en fais pas le reproche, mais cela nourrit une forme d’ambiguïté. Sur le fond, il y a des points communs avec les priorités des Républicains et de notre candidat, François-Xavier Bellamy, mais aussi des différences.

Lesquelles ?

Depuis sept ans, Emmanuel Macron et ses soutiens prétendent être les seuls à défendre l’Europe; c’est faux. De la même manière que Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas les seuls à défendre la nation. Il y a, au milieu, la ligne du Parti populaire européen, la nôtre, à la fois patriote et européenne. Il y a par ailleurs, comme toujours, une distance entre ce que proclame le président et ce que font ses amis à Strasbourg, où ils ont été solidaires d’une inflation normative, notamment pour freiner l’activité agricole et soutenir la décroissance. Or c’est le contraire qu’il faut faire. J’ai pu retrouver dans ce discours des projets que je défends depuis longtemps, mais il ne faut pas confondre les idées et les incantations. L’influence française ne se décrète pas depuis la Sorbonne.

Emmanuel Macron n’est-il pas parvenu à faire bouger les lignes, justement, avec l’emprunt européen, la production commune de vaccins pendant la pandémie de Covid ou encore l’adoption du pacte sur la migration et l’asile ?

Il s’agit là d’un travail collectif! La Commission européenne y a pris sa part, tout comme le Parlement. Des choses nécessaires ont été accomplies pendant les crises, mais la décision sur l’emprunt européen, par exemple, n’aurait jamais été prise sans l’appui du chancelier allemand. Pour porter ces projets, il faut être plusieurs. Il y a des points positifs, comme l’orientation générale visant à rendre l’Europe plus indépendante. En 2014, j’ai publié un ouvrage intitulé Se reposer ou être libre, formule attribuée à Périclès qui fait écho à cette notion. Le président aborde le sujet de manière plus anxiogène en citant Paul Valéry, qui prophétisait la mortalité de la civilisation européenne. Je préfère qu’on parle d’indépendance, de liberté pour les Européens plutôt que de souveraineté.

Le président estime que cette dernière ne peut être effective qu’au niveau européen…

La souveraineté est nationale et doit le rester. C’est en partageant notre souveraineté, de manière démocratique, qu’on construit une autonomie du continent européen. Si on donne le sentiment qu’on abandonne la souveraineté nationale au profit d’une souveraineté européenne, on fournit des arguments aux extrêmes. On a besoin des nations pour combattre le nationalisme, qui reste le grand danger intérieur. Je ne crois pas que le RN ait abandonné son rêve de quitter l’Union. Après le Brexit, Marine Le Pen a déclaré : « Nous vibrons avec les Britanniques, qui ont saisi l’extraordinaire opportunité de sortir de la servitude. » Ni elle ni Jordan Bardella n’ont reconnu qu’ils se sont trompés.

Jugez-vous impératif, comme Emmanuel Macron mais aussi votre candidate à la dernière présidentielle, Valérie Pécresse, de construire une « Europe puissance » ?

C’est l’essence même du projet européen depuis les années 1950. Si on veut compter, il faut atteindre une masse critique. Sinon, nous sommes foutus ! Il faut que nous soyons ensemble, appuyés sur notre principal atout, le marché unique. Avec notre écosystème doté de règles, de normes, parfois trop je le reconnais, de supervisions et de juridictions, nous devons bâtir notre capacité autonome. Dans le monde tel qu’il est, personne ne nous attend. Si on reste ensemble, face à la Chine, aux États-Unis ou à l’Inde, on compte et on reste à la table où se décide l’ordre ou le désordre mondial. Cette nécessité vitale, nous n’avons pas attendu Emmanuel Macron pour la mesurer.

On sait que la droite abrite plusieurs composantes, l’une plus libérale, l’autre plus souverainiste… Est-ce le cas sur le sujet européen ?

Nous avons tous contribué au même programme, sérieux et réfléchi, rédigé sous la supervision d’Éric Ciotti et d’Emmanuelle Mignon. S’y greffe une alerte sur les erreurs du passé. On en a commis pendant trente ans en défendant un ultralibéralisme et une dérégulation que, d’ailleurs, Emmanuel Macron reprend à son compte lorsqu’il veut faire sauter certaines règles prudentielles du secteur financier. Le modèle de dérégulation à l’américaine ne doit absolument pas revenir en Europe.

Le chef de l’État appelle également à ce que les Vingt-Sept investissent davantage dans l’économie, afin de concurrencer les protectionnismes chinois ou américain…

Je suis d’accord avec lui sur ce point. Par leurs investissements publics massifs, les deux principales puissances se sont mises en dehors du jeu commercial international. Ne soyons pas naïfs. François-Xavier Bellamy défend une nouvelle politique commerciale, Emmanuel Macron aussi… sauf qu’il est président depuis sept ans !

Jugez-vous qu’il faille sanctionner certains États, comme la Hongrie, pour non-conformité avec certaines valeurs démocratiques? Votre candidat, François-Xavier Bellamy, est nuancé sur ce sujet…

Aujourd’hui, il peut y avoir des inquiétudes vis-à-vis de Viktor Orbán ou du précédent gouvernement polonais, mais la ligne rouge n’a pas été franchie. Ce que demandent ces pays, c’est qu’on respecte leur identité nationale, qui n’est pas un gros mot. On ne va pas laisser sa défense à Mme Le Pen ou à M. Zemmour. Il faut se méfier de la vision fédéraliste véhiculée par certains alliés d’Emmanuel Macron, qui nient l’identité nationale. Si, toutefois, un pays franchit la ligne rouge, que ce soit sur les droits humains, la liberté de la presse ou l’indépendance de la justice, il faut le sanctionner.

Emmanuel Macron plaide pour une « initiative européenne de défense », l’un de nos plus vieux serpents de mer. Son idée vous paraît-elle réaliste ?

Pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine, le budget européen est utilisé directement pour acheter des munitions. Thierry Breton, commissaire chargé de ce dossier, a fait un bon travail de mutualisation des capacités de production en matière d’armement. Il faut aller plus loin, avec une force de projection militaire, des programmes communs de recherche, un fonds d’investissement, mutualiser les commandes, éviter les duplications. Il faut aussi une force européenne de protection civile. Tout cela va dans la bonne direction, mais la guerre menée par la Russie exige plus d’efforts pour constituer, non pas une armée européenne, mais des capacités communes.

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Eric Ciotti : « il faudra réfléchir à une forme de privatisation de la SNCF »

« Nous ne pouvons pas continuer avec une entreprise qui coûte autant et a une telle culture du blocage », estime le président de LR, qui réclame une gestion similaire à une entreprise privée.

Que pensez-vous de l’accord de « cessation progressive d’activité » signé à la SNCF, qui permettra aux cheminots de partir un peu plus tôt à la retraite ?

C’est un pur scandale. Cela ne peut que remettre en cause le peu de crédibilité que les Français accordaient encore à ceux qui les dirigent. Nous avons eu un débat difficile sur la réforme des retraites l’an dernier. Je l’ai soutenue parce qu’elle me paraissait indispensable pour sauvegarder notre régime par répartition. Je mesurais toutefois le sacrifice demandé aux Français concernés, même si une grande partie d’entre eux, j’en suis convaincu, en comprenaient la nécessité. Mais cette réforme est à peine votée qu’on commence déjà à la déconstruire ! Qui plus est, avec un tel accord, on décide de pérenniser un système déjà injuste, exonérant certains de l’effort demandé aux autres. Cette décision aura des conséquences lourdes. L’Ifrap en a évalué le coût à 300 millions d’euros par an pour la SNCF contre 30 aujourd’hui. Les Français ne peuvent qu’être effarés devant tant d’injustice. Qui peut comprendre que l’on demande à certains de partir à la retraite plus tard que d’autres, mieux payés et travaillant moins que la moyenne ? Du fait d’un manque de courage criant du gouvernement, la SNCF est devenue une incompréhensible et inacceptable exception française. J’y vois une rupture dans le contrat social, avec des privilégiés bénéficiaires des régimes spéciaux qui ont tous les droits et des défavorisés qui n’en ont aucun.

Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, y voit un moyen de lutter contre l’absentéisme et recruter des jeunes. Comprenez-vous cet argument ?

C’est un habillage. La réalité, c’est que le gouvernement, qui est évidemment à l’origine de cet accord, a cédé à un chantage. Il a reculé devant la menace, indigne, de blocage des Jeux olympiques. Tout le reste n’est qu’un alibi de communication.

Le ministre des Transports, Patrice Vergriete, a assuré qu’il s’agissait d’un « accord d’entreprise », et que le contribuable ne serait pas « sollicité » pour le financer…

C’est ubuesque. La SNCF coûte autour de 20 milliards d’euros par an au contribuable. Entre 2020 et 2022, l’Etat a repris à sa charge 35 milliards d’euros de dette cumulée. Comment peut-on prétendre que cela ne coûtera rien ? Cet accord sera financé une nouvelle fois par de la dette. Et cette dette, l’Etat sera contraint de la reprendre. Dire que le contribuable n’est pas concerné par cet accord scandaleux, c’est mentir. Ce sont bien sûr les Français qui paieront !

Que préconisez-vous ?

Nous ne pouvons pas continuer avec une entreprise qui coûte autant et une telle culture du blocage et de la grève. Demain, il faudra réfléchir à une forme de privatisation de la SNCF, afin qu’elle soit gérée comme une entreprise privée, et plus sur le dos du contribuable. Je suis favorable à ce que l’Etat finance les missions de service public de la SNCF, oui. Mais les déficits structurels à vie, non. Par ailleurs, nous devons aller plus loin que la loi de 2007 et instaurer un véritable service minimum garanti dans les transports en cas de grève.

Deux agences de notation, Fitch et Moody’s, doivent rendre ce vendredi leur verdict sur la solidité financière de la France. Notre pays mérite-t-il de voir sa note dégradée ?

Tous les éléments sont réunis pour que cette dégradation ait lieu. La situation n’a jamais été aussi grave. Avec un déficit de 5,5 % du PIB cette année, la France est championne d’Europe des dépenses publiques, et championne du monde des impôts. Et parce que le gouvernement bâtit des budgets insincères, la crédibilité de sa parole est altérée, elle aussi. Or, je crains qu’une dégradation de la note française ait des conséquences lourdes à terme sur le coût de notre dette. Déjà, l’écart se creuse entre la France et l’Allemagne. Aujourd’hui, le service de la dette nous coûte 55 milliards d’euros par an, soit 2,5 fois le budget du ministère de l’Intérieur. A la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, il nous coûtera autour de 84 milliards, ce sera le premier budget de l’Etat ! Cette dérive est extraordinairement dangereuse.

Bruno Le Maire viendra défendre lundi à l’Assemblée une trajectoire financière qui doit ramener les déficits en dessous de 3 % d’ici 2027. Vous n’y croyez pas ?

Comment croire la parole d’un gouvernement dont l’insincérité budgétaire à hauteur de 20 milliards a été caractérisée ? Je ne crois en rien à cette stratégie qui repose sur des hypothèses de croissance qui ne sont pas crédibles. Une fois de plus, nous assistons aux mêmes méthodes. Comme le montre ce qui se passe à la SNCF, il n’y a pas de la part de ce gouvernement de vraie volonté de réforme, afin de s’attaquer aux dépenses indues et à la bureaucratie. Dès lors, la solution de facilité consistera à augmenter les prélèvements obligatoires. C’est pourquoi je suis convaincu qu’il y a un plan caché d’augmentation des impôts, qui apparaîtra au lendemain des élections européennes.

Dans ces conditions, envisagez-vous le dépôt d’une motion de censure avant l’été, ou donnez-vous plutôt rendez-vous au gouvernement à l’automne ?

Par principe, je n’exclus jamais rien. J’ai posé des lignes rouges : pas d’augmentation des prélèvements obligatoires, pas de désindexation des retraites, et ne pas toucher au système de santé des Français. Je le dis au gouvernement : à la minute où ces lignes rouges seraient franchies, nous utiliserions l’arme de la motion de censure.

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François-Xavier Bellamy : « Il faut refonder en profondeur l’action européenne »

François-Xavier Bellamy, tête de la liste des Républicains pour les élections européennes, tient meeting à Toulouse, salle Barcelone ce vendredi 26 avril à 19h30. Avant ce rendez-vous, il a répondu aux questions de La Dépêche du Midi sur ce scrutin, sur la campagne et notamment sur les positions du RN.

Emmanuel Macron a prononcé hier son discours de la Sorbonne. Qu’en avez vous pensé ?

Le problème du président de la République, c’est qu’il parle beaucoup mais que l’action ne suit pas. Dans son premier discours de la Sorbonne, il avait déjà promis une politique agricole qui ne serait pas bureaucratique, il avait promis que le pacte vert ouvrirait une ère de prospérité pour l’Europe et on a vécu tout le contraire. Ce sont les LR qui, aujourd’hui, ont voté pour une réforme de la PAC qui supprime enfin les contraintes absurdes qui pèsent sur les agriculteurs.

Entre les pro européens Raphaël Glucksmann et Valérie Hayer et les anti Europe Marion Maréchal et Jordan Bardella, les Français ont toujours du mal à comprendre votre positionnement. Comment vous définiriez-vous ?

Nous sommes favorables à l’Europe mais convaincus qu’il faudra refonder en profondeur l’action européenne. L’Europe retrouvera son sens quand elle rendra notre pays capable de maîtriser son destin sur le plan migratoire, économique ou environnemental. D’ailleurs tout le monde rejoint notre ligne. Il y a 5 ans le RN disait qu’il fallait sortir de l’Europe aujourd’hui il ne le dit plus.

Mais du coup, qu’est-ce qui vous différencie de Jordan Bardella ?

Le RN est totalement incohérent sur le plan économique. Il dit que pour résoudre la crise budgétaire, il faut imprimer des billets, faire de la création monétaire. C’est un discours d’extrême gauche. D’ailleurs si Jordan Bardella refuse tous les débats, c’est sans doute qu’il a peur d’être exposé à ses contradictions.

Couvre-feu pour les mineurs délinquants, expulsion des parents de leur logement HLM… La majorité chasse sur vos terres. Vous en inquiétez-vous ?

Ils tentent d’échapper à leur bilan catastrophique. En matière de fragilisation de l’autorité, on n’aura jamais été aussi loin. On a aujourd’hui 8 000 agressions violentes rapportées chaque jour, on a une école traversée tous les jours par des faits de violence grave. Les macronistes proposent d’envoyer des jeunes volontaires en centre éducatif, moi je suis pour les envoyer de manière obligatoire.

Marion maréchal a établi une liste d’élu LR qu’elle accuse de pratiques clientélistes auprès de la communauté musulmane… Elle vous accuse d’islamo-droitisme. Que lui répondez-vous ?

C’est aberrant, j’ai passé 5 ans au Parlement européen à lutter contre l’entrisme de certaines organisations islamistes. J’ai interdit par un amendement que j’ai déposé les publicités qui faisaient la promotion du voile islamique et j’ai été attaqué pour cela. Cette accusation est indécente.

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Yannick Neuder : « Notre système de santé attend toujours le choc de formation »

Notre système de santé attend toujours le choc de formation et d’attractivité dont il a cruellement besoin. 67 % des Français finissent par renoncer à prendre un rendez-vous avec un généraliste, un pays où, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins, le nombre de médecins généralistes en activité régulière, au 1er janvier 2022, a diminué de 11 % par rapport à 2010 avec un peu plus de 84 000 praticiens. L’Hexagone a donc perdu plus de 10 000 médecins en une dizaine d’années.

Selon l’Ordre, entre 2015 et 2022, 33 800 médecins sont partis à la retraite. Sur cette même période, selon une note du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 73 500 étudiants ont été inscrits en 2e année de médecine. Un rapide calcul démontre que nous pouvons donc théoriquement former 2,2 médecins pour un départ à la retraite. Or, actuellement sur le terrain, l’exercice de la médecine a changé et l’on estime qu’il faut 2,5 médecins en moyenne pour remplacer un seul départ en retraite.

L’État n’assure donc même pas le renouvellement des générations. Plus frappant encore, nous formons le même nombre de médecins qu’en 1970…avec 15 millions de compatriotes supplémentaires ! Face à cette situation le gouvernement se félicite qu’il « forme plus » grâce à sa réforme de 2019. Pourtant l’urgence n’appelle pas à former plus mais à former suffisamment !

Pour aller plus loin et rénover en profondeur le numerus apertus, j’ai notamment fait adopter le 7 décembre dernier, à travers ma proposition de loi visant à améliorer l’accès aux soins par la territorialisation et la formation, le principe d’une priorisation des besoins en santé de nos territoires.

Prendre en compte les territoires

Si nos universités fixent des objectifs pluriannuels d’admission en 2e année du premier cycle des études de santé, ce système est biaisé et dépend toujours des objectifs de l’État. Si la fièvre austéritaire du gouvernement passe par là, nos universités seront coincées. En clair, la révolution apertus fait pschitt ! Et c’est cette logique que mon texte renverse : je souhaite renforcer la prise en compte des besoins de santé du territoire, qui devient prioritaire, par rapport aux capacités de formation des universités tout en enjoignant dans le même temps le gouvernement à mettre en œuvre des mesures visant à accroître ses capacités d’accueil et leur donner des moyens supplémentaires.

Le dernier tabou de la pénurie chronique de médecins dans notre pays reste l’exode de nos étudiants. Le gouvernement a choisi d’ignorer un phénomène qui s’est solidement installé : la fuite de nos étudiants en santé vers l’étranger. Et pour cause, en installant une sélection excessive durant le premier cycle des études de santé, l’État a longtemps privé la France de cohortes entières de médecins. Les pays privilégiés par ces étudiants et leurs familles sont la Roumanie, la Belgique, l’Espagne, le Portugal ou encore la Bulgarie.

Si on observe le phénomène de manière plus globale en intégrant tous les professionnels de santé au-delà des spécialités de médecine, on peut par exemple noter que près de 50 % des nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre des dentistes soit environ 1200 par an sont ainsi formés à l’étranger ou encore que 11400 étudiants français en kiné, se sont inscrits dans des universités espagnoles. En définitive, ce phénomène est estimé à plusieurs dizaines de milliers d’étudiants Français qui tournent le dos à notre système pour se former ailleurs. Il nous faut reprendre le contrôle et tendre à nouveau la main à ces talents. C’est pourquoi ma proposition de loi prévoit également de rapatrier les étudiants en médecine pour les réintégrer dans nos cursus moyennant évaluation.

Le gouvernement a choisi une ambition plus court-termiste. Préférant ignorer le problème de fond, il invoque depuis plusieurs semaines des mesures étonnantes comme la régularisation des praticiens étrangers venus en France, (les fameux Padhue), un émissaire pour aller chercher des médecins à l’étranger ou encore en crispant la profession médicale avec les consultations infirmières ou des mesures de coercition, meilleur moyen de décourager, faire déplaquer ou de diviser pour mieux régner !

Il faut enfin revenir sur l’iniquité de l’usine à gaz PASS/LAS. L’interdiction du redoublement en première année, l’instauration de mineures santé dans les parcours, des oraux dysfonctionnels etc. ont conduit à anéantir des vocations. Parlementaires, familles et même justice ont enjoint le gouvernement à revoir les modalités de sélection des étudiants marquant ainsi l’échec d’un système injuste. Viendrait-il à l’idée de celui voulant devenir avocat d’étudier la santé avec une mineure en droit ?

La réalité est finalement brutale : chaque médecin que le gouvernement ne forme pas constitue une perte de chance pour de beaucoup de nos compatriotes. L’heure tourne !

Yannick Neuder
Députe de l’Isère
Vice-président de la Commission des Affaires Sociales
Secrétaire national à la santé du shadow cabinet

Se joignent à la tribune Éric Ciotti (Alpes-Maritimes). président des Républicains et Mmes et M les députés : Olivier Marleix (Eure-et-Loir), président du groupe Les Républicains à lAssemblée nationale; Thibault Bazin (Meurthe-et-Moselle); Valérie Bazin-Malgras (Aube); Sylvie Bonnet (Loire); Jean-Yves Bony (Cantal); Ian Boucard (Territoire de Belfort); Jean-Luc Bourgeaux (Ille-et-Vilaine); Pierre Cordier (Ardennes); Fabien Di Filippo (Moselle); Christelle D’Intorni (Alpes-Maritimes); Julien Dive (Aisne); Nicolas Forissier (Indre); Jean-Jacques Gaultier (Vosges); Annie Genevard (Doubs); Justine Gruet (Jura); Meyer Habib (Français établis hors de France); Patrick Hetzel (Bas-Rhin); Mansour Kamardine (Mayotte); Marc Le Fur (Côtes-d’Armor); Véronique Louwagie (Orne); Alexandra Martin (Alpes-Maritimes); Frédérique Meunier (Corrèze); Isabelle Périgault (Seine-et-Marne); Aurélien Pradié (Lot); Nicolas Ray (Allier); Nathalie Serre (Rhône); Raphaël Schellenberger (Haut-Rhin); Michèle Tabarot (Alpes-Maritimes); Jean-Louis Thiériot (Seine-et-Mame); Jean-Pierre Taite (Loire); Pierre Vatin (Oise); Jean-Pierre Vigier (Haute-Loire); Stéphane Viry (Vosges)

>> Lire la tribune sur LeQuotidienDuMedecin.fr

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Discours d’Emmanuel Macron à La Sorbonne : conférence de presse de François-Xavier Bellamy

Retrouvez la conférence de presse de François-Xavier Bellamy, suite au discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne.

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Discours d’Emmanuel Macron à La Sorbonne : réaction d’Éric Ciotti

Le président de la République parle mais les Français n’écoutent plus.

Au cours d’un meeting électoral organisé aux frais des Français, Emmanuel Macron a déroulé son habituel satisfecit technique en faisant la leçon à la France, à l’Europe et à la terre entière.

Discours d’injonctions et de vœux pieux, la parole présidentielle est devenue une parole creuse qui s’écoute elle-même. Elle ne changera ni la donne des élections européennes ni l’avenir du continent. Ce second discours de la Sorbonne est un non-événement.

Par la faute de la gestion politique, diplomatique et financière de M. Macron, la France n’a malheureusement plus aucune crédibilité en Europe.

Le président de la République semble redécouvrir chaque jour les difficultés de notre pays et de l’Union européenne, et parle de la nécessité de construire une puissance européenne qu’il a été incapable de bâtir après sept longues années passées aux responsabilités.

Explosion des déficits et de la dette publics, appauvrissement par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, décrochage technologique, naïveté stratégique, frontières passoires, excès de normes et de contraintes inutiles qui handicapent nos producteurs, marche forcée vers un fédéralisme illusoire, voici le vrai bilan européen de M. Macron.

Le 9 juin prochain, les Français pourront choisir un autre chemin, celui d’une droite responsable et pro-européenne, au service de la France en Europe, avec François-Xavier Bellamy et Les Républicains, pour maîtriser de nouveau notre destin.

Éric Ciotti
Président des Républicains

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Bruno Retailleau : « La SNCF achète la paix sociale sur le dos des contribuables »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de CNews/Europe 1.

Il est revenu sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, l’accord SNCF sur les préretraites, les violences de mineurs et les élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon drague honteusement le vote islamiste. C’est un opportunisme électoral coupable. pic.twitter.com/HzvWgFvDnv

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) April 24, 2024

L’accord de la SNCF avec les cheminots sur les retraites est une capitulation. Le chantage a payé ! pic.twitter.com/7e7Bd2PjDq

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) April 24, 2024

Hyperviolence : « Il faut une révolution pénale », déclare @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/M3ERaWi2lB

— Europe 1 (@Europe1) April 24, 2024

« L’Europe ne trouvera de puissance qu’à travers les nations. C’est la conviction gaullienne que nous portons », déclare @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/n31MIWFkGm

— Europe 1 (@Europe1) April 24, 2024

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