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Compte-Rendu de la Conférence de Guillaume LARRIVÉ du lundi 2 Décembre à 18:00 H au PAC à VANNES

Nous avons commencé par une séance de dédicace, puis votre secrétaire a présenté la conférence :

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Ce soir, nous avons le grand honneur d’accueillir Guillaume Larrivé, conseiller d’État, ancien député de l’Yonne et ancien conseiller du président de la République, Nicolas Sarkozy. Essayiste engagé, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier, publié en mars dernier, Immigrations, l’heure de la décision, pose un regard lucide et sans concession sur une question essentielle pour l’avenir de notre pays.

Guillaume Larrivé a toujours eu à cœur de contribuer au débat public. Ce même débat que, pour ma part, je souhaite animer avec vous, non seulement au sein des Républicains du Morbihan, mais également grâce à l’association « République et Démocratie », créée pour porter des réflexions au-delà de nos cercles partisans. Ensemble, nous avons déjà exploré des thématiques majeures grâce à des intervenants de qualité, tels que :

Max-Erwann Gastineau, qui nous a parlé de la désoccidentalisation de l’Europe,

Nicola Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie,

L’amiral Bernard Rogel, sur la géopolitique mondiale,

• Et Dominique Delaunay, qui nous a éclairés sur les institutions européennes et leur fonctionnement.

Dans cette continuité, à l’approche des futures échéances électorales, il nous semble crucial de poursuivre nos réflexions sur les grands enjeux de notre société. Parmi eux, la question de l’immigration, un sujet central pour l’avenir de la France et de l’Europe, mérite toute notre attention.

Guillaume Larrivé, avec son dernier livre, nous invite à une prise de conscience. Ce soir, il partagera avec nous son analyse et ses propositions pour répondre à ce défi. Selon lui, « l’immigration n’est plus une chance pour la France », et il plaide pour une action ferme et urgente.

La conférence durera environ une heure quinze, suivie d’une séance de questions-réponses. Nous conclurons cette rencontre à 19h50 afin de permettre à notre invité de reprendre son train pour Paris.

Je vous invite à lui réserver un accueil chaleureux et à profiter pleinement de cette soirée de réflexion et d’échange.

Merci à tous pour votre présence.

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Voici donc le résumé résumé synthétique de la conférence de Guillaume Larrivé sur son livre «Immigrations, l’heure de la décision » :

1. Contexte et motivations de son livre

Guillaume Larrivé rappelle son parcours d’ancien conseiller du président Nicolas Sarkozy et d’ancien député de l’Yonne. Fort de cette expérience, il souhaite contribuer au débat public sur l’immigration, qu’il estime être l’un des enjeux majeurs pour l’avenir de la France. Son livre, paru en mars dernier, s’intitule Immigrations, l’heure de la décision et propose un diagnostic ainsi que des pistes de réforme.

2. Constats et diagnostic

Croissance des flux migratoires : Guillaume LARRIVÉ souligne la hausse continue du nombre d’entrées légales et illégales en France, et les difficultés de contrôle aux frontières.

Problèmes d’intégration : Selon lui, les politiques d’intégration et d’assimilation peinent à produire des résultats satisfaisants, entraînant des tensions sociales.

Dimension européenne : Guillaume Larrivé insiste sur l’importance de la coopération au niveau de l’Union européenne, bien que les politiques migratoires restent du ressort de chaque État membre.

3. Les propositions majeures

Refonte du système d’asile : Il préconise de mieux distinguer le droit d’asile (protection des réfugiés) de l’immigration économique, et de raccourcir les procédures.

Renforcement des contrôles aux frontières : L’ouvrage recommande une meilleure coordination européenne et une révision des accords de Schengen afin de mieux maîtriser l’immigration irrégulière.

Politiques d’intégration repensées : L’auteur défend une politique d’assimilation plus exigeante, passant notamment par la maîtrise du français et l’adhésion aux valeurs républicaines.

Réformes législatives : Sur le plan national, il propose une révision constitutionnelle pour mieux fixer les règles et les quotas d’immigration.

4. L’urgence d’agir

Guillaume Larrivé met l’accent sur la nécessité d’une prise de conscience rapide. Il considère que la France doit faire des choix clairs pour préserver la cohésion nationale et garantir sa souveraineté. L’objectif est d’éviter une situation d’impasse, où un afflux migratoire non maîtrisé viendrait accentuer les fractures sociales et culturelles existantes.

5. Échanges et débats

Questions du public : Pendant la séance de questions-réponses, plusieurs points ont suscité l’intérêt, notamment le lien entre immigration et identité nationale, la responsabilité de l’État, ou encore la place de l’Europe et la solidarité entre pays membres.

Réception des propositions : Certains auditeurs partagent la vision de l’urgence de ces réformes, tandis que d’autres soulignent le risque d’une approche trop sécuritaire et restrictive. Guillaume Larrivé insiste toutefois sur le fait que « l’immigration n’est plus une chance pour la France », selon son constat, si elle n’est pas régulée correctement.

Conclusion

Cette conférence, d’environ une heure et quart, a offert un tour d’horizon complet des réflexions de Guillaume Larrivé sur la question migratoire. Son intervention, à la fois critique et force de proposition, vise à interpeller les responsables politiques et les citoyens sur l’importance d’ouvrir un débat sans tabou. Selon l’auteur, seule une refonte profonde des politiques migratoires permettra de préserver le modèle républicain et l’identité française, tout en restant fidèle aux principes d’humanité et de solidarité.

Ainsi, Chers Amis, pour un compte rendu plus détaillé, nous ne pouvons que vous inciter à vous référer à son excellent ouvrage.

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Othman Nasrou : « Je ne voulais pas voir la mise en œuvre du programme du NFP »

Othman Nasrou, premier secrétaire général délégué des Républicains, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur le maintien de Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur, la dépense publique et la construction de places de prison.

“Je suis heureux que l’action de Bruno Retailleau se poursuive, c’était une condition très importante pour nous à droite”, assure Othman Nasrou, ex-secrétaire d’État chargé de la Citoyenneté et de la Lutte contre les discriminations et conseiller régional les Républicains. pic.twitter.com/kFCD5fKjUV

— franceinfo (@franceinfo) December 26, 2024

“Je ne voulais pas voir la mise en œuvre du programme du NFP. Nous devons nous mettre d’accord sur l’essentiel : rétablir l’ordre, revaloriser le travail et maîtriser la dépense publique “, selon Othman Nasrou, conseiller régional les Républicains. pic.twitter.com/UdDsfpghad

— franceinfo (@franceinfo) December 26, 2024

Absence de Xavier Bertrand du gouvernement : “Le RN ne peut pas être un étalon pour décider de qui rentre au gouvernement, […] d’autant plus que le RN n’est pas fiable. Je l’ai vu de près au côté de Michel Barnier”, assure Othman Nasrou, conseiller régional les Républicains. pic.twitter.com/ZGn05K670w

— franceinfo (@franceinfo) December 26, 2024

Places de prison : “Nous pouvons construire des prisons avec un niveau de sécurité moindre, si Gérald Darmanin a le souhait d’avancer dans ce sens-là, ce sera une excellente chose “, note Othman Nasrou, conseiller régional les Républicains. pic.twitter.com/GeP7FWbnqM

— franceinfo (@franceinfo) December 26, 2024

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François-Noël Buffet : « Le deuil, le recueillement n’empêche pas le fait qu’il faut que l’on avance malgré tout »

François-Noël Buffet, ministre auprès du Premier ministre, chargé des Outre-mer, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur la nomination du nouveau gouvernement, le jour de deuil national pour Mayotte, l’accès à l’eau pour les Mahorais et l’immigration.

Menace de censure et ingérence du RN dans la nomination du gouvernement :

“Je ne trouve pas cela très acceptable. Il faut garder confiance dans notre système judiciaire” déclare @fnb_officiel, ministre démissionnaire des Outre-mer.#Les4V pic.twitter.com/otANdmywgD

— Telematin (@telematin) December 23, 2024

“Le deuil, le recueillement n’empêche pas le fait qu’il faut que l’on avance malgré tout.”

@fnb_officiel, estime que la nomination du gouvernement un jour de deuil national se défend dans la mesure où un texte sur l’urgence à Mayotte est à examiner au plus vite. #Les4V pic.twitter.com/NzdTESONch

— Telematin (@telematin) December 23, 2024

“On ne manque pas d’eau. Il y a un problème de distribution. 90% du réseau d’eau courante est opérationnel.”

@fnb_officiel fait le point sur la situation concernant l’eau à Mayotte alors que des habitants indiquent ne pas y avoir accès. #Les4V pic.twitter.com/Ph9xBeqO9O

— Telematin (@telematin) December 23, 2024

“Ceux en situation irrégulière, il faudra qu’ils rentrent. Traiter de l’avenir de Mayotte sans parler d’immigration ce n’est pas possible, mais parler seulement d’immigration n’est pas souhaitable.”

@fnb_officiel, revient sur le sujet de l’immigration sur l’île. #Les4V pic.twitter.com/Ym3eXADnfU

— Telematin (@telematin) December 23, 2024

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François-Xavier Bellamy : « Notre participation au gouvernement n’est pas garantie »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur la composition du nouveau gouvernement, la réforme des retraites, les conséquences du cyclone à Mayotte, le Mercosur et la Syrie.

.@fxbellamy (LR) : “François Bayrou ne nous a pas proposé d’entrer au gouvernement. Il a demandé quelles formations politiques étaient partantes pour y participer. Pour nous, la réponse est simple : pour quelles missions ?” pic.twitter.com/rMY7UaDqcN

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

Les Républicains vont-ils participer au gouvernement ? “Nous attendons de savoir quelle sera la ligne. On ne ferme pas la porte, mais ce qui compte, c’est d’être utile au pays” indique @fxbellamy pic.twitter.com/ZeAFjurr6T

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

“Notre participation au gouvernement n’est pas impossible, mais elle n’est pas garantie. Tout dépendra du mandat” annonce @fxbellamy pic.twitter.com/ZCZvvGXFnG

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

“Nous sommes bien sur partants pour parler du système des retraites, qui ne va pas bien. Mais ne faisons pas croire que nous serons tous d’accord” lance @fxbellamy pic.twitter.com/h00VzTXO2e

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

Mayotte : “Il ne faut pas seulement interdire la reconstruction de bidonvilles, il faut lutter contre l’immigration illégale. @BrunoRetailleau a eu raison” pour @fxbellamy pic.twitter.com/n1zRVUmzu5

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

Mercosur : “Ce n’est évidemment pas la fin du combat. Nous allons construire une majorité au parlement européen pour rejeter cet accord” indique @fxbellamy pic.twitter.com/inqXvPgrCL

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

.@fxbellamy : “Le régime de Bachar al-Assad n’était pas l’ami des chrétiens d’orient. C’était l’allié du Hezbollah et du régime iranien” pic.twitter.com/aNB27mIjuP

— Sud Radio (@SudRadio) December 20, 2024

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Communiqué de presse Les Républicains à l’issue de la réunion avec le Premier ministre

Dépourvu de majorité absolue à l‘Assemblée nationale, notre pays traverse une crise politique, s‘ajoutant aux nombreuses crises budgétaire, économique, migratoire ou agricole qu’il traverse déjà. Le gouvernement de Michel Barnier avait commencé à y apporter des réponses. Sous l’épée de Damoclés d’une dette publique hors de contrôle et faisant face à des urgences telles que la catastrophe que connait le département de Mayotte, la France a besoin d’un gouvernement et d’un budget. La France a besoin de la stabilité dont l’a privée la censure.

Chacun est face a un choix simple : la stratégie du chaos ou l’esprit de responsabilité. Nous devons tous assurer un minimum de stabilité au pays, en s‘engageant à ne pas renverser le prochain gouvernement. Les Républicains, premiére force parlementaire avec 178 députés et sénateurs, y sont prêts, si les conditions que nous avons rappelées sont respectées.

Mais la participation a un gouvernement suppose une feuille de route claire et partagée. Nous avons donc demandé au Premier ministre de nous faire part de la politique qu’il comptait engager dans les semaines et mois qui viennent.

La Droite républicaine est prête à participer au gouvernement à condition qu’elle ait les moyens de mettre en oeuvre ses convictions : la reconnaissance du travail plutôt que les dérives de l’assistanat, la réduction des dépenses publiques plutôt que les hausses d’impôts, l’ordre dans nos rues et à nos frontières plutôt que le laxisme et l’immigration incontrôlée, le rétablissement des services publics de proximité — à commencer par |’école et la santé — plutôt que la bureaucratie et les normes… Telles sont nos convictions cardinales répondant aux attentes d’une vaste majorité de Français.

La volonté d’agir pour la France des Républicains est intacte, dans la fidélité à leurs
convictions et dans I’intérêt du pays.

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Gérard Larcher : « Le pays est dans une attente et dans une inquiétude »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de TF1.

Il est revenu sur les conséquences du cyclone à Mayotte et la crise politique.

#Mayotte – C’est un drame absolu. La priorité c’est la solidarité nationale envers nos compatriotes Mahorais : eau, nourriture, soins et sécurité pour éviter les pillages. Il faudra ensuite légiférer pour la reconstruction mais aussi pour traiter la question migratoire. @TF1 https://t.co/tScGn4o3eY

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) December 19, 2024

Depuis la #dissolution et la #censure : nous vivons une crise politique majeure : à la veille de Noël nous n’avons ni budget, ni #gouvernement. Je comprends l’inquiétude des Français ! Il y a urgence. Au @Senat nous serons prêts à travailler à tout moment ! @TF1 https://t.co/uSdWDk7Qoa

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) December 19, 2024

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Nos députés et sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, un député du groupe Droite Républicaine a interpellé le gouvernement.

Vincent Jeanbrun, député du Val-de-Marne, a interrogé le Premier ministre sur la dette et le déficit public.

“La censure du Gvt n’a pas censuré nos déficits et nos dettes !”
Rappelant les prises de positions du PM en 2007, @VincentJeanbrun (DR) l’interpelle : “aujourd’hui, dette et déficit sont 2x plus élevés !”
Et il l’affirme: “la priorité est de faire des économies”.#DirectAN #QAG pic.twitter.com/pSf10qyoEZ

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) December 17, 2024

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Laurent Wauquiez : « Notre préférence ira à un premier ministre issu des LR »

Le chef de file de la droite à l’Assemblée plaide pour l’usage du référendum, notamment sur l’immigration, en cas de blocage au Parlement.

Quelles conditions la droite pose-t-elle pour soutenir le prochain gouvernement ?

Notre pays est dans une situation extrêmement grave et le devoir de la droite est de chercher des solutions pour éviter que la France ne plonge. La crise que nous connaissons a deux causes : d’abord la responsabilité du président de la République, qui a choisi de dissoudre l’Assemblée. Puis le couple Mélenchon-Le Pen, qui a choisi la censure. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont fait le choix, ensemble, de priver la France d’un gouvernement, d’un budget et d’une stabilité. La droite refuse cette stratégie du chaos. Depuis cet été, je m’emploie à ce que notre famille parle à nouveau d’une même voix, et c’est ce qui nous a permis d’avoir des ministres au gouvernement. L’objectif est d’avoir un programme de gouvernement le plus à droite possible et de faire en sorte qu’il y ait une stabilité pour permettre aux ministres d’agir sur la durée. Il y a, pour cela, des conditions.

Lesquelles ?

Notre famille politique est unanime. Notre ligne rouge absolue est : ni LFI au gouvernement, ni le programme du Nouveau Front populaire. Il ne peut y avoir ni négociations, ni compromis là-dessus. En parallèle, il faut être responsable et discuter avec tous ceux qui refusent la logique du chaos. La responsabilité du futur premier ministre doit être de dialoguer immédiatement avec ceux qui ne veulent pas de la stratégie du pire, et de définir avec eux les conditions pour qu’il n’y ait pas de censure.

Accepteriez-vous, dans ces conditions, de participer à un gouvernement ?

Je ne suis pas guidé par cela et je l’ai montré. J’essaye, dans cette période, d’aider à trouver des solutions pour sortir de l’impasse.

Si le gouvernement futur ne répond pas à ces conditions, vous réservez-vous le droit de le censurer ?

Je ne crois pas qu’il faille céder à la facilité de la censure. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon l’ont fait pour des raisons purement politiciennes. N’agitons pas de façon inconsidérée et irresponsable la menace d’une censure qui plongerait le pays dans l’instabilité.

LR pourrait-il accepter de travailler avec un premier ministre socialiste, sachant que certains d’entre eux se disent prêts à négocier avec la droite et la macronie ?

Je compte peser pour un programme de travail clairement à droite, et donc cette hypothèse n’est pas crédible à mes yeux.

Sébastien Lecornu, François Bayrou, Catherine Vautrin… Ces profils vous paraissent-ils adaptés ?

La politique française meurt d’une approche qui ne passe que par les castings. Depuis une semaine, on agite des noms, mais personne ne pose la question pour quoi faire ? La condition pour qu’un gouvernement marche, ce n’est pas « qui ? », mais « quoi ? ». Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement ait un agenda de travail qui permette le redressement du pays. C’est pour cela qu’il va de soi que notre préférence ira évidemment à un premier ministre issu des LR. Mais il faut aussi tenir compte des leçons de ce qui vient de se passer : Michel Barnier, auquel je veux rendre hommage, a pâti de l’absence d’un agenda de travail défini dès le début. Ce que nous voulons mettre sur la table, et notre groupe de députés y a travaillé, c’est un programme de travail pour les six mois à venir, afin de répondre aux urgences du pays.

À savoir ?

Il y a d’abord l’urgence budgétaire : baisse de la dépense publique, pas de hausse d’impôts. La deuxième urgence est celle de la sécurité. Je l’ai dit au président de la République : je souhaite que Bruno Retailleau puisse continuer son action au ministère de l’Intérieur. Il faut une loi pour lutter contre le narcotrafic et une loi de tolérance zéro en matière judiciaire. La troisième urgence est la fermeté face au défi migratoire : l’arrêt de l’accès à notre système de protection sociale par des étrangers qui n’ont jamais cotisé – avec notamment la réforme de l’AME – et des reconduites à la frontière enfin efficaces. Quatrième urgence, l’urgence économique : il faut libérer l’économie française qui est en train d’étouffer sous l’excès de régulation, avec une grande loi de nettoyage nous débarrassant des agences administratives devenues des monstres à normes.

Ne faut-il pas reporter le sujet de l’immigration, mais aussi des retraites, à 2027, et miser sur un gouvernement de l’arc républicain, du PS à LR, centré sur l’urgence budgétaire ?

Je suis totalement contre le fait de perdre du temps. S’il y a un blocage au Parlement, sur des sujets pour lesquels une large majorité de Français est d’accord, alors, ayons recours à des référendums pour faire sauter les verrous. Pourquoi n’interrogeons-nous pas les Français dans cette période sur ce qu’ils veulent en matière d’école contre le wokisme, de sécurité, de rééquilibrage entre le travail et l’assistanat ?

Sur l’immigration, comment ces questions seraient-elles posées ?

Contrairement à ce que prétend la gauche, il y a un large consensus chez les Français sur l’immigration. On peut faire plusieurs référendums sur des projets de loi : souhaitez-vous conditionner l’accès des étrangers aux aides sociales à une durée minimum de cotisation de trois ans ? Souhaitez-vous réformer l’aide médicale d’État ? Souhaitez-vous supprimer les autorisations de séjour permettant de venir se faire soigner en France gratuitement ?

Si vous étiez premier ministre, quelle serait votre première décision ?

Le premier ministre devra d’abord faire adopter une loi d’urgence pour permettre juste à l’État de fonctionner. La facture de la censure est colossale et il va falloir assurer une continuité pour nos services publics, les entreprises… Par exemple, tout le plan de soutien à notre agriculture est remis en question par cette censure. Une fois cela fait, la priorité, à mes yeux, c’est la revalorisation du travail. On ne peut plus continuer à faire croire que le pouvoir d’achat se décrète à coups de chèques gouvernementaux et accepter que l’on gagne plus en restant chez soi au lieu de travailler. C’est tout le sens de mon combat politique : revaloriser le travail, lutter contre l’assistanat. Nous proposons qu’il y ait une aide sociale unique plafonnée à 75 % du smic.

Que pensez-vous de l’hypothèse d’une présidentielle anticipée, attendue par certains élus RN, LFI et même LR ?

Je ne suis pas pour ajouter de l’instabilité à l’instabilité et je ne pense pas que, dans la période actuelle, aller jusqu’au bout du chaos soit la bonne solution. Je partage la déception des Français face à la chute du gouvernement de Michel Barnier qui voulait et qui pouvait être utile au pays.

La censure votée par le RN a divisé les électeurs de droite. Est-il encore possible de les réunir ?

Je suis convaincu que c’est non seulement possible, mais indispensable, et c’est la responsabilité de la Droite républicaine. Elle doit parler à tous ceux qui, à cause des déceptions, divisions et absence de clarté, se sont détournés de la droite. Mais ils ouvrent aujourd’hui les yeux, découvrent une Marine Le Pen qui vote avec Jean-Luc Mélenchon, et les limites du « en même temps » sur les sujets de sécurité ou d’immigration. Face aux artisans du chaos, la droite doit offrir un chemin de responsabilité pour le redressement de la France : fermeté sur le régalien et revalorisation du travail. Si on fait cela, cette droite peut fédérer à nouveau.

En parallèle, Ursula von der Leyen a signé le traité sur le Mercosur . Qu’en déduisez-vous ?

C’est une nouvelle illustration de la facture de la censure. Ceux qui ont provoqué l’instabilité dans le pays ont affaibli la voix de la France à Bruxelles. Madame von der Leyen en a profité pour imposer le Mercosur malgré le « non » de la France. C’est inquiétant, et cela vaut aussi dans d’autres domaines : il y a des tentatives de la Commission pour ouvrir dans le domaine militaire la possibilité d’acheter du matériel américain avec des fonds européens. Il est temps de restaurer la voix de la France.

Que dit la restauration de Notre-Dame ?

Lorsque Notre-Dame a brûlé, j’avais dit que cet incendie nous avait rappelé l’évidence de notre héritage chrétien et l’importance de le défendre. La restauration de la cathédrale porte en miroir un message tout aussi fort. La France que l’on a envie d’aimer, de reconstruire, celle que le monde entier admire, elle est là : dans notre culture, dans notre civilisation, mais aussi dans cette France qui travaille, celle de ces artisans inouïs qui ont ressuscité ce symbole de l’âme française.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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Les Républicains sont disposés à participer à un gouvernement d’intérêt général

Notre pays connaît une crise politique et institutionnelle d’une exceptionnelle gravité.

Une crise qui a pour origine la dissolution décidée par le Président de la République, et qui est cyniquement alimentée depuis par M.Melenchon et Mme Le Pen jusqu’à conjointement voter la censure du gouvernement Barnier, privant notamment la France de textes budgétaires.

Dans ce contexte, nous faisons le choix de la responsabilité.

La France doit retrouver de la stabilité politique et un gouvernement qui puisse œuvrer. Contrairement à Mme Le Pen, nous ne céderons pas à la facilité de la censure, sauf dans l’hypothèse d un gouvernement qui mettrait en œuvre le programme du NFP ou intégrant des ministres de la France insoumise.

Les Républicains sont disposés à participer à un gouvernement d’intérêt général, comme ils l’ont fait sous la responsabilité de Michel Barnier. Cette décision ne peut être prise par notre famille politique qu’une fois connu le plan d’action du prochain gouvernement.

Laurent Wauquiez
Mathieu Darnaud
Francois-Xavier Bellamy
Annie Genevard
Michèle Tabarot

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Bruno Retailleau : « Je suis prêt à continuer et à terminer mon travail à Beauvau »

Le ministre de l’Intérieur démissionnaire plaide pour la nomination d’une personnalité de droite à Matignon.

Quelles leçons tirez-vous de la chute du gouvernement ?

Jusqu’au bout, j’ai cru que nous resterions dans un cadre rationnel. Qui aurait pu imaginer que le RN mêle ses voix aux Insoumis ? Qui aurait pu imaginer que Marine Le Pen voterait une motion de censure qui insulte son propre parti ? La domination idéologique de LFI, qui vise le chaos, est contagieuse. Moi, contrairement au RN, je ne me soumettrai jamais aux Insoumis.

La faute originelle n’est-elle pas la dissolution ?

J’ai toujours indiqué que cette dissolution était inexplicable.

Emmanuel Macron doit-il démissionner ?

C’est ce que cherchent les artisans du chaos qui se sont illustrés hier. Je suis gaulliste : je reste attaché aux institutions de la Ve République. Penser un seul instant qu’une motion de censure puisse entraîner la démission du président est absurde sur le plan constitutionnel et dangereux sur le plan politique. Nous ne devons pas céder à la mécanique insurrectionnelle de ceux qui veulent envoyer la Ve République à l’échafaud.

Le RN, qui se rêve en « parti de gouvernement », est-il selon vous populiste ?

Clairement. Marine Le Pen a ruiné dix années de responsabilisation en cédant à une mélenchonisation de son parti. Par son vote, elle a apporté à Jean-Luc Mélenchon un triomphe sur un plateau d’argent.

De Jean-François Copé à David Lisnard, certains LR réclament pourtant la démission du président…

Je les mets en garde. Dynamiter les digues institutionnelles est toujours dangereux.

Michel Barnier a-t-il péché par naïveté dans ses négociations avec le RN ?

Michel Barnier a toujours indiqué qu’il ne voulait pas se comporter de façon sectaire. Il a eu raison de tendre la main à toutes les forces politiques, y compris au RN, qui représente 11 millions d’électeurs. C’est un homme d’État, droit et sincère, dont l’objectif était de tout faire pour éviter à notre pays le chaos économique et politique.

Après trois mois à Beauvau, quel bilan tirez-vous de votre action ?

Je n’ai pas seulement théorisé une ligne, je l’ai appliquée. Je savais parfaitement qu’il n’y avait pas de majorité au Parlement. Mais je savais aussi que les Français voulaient majoritairement une politique de fermeté. J’ai eu deux mois pour mener cette politique de la majorité nationale et j’ai déjà des premiers résultats. Quand je suis arrivé à Beauvau, je me suis promis de ne jamais m’installer dans cette espèce de torpeur que peut produire le pouvoir. J’ai voulu bousculer les conformismes et l’immobilisme, parler vrai et agir vite. Cette liberté est ma force. Je me fiche de la bien-pensance, du politiquement correct et je me suis adressé directement aux Français. Quand on parle vrai, quand on est sincère, on est compris et on est suivi.

Souhaitez-vous rester à Beauvau ?

Depuis la motion de censure, nous sommes face à des risques majeurs de chaos. Dans ces conditions, celles et ceux qui sont attachés à l’intérêt supérieur de la nation, ne peuvent pas se contenter de se planquer. Quand on est un responsable public, on ne fuit pas ses responsabilités. La droite ne doit pas fuir ses responsabilités. Je suis prêt à continuer et à terminer mon travail à Beauvau, si je dois y rester. Mais il est évident qu’il y a des conditions dans lesquelles je refuserai ma participation au gouvernement.

Lesquelles ?

La nomination d’un premier ministre de gauche. Je ne travaillerai pas avec la gauche, qui s’est compromise en votant comme un seul homme la motion de censure scandaleusement rédigée par LFI. Le mélenchonisme, c’est la gauche la plus archaïque d’Europe.

Vous plaidez pour un premier ministre de droite ?

Oui, parce que la France est a droite. Le général de Gaulle avait une définition simple de la politique : c’est action pour un idéal a travers des réalités. Sans l’idéal, la politique verse dans l’opportunisme. Et, sans l’action, elle s’abime dans l’impuissance. Je veux montrer que, lorsqu’on met en oeuvre ses convictions, on est efficace.

Les Républicains doivent-ils censurer tout ministre LFI ou tout gouvernement NFP ?

Nous sommes entrés au gouvernement pour faire barrage a cette gauche ! Les Républicains devraient donc censurer n’importe quel premier ministre qui voudrait appliquer tout ou partie du programme délirant du NFP.

Vous dites que vous refusez d’entrer dans un gouvernement de gauche. François Bayrou est-il de gauche ?

Force est de constater que François Bayrou n’a jamais soutenu la droite lors des dernières présidentielles. Mais je reconnais aussi qu’il n’a jamais pactisé avec le NFP.

Emmanuel Macron doit-il renommer Michel Barnier pour aller vite ?

Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je ne suis pas certain que c’est ce que souhaite Michel Barnier. Je veux lui rendre hommage, car c’est grâce a lui que j’ai pu mener cette politique d’autorité et de fermeté. Le président doit en tout cas agir vite, car le risque d’une crise financière est majeur. Nous dansons sur un volcan. Puisqu’il n’y a pas de majorité au Parlement, il faut tout de suite définir une politique de la majorité nationale autour de quelques sujets d’intérêts vitaux. Avoir le courage d’une politique de l’évidence autour de l’ordre, donc moins d’immigration et plus de sécurité. Autour du mérite, pour que le travail paie plus que l’assistanat. Et autour de repères, avec une école qui transmet, une nation qui rassemble et une République qui assimile. Je n’ai pas peur de ce mot.

Vous imaginez donc Retailleau à Beauvau, Wauquiez à Bercy, Attal à l’Education… ?

Oui. Et pourquoi pas Manuel Valls, qui est un républicain exemplaire. Avec un tel gouvernement, guidé par l’intérêt national, certains s’y reprendront a deux fois avant de censurer.

Et Didier Migaud a la Justice ?

J’ai du respect pour Didier Migaud. Mais j’ai toujours dit a Michel Barnier qu’on ne pouvait pas me demander des résultats si on ne changeait pas de politique pénale, en particulier sur la violence des mineurs.

Participerez-vous à la « refondation de la droite », mission confiée à Laurent Wauquiez ?

Au ministere de l’Intérieur, j’ai voulu prouver que la droite, dans l’exercice des responsabilités, peut appliquer sereinement et fermement ses convictions, plutôt que de les abdiquer. Et c’est le même objectif que poursuit Laurent Wauquiez, dans son entreprise de refondation de notre parti.

Reste-t-il le présidentiable légitime de la droite ?

La France est au bord du gouffre. Nous ne sommes pas dans le temps de la présidentielle. Mais nous avons, avec Laurent Wauquiez, la même vision de la refondation du pays et de la droite française.

Les cadres du « socle commun » devraient-ils réfléchir ensemble a une candidature unique ?

La situation du pays est dangereuse et le temps est a l’action. N’oubliez pas qu’il y aura, avant 2027, des élections municipales et sénatoriales. Nous nous poserons les bonnes questions au bon moment.

Faut-il rassembler « la droite et le centre » pour éviter un duel Mélenchon-Le Pen ?

Si nous prenons nos responsabilités, en rétablissant l’ordre et en retrouvant une crédibilité budgétaire, alors nous éviterons ce duel qui est une impasse. La droite
peut et doit l’empêcher.

Comprenez-vous la relative discrétion d’Emmanuel Macron ?

Cette distance est légitime. Nous étions dans une situation de coexistence loyale, dictée par la situation politique et l’esprit des institutions : le président préside et le gouvernement gouverne. La politique que j’ai menée à Beauvau fut d’abord celle du premier ministre et du gouvernement.

Avez-vous trouvé le « socle commun » à la hauteur des enjeux ?

Dans une situation d’urgence, des formations politiques qui s’étaient affrontées devaient se rassembler. Cela prend du temps et il était impossible de le faire dans des délais si courts. En termes de cohésion, nous pouvons évidemment mieux faire. Et nous devrons faire mieux.

Vous avez lancé de nombreux chantiers. Où en sont-ils ?

En seulement deux mois, nous avons fait bouger les lignes. Sur l’immigration, d’abord, en obtenant de nos partenaires européens une réécriture de la directive retour, en négociant des engagements sur les laissez-passer avec le Maroc, en donnant des instructions de fermeté aux préfets pour qu’ils éloignent un maximum d’étrangers n’ayant rien à faire en France. Les premiers résultats sont encourageants. Rien que sur la lutte contre l’immigration irrégulière, les interpellations ont augmenté de 21,3 % sur le mois d’octobre, et les éloignements aidés, de 26 %. Concernant la sécurité, je me suis battu, auprès du premier ministre et du garde des Sceaux, pour qu’on remobilise l’Etat contre le narcotrafic : un texte est prêt, travaillé avec le Sénat. Il doit étre adopté pour qu’on lutte à armes égales contre le crime organisé. Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire. J’y suis prêt.

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