Bruno Retailleau : « J’ai la ferme intention de combattre le frérisme et l’entrisme »

Après son élection dimanche à la tête des Républicains, le ministre de l’Intérieur se confie au Parisien-Aujourd’hui en France. Il alerte sur la « menace frériste » et détaille sa feuille de route de nouveau patron de la droite.

Tout à la fois ministre de l’Intérieur et nouveau président de LR, Bruno Retailleau jongle avec les agendas. Ce mercredi 21 mai, il l’a commencé par une rencontre dès 8 heures au siège de LR avec Laurent Wauquiez avant d’enchaîner avec un Conseil de défense à l’Élysée consacré au rapport déclassifié sur « l’entrisme » des Frères musulmans. Cet homme pressé a pris le temps de répondre dans son bureau à Beauvau aux questions du Parisien-Aujourd’hui en France.

Vous dites que les Frères musulmans ont pour objectif d’appliquer la charia en France. Pourtant le rapport sur l’entrisme des Frères musulmans ne l’indique pas. Voire dit le contraire. Avez-vous des informations particulières pour aller aussi loin ?

Le rapport pointe très clairement la menace frériste de l’islam politique, de l’islamisme. Attention aux confusions, s’attaquer à l’islamisme, ce n’est pas s’attaquer à l’islam ni aux musulmans. Nos compatriotes de confession musulmane ont le droit d’exercer leur culte dans les conditions compatibles avec la République. D’ailleurs, ce ne sont pas les démocraties occidentales qui sont les plus dures avec la mouvance frériste, ce sont les pays musulmans. Le rapport parle d’une menace contre les principes de la République et sur notre cohésion nationale. Et caractérise l’entrisme par rapport au séparatisme. Le séparatisme souhaite créer une contre-société, l’entrisme souhaite modifier les règles de la société pour les acclimater à une lecture fondamentaliste de l’islam. Il est plus difficile à cerner. Il pratique la dissimulation et utilise les valeurs de la République pour les retourner. C’est un islamisme à bas bruit qui, par de petites avancées, essaie de modifier les règles. Depuis la création des Frères musulmans, en 1928, les objectifs sont les mêmes. Il s’agit bien de faire basculer la société tout entière vers un État islamiste, d’infiltrer des pans entiers de la société par l’éducation, le sport, le social et les prédications.

Quelles sont les actions concrètes pour contrecarrer cet entrisme ?

Ce mercredi, il s’agissait d’un premier Conseil de défense. Il sera suivi d’autres réunions sur le plan ministériel pour parvenir à un meilleur pilotage des informations et de l’action. Il nous faut de nouveaux outils et une nouvelle organisation plus coordonnée de l’État. Comme nous l’avons fait pour le terrorisme et pour le narcotrafic, nous mettrons en place un chef de file pour la communauté du renseignement avec la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT) et la Direction des renseignements de la préfecture de police de Paris (DRPP). Le pôle juridique du ministère de l’Intérieur assurera un rôle de parquet administratif, en instruisant les dossiers pour documenter les dissolutions ou les entraves administratives que nous souhaitons mettre en place. Par ailleurs, il faut casser les écosystèmes financiers avec de nouvelles mesures. Comment se fait-il, par exemple, qu’après sa dissolution, Baraka City ait pu transférer ses actifs au Royaume-Uni ? Enfin, face à la stratégie de subversion et de dissimulation, il faut faire la transparence dans le débat public — c’est ce que nous faisons avec ce rapport — et former nos fonctionnaires et les élus.

Tendez-vous la main aux musulmans dans le même temps ?

Bien sûr. Ils sont nos compatriotes. Et l’islamisme défigure la foi sincère de ces compatriotes musulmans. Je veux qu’on avance sur la question des carrés confessionnels dans les cimetières, sur la question de la lutte contre les actes antimusulmans ou celle des aumôniers musulmans dans les centres pénitentiaires. Ces demandes émanent depuis longtemps des représentants de l’islam dans les territoires. Il est plus que temps d’y répondre.

Le rapport prône l’apprentissage de l’arabe dans les écoles. Et vous ?

À titre personnel, je considère que la priorité, c’est l’apprentissage du français. C’est une question d’assimilation et de cohésion nationale.

Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur a tendu en 2003 la main aux Frères musulmans à travers l’UOIF. Que s’est-il passé en vingt ans ?

Sans doute qu’à l’époque, on a pensé qu’à travers le Conseil français du culte musulman (CFCM), on pourrait réorganiser l’islam de France. En réalité, cela a été un échec. Puisque cet islam de France comptait des organisations radicales ou bien issues de l’islam consulaire. Par ailleurs, l’islam ne dispose pas d’un clergé structuré, comme d’autres religions. Donc, cette volonté d’organiser par le haut le culte musulman était vouée à échouer. Ma vision, c’est celle du Forum de l’islam de France (Forif), qui rassemble des représentants issus du terrain, de tous les territoires de la République.

Le 15 mars dans nos colonnes, vous évoquiez des informations qui démontreraient un entrisme islamiste dans le sport. Or, le rapport en parle peu. Qu’en est-il ?

Il y a des éléments du rapport qui resteront classifiés, pour des raisons de sécurité. Et nous avons énormément de remontées de terrain sur l’entrisme dans les associations sportives. Aujourd’hui, il y a des prières dans les vestiaires, ou des clubs où les filles ne sont plus admises. On recense aujourd’hui environ 130 clubs concernés par l’entrisme islamiste, représentant 70 000 licenciés, mais ce chiffre est sans doute très en dessous de la réalité.

Gabriel Attal veut créer un délit de communautarisme, ou interdire le voile chez les moins de 15 ans. Qu’en pensez-vous ?

Quand j’ai plaidé pour l’interdiction du voile pour les accompagnatrices dans les sorties scolaires, dans vos colonnes d’ailleurs, mes propos avaient fait polémique… Gabriel Attal a raison de poser la question du voilement des petites filles. Mais quand on édicte une règle, il faut être sûr de pouvoir la faire appliquer. Quant au délit de communautarisme, nous en avons déjà plusieurs : de séparatisme, de divulgation, d’entrave à l’enseignement et d’entrave administrative.

Quelles seront vos premières décisions de président de LR ?

La priorité, c’est de nommer une équipe. Je veux le faire en deux temps : dans un premier temps, une équipe opérationnelle et restreinte, puis dans un second temps, après avoir consulté, j’attribuerai les vice-présidences, les postes de secrétaires nationaux, les sièges au bureau politique et à la commission nationale d’investiture. Les deux autres chantiers, ce sont les municipales et le projet.

Qui intègre l’équipe opérationnelle ?

Je vais notamment nommer comme vice-président délégué François-Xavier Bellamy (chef des eurodéputés LR), comme secrétaire général Othman Nasrou (son ex-directeur de campagne).

Quelle sera la place de Laurent Wauquiez ?

Je lui ai proposé d’être vice-président (ce que dément Laurent Wauquiez). Ce que je comprends, c’est qu’il préfère se concentrer sur sa fonction de président du groupe à l’Assemblée. À ce titre, il sera associé dans toutes les instances dirigeantes, comme je l’étais d’ailleurs quand j’étais président du groupe au Sénat.

Vous souhaitez reconstruire la droite par les idées. Cela fait des années qu’elle dit ça. Qu’allez-vous faire ?

On va travailler tout simplement. La politique, c’est le combat d’idées. Il faut gagner dans les esprits avant de gagner dans les urnes. Je conduirai personnellement la construction de notre projet. Il doit porter la voix et les choix de la France des honnêtes gens.

Ce sera votre leitmotiv ?

La France des honnêtes gens, c’est la France de la décence, des gens qui travaillent dur, qui élèvent bien leurs enfants et qui croient en la France. C’est une France qui ne fait pas de bruit, qui ne casse pas, qui n’agresse pas, mais que les hommes et femmes politiques n’écoutent plus, et pour qui la vie est de plus en plus difficile. Je veux une école « méritocratique », un travail plus valorisé que l’assistanat, la restauration de l’autorité, moins d’immigration, une justice plus sévère. Car je veux que l’État se préoccupe plus des victimes que des coupables. Mais je souhaite aussi que l’on puisse parler des sujets sur lesquels on est moins identifiés, comme l’écologie et l’intelligence artificielle. Je pense enfin qu’on doit aussi porter une ambition sociale. Je pense qu’être français, c’est une affection mais c’est aussi une compassion. Aucune souffrance française ne doit nous être étrangère. Autant on doit être dur à l’égard de ceux qui vivent au crochet de la société, autant on doit tendre la main aux travailleurs pauvres, aux mères seules, à ces familles qui s’angoissent dès le 15 du mois.

Dominique de Villepin disait hier qu’il n’y a pas trop de différences entre vous et Marine Le Pen…

Dominique de Villepin parle bien, mais il parle comme l’extrême gauche. La droite qui parle comme la gauche, c’est tout ce que je dénonce, depuis des années. Entre nous et le RN, il y a plusieurs points de différence. Marine Le Pen a un programme économique socialiste. Pas moi. Mais ce qui est aussi fondamentalement différent, c’est que sur beaucoup de sujets, le RN a changé de lignes plusieurs fois. C’est un parti démagogique. Ce que je dis sur l’immigration ou le travail, l’école ou la dette, je le disais il y a plus de vingt ans.

Est-ce qu’il est possible d’être en même temps président d’un parti et membre d’un gouvernement qui ne porte pas toutes vos idées ?

Croyez-vous un seul instant que si les militants LR avaient désapprouvé notre participation au gouvernement, ils m’auraient donné une aussi large victoire ? Bien sûr que non. Celles et ceux qui m’ont élu ont fait preuve d’une maturité politique : ils savent très bien que, dans le quotidien, mon action rencontre des limites car nous n’avons pas de majorité parlementaire. Ils savent bien que l’on essaie de faire le maximum. Ce que nous faisons concrètement, c’est que, par nos prises de position claires, la droite contribue à façonner le débat public. Depuis sept mois, il tourne très largement autour de nos convictions, de la vision que l’on veut porter. Et ça, en politique, c’est fondamental parce que ça prépare le terrain pour demain. Être au gouvernement n’est pas synonyme de confusion. Je suis et je reste gaulliste. Pas macroniste. Mais la question de la participation de LR n’est pas tranchée à perpétuité : si jamais un jour nos convictions n’étaient plus respectées, tout comme l’idée qu’on se fait des intérêts fondamentaux de la nation, nous quitterions le gouvernement. Les choses sont claires.

Devenu président de LR, allez-vous être plus exigeant avec François Bayrou ?

Là encore, les choses sont simples : au gouvernement, nous sommes là aussi pour peser. Et les Français le voient : nous pesons. Plus la droite est forte, plus elle se fait entendre.

Vous avez dit que la droite LR aurait son étendard à la présidentielle. Et cela même si Édouard Philippe est candidat de son côté ?

J’ai une vision différente d’Édouard Philippe dans la mesure où lui voudrait rassembler de la gauche sociale-démocrate à la droite conservatrice. Je pense, moi, que ce mélange-là aboutit à l’immobilisme. On ne pourra pas reconduire le « en même temps ».

Vous êtes le bon candidat pour 2027 au vu des sondages ?

Les sondages sont souvent fugitifs. Pour se présenter à l’élection présidentielle, il faut un projet politique, une ligne claire, être vrai et constant. Lorsque nous aurons fait tout cela, vous me reposerez la question.

La présidentielle, Xavier Bertrand y réfléchit, Laurent Wauquiez n’a renoncé à rien… Vous leur dites quoi ?

Je leur dis qu’aujourd’hui, c’est le temps du collectif et du travail. Les ambitions sont légitimes, mais faisons attention à ne pas reproduire les erreurs du passé. La droite a trop souffert des querelles d’ego. Incarner, c’est bien, mais incarner quelque chose, c’est mieux.

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Gérard Larcher : « Aujourd’hui, il faut bâtir un projet politique »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur la construction du projet de notre mouvement, le meurtre de deux employés de l’ambassade israélienne à Washington et la situation de Gaza.

“Aujourd’hui, il faut bâtir un projet politique”, affirme Gérard Larcher, président du Sénat, après l’élection de Bruno Retailleau à la tête des Républicains.
“Dans un an, nous verrons la perspective de la présidentielle (…) Il a les épaules pour être Président.”#Le710Inter pic.twitter.com/r6t6xGz4Qf

— France Inter (@franceinter) May 22, 2025

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Mathieu Darnaud : « Je crois que nous avons détourné le regard trop longtemps »

Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat et sénateur de l’Ardèche, était l’invité de Public Sénat.

Il est revenu sur le rapport sur les Frères musulmans, l’élection de Bruno Retailleau en tant que président de notre mouvement, les élections municipales de 2026 et l’interdiction du démarchage téléphonique.

Rapport sur les Frères musulmans : “Je crois que nous avons détourné le regard trop longtemps”, estime @mathdarnaud, président du groupe LR au Sénat. “Nous avons un groupe de travail qui rendra des propositions dans les prochains mois.”#BonjourChezVous pic.twitter.com/5FNI0OYUmt

— Public Sénat (@publicsenat) May 22, 2025

Frères musulmans : “Il faut vraiment qu’on expertise le sujet”, préconise @mathdarnaud, président du groupe LR au Sénat. “Le risque, c’est de multiplier les initiatives législatives. Je pense qu’à un moment donné, il faudra un versant constitutionnel.” #BonjourChezVous pic.twitter.com/192EVpE8zN

— Public Sénat (@publicsenat) May 22, 2025

Bruno Retailleau élu à la tête des Républicains : au sein du gouvernement, “je ne crois pas qu’on puisse dire qu’il ait été empêché d’avancer certaines idées”, expose @mathdarnaud, président du groupe LR au Sénat. “Nous devons garder notre indépendance.”#BonjourChezVous pic.twitter.com/bOILQaGLcZ

— Public Sénat (@publicsenat) May 22, 2025

Municipales 2026 à Paris : “Bien sûr que le projet de Rachida Dati m’intéresse”, assure @mathdarnaud, président du groupe LR au Sénat. “Elle peut être une bonne candidate. Encore faudra-t-il voir quel sera son programme définitif.”#BonjourChezVous pic.twitter.com/aCHxgRIR4g

— Public Sénat (@publicsenat) May 22, 2025

Interdiction du démarchage téléphonique : “Je pense qu’il y a un ras-le-bol qui s’est exprimé et nous avons essayé de faire œuvre utile avec ce texte”, affirme @mathdarnaud. Le président du groupe LR au Sénat appelle désormais à “veiller à son application”.#BonjourChezVous pic.twitter.com/zbpj68ofsH

— Public Sénat (@publicsenat) May 22, 2025

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Nos députés et sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, un député du groupe Droite Républicaine a interpellé le gouvernement.

Fabrice Brun, député de l’Ardèche, a interrogé la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles sur la grève des taxis.

Réforme du transport sanitaire | “Sur le taxi médical, vous faites fausse route !”@FabriceBrun (DR) interpelle le Gvt sur la nouvelle tarification de l’Assurance maladie : “Etes-vous prêt à [la] geler et à ouvrir une vraie concertation ?”#DirectAN #QAG pic.twitter.com/c4VK6LCUXz

— Assemblée nationale (@AssembleeNat) May 20, 2025

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François-Noël Buffet : « La violence à l’égard des élus est partout »

François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, était l’invité de TF1.

Il est revenu sur les agressions contre les élus et le projet de loi sur la police municipale.

Agressions contre les élus : “La violence à l’égard des élus est partout (…) 68% des agressions concernent les maires (…) Ils sont la cible parce qu’ils représentent l’autorité locale” @fnb_officiel dans #BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/9Pdk94t8Y4

— TF1Info (@TF1Info) May 20, 2025

Agressions contre les élus : “Le maire est visé parce qu’il est l’incarnation de l’autorité. Il est comme le dit souvent le président du Sénat ‘à portée d’engueulade'”, @fnb_officiel dans #BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/Ir2kmdtQvp

— TF1Info (@TF1Info) May 20, 2025

Agressions contre les élus : “À l’occasion des élections de 2026, on prépare une sorte de kit qui permettra aux élus de pouvoir réagir”, @fnb_officiel qui dévoile dans #BonjourLaMatinaleTF1 le projet de mise en place d’un bouton d’urgence pour alerter les forces de l’ordre pic.twitter.com/K35CsXgHFm

— TF1Info (@TF1Info) May 20, 2025

Projet de loi police municipale : “La loi est prête et sera présentée à la fin du mois de juin”, @fnb_officiel qui annonce qu’elle permettra à la police municipale “de délivrer des amendes délictuelles forfaitaires”, de “contrôler des coffres, des identités”#BonjourLaMatinaleTF1 pic.twitter.com/qber6VhL8D

— TF1Info (@TF1Info) May 20, 2025

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Sophie Primas : « La victoire de Bruno Retailleau à la présidence des LR légitime son action »

Sophie Primas, ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement et secrétaire générale adjointe déléguée de notre mouvement, était l’invitée d’Europe 1 et CNews.

Elle est revenue sur l’élection de Bruno Retailleau en tant que président de notre mouvement, le rapport sur les Frères musulmans et la situation à Gaza.

Sophie Primas, porte-parole du gouvernement : «La victoire de Bruno Retailleau à la présidence des LR légitime son action», dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/MVPUaaXXbV

— CNEWS (@CNEWS) May 20, 2025

L’entrisme est une réalité dans notre pays. Nous ne sommes pas dans les « on-dit », nous faisons face à des faits réels.

Et le @GouvernementFR sera intransigeant.

Le rapport sur les Frères musulmans sera présenté demain en Conseil de défense, par le ministre de l’Intérieur. pic.twitter.com/dRNUBvgplv

— Sophie Primas (@sophieprimas) May 20, 2025

Israël : “Nous n’acceptons plus la honte de la rupture de l’aide humanitaire à Gaza (…) ça peut aller jusqu’à des sanctions” déclare @sophieprimas #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/MlGiKvSq0k

— Europe 1 (@Europe1) May 20, 2025

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Gérard Larcher : « Bruno Retailleau a fait naître un nouvel espoir qu’il s’agit maintenant de transformer »

Pour le président du Sénat, le nouveau patron de LR doit rester au gouvernement. Il dévoile aussi les pistes de réflexion de la chambre haute pour parvenir à dégager 40 milliards d’euros d’économie : « Aucune dépense n’est sacrée ».

Alors que le président du Sénat a demandé appelle à une « révolution de méthode » dans la préparation du budget, il juge nécessaire de tout examiner : nombre d’agents dans la fonction publique, efficacité des niches fiscales, réflexion sur un gel budgétaire et même sur les transports sanitaires.

Bruno Retailleau vient d’être élu président des Républicains. Qu’est-ce que cela dit du parti ?

Par leur vote, les adhérents ont exprimé un désir de renouveau. L’élection de Bruno Retailleau est également le choix d’une ligne politique qu’il a clairement exprimée pendant la campagne. Il a fait naître un nouvel espoir qu’il s’agit maintenant de transformer. J’ai travaillé plus de 10 ans avec lui au Sénat, je sais qu’il en a la capacité, la volonté et la détermination. Bruno sait qu’il ne peut y avoir de victoire politique sans un projet alternatif, clair et sérieux. Grâce à lui, notre parti retrouve la confiance de ses militants pour redevenir un parti de gouvernement. Il engagera je pense rapidement la reconstruction idéologique du parti, afin que la droite, sur le socle des valeurs qui la constitue, retrouve la place qui lui revient, première étape pour aborder les prochaines échéances politiques.

Doit-il rester ministre de l’Intérieur ?

Oui, tant qu’il pourra agir en responsabilité pour le pays. C’est dans l’action que sa personnalité s’est affirmée. C’est par la sincérité de son discours qu’il a réussi à convaincre. Et, il a obtenu des résultats concrets. Il est l’initiateur de la commission d’enquête à l’origine de la loi sur le narcotrafic qui a été votée au Parlement et qui va permettre de livrer un combat sans merci aux narcotrafiquants. L’absence de majorité à l’Assemblée nationale est un frein considérable à la mise en place d’une politique efficace, on le constate dans un certain nombre de domaines et notamment en matière d’immigration. Mais, pourquoi quitterait-il le gouvernement alors qu’une majorité de Français plébiscite son action ? Si demain la politique menée par ce gouvernement ne lui permettait plus d’agir ou heurtait ses convictions, alors il lui appartiendrait de décider.

Laurent Wauquiez peut-il rester président de groupe à l’Assemblée ? Mais sur quelle ligne, celle d’indépendance au gouvernement ?

Laurent Wauquiez a été légitimement élu par ses pairs, il doit donc rester président du groupe. Les adhérents du parti ont choisi une ligne politique avec l’élection de Bruno Retailleau. C’est l’expression de la démocratie, même s’il peut y avoir des sensibilités différentes qui s’expriment dans le respect du choix des adhérents. Le nouveau président a proposé une démocratie interne vivante, ou les militants seront consultés sur les décisions majeures. Chacun pourra s’exprimer.

Doit-il être le vice-président de Bruno Retailleau comme il l’avait lui-même proposé en cas de victoire ?

Bruno Retailleau choisira librement son équipe dirigeante.

Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez peuvent-ils réussir à travailler ensemble ? Vu le niveau de tension dans la campagne ?

Il le faut. La démocratie a parlé, elle doit être respectée et nous devons nous rassembler. Nous avons payé trop cher le prix de la division par le passé. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour maintenir la cohésion de notre famille politique.

Quelle place occuperez-vous à LR ?

Je veux être utile, à la place qui est la mienne, à mon pays et à ma famille politique.

Bruno Retailleau dit explicitement dans un courrier envoyé aux militants qu’il n’y aura pas d’accord d’appareil entre LR et d’autres formations politiques. Et pourtant dans les Yvelines, vous travaillez à un tel accord pour les municipales avec la présidente de l’Assemblée. Quelle sera la règle ?

L’élection municipale est une élection particulière, de proximité, autour d’enjeux locaux où la personnalité du maire sortant ou du candidat joue un rôle considérable dans le choix des électeurs. C’est le contraire des accords d’appareils. À l’exception des très grandes agglomérations où les partis peuvent influer, dans 90 % des communes les listes se construisent « à la locale ». Ce n’est pas nouveau, cela a toujours fonctionné ainsi. J’ai été maire cinq mandats, j’ai toujours composé la liste dans la diversité, en cohérence avec le projet que je proposais aux citoyens. Ce projet ne peut être cohérent que s’il est partagé par l’équipe. Mais nous n’avons pas la même conception de la gestion municipale que la gauche ou l’extrême droite ! Par-delà il faut aussi dialoguer entre formations politiques de la droite et du centre qui ont vocation à gouverner, c’est ce que nous faisons au Sénat.

Les LR peuvent-ils rester au sein du gouvernement ? Jusqu’à quand ?

Les LR resteront au gouvernement tant qu’ils seront utiles au pays et tant que seront respectés le cadre et les limites qui ont été fixés. Je rappelle que la participation était une décision collective, en responsabilité, pour ne pas avoir un Premier ministre de gauche et permettre à la France de se doter d’un budget. J’assume ma part dans cette décision.

Laurent Wauquiez craint une alliance avec Edouard Philippe pour 2027. Pensez-vous qu’il puisse en effet être le candidat de la droite ?

Nous sommes dans une phase de reconstruction des Républicains. Comment parler d’incarnation alors que nous n’avons pas encore débuté le commencement d’un projet à proposer aux Français ? Comme le dit très justement Bruno Retailleau : « colline après colline » … Mais, nous devons empêcher l’extrême gauche ou l’extrême droite de gouverner la France. Nous devons reconquérir le pouvoir sur nos propres valeurs, avec notre projet alternatif et les Français décideront.

Le Sénat travaille sur le budget pour réduire le déficit de 5,4 % à 4,6 % du PIB et les 40 milliards d’économies à trouver. Comment procédez-vous ? Avec quel calendrier ?

La situation financière du pays est très détériorée, avec le déficit le plus élevé de la zone euro et une dette écrasante de 3 300 milliards d’euros. Si nous ne réagissons pas, nous allons être étouffés par la charge des intérêts qui pourrait bientôt atteindre 100 milliards d’euros par an ! Cela signifierait que nous n’aurons plus aucune marge de manœuvre pour renforcer la défense, préparer l’avenir ou financer les solidarités sociales et territoriales.

Les déséquilibres financiers du pays viennent principalement du fait que nous dépensons trop, nous ne travaillons et ne produisons pas assez. J’ai donc réuni, en accord avec les présidents de groupe du « socle commun », mercredi dernier, avec les rapporteurs généraux du Budget et de la Sécurité sociale, l’ensemble des rapporteurs du socle commun en leur demandant d’identifier des économies dans tous les domaines de l’action publique pour ramener le déficit à 4,6 % l’an prochain. Aucune dépense n’est sacrée. Seule l’efficacité compte ! Nous arbitrerons et fournirons nos propositions à l’exécutif d’ici l’été.

Bâtir le budget 2026 ne sera pas facile mais je pense la difficulté surmontable. Nos voisins européens y sont bien arrivés. Il faut tout explorer, examiner chaque poste de dépense, leur efficacité : du poids des normes où nous excellons, au fonctionnement de notre système de santé (examens redondants, transports sanitaires…), en passant par le nombre des agents des trois fonctions publiques et des opérateurs et agences de l’État. Rien ne doit être tabou à l’exception de la Défense qui doit être renforcée.

Le gel budgétaire fait partie des pistes à explorer dans tous les domaines y compris social. La réduction de l’inflation le rend possible. Il faut donc engager une forme de « révolution de méthode » dans la préparation des budgets.

Faut-il aller vers une TVA sociale ?

Les questions de la compétitivité de nos entreprises, du montant du salaire net, donc du poids des charges qui pèsent sur elles et les salariés, sont essentielles pour notre production, nos exportations et le pouvoir d’achat. Donc la TVA est là aussi à questionner. Il n’y a pas d’impôt magique. Il faut engager une approche globale de notre fiscalité ou nous sommes là encore « les champions ». Mais si on ne se pose pas la question de la dépense publique qui est supérieure de 16 % par rapport à la moyenne européenne alors on n’engagera rien de sérieux.

Faut-il toucher au crédit d’impôt recherche, qui coûte 7,5 milliards par an ?

Dans le contexte actuel, il ne faut s’interdire aucune réflexion, y compris sur les niches fiscales dont le coût dépasse 80 milliards d’euros. Le crédit d’impôt recherche est la première d’entre elles. Son utilité a été démontrée. Il a été introduit en Allemagne il y a cinq ans. Nos entreprises sont aux avant-postes de l’innovation dans de nombreux secteurs. Mais nous devons également vérifier que toutes les composantes de ce dispositif créé en 1983 par Jacques Delors sont pleinement efficaces. Il y a peut-être des rationalisations à opérer.

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Bruno Retailleau : « Je ne veux pas d’une droite à moitié de droite »

Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et président de notre mouvement, était l’invité d’Europe 1 et CNews.

Il est revenu sur son élection en tant que président de notre mouvement, sa place au gouvernement, la création d’un prison de très haute sécurité en Guyane, la lutte contre l’islamisme et les mesures contre l’insécurité.

Présidence LR : “74%, même dans les rêves les plus fous je ne l’aurais pas imaginé”déclare @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/0DrdursLQl

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Présidence LR : “Je ne veux pas d’une droite à moitié de droite” déclare @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/O8jNbGuTuP

— Europe 1 (@Europe1) May 19, 2025

“Rentrer dans ce gouvernement ce n’est pas se macroniser” affirme @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/kq7rzeU9CI

— Europe 1 (@Europe1) May 19, 2025

Prison de très haute sécurité en Guyane : “Les Français ont de la chance d’avoir un couple, ministre de la Justice et ministre de l’Intérieur, qui soit sur la même ligne” estime @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/0bB5vSziOD

— Europe 1 (@Europe1) May 19, 2025

Rapport sur l’entrisme islamiste : “si demain, je voulais dissoudre les frères musulmans, la justice me reprendrait et ils auraient une victoire, je ne veux pas leur donner” estime @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/56TyIrEild

— Europe 1 (@Europe1) May 19, 2025

Insécurité : “Il faut abroger la loi de Madame Belloubet de 2019, parce qu’elle interdit les courtes peines” affirme @BrunoRetailleau #LaGrandeITW #Europe1 pic.twitter.com/hkC5LXVaY2

— Europe 1 (@Europe1) May 19, 2025

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François-Xavier Bellamy : « Nous avons tout à reconstruire pour apporter l’espérance »

François-Xavier Bellamy, vice-président exécutif de notre mouvement, député européen et président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen, était l’invité de BFMTV.

Il est revenu sur l’élection de Bruno Retailleau en tant que président de notre mouvement, la crise et le projet de loi sur la fin de vie.

La victoire de @BrunoRetailleau, c’est la reconnaissance de la clarté, du courage, de la constance des convictions. Ce n’est que le début d’un long travail, non pour un parti, mais pour le pays. Nous avons tout à reconstruire pour apporter l’espérance de ce renouveau dont la… pic.twitter.com/6DQB3wGJtd

— Fx Bellamy (@fxbellamy) May 19, 2025

Pour François-Xavier Bellamy (LR), le modèle social français est devenu “un modèle antisocial parce qu’il punit ceux qui bossent” pic.twitter.com/XMYMjFApoc

— BFMTV (@BFMTV) May 19, 2025

François-Xavier Bellamy (LR): “(Bruno Retailleau) n’a sans doute pas gagné tous ses bras de fer, mais il en mène” pic.twitter.com/92yY8tOrf3

— BFMTV (@BFMTV) May 19, 2025

Loi sur la fin de vie: “Ce qui me révolte, c’est qu’on voudrait faire croire aux Français que le choix est entre souffrir et mourir”, assure François-Xavier Bellamy (LR) pic.twitter.com/Tsh3M7CIwq

— BFMTV (@BFMTV) May 19, 2025

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Annie Genevard : « Bruno Retailleau n’a renoncé à aucune de ses convictions »

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et secrétaire générale de notre mouvement, était l’invitée de France Info.

Elle est revenue sur l’élection de Bruno Retailleau en tant que président de notre mouvement, la proposition de loi visant à lever les contraintes dans l’agriculture, l’accord du Mercosur et l’aide à l’Ukraine.

Élection présidence LR “Le fait que Bruno Retailleau l’ait emporté largement à la tête de LR, renforce son poids au sein du gouvernement et ne l’affaiblit pas”, dit Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, secrétaire générale de LR. pic.twitter.com/cLegR5uB3P

— franceinfo (@franceinfo) May 19, 2025

Abeilles et pesticides “Ce n’est pas un retour des pesticides, ce n’est pas un retour des néonicotinoïdes, c’est la possibilité d’utiliser un néonicotinoïde, un assimilé néonicotinoïde [Acétamipride] qui n’est pas comme les autres”, dit Annie Genevard. pic.twitter.com/oEEG0PYqao

— franceinfo (@franceinfo) May 19, 2025

“L’accord du Mercosur n’est pas un bon accord. D’ailleurs, c’est l’accord qui est sur la table depuis 20 ans. S’il était bon, il aurait déjà été adopté”, estime Annie Genevard. pic.twitter.com/QQv6Bma89b

— franceinfo (@franceinfo) May 19, 2025

“L’aide à l’Ukraine ne peut pas se faire au prix de la déstabilisation profonde de nos propres économies. Il faut raison garder. Il y a un équilibre à trouver dans le soutien”, affirme Annie Genevard. pic.twitter.com/7Vnb044xZe

— franceinfo (@franceinfo) May 19, 2025

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