Rachida Dati : « Le soir du premier tour s’ouvrira une crise de légitimité profonde à la mairie de Paris »

Rachida Dati : « Le soir du premier tour s’ouvrira une crise de légitimité profonde à la mairie de Paris »

Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, n’est pas surprise par les difficultés de la campagne présidentielle d’Anne Hidalgo.

Le Conseil de Paris doit désigner la ville de Kiev, mardi, « citoyenne d’honneur » de la capitale. Que pensez-vous de ce symbole ?

Tous les élus locaux, et pas uniquement à Paris, sont heureusement mobilisés pour l’Ukraine.

Quel dossier vous semble prioritaire pour la capitale ?

Tous, car cette mandature, c’est le chaos dans tous les secteurs. La justice est même saisie sur des dossiers municipaux douteux. Circuler à Paris à vélo, à pied ou en voiture, est devenu un enfer. Les Parisiens sont dépossédés de leur qualité de vie. Près de 10% de la voirie est inaccessible de manière permanente en raison des chantiers menés sans contrôle ou par des occupations illégales.

Quel bilan faites-vous de l’action d’Anne Hidalgo sur la sécurité, la propreté et la gestion de l’espace ?

Comme la grande majorité des Parisiens, négatif ! Paris c’est la bétonisation à outrance, c’est le département le plus criminogène de la France métropolitaine, c’est la saleté et les embouteillages. Anne Hidalgo entraîne Paris dans un déclin sans fin. Paris se vide de ses forces vives et de ses familles ! Plus de 6000 élèves manquaient à l’appel à la rentrée scolaire.

Quelle est la situation budgétaire ?

En un mot : la faillite. En six ans, Anne Hidalgo a doublé la dette de la ville, qui atteint plus de 10 milliards d’euros. Ne pouvant faire face aux dépenses, dès janvier, elle a été contrainte de demander à ses directions de réduire fortement les services aux Parisiens. Elle n’aura pas d’autre choix que d’augmenter impôts et taxes ! Regardez les tarifs de stationnement, les amendes, les tarifs des services publics qui pèsent lourdement sur les familles, les commerçants, les entreprises.

Comment expliquez-vous les difficultés de la campagne présidentielle de la maire de Paris ?

Une mauvaise maire ne peut être reconnue par les Français, les sondages l’attestent. Sa popularité est à l’image de ses échecs ! Le soir du premier tour s’ouvrira une crise de légitimité profonde. Face à un tel rejet, Anne Hidalgo ne pourra plus diriger l’une des plus grandes métropoles d’Europe. Elle devra arrêter les projets régressifs pour la qualité de vie comme la fermeture à la circulation des sept premiers arrondissements, puis la fermeture du pont d’Iéna et des abords qui couperont les 15e, 16e, et 7e arrondissements entre eux.

Valérie Pécresse peut-elle encore se qualifier ?

Incontestablement, la campagne est difficile mais tout est possible jusqu’au dernier jour ! Pour gagner, il faut affirmer ce qui fait notre différence avec les autres candidats et savoir parler aux classes populaires. Les Français se prononceront sur les réponses apportées à leurs préoccupations mais également sur la vision que nous avons de la France.

Dans quel état la droite sortira-t-elle de cette présidentielle ?

La droite n’est pas « un cadavre à la renverse » comme la gauche. Elle n’est pas morte parce que ses valeurs sont profondément celles des Français. C’est la reconnaissance du mérite, du travail, de l’ascension sociale par l’école, de la liberté d’entreprendre, et du droit à la sécurité. Ces enjeux sont pour moi importants à défendre et je le ferai quelle que soit l’issue du scrutin. Je crois à la politique. Aussi, je constate que depuis 1981, aucune famille politique n’a gagné dans la durée sans convaincre nos concitoyens les moins favorisés. Les grandes avancées à droite comme à gauche se sont faites grâce à la mobilisation des classes populaires. Or, elles sont les grandes oubliées de cette campagne électorale.

Avez-vous des informations concernant les intentions réelles de Nicolas Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy s’est toujours déterminé en fonction de sa vision de l’intérêt du pays.

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Nadine Morano : « Le chef de l’État essaye d’anesthésier la campagne présidentielle »

Nadine Morano : « Le chef de l’État essaye d’anesthésier la campagne présidentielle »

Nadine Morano, députée européenne et conseillère politique de notre mouvement, était l’invitée d’Europe 1.

Elle est revenue sur le refus d’Emmanuel Macron de débattre, le programme de Valérie Pécresse et le bilan d’Emmanuel Macron.

Nadine Morano : “Le chef de l’Etat à l’heure actuelle essaye d’anesthésier la campagne présidentielle” #Europe1 pic.twitter.com/mlkGEiea9j

— Europe 1 (@Europe1) March 21, 2022

Nadine Morano : “Valérie Pécresse a démontré qu’elle était une bonne gestionnaire” #Europe1 pic.twitter.com/3W8UlpG36g

— Europe 1 (@Europe1) March 21, 2022

Nadine Morano : “Il ne faut pas trop écouter les sondages mais plutôt regarder la réalité : le bilan de Macron est désastreux” #Europe1 pic.twitter.com/oWzM8ZQ8Sw

— Europe 1 (@Europe1) March 21, 2022

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Xavier Bertrand : « Emmanuel Macron n’a plus d’idées, son seul projet est de rester au pouvoir »

Xavier Bertrand : « Emmanuel Macron n’a plus d’idées, son seul projet est de rester au pouvoir »

Xavier Bertrand, conseiller de Valérie Pécresse, président de la région des Hauts-de-France, était l’invité de CNews.

Il est revenu sur la guerre en Ukraine, l’accueil des réfugiés Ukrainiens, le projet d’Emmanuel Macron et le refus de débattre d’Emmanuel Macron.

Xavier Bertrand, sur la guerre en Ukraine : «La Chine a une vraie responsabilité pour qu’on mette un terme à ce conflit», dans #LaMatinale pic.twitter.com/wMAOqjuZuv

— CNEWS (@CNEWS) March 21, 2022

Xavier Bertrand, sur les réfugiés ukrainiens : «Il faut les accueillir et leur montrer que nous sommes de leur côté», dans #LaMatinale pic.twitter.com/4qkDrNy1fP

— CNEWS (@CNEWS) March 21, 2022

Xavier Bertrand, à propos d’Emmanuel Macron : «Il n’a plus d’idées, son seul projet est de rester au pouvoir», dans #LaMatinale pic.twitter.com/4gjqF4N0TI

— CNEWS (@CNEWS) March 21, 2022

Xavier Bertrand : «Qu’il n’y ait pas de débat, pas de confrontation, est un drame», à propos du refus d’Emmanuel Macron de débattre avec les autres candidats avant le second tour de la présidentielle. #LaMatinale pic.twitter.com/72uNg9qJkJ

— CNEWS (@CNEWS) March 21, 2022

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Geoffroy Didier : « Emmanuel Macron a interdit le débat public, c’est un scandale démocratique »

Geoffroy Didier : « Emmanuel Macron a interdit le débat public, c’est un scandale démocratique »

Geoffroy Didier, député européen et directeur de la communication de Valérie Pécresse, était l’invité de Sud Radio.

Il est revenu sur le refus d’Emmanuel Macron de débattre, le programme de Valérie Pécresse et la guerre en Ukraine.

[#SudRadio]@GeoffroyDidier : “Il n’y a pas de campagne présidentielle. #Macron a interdit le débat public car il ne veut pas se justifier sur son bilan. C’est un scandale démocratique”

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— Sud Radio (@SudRadio) March 21, 2022

[#SudRadio]@GeoffroyDidier : “#Macron fait semblant d’être de droite, il a picoré parmi les propositions de @vpecresse. Le prétendu programme d’@EmmanuelMacron n’a rien à voir avec celui de Valérie #Pecresse

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— Sud Radio (@SudRadio) March 21, 2022

[#SudRadio]@GeoffroyDidier : “#Mélenchon, #Zemmour, #LePen se sont disqualifiés devant l’histoire. Ces gens-là devraient avoir honte de se présenter à l’élection #Presidentielle2022. Ils n’ont pas le droit d’incarner le peuple Français”
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— Sud Radio (@SudRadio) March 21, 2022

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Christian Jacob : « Voter utile c’est voter pour Valérie Pécresse »

Christian Jacob : « Voter utile c’est voter pour Valérie Pécresse »

Christian Jacob, président de notre mouvement, était l’invité des 4 vérités sur France 2.

Il est revenu sur l’élection présidentielle, le bilan d’Emmanuel Macron et la sécurité.

Voter utile c’est voter pour @vpecresse. Elle est la seule qui a la capacité de faire.

Les engagements qu’elle avait pris il y a 6 ans dans son mandat régional ont été tenus. Le bilan d’Emmanuel Macron c’est zéro. Aucune réforme n’a été portée. #les4V #Pecresse2022 pic.twitter.com/AbOwJU3Rrn

— Christian JACOB (@ChJacob77) March 21, 2022

Le bilan d’Emmanuel Macron est catastrophique. Avant le Covid, en 3 ans, Emmanuel Macron n’a rien fait.

Les dépenses publiques ont augmenté + rapidement que sous F. Hollande (+ 2,6% de hausse sous Macron, contre + 1,4% sous Hollande). Aucune réforme des retraites… #les4V pic.twitter.com/PgxLImTAdf

— Christian JACOB (@ChJacob77) March 21, 2022

Échec de Macron sur la sécurité. L’insécurité explose. + 30% de violences sur les personnes.@vpecresse en Ile-de-France il y a 6 ans a pris des engagements et les a tenus. Emmanuel Macron, lui, n’a tenu aucun de ses engagements. #les4V #Pecresse2022 pic.twitter.com/rs2pMdKO8V

— Christian JACOB (@ChJacob77) March 21, 2022

Le seul risque pour Emmanuel Macron est de se retrouver face à @vpecresse au second tour.

Il a mobilisé toute son énergie pour faire monter les extrêmes, en ne faisant pas campagne, en refusant de rendre des comptes. #les4V #Pecresse2022 pic.twitter.com/ThC94iTkby

— Christian JACOB (@ChJacob77) March 21, 2022

Rien n’est joué aujourd’hui. @vpecresse est la seule qui a la capacité de faire. Elle est la seule qui peut incarner une alternative crédible. #les4V #Pecresse2022 pic.twitter.com/IkobKVe1Z3

— Christian JACOB (@ChJacob77) March 21, 2022

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Valérie Pécresse : « Je suis la candidate de la France qui travaille »

Valérie Pécresse : « Je suis la candidate de la France qui travaille »

A trois semaines du 1er tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse était l’invitée d’Anne-Claire Coudray au 20h de TF1. Loin des mesurettes et des revirements du gouvernement, sur les retraites, la hausse du carburant, la hausse des impôts, Valérie Pécresse a proposé aux Français un programme solide, nouveau et réformateur. Un programme nécessaire pour relever la France.

« Emmanuel Macron fuit le débat parce que son bilan, c’est son boulet »

« Moi, je veux aujourd’hui venir projet contre projet, débattre et convaincre » a commencé Valérie Pécresse. A quelques semaines de l’élection présidentielle, il est plus que temps que tous les candidats présentent leurs projets et leurs visions de l’avenir de la France. Valérie Pécresse le martèle, « il ne faut pas que les Français se laissent voler cette élection ». « Emmanuel Macron fuit le débat » et c’est un lourd dommage causé à la démocratie. Un Président doit rendre des comptes !

« Le vrai programme de droite qui remettra de l’ordre dans la rue, à nos frontières, qui revalorisera le travail, qui fera les réformes et s’occupera de la dette », c’est celui de Valérie Pécresse. Emmanuel Macron pioche allègrement dans le programme de Valérie Pécresse pour y puiser des idées, mais seul le programme de Valérie Pécresse est complet et cohérent.

Il ne faut pas que les Français se laissent voler cette élection. E.Macron fuit le débat.

Le vrai programme de droite qui remettra de l’ordre dans la rue, à nos frontières, qui revalorisera le travail, qui fera les réformes et s’occupera de la dette, c’est le mien. #Pecresse2022 pic.twitter.com/qCofpU4qlE

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 20, 2022

Le gouvernement a annoncé 3 milliards d’aides aux automobilistes, avec la remise de 15 centimes par litre d’essence à partir du 1er avril. Valérie Pécresse critique sévèrement cette mesure : elle estime que l’État aurait dû reverser 25 centimes par litre d’essence. En effet, par le mécanisme des taxes sur l’essence, les hausses du prix de l’essence ont fait gagner 25 centimes de recettes supplémentaires à l’État. Valérie Pécresse s’oppose à cette gestion des finances publiques et de l’argent des Français : « il n’y a pas de raison que l’État s’enrichisse pendant cette crise à cause de la hausse des prix de l’essence ».

« Je suis la candidate de la France qui travaille »

« Hausse de 10% des salaires sur le quinquennat, indexation des retraites sur l’inflation, allocations familiales dès le premier enfant », Valérie Pécresse propose un « véritable bouquet de pouvoir d’achat pour les Français ». Les effets d’annonce du gouvernement ne fonctionnent plus aujourd’hui, et Emmanuel Macron peine à faire illusion. Comment peut-il se présenter comme président réformateur, alors qu’il n’a pas fait de réformes structurelles lors de son quinquennat ? Valérie Pécresse propose « deux fois plus de baisses d’impôts et de charges que dans le projet d’Emmanuel Macron » parce qu’elle veut faire deux fois plus de réformes : assurance chômage, retraites, réforme de l’Etat, décentralisation.

Je suis la candidate de la France qui travaille.

Hausse de 10% des salaires sur le quinquennat, indexation des retraites sur l’inflation, allocations familiales dès le premier enfant, je propose un véritable bouquet de pouvoir d’achat pour les Français. #Pecresse2022 pic.twitter.com/u4I54y4YYn

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 20, 2022

Valérie Pécresse a aussi critiqué la façon de travailler d’Emmanuel Macron, qui explique selon elle le scandale dans les Ehpad. « Tout le monde fait tout en même temps, c’est le propre du macronisme ». Valérie Pécresse veut réaliser une réforme des compétences des différentes strates administratives. En effet, si les contrôles dans les EHPAD avaient été confiés à la responsabilité des départements, et pas à l’État, le scandale des EHPAD ne serait jamais arrivé. Système inefficace et coûteux, Valérie Pécresse envisage une grande simplification administrative. Cette réforme est urgente et attendue par les Français. Valérie Pécresse a rappelé qu’en France « on est les champions du monde du paiement des impôts ».

« Il faut que la peur change de camp »

« Emmanuel Macron est dans le déni sur les questions d’autorité » comme sur de nombreux autres sujets. Il est temps que la France se dote d’un gouvernement qui connait le terrain, qui connait les problématiques des Français, et qui connait les réalités de ce que vivent les Français. Dans son programme sécurité, Valérie Pécresse a prévu « des peines planchers pour les multirécidivistes, un an de prison ferme minimum pour tous ceux qui s’attaquent aux personnes qui ont autorité dans la société ». Son programme peut se résumer en une phrase : « il faut que la peur change de camp ».

« Pendant 5 ans, Emmanuel Macron a méprisé les territoires. Il n’a rien d’un décentralisateur ». A l’inverse, Valérie Pécresse veut « un grand projet d’autonomie pour les régions de France ». Le gouvernement de la France entière ne peut plus se tenir uniquement depuis la capitale, et chaque région doit pouvoir décider pour elle-même dans une certaine mesure. Cette discussion doit se faire sereinement sans « céder face à la rue » comme le gouvernement l’a fait en Corse début mars 2022. C’est une faute d’avoir « lâché l’autonomie pour la Corse, tout de suite, comme ça ».

E.Macron est dans le déni sur les questions d’autorité.

Je propose des peines planchers pour les multirécidivistes, un an de prison ferme minimum pour tous ceux qui s’attaquent aux personnes qui ont autorité dans la société. Il faut que la peur change de camp. #Pecresse2022 pic.twitter.com/eyUTYCxRmt

— Valérie Pécresse (@vpecresse) March 20, 2022

Emmanuel Macron a fait la preuve de son incapacité à gouverner le pays depuis 5 ans. Il promet qu’il envisage de grandes réformes pour le prochain quinquennat, mais qui peut décemment croire qu’il fera dans le prochain quinquennat ce qu’il n’a pas su faire depuis 5 ans ? Pour des réformes utiles, concrètes et nécessaires, la France a besoin de Valérie Pécresse.

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Christian Jacob : « Emmanuel Macron a construit une stratégie cynique »

Christian Jacob : « Emmanuel Macron a construit une stratégie cynique »

Selon le président des Républicains, la logique du président-candidat consiste à tout faire pour ne pas rendre de comptes sur son inaction durant son mandat.

À 20 jours du premier tour, les sondages ne sont-ils pas préoccupants pour Valérie Pécresse ?

En refusant une confrontation démocratique, Emmanuel Macron joue avec le feu. Il y a bien entendu le drame et la situation très douloureuse en Ukraine, mais la stratégie de ne pas faire campagne a clairement été anticipée et établie avant cette guerre. D’autre part, si pour la deuxième fois successive, il n’y a pas de confrontation entre deux candidats qui représentent des partis de gouvernement, il y aura des risques très importants. Ce qui ne se sera pas passé dans les urnes peut se passer dans la rue. Avoir un président qui nous fait un simulacre de rencontre avec les Français comme à Poissy, avec 200 personnes filtrées, des questions rédigées par l’Élysée, qui parle de lui à la troisième personne, qui pose en sweat à capuche, pas rasé, on se demande où le ridicule et la caricature s’arrêteront. Cela est inquiétant, voilà pourquoi il est important que nous puissions avoir ce débat démocratique et qu’il rende des comptes sur l’immobilisme qui a été le sien. La réalité, c’est qu’il n’a ni l’audace, ni le courage de Valérie Pécresse.

Gérard Larcher s’interrogeait sur la « légitimité » d’un président élu dans les conditions d’une campagne sans débat. Êtes-vous d’accord avec lui ?

Oui, on ne peut pas se passer pendant dix ans d’un vrai débat démocratique sur l’élection. Emmanuel Macron a construit une stratégie cynique qui est de tout faire pour ne pas rendre de comptes sur l’inaction qui a été la sienne. Nous devons avoir une confrontation républicaine sur son bilan: des dépenses publiques qui avant la crise du Covid-19 ont crû beaucoup plus vite que sous François Hollande, l’augmentation des emplois publics, de la dette, un déficit commercial le plus important de toute l’Union européenne, une balance commerciale agricole déficitaire, une insécurité qui a explosé, etc.

Corse, dégel du point d’indice des fonctionnaires… Le président répond à certaines attentes…

C’est tout et n’importe quoi. Emmanuel Macron veut faire croire qu’à un mois de la présidentielle, il va faire, comme par enchantement, ce qu’il a été incapable de faire. La réalité, c’est qu’il n’y a pas de vision, pas de courage. Sur le nucléaire, sur les retraites, il a changé d’avis à 180 degrés.

Plusieurs LR ont rejoint soit Macron, soit Zemmour. Est-ce le signe avant-coureur d’une recomposition de la droite ?

Absolument pas. Nous sommes sur ce qu’il se passe à toute présidentielle: des esprits un peu fragiles et des opportunistes changent de camp sous l’effet des sondages. Cela n’a rien de nouveau, ceux qui changent de chapelle aujourd’hui étaient tous identifiés.

L’union des droites promise par Zemmour est-elle une menace pour vous ?

Éric Zemmour est dans tous les ressorts de l’extrême droite. Lorsqu’il s’interroge à haute voix sur la soi-disant culpabilité de Dreyfus, sur le soutien de Pétain aux Juifs, sur le changement de prénom des enfants: je ne me reconnais en aucun cas dans ce type de discours. Valérie doit faire campagne, se qualifier au deuxième tour, et alors, une autre histoire s’écrira. Je ne suis pas là pour commenter les coups de billard à trois bandes ou les stratégies de boutiquiers à la petite semaine, tout ceci n’a aucun sens.

Certains LR disent soutenir Pécresse jusqu’au premier tour mais envisagent, de rallier Macron si elle n’est pas au second tour.

Les questions du second tour se posent le soir du premier. Avant, elles n’ont pas d’intérêt. Pour le moment, il faut être mobilisé. Valérie Pécresse a démontré un courage et une solidité sans pareil. Elle est la cible de toutes les attaques du camp Macron et des extrêmes. Elle a un projet chiffré, structuré et préparé avec l’ensemble des responsables LR et nos partenaires centristes. Elle est en situation de se qualifier, d’offrir un vrai choix démocratique.

Le positionnement de Sarkozy peut-il être important pour la campagne de Pécresse ?

Oui bien sûr, et vous savez que Nicolas Sarkozy a toujours été fidèle à sa famille politique, mais ce n’est pas à moi de m’exprimer en son nom.

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Valérie Pécresse : « S’il y a autant d’abstention, c’est peut-être parce qu’on ne fait pas toujours ce qu’on dit »

Valérie Pécresse : « S’il y a autant d’abstention, c’est peut-être parce qu’on ne fait pas toujours ce qu’on dit »

Après une visite à l’école juive de Toulouse à la veille des dix ans de l’attentat perpétré par Mohammed Merah, Valérie Pécresse a échangé pendant une heure avec six lectrices et lecteurs de La Dépêche du Midi.

René Saint, retraité, 79 ans : Envisagez-vous de revenir sur l’abrogation de la demi-part fiscale des veufs et veuves ?

Je ne reviendrai pas sur la suppression de la demi-part, néanmoins je souhaite passer les pensions de réversion des veuves et veufs de 54 % à 75 % de la retraite dont bénéficiait le défunt pour que leur conjoint puisse avoir une meilleure pension.

Plus globalement, je veux que les retraites soient indexées sur l’inflation, pour éviter aux retraités de perdre en pouvoir d’achat. Et je souhaite également aider les personnes âgées à se maintenir à domicile le plus longtemps possible, notamment avec un crédit d’impôt de 2500 euros pour leur permettre d’adapter leur logement aux contraintes du grand âge et de financer des services à domicile afin de rester chez eux le plus longtemps possible.

Enfin, vous avez sans doute entendu parler du scandale dans certains Ehpad privés, face à cela, je mettrai en place une charte très contraignante pour assurer un meilleur encadrement des soins.

Camille Guibert, étudiante, 20 ans : Comment comptez-vous faire pour rassurer les jeunes face à la crise écologique ?

Mon projet est celui des générations futures. Je ne veux pas vous léguer de dette, qu’elle soit financière, comme c’est le cas aujourd’hui, ou écologique. Je considère qu’on n’hérite pas de la planète, on l’emprunte à ses enfants, donc on doit vous la léguer dans les meilleures conditions possibles.

Je souhaite faire un vrai Elysée de l’environnement en réunissant tout le monde pour bâtir des indicateurs qui nous imposeront d’avancer sur cette question environnementale. Mon objectif est d’atteindre le zéro carbone d’ici 2050, en sortant du pétrole et du charbon et en aidant les ménages et les entreprises à prendre leur part dans cette transition grâce à diverses aides.

Pierre-Olivier Nau, chef d’entreprise et président du Medef Haute-Garonne, 47 ans : Pensez-vous que la taxe carbone aux frontières soit un outil utile et pertinent ?

Je suis favorable à ce que l’Europe nous protège, avec par exemple des clauses de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) dans toutes les commandes publiques. Je suis donc favorable à une taxe carbone aux frontières si elle est faite pour protéger les intérêts français, et c’est aujourd’hui tout l’enjeu.

Trop souvent, quand une nouvelle norme européenne est créée, elle est faite pour protéger les Allemands, ce sont eux, aujourd’hui, qui dirigent l’Europe. Les intérêts de la France ne sont jamais défendus. C’est ce que je veux changer : il faut que ce soit plus rentable de produire en France, et je veux donc une vraie taxe carbone aux frontières, pas quelque chose qui puisse être détourné. Cela va de pair avec ma volonté de réindustrialisation du pays qui est primordiale.

Elisa Wolf, étudiante et demandeuse d’emploi, 18 ans : Aujourd’hui beaucoup de jeunes ne s’identifient pas à la classe politique, comment comptez-vous lutter contre l’abstention et donner aux jeunes l’envie de s’exprimer ?

Le Covid-19 a éloigné les jeunes de la politique, il y a un lien à retisser. Si je suis élue, je mettrai en place des conférences départementales, régionales et nationales pour associer les jeunes au processus démocratique et pour qu’ils expriment leurs préoccupations.

Je ferai un référendum d’initiative citoyenne car il y a peut-être, dans mon programme, des choses que je n’ai pas abordées et qui tiennent à cœur à certains Français, donc si un grand nombre de citoyens mettent en avant un sujet, cela doit pouvoir être présenté au Parlement, voire, être soumis à un référendum.

J’ajoute que s’il y a autant d’abstention, c’est peut-être parce qu’on ne fait pas toujours ce qu’on dit…

Anaïs Loubet, agricultrice, 29 ans : Que comptez-vous faire pour permettre aux exploitations de se maintenir et se pérenniser en ayant un revenu décent ?

Je veux une agriculture productive : je souhaite qu’on produise plus. Et pour ce faire, il faut aider les agriculteurs.

Vous êtes des entrepreneurs, donc le sujet c’est d’abord vos revenus : il faut que vos produits soient rémunérés au juste prix et que vous-mêmes, vous soyez rémunérés au juste prix. Pour cela, je souhaite un vrai rapport de force avec la distribution.

Plus largement, je porte plusieurs mesures de long terme pour les agricultures : un abattement de 50 % sur la taxe foncière pour baisser les charges, la mise en place d’une vraie protection aux frontières face à des produits moins chers qui ne respectent pas les normes environnementales, etc.

Je serai derrière les agriculteurs car ce sont les premiers écologistes de France de mon point de vue. Et sur l’écologie, il ne faut pas avoir d’idéologie, il faut des résultats. Par exemple avec 100 % des produits locaux dans les cantines publiques !

Cécile Esquerre-Montagnini, enseignante en collège, 51 ans : Dans votre programme, vous estimez que l’école est ‘source d’inégalités’, que proposez-vous pour y remédier ?

D’abord, il faut prendre des engagements avec les établissements du secteur privé sur l’accueil d’élèves boursiers, il faut du donnant-donnant pour que les choses s’équilibrent.

Ensuite, il y a l’enjeu du budget. Dans l’Education nationale, à l’heure actuelle, il y a beaucoup de problèmes qui sont de l’ordre financier : le manque d’équipement, le manque de valorisation salariale en début de carrière, etc. Il faut donc remédier à cela.

Mais c’est aussi une question de moyens, et pour ce faire, je souhaite créer 10 000 postes dans l’Education nationale pour faire du sur-mesure. Et par la même occasion, donner aux AESH un vrai statut, avec des contrats sur cinq ans pour les sortir de la précarité. Enfin, il faut aussi améliorer l’organisation du système globalement, en remettant des personnes là où il en faut.

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