Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, cinq sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Mathieu Darnaud, sénateur d’Ardèche, a interpellé le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur les finances des collectivités.

Les cafouillages ministériels sur les dotations des #collectivités locales, en marge de l’examen du texte sur #pouvoirdachat à l’AN, provoquent l’incompréhension de leurs représentants. @mathdarnaud interpelle le gvt. #QAG https://t.co/L9DqqukPdq

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) July 27, 2022

Valérie Boyer, sénatrice des Bouches-du-Rhône, a interrogé le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur l’agression de policiers à Lyon.

Les attaques aux personnes, dont des policiers, de plus en plus nombreuses, correspondent-elles à un #sentimentdinsécurité ? @valerieboyer13 interroge le gvt. #QAG https://t.co/QKXF0rSLkH

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) July 27, 2022

Philippe Dominati, sénateur de Paris, a questionné le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur la sécurité à Paris.

La #préfecturedepolice de Paris fait face à de nombreuses difficultés. @PhDominati interpelle le gvt sur l’utilité d’une réforme. #QAG https://t.co/EAaEF1zK5h

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) July 27, 2022

Jean Sol, sénateur des Pyrénées-Orientales, a interpellé le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur l’installation des gens du voyage dans les Pyrénées-Orientales.

Les nuisances occasionnées par les communautés des #gendsduvoyage préoccupent nos élus. @JeanSOL__ interpelle le gouvernement. #QAG https://t.co/5nvKWOV5zw

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) July 27, 2022

Pour finir, Laurence Muller-Bronn, sénatrice du Bas-Rhin, a interrogé le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des personnes handicapées sur les conséquences de l’inflation sur les résidents des Ehpad.

Les résidents d’#EHPAD, comme les entreprises et les collectivités, sont exclus du dispositif d’aide de l’État pour faire face à la hausse des prix de l’#energie. @MullerBronnL interpelle le gvt. #QAG https://t.co/LshXp8p0Ns

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) July 27, 2022

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Annie Genevard : « Sans les Republicains, la démocratie française serait affaiblie »

Annie Genevard : « Sans les Republicains, la démocratie française serait affaiblie »

Notre présidente, Annie Genevard, était ce matin l’invitée de Thierry Dagiral sur Europe 1.

Notre position à l’Assemblée nationale est claire : « les Français ne demandent pas que nous bloquions les institutions mais veulent que nous soyons dans l’opposition ». C’est pourquoi nous voulons être « une opposition utile pour les Français ».

Les Français ne demandent pas que nous bloquions les institutions mais veulent que nous soyons toutefois dans l’opposition.

Nous sommes une opposition utile pour les Français qui fait avancer les sujets, comme sur l’#AAH que la majorité a refusé pendant 5 ans. pic.twitter.com/XHVqgXNcC1

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) July 27, 2022

Par exemple, « sur le carburant, nous avons obtenu satisfaction ». Notre présidente rappelle qu’« avec la ristourne des pétroliers et les 30 centimes de remise, le prix du carburant approchera 1,50€, comme nous l’avions proposé ». Le gouvernement, lui, proposait « un système d’aides ciblées qui n’aurait pas bénéficié aux classes moyennes ».

Nos propositions, comme «la défiscalisation des heures supplémentaires, la monétisation des RTT sont des mesures de pouvoir d’achat par le travail ». En effet, la valeur travail fait partie de « l’ADN de la droite » : « nous préférerons toujours la revalorisation du travail à l’assistanat ».

La défiscalisation des heures supplémentaires, la monétisation des RTT sont des mesures de pouvoir d’achat par le travail. Revaloriser le travail, correctement rémunéré, c’est l’ADN de la droite.

Nous préférerons toujours la revalorisation du travail à l’assistanat. pic.twitter.com/zgvLlMW6LQ

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) July 27, 2022

Concernant sa mission, notre présidente « veille à ce que les candidats à la présidence du parti soient traités de façon équitable » et a « engagé un travail important avec les groupes parlementaires » afin de coordonner notre action.

Je suis concentrée sur ma mission. Je veille à ce que les candidats à la présidence du parti soient traités de façon équitable. J’ai aussi engagé un travail important avec les groupes parlementaires @Republicains_An @lesRep_Senat @PPE_FR pic.twitter.com/Lji2p7ucNx

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) July 27, 2022

Notre mouvement a besoin de changements, « il faut faire souffler un grand vent d’air frais, renouveler nos pratiques, travailler à l’unité de notre famille politique ». Cependant, « si les Républicains n’existaient pas, la démocratie française s’en trouverait singulièrement amputée ».

Chez @lesRepublicains, nous devons changer beaucoup de choses. Il faut faire souffler un grand vent d’air frais, renouveler nos pratiques, travailler à l’unité de notre famille politique. Un combat de ligne n’est pas souhaitable. pic.twitter.com/cuo8ZgaFtV

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) July 27, 2022

Sans @lesRepublicains, la démocratie française serait affaiblie. Il ne resterait qu’un grand centre et les extrêmes, alors seules alternatives à Emmanuel Macron. C’est pour cela que nous devons tenir bon. pic.twitter.com/iGqdosGG5Y

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) July 27, 2022

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Bruno Retailleau : « Ce ne sont pas lois qui créent du pouvoir d’achat, mais le travail »

Bruno Retailleau : « Ce ne sont pas lois qui créent du pouvoir d’achat, mais le travail »

Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l’invité de BFMTV.

Il est revenu sur le recul de l’âge de départ à la retraite, le paiement des jours de RTT pour les fonctionnaires, le projet de loi sur le pouvoir d’achat, l’immigration et l’élection du président de notre mouvement.

Recul de l’âge de départ à la retraite: “On ne lâchera pas”, prévient Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau), qui souhaite le porter à “au moins 64 ans” pic.twitter.com/AzhSjB02ie

— BFMTV (@BFMTV) July 27, 2022

Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) se dit favorable à l’extension du paiement des RTT aux fonctionnaires pic.twitter.com/xnK2InUOpL

— BFMTV (@BFMTV) July 27, 2022

Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau): “Ce ne sont pas lois qui créent du pouvoir d’achat, mais le travail” pic.twitter.com/K3UZp1bshm

— BFMTV (@BFMTV) July 27, 2022

Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau): “Il y aura un texte sur l’immigration à la rentrée en première lecture au Sénat” pic.twitter.com/5b2onbJri3

— BFMTV (@BFMTV) July 27, 2022

“Je ne suis pas en manque de responsabilités”

Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) exclut une candidature à la présidence LR pic.twitter.com/VmZPdg6da8

— BFMTV (@BFMTV) July 27, 2022

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Nos députés interrogent le gouvernement

Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, a interpellé la Première ministre sur la baisse des taxes sur les carburants.

@J_PVigier : “Grâce à une mobilisation sans faille, les députés @lesRepublicains ont obtenu une baisse conséquente du prix des carburants. Toutefois provisoire jusqu’en décembre, êtes-vous prêts à pérenniser ces aides ?” #QAG pic.twitter.com/PPzpfGxkcZ

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) July 26, 2022

Philippe Juvin, député des Hauts-de-Seine, a questionné le ministre de la Santé et de la Prévention sur la vaccination contre la variole du singe.

@philippejuvin : “Concernant la variole du singe, concrètement, combien de doses avons-nous? Sommes-nous, aujourd’hui, en capacité de produire ces vaccins sur le territoire national?” #QAG pic.twitter.com/7UefcVXemD

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) July 26, 2022

Pour finir, Virginie Duby-Muller, députée de Haute-Savoie, a interrogé le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des personnes handicapées sur le manque de personnels dans les Ehpad.

@DubyMuller : “Depuis plusieurs années, les directeurs d’EHPAD manquent cruellement de personnel. Épuisés, de plus en plus de soignants se mettent en arrêt maladie ou démissionnent. La pénurie de personnel va s’aggraver : que comptez-vous faire? Il y a urgence!” #QAG pic.twitter.com/YhOd1XL5XR

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) July 26, 2022

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À l’Assemblée, une recomposition salutaire

À l’Assemblée, une recomposition salutaire

Là où le Premier ministre voit en l’absence de majorité absolue un drame, il faut en réalité voir une opportunité unique pour notre pays.

L’heure est grave. En s’alliant pour voter contre les mesures de protection des Français face au Covid, LFI, les LR et le RN empêchent tout contrôle aux frontières face au virus. Par ce tweet lapidaire posté le 13 juillet, Élisabeth Borne semble découvrir avec effroi que la donne politique a radicalement changé à l’Assemblée nationale. Hier simple chambre d’enregistrement peuplée de « godillots », notre Chambre basse redevient aujourd’hui l’épicentre de notre vie publique.

Le caractère inédit de cette situation – une Assemblée nationale sans majorité absolue – nous prouve, une fois encore, que le peuple français est un grand peuple politique, capable de réélire un président décrié mais satisfait, sept semaines plus tard, de le priver d’une part substantielle de son pouvoir.

Puisque les alternances successives de majorités fortes n’ont pas apporté aux Français des résultats concrets, peut-être que l’obligation faite au gouvernement de composer avec ses oppositions permettra à la France d’enrayer le déclin dans lequel elle est enfermée depuis tant d’années.

Un premier enseignement saute aux yeux : alors que les arbitrages étaient auparavant rendus par des hauts fonctionnaires nommés par le pouvoir et soumis à aucun devoir de résultats, les grandes orientations sont aujourd’hui votées à l’Assemblée nationale par des représentants élus par le peuple, redonnant du corps, du cœur et surtout du sens aux décisions prises.

Les premiers textes examinés l’ont prouvé, les 62 députés LR sont la clé de voûte de ce nouveau système démocratique. De fait, si les députés de droite décident de voter contre un texte, celui-ci a de grandes chances d’être rejeté. Au surplus, la droite parlementaire possède la majorité lors des commissions mixtes paritaires, où sept députés et sept sénateurs sont chargés de trouver des points d’accord entre les deux Chambres.

Nous, députés LR, avons donc une responsabilité infiniment supérieure à celle des oppositions protestataires : limiter les blocages de notre pays mais aussi influer réellement sur la politique menée par le gouvernement, non pas en s’alliant avec lui au sein d’une majorité mais en le forçant à enfin regarder en face la réalité de notre pays.

La situation désastreuse de la France exige que nous puissions imposer quelques consensus prioritaires : le rétablissement de l’autorité pour stopper la spirale laxiste d’insécurité systémique, la préservation du pouvoir d’achat en rationalisant les dépenses de l’État, le retour du travail et du mérite comme pierre angulaire de toute politique publique, l’amélioration de la qualité des services publics, la garantie d’une souveraineté énergétique et alimentaire, l’augmentation du niveau d’éducation qui s’est sensiblement dégradé, la diminution significative du déficit de notre balance commerciale et l’engagement d’une transition écologique réelle qui ne dresse pas les Français les uns contre les autres.

En cela, l’absence de majorité absolue pour le gouvernement n’est pas un drame, elle est au contraire salutaire !

Pierre-Henri Dumont
Secrétaire général adjoint des Républicains
Député du Pas-de-Calais

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Olivier Marleix : « Le remise sur les carburants, un geste pour les Français en zone rurale »

Olivier Marleix : « Le remise sur les carburants, un geste pour les Français en zone rurale »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, vice-président des Républicains et député d’Eure-et-Loir, était l’invité de France Inter.

Il est revenu sur la remise sur le prix des carburants, le financement de l’audiovisuel public et la taxation des superprofits.

Avec le compromis entre le gouvernement et LR sur la remise carburant et la baisse de tarif consentie par Total, “on va approcher dans certaines stations d’une essence à 1,50 euro” le litre, selon @oliviermarleix #le69inter pic.twitter.com/U9DZJ8HPVU

— France Inter (@franceinter) July 25, 2022

.@oliviermarleix : “Aujourd’hui, les gens qui roulent au gasoil dans notre pays, c’est la France moyenne qui est obligée de faire 40km pour aller bosser (…) donc c’est un geste qui intéresse d’abord les Français en zone rurale” #le69inter pic.twitter.com/e24Hw51KkK

— France Inter (@franceinter) July 25, 2022

.@oliviermarleix sur le financement de l’audiovisuel public : “Aujourd’hui, ce que propose le gouvernement avec une fraction de TVA, on sait comme ça risque de se terminer : une régulation budgétaire, donc une baisse de la contribution dans le temps” #le69inter pic.twitter.com/ajAaPOrgND

— France Inter (@franceinter) July 25, 2022

.@oliviermarleix sur la mesure de taxation des superprofits voulue par une partie de l’opposition : “Ne nous précipitons pas à avoir comme seule réponse la taxation dans ce pays, on en crève” #le69inter pic.twitter.com/zhRjqpIXzy

— France Inter (@franceinter) July 25, 2022

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Sauvons nos Ehpad : alerte sur des structures à bout de souffle

Sauvons nos Ehpad : alerte sur des structures à bout de souffle

Trente-six députés LR sur les soixante-deux que compte le groupe à l’Assemblée nationale signent cette tribune sur la dégradation des conditions de travail dans les Ehpad. Ils demandent « l’augmentation immédiate du taux d’encadrement par résidents » et des « revalorisations salariales, financées par la solidarité nationale ».

Depuis plusieurs années maintenant, les directeurs d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) font face à une grave pénurie de personnel. Environ 400 000 personnes sont salariées dans l’un des 7 200 Ehpad, publics et privés, qui accueillent au total 600 000 personnes âgées dépendantes. En 2006, le plan grand âge avait fixé un objectif de 10 personnels pour 10 résidents. Ce ratio n’est aujourd’hui que de 6 pour 10. Pour effectuer, dans les meilleures conditions possibles, leurs missions de soins et d’écoute auprès des résidents, un Ehpad devrait compter un personnel pour une personne âgée en perte d’autonomie.

De ce fait, le personnel soignant doit faire face à une surcharge de travail qui impacte la qualité des soins : faute d’effectifs suffisants, certains résidents ne sont pas toilettés et habillés pour se rendre aux activités proposées par les établissements, voire même ne sont douchés que tous les quinze jours. Des repas ne sont pas donnés et la dénutrition touche 38 % des résidents en Ehpad.

Pourtant, le personnel des Ehpad multiplie les heures supplémentaires, passant d’un patient à un autre à une vitesse cadencée, renonçant même à prendre des congés, faute de remplaçant. Sans compter les manques de matériel indispensable pour assurer le bien-être des personnes âgées. À bout de souffle, épuisés moralement et physiquement par la dégradation de leurs conditions de travail, de plus en plus de soignants sont en arrêt maladie ou choisissent de démissionner.

En cette période estivale, la situation s’aggrave. Certains directeurs d’établissement sont désormais contraints de demander aux familles de reprendre leur proche ou de venir faire les soins eux-mêmes.

Les directeurs d’établissements, les personnels d’Ehpad et les familles dénoncent aujourd’hui une situation qui confine à la maltraitance.

Des revalorisations salariales, financées par la solidarité nationale, sont nécessaires, tout comme l’amélioration de l’image des métiers du médico-social, notamment auprès des plus jeunes. La Cour des comptes, dans son rapport de février 2022 sur la prise en charge en Ehpad, a identifié quatre leviers : une plus grande transparence de la mesure de la qualité, un pilotage rénové de la prise en charge des soins, une meilleure adaptation à la diversité des publics accueillis et une insertion territoriale plus dynamique.

L’État doit prendre ses responsabilités : il est urgent d’agir afin qu’en France nos aînés puissent vieillir dans la dignité qu’ils méritent. Nous demandons l’augmentation immédiate du taux d’encadrement par résidents. À cette condition, le personnel aura du temps pour s’occuper des résidents. »

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Bruno Retailleau : « Il faut que le travail paie »

Bruno Retailleau : « Il faut que le travail paie »

Le président du groupe LR au Sénat veut que les projets de loi sur le pouvoir d’achat et de finances rectificative « encouragent le travail et mettent fin au quoi qu’il en coûte ».

Le chef de file de la droite sénatoriale Bruno Retailleau précise ses conditions pour voter en faveur du projet de loi (PJL) pouvoir d’achat et du projet de loi de finances rectificative (PLFR) au Sénat. Par ailleurs, il ferme la porte pour l’heure à une candidature à la présidence de LR.

Quelles leçons tirez-vous des débats de la nouvelle législature à l’Assemblée nationale ?

Ce qui saute aux yeux, ce sont les vociférations et la violence des échanges qui envahissent l’hémicycle, notamment de la part de l’extrême gauche. Je ne suis pas certain que ça serve notre démocratie. Les oppositions ont une responsabilité d’autant plus grande que les Français ont remis le Parlement au cœur de la décision politique. À l’arrogance de l’exécutif ne doit donc pas succéder l’inconséquence du législatif.

Le Sénat a-t-il un rôle particulier face à ce constat ?

Victor Hugo avait une très belle phrase : « La France, gouvernée par une assemblée unique, c’est l’océan gouverné par la tempête. » Face à une Assemblée tempétueuse, le rôle du Sénat sera important. Ni complaisance avec le macronisme ni dogmatisme : c’est notre ligne. Le gouvernement va vite s’apercevoir qu’il ne pourra pas agir sans le Sénat.

Comptez-vous voter en faveur du PJL pouvoir d’achat et du PLFR ?

Nous voterons ces textes à deux conditions : que l’on encourage le travail et que l’on mette fin au « quoi qu’il en coûte » en matière de dépenses publiques. Le message que nous voulons adresser, c’est que le pouvoir d’achat ne peut pas dépendre des chèques en bois de l’État, qui sont signés sur le dos des générations futures. Il faut que le travail paie. C’est pourquoi nous allons alléger au maximum la fiscalité et les charges sociales qui pèsent sur les heures supplémentaires et encourager le rachat par l’entreprise des RTT pour les salariés qui veulent travailler plus. Ces mesures devront être définitives et pas seulement provisoires comme le souhaite le gouvernement. Nous proposerons également des assouplissements en matière de cumul emploi-retraite. Enfin, nous refuserons que la revalorisation du RSA soit supérieure à celle du point d’indice pour les fonctionnaires. Nous n’acceptons pas que les revenus de l’assistance soient privilégiés par rapport aux revenus du travail. C’est un signal désastreux.

Que proposez-vous comme mesures d’économies ?

En 2013, il y avait 7 millions de cartes Vitale de plus en France que le nombre d’habitants ! C’est la fraude sociale la plus massive. Elle excède de loin la fraude fiscale. Au Sénat, nous allons créer un dispositif pour lancer rapidement une carte Vitale biométrique, qui empêche les fraudes. Ce sera une condition de notre vote du PLR car le gouvernement tente une nouvelle fois de faire diversion, en créant une mission parlementaire sur le sujet… alors même qu’il y a une expérimentation en cours qui est positive ! Nous déposerons par ailleurs à la rentrée une proposition de loi organique pour mettre en place une règle d’or, qui contraindra l’État à une trajectoire plus sérieuse en matière de finances publiques.

Concernant le prix du carburant, soutiendrez-vous une ristourne plus importante que 18 centimes le litre ?

Oui, nous soutiendrons l’accord conclu entre le gouvernement et le groupe LR à l’Assemblée. J’ai toujours dit qu’un litre à 1,50 euro me paraissait trop coûteux pour les finances publiques.

Êtes-vous favorable à une « supertaxe » sur les profiteurs de la crise énergétique ?

Je pense que c’est de la démagogie. Le résultat de cette taxe sur Total, par exemple, aurait un impact minime, car la majorité des profits de Total sont effectués, et donc déjà taxés, dans des pays étrangers. Et puis nous sommes déjà champions d’Europe avec le Danemark des prélèvements obligatoires. Les entreprises ne sont pas des vaches à lait. Plus on les taxe et moins elles peuvent investir et augmenter les salaires. Il faut sortir des raisonnements économiques qui aboutissent au déclin de la France et à l’appauvrissement des Français.

Le conseil national de la refondation s’installera en septembre. Confirmez-vous que vous n’y siégerez pas ?

Oui. Cela fait partie des leurres qu’Emmanuel Macron agite pour donner l’illusion du mouvement. Si le Président veut consulter les forces vives, il y a une institution pour cela et qui s’appelle le conseil économique et social. En réalité, le CNR est un instrument de contournement du Parlement et c’est inacceptable. En revanche, pour revigorer la démocratie, il faut redonner plus souvent la parole au peuple français. C’est pourquoi je suis favorable à l’élargissement du champ référendaire de l’article 11 de la Constitution.

Les Républicains éliront un nouveau président début décembre. Vous présenterez-vous ?

Je regrette la décision de Laurent Wauquiez de ne pas se présenter. Il avait les qualités et l’autorité pour diriger la droite. Je suis président d’un groupe parlementaire et ne suis pas en manque de responsabilités. Me présenter n’est donc pas l’hypothèse que je privilégie. Mais nous avons besoin d’une candidature qui rassemble et fixe un cap clair pour la droite.

>> Lire l’interview sur LeParisien.fr

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Eric Ciotti : « Je suis prêt à relever le défi »

Eric Ciotti : « Je suis prêt à relever le défi »

Le député LR Éric Ciotti fait un pas vers une candidature à la présidence des Républicains. Il appelle son camp à « rompre le lien de dépendance avec Nicolas Sarkozy ».

Laurent Wauquiez a renoncé à briguer la présidence des Républicains. Que pensez-vous de sa décision ?

Laurent Wauquiez est celui qui dispose des meilleurs atouts pour espérer la victoire en 2027. Il a des convictions fortes, il a ­remarquablement réussi dans sa Région et il incarne à la fois une droite des valeurs et une droite moderne. Je respecte son choix, porteur d’une véritable ­stratégie de retour au pouvoir de la droite républicaine. Pour autant, nous aurons aussi besoin, pour ­assurer l’alternance, d’une formation ­politique claire sur ses ­convictions et sur sa ligne, qui soit redevenue un laboratoire d’idées, qui prenne le tournant de la modernité et se saisisse des nouvelles attentes de l’opinion, en matière ­environnementale par exemple.

Êtes-vous candidat à la présidence de LR ?

Ma décision définitive n’est pas totalement prise, mais je suis prêt à relever le défi et très déterminé. Le résultat que j’ai obtenu au congrès de décembre dernier m’incite à défricher ce chemin de l’audace et du courage. J’ai engagé un travail pour proposer à la fois un rassemblement large et une offre politique ­modernisée, en phase avec les attentes des ­Français.

Comment expliquez-vous l’échec de la droite à la présidentielle ?

La droite s’est recroquevillée, sociologiquement et territorialement. Nous avons perdu pied dans les villes. Je suis le seul député LR élu dans une ville de plus de 100 000 habitants. Les jeunes, les actifs et les cadres nous ont quittés. Si nous avons perdu, c’est d’abord parce que, depuis 2012, nous n’avons pas retrouvé de leader naturel. Et je le redis : je pense que ­Laurent Wauquiez peut répondre à cette question du ­leadership. Mais nous devons aussi faire notre révolution ­idéologique. Je crois à la nécessité d’affirmer une ligne politique résolument à droite, sans confusion, sans ­compromission. Plus que jamais, j’ai la conviction que les idées de droite – ­l’autorité, l’identité et la liberté – sont les réponses aux maux de notre pays. Si depuis quarante ans la France décline, c’est parce que nous n’avons jamais véritablement appliqué des ­solutions de droite et ce, il faut bien le reconnaître, même lorsque nous étions au pouvoir.

C’est-à-dire ?

Bien sûr, la crise économique de 2008 a entravé notre action au pouvoir, mais nous aurions dû aller beaucoup plus loin dans l’affirmation de l’autorité de l’État, réarmer ce dernier ­beaucoup plus tôt et beaucoup plus vite dans ses missions régaliennes, et être plus courageux dans la réforme de ce qui est devenu un monstre bureaucratique. Après dix ans de hollandisme-­macronisme, nous sommes désormais les témoins de l’impuissance d’un ­exécutif qui prétend gouverner par la seule communication, pour masquer une inaction permanente. Le bilan est désastreux : ­l’effondrement de l’école de la République, qui prive des millions de jeunes ­Français de tout espoir de ­promotion sociale ; un endettement ­mortifère dont la cause est la montée de ­l’assistanat social au détriment de la ­rémunération du travail ; des fractures territoriales ­terrifiantes avec des ­quartiers entiers ­devenus des zones de ­non-droit ; ­l’effondrement de notre système de santé et une inédite crise du logement.

Que préconisez-vous face à ce constat ?

La droite ne peut pas se ­contenter de rester dans ­l’incantation, comme le font les partis ­contestataires. Nous devons ­proposer un autre chemin : celui du courage de la réforme. Dans cinq ans, ceux qui auront ­contribué à ces échecs seront discrédités, et je ne crois pas que les Français aient envie ­d’engager le pays dans une ­aventure ­extraordinairement dangereuse. Il reste une ligne de crête, celle sur laquelle Les Républicains doivent conduire les Français si nous ne voulons pas voir sombrer notre pays. Évidemment, rien ne sera facile, mais ne pas tenter ­d’ouvrir cette voie serait condamner le pays à un déclin inéluctable. Si on ne change pas tout sur le fond comme sur la méthode, nous échouerons, et je ne peux pas me résoudre à voir la famille politique du général de Gaulle disparaître.

Les Républicains doivent-ils entamer un dialogue avec le RN ?

Seule la droite républicaine, qui incarne les piliers porteurs de la Ve République, peut être à la base d’un projet de renouveau. Ce ­projet devra être celui qui fera revenir vers nous tous ceux qui nous ont quittés pour aller vers Emmanuel Macron ou vers Marine Le Pen . Je souhaite que les électeurs de droite se retrouvent, non pas dans des combinaisons mais derrière une ligne claire.

Certains élus Les Républicains menacent de claquer la porte si vous deveniez président du parti. Que leur répondez-vous ?

Que chacun a sa place dans notre famille politique. Je m’efforcerai toujours de rassembler les talents, les énergies. La capacité de notre parti à additionner des idées et des personnalités différentes est une force. Souvenons-nous de ce que Philippe Séguin et Charles Pasqua ont su faire ensemble en unifiant leurs forces. Moi aussi, je pourrais lancer des oukases, mais je ne le ferai jamais.

Vous dressez un bilan sévère de l’action d’Emmanuel Macron, mais, en même temps, la droite négocie avec le gouvernement sur le prix du carburant… Est-ce compatible ?

Tout en pointant les fautes lourdes de ce pouvoir, son absence de vision à long terme, nous ­voulons être une opposition utile pour le pays. Dans le nouveau contexte législatif, nous avons montré que, sans le vote des députés LR, aucun texte ne pouvait être adopté. Déjà, avec Olivier Marleix, nous avons engrangé des succès, tels que la déconjugalisation de ­l’allocation adulte handicapé, qui était ­portée par Aurélien Pradié et que le ­gouvernement avait ­systé­matiquement rejetée ­pendant cinq ans. Ce que nous avons obtenu sur les carburants sera aussi ­synonyme de gains considérables de ­pouvoir d’achat pour les Français. Et personne ne comprendrait que nous nous associons aux tentatives de ­déstabilisation de notre pays menées par les extrémistes de la Nupes.

Nicolas Sarkozy a soutenu une de vos adversaires, finalement battue, aux législatives dans les Alpes-Maritimes. Vous êtes-vous senti trahi ?

J’ai définitivement tourné la page avec Nicolas Sarkozy. C’est une blessure personnelle, bien sûr, mais je crois que la droite doit assumer de rompre ce lien de dépendance.​​

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Olivier Marleix : « Il faudra qu’un jour le gouvernement engage une conférence sur les salaires »

Olivier Marleix : « Il faudra qu’un jour le gouvernement engage une conférence sur les salaires »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, vice-président des Républicains et député d’Eure-et-Loir, était l’invité de RFI.

Il est revenu sur les feux de forêts en Gironde, le projet de loi sur le pouvoir d’achat et le nucléaire.

.@oliviermarleix, président du groupe @lesRepublicains à l’@AssembleeNat «Il faudra qu’un jour le gouvernement engage avec les organisations patronales une conférence sur les #salaires#PouvoirdAchat
@FredRiviereRFI #RFImatin pic.twitter.com/sjVESNOlzZ

— RFI (@RFI) July 21, 2022

.@oliviermarleix, président du groupe @lesRepublicains à l’@AssembleeNat «On a renoncé à une indépendance énergétique grâce au #nucleaire qui n’avait jamais été remis en cause jusqu’à ce que le couple Hollande-macron cède aux lobbys écolos.»
@FredRiviereRFI #RFImatin pic.twitter.com/MXBrgYOKqW

— RFI (@RFI) July 21, 2022

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