Procédure d’exclusion à l’encontre de M. Gaël Perdriau

Procédure d’exclusion à l’encontre de M. Gaël Perdriau

En août dernier, la rédaction du journal Mediapart publiait une enquête relatant une vaste affaire de chantage organisé impliquant le maire de Saint-Etienne, M. Gaël Perdriau et son entourage.

S’il revient désormais à la justice, au vu des dernières révélations de ce lundi, de se prononcer sur la culpabilité et le degré d’implication de M. Perdriau, Les Républicains ne peuvent que condamner les méthodes ignobles utilisées par le maire de Saint-Etienne à l’encontre d’un rival politique. Ces méthodes sont indignes d’un élu de la République et de tels actes sont totalement contraires aux valeurs portées et défendues par Les Républicains au sein du débat public.

La fédération LR de la Loire a demandé ce jour l’exclusion de M. Gaël Perdriau des Républicains. En sa qualité de Présidente du mouvement, Mme Annie Genevard a lancé la procédure d’exclusion à l’encontre du maire de Saint-Etienne, celle-ci sera prochainement validée par le Bureau Politique du parti.

Ancien vice-président des Républicains, Gaël Perdriau avait été démis de ses fonctions en décembre 2021 par Christian Jacob.

Le maire de Saint-Étienne, qui ne payait plus ses cotisations d’élus, ne dispose aujourd’hui que d’une simple carte d’adhérent.

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Annie Genevard : « Nous voulons que le travail paie davantage »

Annie Genevard : « Nous voulons que le travail paie davantage »

Notre présidente Annie Genevard était ce dimanche l’invitée de Francis Letellier dans « Dimanche en Politique » sur France 3.

Elle a tenu à rendre hommage à la reine Elisabeth II, « c’était une femme d’exception, une souveraine respectée ; elle a toujours fait passer le service la Nation avant tout ». Par ailleurs, elle suggère que c’est également « ce que les Français attendent de leurs dirigeants ». En effet, dans cette période difficile qui voit s’accumuler de nombreuses crises, « le rôle des responsables politiques est d’avoir de la clairvoyance et de redonner de l’espoir aux Français. »

Élisabeth II était une femme d’exception, une souveraine respectée. Elle a toujours fait passer le service la Nation avant tout. Je crois que c’est ce que les Français attendent de leurs dirigeants. #DimPol pic.twitter.com/PrEmJrFH4q

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 11, 2022

Notre présidente pointe les responsabilités d’Emmanuel Macron et de François Hollande dans la crise énergétique. Ils ont mené des « politiques aberrantes qui ont mis en péril le fleuron de l’énergie française qu’est la filière nucléaire ». Le résultat est « qu’aujourd’hui, nous fermons des centrales nucléaires et nous rouvrons des centrales à charbon ». Aussi, la France est contrainte d’acheter de l’électricité non décarbonée à l’Allemagne.

La crise énergétique résulte, pour une bonne part, de politiques aberrantes qui ont mis en péril le fleuron de l’énergie française qu’est la filière nucléaire. Songez qu’aujourd’hui, nous fermons des centrales nucléaires et nous rouvrons des centrales à charbon. #DimPol pic.twitter.com/yGKL1CUNtw

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 11, 2022

Face à l’inflation, les Républicains sont force de propositions. Notre projet repose sur la valeur travail, « nous voulons que le travail paie davantage ». En revanche, « nous ne partageons pas le réflexe français qui est de créer une taxe ou un impôt pour résoudre un problème ». En effet, « le taux de prélèvements obligatoires est trop important en France, l’État est toujours plus vorace ». Pour réduire ce taux de prélèvements obligatoires, il essentiel que nous réduisions la dépense publique.

Nous voulons que le travail paie davantage. Le pouvoir d’achat des Français a baissé de 2% au premier trimestre de cette année, c’est la plus forte baisse en Europe. #DimPol pic.twitter.com/xGjQlP13sW

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 11, 2022

Enfin, notre Présidente a évoqué l’élection à la présidence de notre mouvement. C’est à cette occasion qu’elle a précisé ne pas être candidate. Elle a tenu à ajouter, « Je suis une femme de droite qui n’a jamais varié dans ses convictions. C’est pourquoi je serai demain aux côtés du futur président pour aider à la reconstruction de notre famille politique au service des Français. ».

Je ne suis pas candidate à la présidence @lesRepublicains. Je suis une femme de droite qui n’a jamais varié dans ses convictions. C’est pourquoi je serai demain aux côtés du futur président pour aider à la reconstruction de notre famille politique au service des Français. #DimPol pic.twitter.com/qLtkk8k8ia

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 11, 2022

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Rachida Dati : « Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la survie de la droite »

Rachida Dati : « Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la survie de la droite »

La maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, ne prend pas encore position dans la compétition pour la présidence de LR, mais appelle sa famille politique à « aborder tous les sujets sans tabou et en débattre ».

Comment jugez-vous la situation des Républicains ?

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la survie de la droite. Et pas seulement la survie de LR. La politique n’est pas faite pour faire survivre des appareils, mais pour améliorer la situation du pays dans un contexte où deux visions du monde s’affrontent. Aujourd’hui, face à une gauche qui déconstruit tout sans rien reconstruire, nous avons besoin de rassembler toutes les volontés tout en restant fidèles aux valeurs portées par la droite, mais en les transcendant. Ce sera la clé de nos victoires à venir.

L’état du parti est-il préoccupant ?

Depuis 2012, au lieu de rassembler et d’élargir, on se combat et on s’exclut. Et à force de s’exclure, on se rétrécit. Nous avons besoin d’un parti fort mais l’avenir de la droite dépassera la seule structure des LR. Les victoires exigent de rassembler puis de savoir dépasser son camp.

Les Républicains sont-ils encore attrayants aujourd’hui ?

Mon engagement politique s’est fait auprès de Nicolas Sarkozy, qui avait su renouveler les idées de sa famille politique en marquant profondément la société française. Depuis les législatives, la LFI a montré sa capacité à imposer les thèmes du débat. Mais quels débats ! Pour se terminer en foire d’empoigne sur le barbecue… Les Républicains doivent redevenir un aiguillon sur le terrain des idées pour répondre aux préoccupations de la société française. Nous ne pouvons pas rester sur les débats du passé.

Éric Ciotti ou Bruno Retailleau semblent aujourd’hui les mieux placés pour emporter la présidence de LR en novembre. Leurs lignes politiques vous conviennent-elles ?

Quel que soit le résultat, la ligne du parti ne pourra se résumer ni à la droite Paca, ni à la droite vendéenne. Il faut aborder tous les sujets sans tabou et en débattre. La présidence des LR se remportera sur la capacité à convaincre, certes nos adhérents, mais plus largement les Français. Il ne faut pas avoir peur de sortir de la zone de « confort » traditionnelle de la droite. Je vous rappelle que je suis venue à la droite grâce à ce dépassement qui transcendait la condition sociale et l’origine !

Et Aurélien Pradié , qui présente un profil plus jeune et plus sensible aux questions sociétales ?

La jeunesse n’est pas un statut mais un état d’esprit ! Et heureusement ! S’agissant des questions sociétales, la droite n’a pas à rougir des avancées qu’elle a obtenues que ce soit pour l’IVG, pour l’âge de la majorité, pour l’émancipation juridique et financière des femmes, pour la lutte contre les violences conjugales, le Grenelle de l’environnement ou le paquet européen énergie/climat, sur lequel nous « vivons » encore aujourd’hui ! Cessons cette autoflagellation qui nous fait perdre de la crédibilité et sert nos adversaires.

Aucun candidat ne vous a donc pleinement convaincu ?

J’attends les professions de foi et les débats auxquels je participerai.

Comment jugez-vous la situation du gouvernement et sa capacité à réformer aujourd’hui ?

Cette rentrée est une rentrée d’angoisse pour les Français, inquiets pour leur pouvoir d’achat et leurs dépenses d’énergie. Sur ce point, il faut rappeler les erreurs stratégiques d’Élisabeth Borne et Édouard Philippe, qui ont signé ensemble le décret de la fin du nucléaire nous mettant à la merci de la météo et nous rendant dépendants de l’étranger. Cette fin du nucléaire avait été décidée par François Hollande pour s’attirer le soutien de Mme Duflot, de Mme Pompili et de M. de Rugy, qui ont tous été battus depuis. Ils ont rayé, sur un coin de table, cinquante ans de stratégie d’indépendance énergétique que personne n’avait remis en cause auparavant. Pas même François Mitterrand, qui est le président qui a ouvert le plus de centrales nucléaires. Aujourd’hui, on en paye gravement les conséquences. Autant dire que les réformes nécessaires, comme celles des retraites, de la santé, de l’Éducation ou de la justice, ne sont ni évoquées, ni programmées.

En tant qu’ancienne garde des Sceaux, quel est votre diagnostic de la situation sécuritaire ?

Chaque Français se rend compte tous les jours de la spirale de la désagrégation de notre pays et de la violence. Cette spirale est permise par l’absence de politique pénale, qui donne le sentiment d’impunité.

La justice est-elle laxiste, comme le déplorent nombre de policiers ?

Il y a un vrai sujet d’articulation entre la police et la justice, qui donne le sentiment à la police que la justice ne reconnaît pas son travail, et qui donne le sentiment à la justice d’être accusée d’être responsable de cette explosion de la délinquance. Cette articulation entre les deux devient nécessaire avec une politique sécuritaire et pénale unique et cohérente qui rétablira le respect de l’autorité et la sécurité. Pourquoi ne pas s’inspirer des démocraties d’Europe du Nord où la délinquance est très faible en ayant un ministère unique de la sécurité et de la justice au sens large ?

Que pensez-vous de la réforme en cours de la police judiciaire ?

Cette réforme, qui veut départementaliser la PJ, est « mauvaise dans sa conception, sa gestion et ses modalités ». Ce sont des policiers et des magistrats qui le disent. Elle est dénoncée également par le plus haut magistrat de France, François Molins, procureur général près la Cour de cassation. De surcroît, la réforme ne sera pas efficace contre une criminalité organisée nécessitant des moyens, de la technicité et une liberté d’action qui dépasse le niveau départemental dans lequel ce texte veut les contraindre. Là encore, ce n’est pas moi qui le dis, c’est le procureur général de la cour d’appel de Versailles. Enfin, cette réforme entamera fortement la confiance nécessaire entre les magistrats et leurs enquêteurs. Tout cela profitera forcément aux délinquants.

On imagine que vous êtes encore plus critique, en tant qu’opposante d’Anne Hidalgo à Paris, sur la sécurité dans la capitale ?

Insécurité et saleté font de Paris un repoussoir à un an et demi des Jeux olympiques et paralympiques. La mairie de Paris a totalement renoncé à sa mission de protection des Parisiens. Par ailleurs nous faisons face à deux fléaux : les viols qui explosent dans Paris et le trafic de crack. Pour anéantir ce trafic, les forces de sécurité suggèrent que les usagers quotidiens de crack, qui s’élèvent à Paris entre 4 000 et 4 500, soient pris en charge médicalement pour un réel sevrage. Mme Hidalgo, alors qu’elle est présidente de l’AP-HP, s’y refuse alors que cela réduirait considérablement le trafic. Elle s’obstine à créer des salles de shoot qui confortent la consommation et le trafic violent en tout genre. C’est irresponsable !

Craignez-vous une victoire de Marine Le Pen en 2027 ?

Le fait politique majeur des législatives, c’est l’arrivée inédite de 89 députés RN à l’Assemblée nationale. Je pense que deux sujets ont suscité ce vote : la violence illustrée encore par les débordements du Stade de France et une immigration non maîtrisée, qui pose des problèmes graves d’intégration et de séparatisme. Ces sujets, s’ils ne sont pas traités sérieusement, aggraveront les fractures de notre pays, comme ce fut le cas aux États-Unis.

>> Lire l’interview sur LeJDD.fr

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Éric Ciotti : « je veux faire de notre parti un grand laboratoire d’idées nouvelles »

Éric Ciotti : « je veux faire de notre parti un grand laboratoire d’idées nouvelles »

Candidat déclaré à la présidence du parti Les Républicains, le député des Alpes-Maritimes esquisse son programme et décrypte son choix de soutenir Laurent Wauquiez à la présidentielle.

Eric Ciotti est-il anxieux ? Si tel est le cas, son regard ne trahit rien de ses inquiétudes. Le député des Alpes-Maritimes, candidat à la présidence des Républicains, se prépare sereinement au scrutin du 3 décembre.
De fait, tous les voyants semblent au vert. Ses concurrents, Aurélien Pradié et Bruno Retailleau, font figure de challengers. Et même si un vent contraire souffle du Sénat, où Gérard Larcher a fermement pris position contre lui, l’Azuréen ne cesse d’engranger de nouveaux soutiens –dont, hier encore, celui du député antibois Éric Pauget.
Avant la « grande soirée républicaine » qui marquera sa rentrée politique, aujourd’hui à partir de 18 heures au Grand pré de Levens, le patron de la puissante fédération LR 06 dit ses vérités. Et précise ses ambitions.

Pourquoi vous présentez-vous à cette élection interne ?

Depuis mon élection au Palais Bourbon en 2007, nous n’avons plus gagné une seule élection nationale. Notre parti est arrivé au niveau d’une petite, toute petite formation politique ! Pris en étau entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, nous risquons de disparaître. Pourquoi ? Parce que nous n’avons plus de leader identifié. Pour incarner nos espoirs, porter nos idées à la présidentielle, il faut une voix et un visage. LR est aujourd’hui un parti sans visage. Mon ambition est de reconstruire une formation de première catégorie, fidèle à son histoire, et de lui redonner sa place sur l’échiquier. Avec un chef désigné et un projet identifié.

Laurent Wauquiez, le candidat « naturel » que vous défendez, ne fait pas l’unanimité. Vous l’imposerez sans vote ?

Je ne crois pas aux primaires qui, par deux fois, nous ont conduits à l’échec. Il faut changer de méthode. Si je suis élu, je proposerai aux militants la candidature de Laurent Wauquiez. Ils seront libres, bien sûr, de la refuser.

Mais pour quelle alternative ? Lorsqu’il n’y a qu’un seul nom sur les bulletins, il est difficile de faire un autre choix…

[Il sourit] Pour moi, Laurent Wauquiez est celui qui a eu la plus brillante réussite sur son territoire. Ce n’est pas faire insulte à d’autres présidents de Région que de rappeler qu’ils ont tenté leur chance et que, malheureusement, cela n’a pas abouti. Nous avons un devoir de rassemblement derrière celui qui dispose du maximum d’atouts pour gagner la présidentielle.

Vous soutenez Wauquiez sans réserve ; sauf erreur, il ne vous a pas encore rendu la pareille. C’est pour bientôt ?

[Il sourit] C’est à lui de répondre. Je n’ai pas de doute sur son engagement.

Pour la première fois dans un scrutin national, vous partez en position de favori. Est-ce une situation confortable ?

Je ne sais pas si je suis favori. Mais je ressens, sur le terrain, la confiance des militants qui n’a fait que croître depuis le congrès. Je sais, cependant, que ce match sera très disputé, avec des concurrents de qualité.

Pourquoi voter pour vous plutôt que pour vos concurrents ?

Je crois que j’aurais plus d’indépendance pour faire en sorte que nous affirmions la ligne claire d’une droite populaire, fière d’elle-même, libérée du politiquement correct. Je vois également une difficulté, pour mon ami Bruno Retailleau, dans le fait qu’il souhaite conserver la présidence du groupe LR au Sénat. La chambre haute est celle des compromis ; je ne voudrais pas que cela soit un obstacle à notre indépendance.

Élu à la tête des Républicains, vous ne conserverez donc pas votre poste de questeur à l’Assemblée nationale ?

Ce sont des rôles différents. La questure est une fonction législative. Être président d’un groupe, c’est une fonction politique qui implique des négociations.

Bruno Retailleau se dit certain de pouvoir être élu « sans faire voter les chiens et les chats ». Cette allusion vous blesse ?

[Il sourit] Dans une compétition, il y a toujours des dérapages. Il faut essayer de rester serein et calme. Quoi qu’il arrive, le vainqueur de cette élection devra travailler avec les deux autres. Les militants doivent savoir ce qui distingue les candidats, mais il ne faut pas surjouer ces différences !

Si vous êtes élu, les plus « modérés » de votre parti risquent de basculer vers Macron. C’est un risque que vous assumez ?

Ce que je constate, c’est que 90 % des électeurs qui ont voté Nicolas Sarkozy en 2007 ont fui. Ma seule préoccupation, c’est de les faire revenir. Je veillerai à ce que nous ayons une alliance claire avec les centristes. Mais Les Républicains ne peuvent pas être dissous dans une formation centriste ! Sinon, l’aile droite sera occupée par d’autres…

Vous prenez souvent en exemple les Alpes-Maritimes. Est-ce que la situation dans ce département est transposable à l’ensemble du territoire ?

Si la France était à l’image de la Côte d’Azur, Les Républicains auraient la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Dans le Var, sous la pression du maire de Toulon, plusieurs élus ont basculé vers le macronisme. C’est ce qui a ouvert un boulevard au Rassemblement national !

Vous faites le même reproche à Renaud Muselier et Christian Estrosi qu’à Hubert Falco ?

Bien sûr ! Leur ralliement à la majorité présidentielle n’a eu qu’un seul effet : faire élire des députés frontistes. Les plus grands ennemis du RN dans les discours en ont été les meilleurs promoteurs dans les urnes.

Vous répétez que le macronisme est un naufrage. Au demeurant, les députés LR ne sont pas dans une opposition frontale…

Au Palais-Bourbon, nous gardons à l’esprit l’intérêt général et la nécessité de s’opposer aux délires dangereux des amis de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons pris nos responsabilités pour la loi sur le pouvoir d’achat, qui a été amendée afin d’améliorer la situation des Français. Il en ira tout autrement pour le budget, qui reflète une politique globale et que je ne voterai pas.

Croyez-vous que la situation actuelle, avec une majorité relative au Palais-Bourbon, puisse perdurer jusqu’en 2027 ?

L’Assemblée nationale est dans une situation inédite. Emmanuel Macron est le premier président de la Ve République à faire revivre la IVe ! C’est une forme de prouesse à l’envers. Quant à savoir si ça peut durer… Je l’ignore. Et pour être franc, ce n’est pas ma préoccupation. Ce qui m’importe, c’est qu’on prenne les bonnes décisions pour redresser le pays. Même en faisant un effort d’objectivité, je ne vois aucun domaine où notre pays a progressé. Le macronisme, pour moi, c’est l’absence de choix et de vision à long terme. Emmanuel Macron s’est contenté de procrastiner. Tout cela nourrit un immense rejet de la politique. Il faut dire la vérité aux Français et prendre de vraies décisions !

Si vous êtes élu à la tête des Républicains, qu’allez-vous changer ?

Le cœur de mon projet sera tourné vers une baisse des prélèvements obligatoires, des impôts et des charges. Ça fait 40 ans qu’on en parle et qu’on ne le fait pas. Je proposerai une baisse d’au moins 125 milliards d’euros, incluant une diminution des charges salariales qui permettra d’augmenter fortement les salaires nets. Je souhaite que l’écart de rémunération entre ceux qui travaillent et ceux qui ne vivent que de l’assistanat soit considérablement accru. Par ailleurs, je veux faire de notre parti un grand laboratoire d’idées nouvelles. Par exemple, sur la transition énergétique. Ce thème a été dérobé par l’extrême gauche qui en fait un prétexte pour installer une société communiste tyrannique. Quand on voit les délires de Sandrine Rousseau… C’est terrifiant !

>> Lire l’interview sur NiceMatin.com

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Raphaël Schellenberger : « Nous subissons depuis des années la stratégie électrique allemande »

Raphaël Schellenberger : « Nous subissons depuis des années la stratégie électrique allemande »

EURACTIV France s’est entretenu avec le député du territoire de Fessenheim, Raphaël Schellenberger, qui vient de déposer une proposition de loi « visant à rendre à la France sa capacité à développer la filière nucléaire » et qui est pressenti, selon nos sources, pour présider la Commission d’enquête sur la souveraineté énergétique de la France demandée par son groupe parlementaire.

Raphaël Schellenberger est député Les Républicains de la 4ème circonscription du Haut-Rhin (Alsace) depuis 2017. Il a également été président de la mission parlementaire d’information sur le suivi de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Dans cette interview exclusive pour EURACTIV France, le « député de Fessenheim » fait part de sa vision de la « solidarité énergétique européenne » qu’il conditionne à la souveraineté des États sur leurs moyens de productions plutôt qu’à une vision homogène du développement, dont il accuse l’Allemagne d’être l’artisane.

Les Républicains (LR) ont toujours défendu l’énergie nucléaire, mais qu’en est-il des énergies renouvelables ?

Nous n’opposons pas nucléaire et renouvelable, et nous sommes conscients des limites de chacun de ces moyens de production.

Je continue de penser qu’il y a des énergies renouvelables à explorer, comme celle des courants marins.

Mais pour le moment, on ne peut pas se passer du nucléaire, moyen de production énergétique pilotable le plus décarboné.

Votre circonscription comprend la centrale nucléaire de Fessenheim, définitivement arrêtée en 2020 et dont les derniers combustibles viennent de quitter les réacteurs. Quel est son poids dans votre discours politique ?

La centrale de Fessenheim est devenue une clé pour expliquer les enjeux énergétiques de notre territoire.

Sa fermeture a déséquilibré l’offre et la demande d’électricité entraînant la fragilisation des outils de production de la grande plaine du Rhin, l’un des cœurs industriels de l’Europe.

Vous venez de déposer une proposition de loi pour revenir sur l’objectif de réduire la part du nucléaire à 50% du mix électrique français inscrit dans la loi énergie-climat (8 novembre 2019), alors que le président de la République souhaite déjà relancer la filière. Quelle est l’utilité ?

Le but est de pointer du doigt les incohérences du discours d’Emmanuel Macron qui a fermé une centrale en parfait état de fonctionnement [Fessenheim] et porté une loi pour fermer douze réacteurs supplémentaires.

Aujourd’hui, le président veut redévelopper la filière nucléaire. Chiche ! Donnons déjà le signal qui permette à la filière de se projeter en mettant fin à l’objectif de réduction de la part du nucléaire dans le mix français.

Pourtant les institutions européennes sont en train de négocier pour porter la part des renouvelables dans le mix énergétique de 22% en 2020 à 45% en 2030. Comment le nucléaire pourrait-il être une réponse aux effets de la crise à court terme ?

Le redéveloppement de la filière nucléaire est une réponse de moyen terme.

À court terme, le réseau actuel va revenir sur le marché, même s’il pâtit de problèmes qui n’étaient pas prévus comme les corrosions sous contrainte sur les réacteurs.

Cela rappelle d’ailleurs qu’il faut surdimensionner nos capacités de production plutôt que d’organiser la mutation du système énergétique en utilisant les marges de sûreté et de sécurité pour développer, entre autres, des énergies intermittentes. Car à force de rogner sur ces marges de sécurité, nous nous retrouvons aujourd’hui face au mur.

La ministre de la Transition énergétique a déclaré qu’EDF était prêt à remettre tous les réacteurs nucléaires en route dès cet hiver. Cela vous paraît-il crédible ?

Avec le décalage du calendrier de maintenance, je pense que Mme Pannier-Runacher est un peu ambitieuse et que nous n’aurons pas l’entièreté du parc nucléaire à flot cet hiver.

Si nous avons des problèmes d’approvisionnement, le gouvernement propose de rationner l’industrie, puis les ménages.

Il faut créer une vraie doctrine d’usage. Quelle est la priorité ? Faire en sorte que nous puissions jouer à la PlayStation à 19 heures ou préserver l’outil de production pour éviter la casse économique, technique et sociale ?

Lorsque les coupures de secteurs industriels étaient utilisées pour des cas de force majeure, le coût était acceptable pour les entreprises et l’industrie. Aujourd’hui qu’il devient un outil de gestion de la pénurie, cela devient inacceptable.

Au niveau européen, avec quels pays pouvez-vous travailler à la relance du nucléaire ?

Cela vient d’abord de la France, puisque nous avons une capacité suffisamment forte pour relancer la filière. Ensuite, il faut exporter. Les pays nordiques sont assez favorables au développement du nucléaire.

De l’autre côté, l’Allemagne et l’Autriche par exemple, s’y opposent.

Mettons-nous d’accord sur des règles communes en matière de sûreté, de gestion des déchets, de sécurité, car cela concerne tout le monde. En revanche, même si la centrale de Fessenheim est sur la frontière, je dis à nos voisins allemands que ce n’est pas à eux de décider de notre politique énergétique !

Avez-vous actuellement un dialogue serein avec les Allemands ?

Pendant un an et demi, lorsque je présidais la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le suivi de l’arrêt de Fessenheim, les Allemands ont refusé de me faire visiter leur centrale de démantèlement.

Mais je sens que certains d’entre eux sont en train de changer d’avis sur le nucléaire.

Dans ces conditions, la solidarité européenne a-t-elle des limites ?

La solidarité ne devrait pas avoir de limites. Mais nous pourrons avoir une politique européenne commune que si nous acceptons que les États aient des stratégies industrielles et énergétiques différentes avant, bien sûr, de les mettre en commun.

Or nous subissons depuis des années la stratégie électrique allemande.

Pendant des années nous avons réduit les capacités de notre réseau pour absorber les surplus de production renouvelable allemande. Nous leur vendions ensuite notre production nucléaire sécurisée lorsque les éoliennes ne soufflaient pas.

À la fin, nous leur vendions davantage d’électricité qu’ils nous en vendaient.

Aujourd’hui, ils sont incapables de stocker suffisamment du gaz et nous avons compris qu’il faudra peut-être que nous arrêtions nos outils de production au gaz pour pouvoir alimenter les leurs.

Alors pourquoi le gouvernement insiste-t-il autant sur cette stratégie de solidarité ?

Emmanuel Macron est un opportuniste. Il ne construit pas l’avenir, mais il joue sur les marchés financiers. Or l’énergie n’est pas un outil de marché, mais un outil de souveraineté.

À ce sujet, votre président de groupe à l’Assemblée nationale, Olivier Marleix, prône la sortie unilatérale du marché européen de l’électricité si ce dernier n’est pas réformé. Le sujet sera mis sur la table vendredi (9 septembre) en conseil extraordinaire des ministres de l’Énergie européens. Qu’en pensez-vous ?

Je ne crois pas que nous sortirons unilatéralement du marché. Avant, la France subissait seule la corrélation artificielle entre le marché du gaz et celui des autres énergies. Maintenant que l’Allemagne la subit aussi, je suis certain que la réforme du marché se fera.

Il faudra aussi sortir du marché de l’hydroélectricité et enfin s’intéresser à l’outil de production énergétique plutôt qu’à la façon dont on l’exploite juridiquement.

Les informations que nous avons nous laissent penser que vous pourriez être désigné président de la future Commission d’enquête sur la souveraineté énergétique de la France demandée par votre groupe. En vue de votre expérience sur les questions énergétiques, seriez-vous prêt à occuper cette fonction ?

Du fait de ma circonscription et de mon intérêt pour la question énergétique, je considère cette proposition de Commission d’enquête indispensable. J’en suis d’ailleurs le deuxième cosignataire derrière notre président de groupe.

Mon intérêt sur ces enjeux est très fort et j’ai bien l’intention de permettre aux Français de comprendre comment les décisions incohérentes de ces dix dernières années ont été prises pour que nous puissions correctement répondre aux défis qui nous font face.

>> Lire l’interview sur Euractiv.fr

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Décès de la Reine Elizabeth II

Décès de la Reine Elizabeth II

Au terme d’une si longue et grande vie, la disparition de la Reine Elizabeth ll provoque une émotion sincère et profonde bien au-delà du peuple Britannique et des nations rattachées à la couronne Britannique.

C’est évidemment le cas dans notre pays qu’elle connaissait si bien, dont elle parlait la langue et qui doit tant à la solidarité du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre Mondiale. Héritiers du parti créé par le Général de Gaulle, les Républicains expriment aujourd’hui leurs sincères condoléances à la famille Royale ainsi qu’au peuple Britannique.

Nous n’oublierons pas la ténacité, l’engagement et la dignité avec lesquels la Reine Elizabeth ll a si bien personnalisé la grandeur et l’honneur du Royaume-Uni.

Annie GENEVARD
Présidente Les Républicains

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Annie Genevard : « La France est championne des taxes »

Annie Genevard : « La France est championne des taxes »

Annie Genevard, présidente de notre mouvement et députée du Doubs, était l’invitée de Christophe Barbier mercredi 7 septembre 2022, dans la matinale de Radio J.

Sur la question énergétique, Annie Genevard explique : « Si nous sommes dans cette situation c’est dû aux choix politiques faits par François Hollande et Emmanuel Macron depuis 10 ans. En raison d’accords politiques, ils ont détruit notre filière nucléaire. Avec la commission parlementaire que nous demandons, nous ferons des propositions pour la reconstruire ! »

Si nous sommes dans cette situation c’est dû aux choix politiques faits par François Hollande et Emmanuel Macron depuis 10 ans.

Avec cette commission parlementaire nous ferons des propositions pour reconstruire notre filière nucléaire, qui fait la souveraineté de la France. pic.twitter.com/6toRZuApdC

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022

Concernant les super-profits générés par la crise énergétique, la Présidente Genevard explique que la France est championne des taxes « Nous avons 150 milliards d’euros en matière de pression fiscale de différence avec l’Allemagne. La piste de l’impôt sur les super-profits n’est pas la bonne ». Elle estime qu’il est préférable d’inciter les grands groupes, comme Total l’a fait, à la redistribution.

La France est championne des taxes : nous avons 150 milliards d’€ en matière de pression fiscale de différence avec l’Allemagne.

La piste de l’impôt sur les super-profits n’est pas la bonne. Comme avec Total, il faut inciter les grands groupes à la redistribution. pic.twitter.com/Ej3AoqntKf

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022

Annie Genevard évoque ensuite la réforme de l’indemnisation chômage « Nous avons 3 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A et une pénurie de main-d’œuvre. Nous devons corriger le phénomène du refus de CDI et former rapidement dans les métiers en tension.»

Sur l’indemnisation du chômage, le gouvernement ne fait que prolonger la réforme existante.

Nous avons 3 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A et une pénurie de main-d’œuvre. Nous devons corriger le phénomène du refus de CDI, former dans les métiers en tension. pic.twitter.com/uMcyuxxQaO

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022

Sur la non participation des Républicains au Conseil national de la refondation, la Présidente Genevard considère qu’il s’agit d’une mise en scène de plus après la Grand débat, la Convention sur le climat, les Ségur, Beauvau, Grenelle…

Le Conseil national de la refondation est une mise en scène de plus après la Grand débat, la Convention sur le climat… le constat est fait.

Nous savons que l’hôpital doit être débureaucratisé, que l’école pêche sur la transmission des savoirs essentiels. Maintenant agissons ! pic.twitter.com/8JCuOC2tyN

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022

Pour elle, « Le constat est déjà fait : nous savons que l’hôpital doit être débureaucratisé, que l’école pêche sur la transmission des savoirs essentiels. Maintenant, il faut agir »

Enfin, sur la situation du parti, Annie Genevard estime qu’il faut « redéfinir le rôle des partis. Ils ne sont plus des incubateurs de présidentiables mais sont des lieux où s’élaborent une pensée politique, des stratégies, où se mettent en place des outils de conquête électorale. »

Nous devons redéfinir le rôle des partis. Ils ne sont plus des incubateurs de présidentiables mais sont des lieux où s’élaborent une pensée politique, des stratégies, où se mettent en place des outils de conquête électorale. pic.twitter.com/DViBITDW94

— Annie Genevard (@AnnieGenevard) September 7, 2022

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Olivier Marleix : « On a une décennie de renoncement du nucléaire »

Olivier Marleix : « On a une décennie de renoncement du nucléaire »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, vice-président des Républicains et député d’Eure-et-Loir, était l’invité d’Europe 1.

Il est revenu sur le nucléaire, le prix de l’énergie, la souveraineté nationale et l’utilisation du 49.3.

.@oliviermarleix à propos du nucléaire : « on a une décennie de renoncement du nucléaire, il y a eu 10 ans d’affaiblissement » sur #Europe1 pic.twitter.com/vAPxA826NU

— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022

.@oliviermarleix à propos des prix de l’énergie : « La France doit hausser le ton sur la question de l’énergie, la commission européenne a une grande part de responsabilité » sur #Europe1 pic.twitter.com/h6noGqdt4F

— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022

.@oliviermarleix à propos de la politique nucléaire d’Emmanuel Macron : « Il y a eu un Macron qui croyait au grand marché mondial et pour qui la souveraineté nationale n’était pas une donnée, c’est une notion qui lui est étrangère » sur #Europe1 pic.twitter.com/Oo9Uv3KyE5

— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022

.@oliviermarleix sur l’utilisation du 49.3 : « je dis au gouvernement oui pour le 49.3 c’est pas un drame (…) en revanche le 49.3 ne doit pas être utiliser pour empêcher le débat à l’Assemblée nationale » sur #Europe1 pic.twitter.com/3UH8Rm30tX

— Europe 1 (@Europe1) September 7, 2022

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Olivier Marleix : « Il faut une commission d’enquête sur le nucléaire »

Olivier Marleix : « Il faut une commission d’enquête sur le nucléaire »

Le patron des députés LR veut établir les responsabilités et rebâtir la souveraineté énergétique de la France.

Olivier Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, n’est pas satisfait des choix du président de la République.

Emmanuel Macron, comme Élisabeth Borne, préviennent les Français et les entreprises de possibles « tensions » cet hiver. Risque-t-on un « confinement énergétique », selon l’expression d’Agnès Verdier-Molinié.

Oui, malheureusement ! Le général de Gaulle, après la Libération, a mis en place une politique qui a apporté à la France l’indépendance et l’abondance. La crise internationale sur le marché du gaz n’explique qu’une petite partie de nos problèmes d’approvisionnement, puisque le gaz c’est 20 % de notre énergie consommée. Ce qui explique la pénurie c’est d’abord la situation de notre parc nucléaire avec 32 réacteurs à l’arrêt. EDF promet de remettre en service 40 GW d’ici la fin décembre et 10 de plus d’ici la fin de l’hiver, mais cet objectif est très optimiste.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Ceux qui depuis dix ans ont cru qu’on pourrait se passer du nucléaire – les présidents et Hollande-Macron en tête – ont une responsabilité immense devant la nation et les Français. La fermeture de Fessenheim n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a dix ans de renoncement, pendant lesquels on n’a lancé aucun projet nouveau, pendant lesquels l’absence de perspective a démobilisé la filière nucléaire. Nous avons une technologie en or, qui nous assurait une énergie propre et bon marché, nous l’avons sacrifiée au nom d’un accord électoral PS-Verts en 2011 : l’échange de 15 circonscriptions législatives contre la fermeture de 24 réacteurs nucléaires ! Nous allons demander une commission d’enquête sur ce sujet. Il faut à la fois établir les responsabilités de ce désastre et identifier les moyens de rebâtir sans attendre notre souveraineté énergétique.

Début octobre, au Parlement, sera examiné un projet de loi du gouvernement sur l’accélération des énergies renouvelables. Voterez-vous ce texte ?

Il est un peu anachronique : il propose surtout plus d’éoliennes pour défigurer la France et je ne crois pas que ce soit l’urgence. Je préférerais que l’on accélère la production de biogaz où nos gisements sont encore très importants et faciles à développer. Si on avait anticipé on aurait pu se passer totalement du gaz russe ! Mais surtout je demande au gouvernement de réviser la programmation pluriannuelle de l’énergie : la loi prévoit toujours la fermeture de 12 réacteurs nucléaires ! À l’heure où nous parlons il y a des dizaines d’ingénieurs chez EDF qui s’activent au sein d’une «direction de la déconstruction». Ce n’est plus possible ! Le président de la République a tenu un discours très opportuniste à Belfort en février dernier pour annoncer la création de nouveaux EPR. Mais que s’est-il passé depuis ? Rien.

Le prix de l’électricité comme du gaz s’envolent. Faut-il revoir les règles européennes du prix de l’électricité ? Peut-on en sortir ?

Tout est à revoir : l’accès régulé à l’énergie nucléaire (Arenh) est un échec. On a spolié EDF pour faire des fortunes privées. Quant au consommateur final, il se retrouve aujourd’hui le bec dans l’eau, lâché par ses fournisseurs. Si la France doit choisir un sujet de bras de fer en Europe c’est celui du nucléaire d’EDF. La Commission doit renoncer à son rêve de démantèlement. Mais l’urgence absolue c’est la déliaison des prix de l’électricité et du gaz. Pour faire simple, nous sommes obligés d’acheter l’électricité sur le marché de gros à un coût marginal qui est en réalité celui du gaz. La Commission interdit aux États de vendre l’électricité nucléaire au coût de production. Résultat c’est M. Poutine qui fixe le prix de l’électricité ! Pour nos entreprises ce n’est pas tenable : elles voient leurs factures augmenter de 600 ou 700 % ! On ne va pas laisser mourir nos entreprises à cause d’une règle administrative folle ! La France doit sortir de ce marché européen. Je le demande au président Macron. Les Espagnols et les Portugais l’ont fait. La France ne l’a même pas demandé. Cela n’empêcherait en rien la solidarité européenne grâce aux réseaux interconnectés.

>> Lire l’interview sur LeFigaro.fr

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