François-Xavier Bellamy : « Lola devient le prénom de toutes les victimes de la faillite de l’État »

François-Xavier Bellamy : « Lola devient le prénom de toutes les victimes de la faillite de l’État »

Le député européen et philosophe analyse pour Valeurs Actuelles la barbarie de ce meurtre et sa signification pour notre société.

Le meurtre de Lola, 12 ans, fait réagir une partie de la société et du monde politique. Quelle est votre réaction face à ce drame ?

François-Xavier Bellamy. J’éprouve une infinie tristesse, mais aussi une infinie révolte : Lola devient le prénom de toutes les victimes de la faillite de l’État, de la faillite de toute une nation qui ne sait plus protéger ses propres enfants. Bien sûr, on ne sait pas encore tout de cet événement si récent, et il est hors de question d’en tirer un prétexte pour des slogans superficiels. Mais il y a bien une réalité, qu’il faut regarder en face : des milliers de personnes en France sont victimes tous les jours de la montée d’une violence que plus rien n’endigue.

Rappelons que les tentatives d’homicide ont triplé au cours des dix dernières années dans notre pays : ce chiffre, publié par Alain Bauer, spécialiste de la criminalité, dit la montée de la barbarie qui a tué Lola, et dont tant d’autres sont victimes dans le silence et l’indifférence. Car pendant ce temps, le gouvernement sombre dans le déni. Eric Dupond-Moretti, qui dénonce un « sentiment d’insécurité », avait tranquillement affirmé que « la France n’est pas un coupe-gorge ». Qu’il ose redire cette phrase maintenant à la famille de Lola… Dans ce déni de réalité, il y a une faute immense.

Comment nommer ce fait de moins en moins divers ?

Ce n’est pas un fait divers. Dans le premier livre que j’ai publié, pour décrire les conséquences de la rupture culturelle qui marquait notre pays, je parlais d’ensauvagement ; c’était en 2014. Le gouvernement s’est déchiré sur cette expression, quand tout est pourtant venu la confirmer depuis. Bien sûr, la gauche s’indigne qu’on emploie ce mot ; mais c’est la réalité qu’il décrit qui devrait tous nous révolter. Le problème n’est pas seulement l’augmentation rapide des tentatives d’homicide, c’est la violence globale que ce phénomène cristallise. Tout près de chez moi, un jeune fleuriste de 28 ans, Tony, a été attaqué à coups de couteau devant un restaurant, parce qu’il avait osé s’indigner que deux voyous insultent les amies avec lesquelles il était. Il en a réchappé par miracle. Cette situation est devenue quotidienne…

Doit-on dire que la principale suspecte est une algérienne en situation irrégulière ?

En démocratie, les citoyens ont droit à la vérité. Je suis toujours sidéré du silence qu’on voudrait imposer, du déni qui consiste à taire ou à maquiller des prénoms, pour faire comme si il n’y avait pas de lien entre l’incapacité de l’État à contrôler nos frontières et la violence que subissent les Français. Ce déni est très grave, parce qu’il ne peut qu’empêcher de remonter aux causes. On sait désormais que la suspecte est algérienne, et qu’elle était en situation irrégulière sur notre sol depuis trois ans. On ne peut pas protéger un peuple quand on ne sait pas protéger ses frontières. Cette faillite absolue de l’État est la conséquence du désarmement de nos institutions ; et plus profondément encore, elle résulte de cette même idéologie qui conduit trop de dirigeants et de médias à ne pas vouloir nommer la réalité.

Même le ministre de l’Intérieur a admis cet été qu’il y avait un lien entre délinquance et immigration. Mais que fait-il de ce constat ? Son gouvernement a augmenté comme jamais le nombre de titres de séjours délivrés à des étrangers non européens – 270 000 pour la seule année 2021… Il n’a rien fait non plus pour lutter contre l’immigration illégale : comme l’a rappelé Bruno Retailleau, au premier semestre 2021, sur 7731 OQTF prononcées vers l’Algérie, seules… 22 expulsions ont eu lieu. 0.2% d’exécution… Et M. Darmanin nous explique que tout va bien ! Mais s’il reconnaît le lien entre immigration et insécurité, alors comment faut-il considérer la responsabilité de son gouvernement ?

Dans le même temps, Emmanuel Macron a rappelé les 61 ans de la répression d’une manifestation d’indépendantistes algériens. Il parle de « crimes inexcusables pour la République ». Le président a-t-il eu raison de s’exprimer ainsi ?

On aimerait que le président de la République consacre moins de temps à se repentir du passé, et qu’il se concentre maintenant sur les tragédies dont l’État par son incurie se rend complice au présent.

Quel est l’avenir d’un pays où les petites filles de 12 ans sont massacrées en bas de chez elles ?

Lorsque j’ai fait ma première rentrée comme professeur, un jeune a été tué à la porte de mon lycée, dans une violence sidérante ; là où on ne défend plus la culture, il est logique que la barbarie resurgisse. Et les victimes de cette barbarie, ce sont les plus vulnérables. Ce sont les enfants – les violences contre les enfants n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Ce sont aussi les femmes, et les jeunes filles : parmi tous les chiffres de la délinquance, l’un des plus terribles, dans une époque qui se rêve féministe et se croit à la pointe du progrès, c’est le nombre de viols, qui est monté l’an dernier jusqu’à 25 000 : 70 viols chaque jour.

Chaque jour… Ce qui est arrivé à Lola est terrible ; et il est terrible que ce qui lui est arrivé, tant de jeunes filles et de femmes le subissent chaque année. Si ce chiffre n’est pas plus élevé, c’est parce que beaucoup de victimes n’osent pas porter plainte, mais aussi parce que beaucoup de femmes s’imposent des contraintes pour se protéger de cette violence. Des applications proposent maintenant aux femmes des itinéraires spécifiques, sur leurs trajets à pied, pour contourner des rues trop isolées : il est dramatique qu’on en arrive à s’accommoder du fait qu’une femme seule n’est plus en sécurité. Et que certaines soient ainsi de fait, dans bien des quartiers, à Nantes, à Grenoble, à Marseille, forcées de rester chez elles… Où sont les féministes ? Que disent les progressistes à ce sujet ? Où est la gauche qui dit défendre la cause des femmes ? Quand on leur parle de Lola, ils crient à l’instrumentalisation, pour pouvoir rester silencieux…

Quelle réponse adopter face à cette violence ?

Les réponses sont multiples ; mais la plus importante, c’est qu’il faudra enfin du courage. D’abord pour reconstruire notre justice… La meilleure prévention, c’est la certitude de la sanction. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on vit plutôt l’inverse… Je vous parlais de ce jeune fleuriste, qui a failli mourir poignardé, pour rien. Les coupables étaient deux multirécidivistes, dont l’un connu pour plus de trente délits. Ils ont été condamnés à moins de deux ans de prison, dont il est probable qu’ils n’exécuteront qu’une partie… Il faut redonner à nos forces de l’ordre les moyens de leur mission – et quand on voit que ce gouvernement démantèle la PJ, il y a de quoi s’inquiéter. Il faut refonder toute notre politique migratoire avec une exigence absolue, celle de maîtriser nos frontières, et de garantir enfin ce principe simple : tout individu qui entre illégalement sur le sol français n’a aucune chance d’y rester. Cela suppose de changer la politique européenne en la matière, c’était notre engagement il y a trois ans et nous menons ce combat sans relâche, avec de vrais résultats. Cela supposera aussi de nous affranchir de la CEDH si elle prétend nous empêcher d’y parvenir. Reste un dernier point, qui me paraît essentiel : si nous ne voulons pas que cet ensauvagement se poursuive, nous devons reconstruire notre école. C’est aussi notre faillite éducative qui laisse se propager cette violence gratuite, anomique, qui est la marque du vide de la pensée, de l’effondrement intérieur, de l’abandon de tout repère moral. Partout où nous avons accepté de négocier notre civilisation, la violence a trouvé son avantage. La réponse décisive est donc éducative, par l’enseignement retrouvée de la parole, de la raison, par le réveil des intelligences et des cœurs, par la transmission de notre civilisation.

Cette augmentation de la fréquence et du caractère de la violence marque-t-elle un tournant anthropologique ?

Oui, pour la raison que j’évoquais à l’instant. Celui qui a entendu parler, même sans vouloir connaître aucun détail, des actes de barbarie que Lola a subis, ne peut que comprendre que ce qui est menacé aujourd’hui en l’homme, c’est l’humanité même. Le premier défi, la première responsabilité politique, c’est toujours de garantir que l’homme reste humain ; et cela n’a rien d’une évidence acquise pour toujours… L’homme se police et s’humanise par le travail de la civilisation en lui, par ce travail qui le discipline et lui apprend la maîtrise de ses propres instincts, la domination sur les pulsions destructrices qui éprouvent toujours la nature humaine. Partout où la force du droit abdiquera, nous verrons s’imposer la même brutalité. Ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est pas seulement de rétablir la sécurité, ou de protéger le « vivre-ensemble », comme le disent les mièvres incantations du temps ; ce qui est en jeu, c’est la survie de l’humain en l’homme.

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Olivier Marleix : « On est dans une situation d’immigration non-maîtrisée »

Olivier Marleix : « On est dans une situation d’immigration non-maîtrisée »

Olivier Marleix, président du groupe les Républicains à l’Assemblée nationale, vice-président des Républicains et député d’Eure-et-Loir, était l’invité de France 2.

Il est revenu sur l’utilisation du 49.3 pour le vote du budget à l’Assemblée nationale, l’inscription de l’IVG dans la Constitution, l’élection de la présidence de notre mouvement et l’affaire Lola.

“La #MotionDeCensure, ce n’est pas sérieux. Les amis de M. Mélenchon ou de M. Martinez ont envie de rajouter du désordre au désordre. Qu’ils ne comptent pas sur nous pour venir grossir ce cortège”@oliviermarleix, président du groupe #LR a l’@AssembleeNat. #Les4V pic.twitter.com/zcK3q1LRVb

— Telematin (@telematin) October 21, 2022

“Le texte proposé par la majorité est extrêmement grossier et ne rend pas hommage à Simone Veil”@oliviermarleix favorable à l’inscription du droit à l’#IVG dans la Constitution sur la base de la loi de 1975. #Les4V pic.twitter.com/APAPEE5g0M

— Telematin (@telematin) October 21, 2022

“On est encore en gueule de bois après le résultat calamiteux de la présidentielle”

Manque-t-il un chef à #LR ? La réponse d’@oliviermarleix. #Les4V pic.twitter.com/yhktXSUBz9

— Telematin (@telematin) October 21, 2022

“On est dans une situation d’#immigration non-maîtrisée. La responsabilité des Etats, c’est d’assurer la sécurité des plus faibles. Ce drame est l’échec collectif de l’Etat”@oliviermarleix sur le meurtre de la petite #lola12ans. #Les4V pic.twitter.com/q3omMqHE7j

— Telematin (@telematin) October 21, 2022

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Gérard Larcher : « C’est un budget déjà obsolète »

Gérard Larcher : « C’est un budget déjà obsolète »

Gérard Larcher, président du Sénat, était l’invité de France Info.

Il est revenu sur le vote du budget à l’Assemblée nationale, la grève chez TotalEnergies, la hausse des prix de l’énergie pour les communes et l’affaire Lola.

49.3 sur le budget “C’est un outil constitutionnel au service du gouvernement quand il n’a pas de majorité. C’est aussi le signe d’un échec dans le dialogue qu’il nous avait dit engager”, pour Gérard Larcher. “C’est un budget déjà obsolète.” pic.twitter.com/zCp63clQW2

— franceinfo (@franceinfo) October 20, 2022

La droite ne votera pas la censure “Il ne faut pas ajouter une crise politique. Et puis nous sommes clairs : on ne mêlera pas nos voix, ni à l’extrême gauche ni à l’extrême droite”, déclare Gérard Larcher. “Il faut que ce pays ait un budget.” pic.twitter.com/Vmolz9elys

— franceinfo (@franceinfo) October 20, 2022

Grève chez TotalEnergies “Quand il y a un accord majoritaire, il doit s’appliquer”, estime le président du Sénat. “Il faut aussi que les entreprises aient conscience de la nécessité de négocier” pour “éviter l’épreuve de la crise sociale.” pic.twitter.com/6AUPm5dGRR

— franceinfo (@franceinfo) October 20, 2022

Hausse des prix de l’énergie “Au 31 juillet dernier, les communes françaises ont consommé la totalité de leur budget énergétique prévu en 2022”, alerte Gérard Larcher. “Il va falloir doter les collectivités territoriales d’un bouclier tarifaire. C’est une urgence.” pic.twitter.com/O2lEOIEjbz

— franceinfo (@franceinfo) October 20, 2022

Meurtre de Lola “C’est un drame absolu”, réagit Gérard Larcher. “Ce drame doit nous conduire, non pas à polémiquer, mais c’est aussi le rôle des politiques de poser des questions. Les obligations de quitter le territoire français sont exécutées à moins de 10%.” pic.twitter.com/Fe6Ty4A1W7

— franceinfo (@franceinfo) October 20, 2022

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Eric Ciotti : « Nous sommes contre ce budget, mauvais pour la France, dangereux et inefficace »

Eric Ciotti : « Nous sommes contre ce budget, mauvais pour la France, dangereux et inefficace »

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la commission nationale d’investiture, était l’invité de RTL.

Il est revenu sur le vote du budget à l’Assemblée nationale, l’exécution des OQTF, le rapatriement de femmes parties faire le djihâd en Syrie et au rassemblement en hommage pour Lola.

Nous sommes contre ce budget car c’est un mauvais budget pour la France. Il est dangereux pour notre avenir car il va alourdir la dette.

– 3000 milliards d’euros de dettes ;
– Un déficit budgétaire de 155 milliards d’€.

Ce budget ne répond pas aux attentes des Français ! pic.twitter.com/pHmm7G6KdR

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 20, 2022

La barbare qui a assassiné Lola n’aurait pas dû être en France. Nous devons demander au pouvoir pourquoi elle y était toujours. Pourquoi une telle défaillance de notre politique migratoire ? Pourquoi les OQTF ne sont pas exécutées ? pic.twitter.com/M92vSljkNG

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 20, 2022

Le rapatriement de 12 femmes parties faire le djihâd en Syrie est une faute, c’est irresponsable et dangereux.

Inconséquence et dangerosité d’une politique qui n’expulse pas ceux qui menacent la France et qui rapatrie les djihadistes. pic.twitter.com/yyY7X7bL1o

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 20, 2022

Rassemblement en hommage pour Lola “Je n’irai pas. Respectons le deuil, pas de récupération, il y a une forme d’indécence”, estime @ECiotti au micro d’@amandine_begot dans #RTLMatin pic.twitter.com/OSMsz2GW8Z

— RTL France (@RTLFrance) October 20, 2022

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Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Nos sénateurs interrogent le gouvernement

Ce mercredi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement, six sénateurs du groupe les Républicains ont interpellé l’exécutif.

Pour commencer, Bruno Retailleau, président du groupe les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, a interpellé la Première ministre sur le meurtre de Lola.

“Pour #Lola et pour toutes les autres victimes, êtes-vous prête à reconnaître la responsabilité de l’Etat ? Vous vous grandiriez et vous grandiriez la politique.” @BrunoRetailleau interroge la PM. #QAG https://t.co/bV64A3zzva

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 19, 2022

Anne Chain-Larché, sénatrice de Charente-Maritime, a interrogé le ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion sur les mouvements sociaux.

“La France devient le pays de la pénurie et face aux pénuries, on a la terrible impression que le gouvernement n’a rien anticipé !” @anne_chain interpelle le gvt #QAG https://t.co/a2GDpZ8Bx3

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 19, 2022

Thierry Meignen, sénateur de Seine-Saint-Denis, a questionné le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires sur les tarifs de l’énergie pour les collectivités locales.

“Que répondez-vous aux maires qui ne savent pas aujourd’hui comment ils feront face à la flambée des prix de l’énergie ?” @ThierryMeignen interroge le gvt #QAG https://t.co/uhm1VDXgy6

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 19, 2022

Vincent Segouin, sénateur de l’Orne, a interpellé le ministre délégué auprès du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de la Transition numérique et des Télécommunications sur le délai de remboursement des prêts garantis par l’Etat.

“Face aux difficultés que connaissent les entreprises, pensez-vous réétaler le PGE sans médiation particulière ?” @SegouinV interroge le gvt. #QAG https://t.co/GCeQIubIzd

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 19, 2022

Valérie Boyer, sénatrice des Bouches-du-Rhône, a interrogé la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

“Bruxelles est prête à sacrifier la vie des Arméniens sur l’autel de ses intérêts énergétiques. Qu’en sera-t-il de la France ?” @valerieboyer13 interroge le gvt. #QAG https://t.co/b1zAamSfon

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 19, 2022

Pour finir, Laure Darcos, sénatrice de l’Essonne, a questionné le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sur la filière scientifique au lycée.

“En 2 ans, entre 2019 et 2021, le nombre d’élèves scientifiques en terminale a diminué de 24 %.” @LDarcos alerte le gvt. #QAG https://t.co/IFtNe5bBuc

— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) October 19, 2022

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Venez échanger avec Bruno Retailleau

Ce jeudi 20 Octobre, venez échanger avec Bruno Retailleau au Palais des Arts de VANNES à 18:30 H.

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Eric Ciotti : « Le gouvernement est confronté à son impuissance »

Eric Ciotti : « Le gouvernement est confronté à son impuissance »

Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de la commission nationale d’investiture, était l’invité de CNews.

Il est revenu sur l’affaire Lola, l’augmentation du nombre de places en centres de rétention administratifs, la grève chez Total, l’utilisation du 49.3 lors du vote du buget 2023 à l’Assemblée nationale et les atteintes à la laïcité à l’école.

Le drame est terrifiant. Je pense à la famille de #Lola.

Cette jeune femme était en situation irrégulière, arrivée comme étudiante.

Elle a bénéficié d’une OQTF et elle n’est jamais partie. pic.twitter.com/US8qPQeV3T

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 19, 2022

La réaction d’Éric Dupond Moretti est indécente. Il y a des défaillances. Notre devoir de député est de poser des questions et de proposer des solutions. pic.twitter.com/1B45zlN370

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 19, 2022

Nos concitoyens ne comprennent plus l’impuissance de l’Etat.

J’ai proposé cette nuit à l’Assemblée d’augmenter d’un tiers le nombre de places en centres de rétention administratifs.

Le gouvernement a refusé mes amendements. Prenons la mesure de la gravité de la situation ! pic.twitter.com/pzIb0AodYH

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 19, 2022

On a laissé pourrir la situation dans les raffineries. On n’anticipe jamais. Des millions de Français ont subi le diktat de quelques grévistes. pic.twitter.com/PeqzzJDa1k

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 19, 2022

Depuis les années 1990, nous n’avons jamais autant payé d’impôts. Chaque année, nous travaillons pour l’Etat jusqu’au mois de juillet.

Sur chaque litre d’essence, il y a 1€ pour l’Etat !

Je veux faire des Républicains, le parti de la baisse des impôts et des charges. pic.twitter.com/zWgR6HT5Dy

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 19, 2022

Monsieur Ndiaye a révélé la pression islamiste à l’école. La situation se dégrade dangereusement et l’impuissance domine.

J’appelle à une révolte républicaine.

Aujourd’hui, c’est le “pas de vague” qui domine. Il faut soutenir les chefs d’établissement et les enseignants ! pic.twitter.com/5zelDoOX1C

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 19, 2022

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Nos députés interrogent le gouvernement

Nos députés interrogent le gouvernement

Ce mardi après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, trois députés du groupe les Républicains ont interpellés l’exécutif.

Pour commencer, Eric Pauget, député des Alpes-Maritimes, a interpellé le ministre de la Justice sur le meurtre de Lola.

.@EricPAUGET1 : “Je veux avoir une pensée pour Lola. Par faiblesse de la République, elle a vécu la douleur, la torture, la barbarie en plein Paris. Par le laxisme de votre politique d’immigration, cette enfant a été martyrisée, tuée par une clandestine…” #DirectAN pic.twitter.com/uhZeDUKDN7

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 18, 2022

Antoine Vermorel-Marques, député de la Loire, a questionné la ministre de la Transition énergétique sur les réquisitions de salariés grévistes.

.@antoinevermorel : “Après le confinement sanitaire, est venu le temps du confinement énergétique. L’électricité? +10% Le Gaz? +34% Le fioul? +70%… Pire encore, des millions de Français ne trouvent même plus de carburants pour circuler… Les Français sont fatigués !” #DirectAN pic.twitter.com/S1QDvTMjES

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 18, 2022

Pour finir, Jean-Jacques Gaultier, député des Vosges, a interrogé le ministre de la Santé et de la Prévention sur le déremboursement des cures thermales.

.@JJ_Gaultier : “Actuellement, les cures thermales sont remboursées à 65%, sur prescription médicale, et représentent 0,15% des dépenses de l’assurance maladie. La convention actuelle arrive à échéance. Êtes-vous favorable au maintien du remboursement de ces cures ?” #DirectAN pic.twitter.com/SsW2PrjRuN

— Députés Les Républicains (@Republicains_An) October 18, 2022

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Aurélien Pradié : « Ne pas punir les Français qui travaillent dur »

Aurélien Pradié : « Ne pas punir les Français qui travaillent dur »

Le député du Lot Aurélien Pradié candidate pour présider LR dans le cadre du congrès du parti, début décembre, et défend le non-recul de l’âge légal de la retraite. Il considère que son parti a perdu le peuple et que sa seule chance pour ne pas disparaître, est de le reconquérir.

Vous refusez la retraite à 65 ans contrairement à votre parti. Est-ce le meilleur moyen de gagner la présidence LR ?

J’ai des convictions et je les assume. La clarté et l’honnêteté payent toujours en politique. Nous sommes de plus en plus nombreux à dire qu’il est temps de se remettre en question. Nous perdons les élections nationales depuis dix ans car nous ne parlons plus aux Français modestes qui font tourner le pays. Ce qui serait irresponsable c’est de ne pas poser les questions difficiles. De continuer comme avant. Et de disparaître.

Comment parler à ces Français modestes qui travaillent ?

En respectant le travail laborieux et en ne cherchant plus à punir injustement les Français qui travaillent le plus dur. Le report de l’âge légal est devenu une obsession, qui nous coupe de la France populaire qui sait ce qu’est l’effort, des artisans, des ouvriers, des caissières, etc.

Donc pas d’âge légal ?

Le recul de l’âge légal de la retraite est devenu un pseudo-totem de courage politique. La médaille de réformateur politique ne s’achète pas en tapant sur ceux qui travaillent le plus. Celui qui a commencé à travailler tôt doit finir tôt. Celui qui a commencé à travailler plus tard, dont les revenus sont généralement plus élevés et les métiers moins pénibles, doit partir plus tard. C’est une position claire, efficace et juste.

La seule possibilité d’équilibrer les retraites n’est donc pas le report de l’âge légal ?

Non. Je veux dégonfler ce mythe. Le report de l’âge légal à 65 ans permettrait, dit-on, un gain de 20 milliards d’euros d’ici 2030. Or, un Français sur dix termine les neuf dernières années de sa vie de travail en invalidité. Donc mettre la retraite à 65 ans est hypocrite : dans la loi on fera travailler plus longtemps les Français et dans les faits, ce sera l’assurance maladie qui financera car beaucoup ne pourront plus travailler jusqu’à cet âge. Il faudra débourser autour de 8 milliards pour l’assumer. Si on ajoute les autres mesures sociales, le gain final est plutôt de moins de 10 milliards. Loin des 20 revendiqués… En préférant l’allongement de la durée de cotisation de manière automatique dans le temps, vous permettez un gain équivalent et plus dynamique sur 20 ans.

Combien d’annuités proposez-vous ?

Concrètement, la durée de cotisation pourrait être revue tous les cinq ans si nécessaire, automatiquement, selon trois indicateurs : l’espérance de vie, la croissance économique et le taux d’emploi dans le pays, le niveau de notre déficit public. Nous pouvons travailler plus longtemps sans en passer par l’âge de départ. Le faire en poussant jusqu’à 44 années de cotisation est plus juste et aussi efficace sur du moyen terme.

Dans quelles dépenses publiques faire des économies ?

Il faut faire le ménage dans les 20 milliards d’euros que coûtent les agences de l’État ou dans le milliard que coûte l’aide médicale d’État chaque année. Et ayons enfin, et surtout, le courage d’aligner le régime de retraite du public sur le privé. Il faut aussi être plus contraignant sur le retour à l’emploi de ceux qui se sont éloignés du travail.

Comment ? 400 000 emplois sont non pourvus et le restent…

C’est autant de cotisations non perçues ! Je propose qu’on ne puisse plus refuser un emploi de moins de 6 mois dans un secteur en tension à moins de trente minutes de son domicile, sous peine de voir ses indemnités chômage divisées par deux.

Une réforme des retraites doit se discuter avec les partenaires sociaux…

Bien sûr mais le rôle du politique est de fixer le cap. J’échange avec les représentants des branches professionnelles. Tous reçoivent ma proposition positivement, y compris les chefs d’entreprise.

Et les adhérents des Républicains ?

Les adhérents comme les Français, attendent que la droite tourne des pages. Quand j’explique mon projet, je sens une forme d’espoir et de soulagement à l’idée de passer à autre chose. En vérité, beaucoup de nos adhérents se sentent mal à l’aise avec l’idée de faire toujours peser l’effort sur ceux qui travaillent le plus.

>> Lire l’interview sur LeDauphiné.com

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