DÉCLARER SANS DÉLAI L’ÉTAT D’URGENCE
Communiqué : Bruno Retailleau demande au Président de la République de réunir sans délai le Conseil des ministres pour déclarer l’état d’urgence.
« Préfectures attaquées, mairies pillées, commerces saccagés, policiers et gendarmes blessés : ce que la France vit depuis samedi n’est plus un débordement. C’est l’autorité de l’État qui est défiée, partout, en même temps.
La colère sociale est réelle, et ceux qui manifestent pacifiquement doivent pouvoir le faire. Mais rien n’excuse de piller, d’incendier ou de s’en prendre à ceux qui nous protègent. Les casseurs ne défendent aucune cause et prennent en otage les manifestants, les commerçants et les habitants.
Face à une violence diffuse, simultanée sur tout le territoire et qui risque de se poursuivre nuit après nuit, les moyens ordinaires ne suffisent plus. Je demande au Président de la République et au Gouvernement de réunir sans délai le Conseil des ministres pour déclarer l’état d’urgence, comme cela a été fait en 2005.
L’état d’urgence permettra aux préfets et aux forces de l’ordre d’agir avant, plutôt que de constater après :• instaurer des couvre-feux et interdire la circulation dans les zones et aux heures à risque ; • interdire les rassemblements susceptibles de dégénérer et fermer les lieux servant de base arrière ; • assigner à résidence les meneurs identifiés comme une menace pour l'ordre public ; • perquisitionner de jour comme de nuit pour saisir armes, mortiers et produits incendiaires ; • renforcer les contrôles d'identité, de bagages et de véhicules dans les périmètres définis ; • dissoudre les groupements qui organisent ou provoquent ces violences.
Ces mesures sont prévues par la loi, limitées dans le temps et placées sous le contrôle du juge et du Parlement. En 2005, elles avaient contribué au retour au calme.
L’état d’urgence est une première réponse qui devra déboucher sur une loi permettant d’intégrer durablement dans notre droit les dispositions necessaires à la lutte contre les casseurs et les pilleurs, comme la France a pu le faire pour lutter contre le terrorisme.
L’état d’urgence devra s’accompagner d’une réponse pénale ferme et rapide : comparutions immédiates, détention pour ceux qui ont agressé policiers, gendarmes, pompiers et élus, et responsabilisation des auteurs comme des familles des mineurs.
Les Français attendent de l’État qu’il les protège, par tous les moyens. »
Bruno Retailleau
Président des Républicains