La gauche à l’épreuve de la cohérence
A chaque élection, depuis des dizaines d’années, Les Républicains et leurs prédécesseurs sont sommés par la gauche et singulièrement par le Parti socialiste d’éclaircir leur position par rapport à l’extrême-droite.
Le moment est venu pour le PS, après ces alliances NUPES et NFP de faire preuve de cohérence en évitant les accords de circonstance que la morale socialiste devrait réprouver.
Au niveau national, le premier secrétaire du PS se drape dans une dignité républicaine destinée à cacher les 112 accords électoraux déjà passés par son parti avec LFI tout en envisageant de possibles accords de second tour.
Au niveau départemental la question se pose à Lorient où la candidate du PS devra se positionner avec cohérence.
Certes, elle rejette aujourd’hui tout alliance avec LFI mais suivra t-elle les consignes de vote de son premier secrétaire qui au second tour veut faire la distinction entre “les insoumis à visage humain” et les autres
Surtout la candidate du PS ne ferme pas la porte au candidat EELV. Quelle est sa réelle différence avec le candidat LFI ?
Le candidat EELV lorientais est soutenu par le NPA. Si LFI multiplie les allusions antisémites, niant le caractère terroriste du Hamas, le NPA a appelé à l’intifada.
Si LFI nie l’état de droit en refusant à l’État l’usage légitime de la force, le candidat EELV a de longue date montré son hostilité à la police en manifestant contre les violences policières à Lorient.
Ce candidat qui se revendique toujours du nouveau front populaire n’hésiterait d’ailleurs pas à soutenir LFI au second tour des élections.
Si la candidate PS lorientaise veut rester cohérente, elle devrait rejeter une alliance avec le candidat EELV comme avec celui de LFI car la différence de sigle ne saurait masquer leur convergence idéologique
Muriel JOURDA
Sénateur du Morbihan
Président de la Fédération « Les Républicains du Morbihan »
Alain-Michel RICHER
Secrétaire Départemental
Délégué 1ère circonscription
Fédération des Républicains du Morbihan